CANTIQUE, HYMNE, ODE SACRÉE
Les cantiques et les hymnes étaient chez les anciens des discours on des paroles que Ton chantait en l'honneur de la divinité. Parmi .nons , on appelle cantiques certa^is morceaux qui se chantent dans l'église pour rendre grâce à Dieu, et cantiques spirituels, des chansons en langue vulgaire faites sur des matières de dévotion.
Dans notre usage moderue, nous entendons par hymne une odci nn petit poème consacré à la louange de Dieu ou des mystères.
Ptos hymnes sont destinés à être chantés dans les églises. Tels «ont les hymnes de Santeuil.
Les odes qui , ayant le même but , ne sont pas destinées a être chantées, se nomt^ènt odes sacrées, JT.-B. Rousseau en a fait plusiebrs. CAPABLE, HABILE. Ces deux adjectifs sont considérés ici par rapport aux hommes , et s'appliquent en général aux actions qu'ib peuvent faire.
Un homme capable de faire une action est cdui ^ai réunit en lui toutes les qualités et toutes les fatuités qui le mettent en état de pouvoir la faire.
Mobile signifie plus que capable. Il désigne non-seulement toutes les qualités et toutes les £)cultés qui mettent en état de faire la chose, mais encore la facilité de faire prouvée par des actes répétés.
Un homme peut avoir lu tout ce qu'on a écrit sur la guerre, et même l'avoir vue, sans être habile à la faire. Avec toutes ces connaissances, il peut être capable de commander. Mais pour acquérir le nom à^habile général , il faut avoir commandé plus d'une fois avec succès.
Un juge peut savoir toutes les lois, sans être habilç à les appliquer. Le savant peut n|être hMle ni à écrire , ni à enseigner. Vhabile homme est celui qui fait un grand usage ^ de ce qu'il sait. Le capable j^eat , et V habile exécute.
Habile ne convient point aux arts de pur génie; on ne dit pas un habile poète^^un habile orateur; et si on le dit quelquefois d'un orateur, c'est lorsqu'il s'est tiré avec habilité , avec dextérité, d'un sujet épineux.
On dit habile historien , c'est-a-dire historieA qui a puisé dans de bonnes sources , qui a comparé les relations , qui en juge saine-
aao ) ' CAP
ment; en nu mot, qui s*est do
de ipeine pour bien faire , et f^ S'il a encore le don de ry quence convenable, il est ^ est grand historien.
Habile convient au/" fois de l'esprit et de > ture , la sculpture peintre, un habi?
arts supposent ' qu'on est por qu'oïl est n* étudié.
On dît parce qn'aloio qu'à l'éloquence, w mens peut être habiio .
être plus qvC/uikile , il Im
CAPABLE^ SUSCEPTIBLE, souvent mal à propos ces deux eX| Capable signifie qui est en état de faire, dit des personnes ; susceptible signifie qui peai recevoir , et se dit des choses. Cet homme est capable de tous les crimes. La jeunesse est susceptible de toutes sortes d'impressions. On ne dit capable, en parlant des choses , que dans cette" acception : Cette salle est capable de contenir tant de personnes. Ce vase est capable de «contenir tant de pintes , pour dire que la salle, que le vase dont on parle, ont l'étendue qu'il'faut pour contenir taiit.de personnes , pour tenh' tant de pintes , et alors il n'est guère d'usage qu'avec le» yerbes 'tenir et contenir.
On ne dit susceptible , en parlant des personnes , que pour donner à entendre qu'elles sont trop sendblesjtrop promptes à s'offenser.
Le Dictionnaire de Vacadémie dit : Cette personne est susceptible d'une charge, d'un office. C'est une phi-ase que l'on ne trouve que dans l'édition de 1798.
CAPACITÉ , HABILETÉ. Ce» deux mots , en parlant des- hommes, ont rapport aux actions. '
La capacité est la réunion de toutes les qualités et de toutes les facultés nécessaires pour faire une chose \ X habilité est la facilité de la bien faire, acquise par des actes répétés avec succès.
Capacité a plus de rapport à la connaissance des préceptes ; habileté en a davantage à leur application. L'une s'acquiert par réiude, l'autre par la pratique. Qui a de la capacité est propre à entreprendre; qui a de Yhabilete est propre à réussir. Il faut de la capacité^ pour commander en chef, et de VhûbUet^ pour commander à propoî».
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v . . *• s ,\ v,H, et non pas le cavit et passager ' ♦ -, v v^- *^ .
sans sujet ; avec ^ ^*^
et humeur tiennent
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dure pas ; et qu'huma ^
avez lui i^ne idée de t.
a des eapnces; un h^pi
trope, ont de Vhumeur; \
nn enfant, ont an fantaisie
port à ce qu'on désire , eapr*.
dédaigne , humeur à ce' qu'on e*
qu'on voit. De des trob mots , fantcu.
seul qui s'applique aux animaux , huirn,
8^1 qw s'applique aux hommes , caprice .
seul qui s'applique aux êtres moraux. On dit
le» caprices du sort. (D'Ammbeet.)