CAPRICE, BIZARRERIE .FANTAISIE
Fantaisie est moins que bizarrerie et caprice. Le caprice peut sigi^er un dégoût 'subit et déraisonnable. Il a eu h fantaisie de la musi^ <ï^« » et il s'en est dégoûté par caprice. La Bizarrerie donne une idée d'inconséquence et de mauvais goût que la fantaisie n'exprime pas. Il a eu la fantaisie de bâtir , mais il a construit sa maison dans un goût bizarre. On dit quelquefois en conversation, familière des fantaisies, masquées , mais jamais on n'a entendu par ce mot > des bizarreries d'honmie d un rang supérieur qu'on n'ope condamner , comme le dit le Dictionnaire de Trévoux : au contraire c'est en les condamnant qu'on s'exprime ainsi , et musquée en -cette occasion ^t une explétive qui ajoiAte à la force du ^^t , comme on dit sottise pommée , folie faefiëe , pour dire sottise et foUe complète*
CAPRICIEUX.. V.BouRRU.
CAPTIEUX, INSIDIEUX. Ces deux mots M disent en général deS moyens que l'on emploie pour -surprendre , tromper , abuser.
Ce qui. est captieux s'adresse à l'esprit et a la raison. IV tache d'en imposer au premier par de fausses apârences- de "Mérité, et d'égarer la seconde dans de fausses conséquences.
Capneiuc se dit des discours^ des raisonneAens, des questions et d'autres choses semlïlables. Un discours est. captieux lorsque, par un enchaînement adroitement combiné, iî mène^ successivement à des conséquences î^uxqaelles on n'avait pas lieu de s'attendre AU commencement. Uil raisonnement est captieux lorsqae» «"appuyant 9.u^ ele? principes
qu'ils' exigent tumultueusement qu'on aag^ mente leur salaire ,:et qu'on refuse de le &ire.
CARNAGE. V. Boucherie.
CARNASSIER , CARNIVORE. QiiaHfications génériques des animaux qui se nourrissent de chair.
Par sa valeur étymologique, Carnivore signifie qui mange de la chair; et carnassier qui en fait sa nourriture. Le premier énonce le. fait, la coutume ; le second indique l'ap* petit naturel « l^habitude constante.'
Les naturalistes, lorsqu'ils mettent ces deux
mots en opposition , observent que carnassier
se dit proprement de Tanimal que la nécessite
de nature force à se nourrir de chair, et 'qui
ne peut vivre d'autre chose ; tandis que l'ani-
^1 Carnivore se nourrit bien de chair, mais
' pas réduit à cet unique aliment, et vit
'es productions de la terre.
• -e, le lion, le loup, sont donc pro-
^ , ^s animaux carnassiers'? L*hontme,'
^^ , '- '^at, sont des animau:& carnivores,
insidie ^^^ ^^ ^^ destination naturelle de
trouve •' ^^ %»>. ^' ^^ chasse est une opéra^ *
Un homS^'*'""^^ '^''''''''^'''''^- . ,
iieux semUi^'^K"'^''^' ^""^"^ ^ ndrûvel qu'il a adoptéN< V sa°g»^inaire,sont ar- =T«^«i ,?««: ^ ' *^r.^v ^- dent» tranchantes,
— ' insidieux ^A^ '^^vv ^v : .^. -, r
diœ, qui signiH<^e,;^V>.V;'^^" ^'^' tromperie. ^**, ^ Hj^.
On est ébloui par d,, ^'^SN ^«^ 'P" on est séduit, entrainé t.."^*»». ^^ '^ **** dieux. '^ '^^C'X "^
Il faut de la subtilité poxi, ^. "^^ ^^'î* moyens captieux; il faut de U^^ w "
dresse, de la fausseté , pour ta\^' ^^ ^
moyens insidieux.
CAPTIF, ESCLAVE, PRISOïSî^ï^ lis mots se disent des personne ^^
Personnes q^^S
trois
pas leur liberté;
On appelle captifs les esclaves ^ . .
que les corsaires de Barbarie preiineuf^*^^ leurs courses : il a été deux ans canJ?* Tunis. ^^ ^
Prisonnier se dit de celui qui est déttn dans une prison, oq, des ennemis que Von prend à la guerre.
1/ esclave est celui qui est privé de la, n, herté, c'est-à-dii'e qui, par des lois et de» usages barbares, est tellement propre à nu autre homme , que celui-ci est' le maître absolu de sa vie , de ses biens , de- sa liberté.
li^esclaveiL perdu sa lilierté pour toujours, à moins que $on maître ne l'affrauçhjsftQ oa
CAR ( aâa ) CAR
gîté les loif en vertu desquelles il est. esclave 1 La fermeté est nn courage de Tame qtn ne soient abolies, ' résiste efficacement à tout ce qui pourriât k
On appelle captifs les prisonniers de guerre que ron ne rend ordinairemeAt que pour de l'argent. On envoya des sonuiaie^ considérables pour racheter les captifs, • ■ Lts. prisonniers cessent de Fétre lorsque la cause de leur emprisonnement cesse. Un/ri-^ ^dwfiVr pour dettes est rendu à la liberté lorsqu^il a payé les dettes pour les^elles il avait 4té constitué prisonnier. Un prisonnier condamné i la détention pour un certain temps eesse d'être prisonnier quand le temps de sa peine est fini
• CAQUiai, ENCAQUER, Ces deux mots se disent du hareng. Caquer le hareng, c'est lui Couper le dessous de la tète à mesurer qii^on le jette dans k huche, e^ ensuite lui arracher les ejptrailles ou breuilles^ et Tapprêter pour le mettre dans k caque. Éncaquer da hareng, -c'est le mettre ou l'arranger dans une caque ou harril.-
caquet: y. bab»..
\ CAQUETER, CAUSER, JASER', JABO- TER. Ces (quatre termes ont pour idée commune l'action de parler entre plusieurs, personnes.'
*. Causer, c'est parler familièrement ensemble sur quelque sujet que ce soit. Oh cause pour s'instruire , pour s'amuser , pour se récréer.
Caqueter, c'est causer beaucoup sans utilité, sans retenue. -
Jahoter, c'est parler et causer bas avec un petit murmure, pour n'être pas entendu de ceux qui sont présens«
Jaser, c'est parler et causer beaucoup à sou aise et d'abondance de cœur.
Cûttjcr indique l'action de parler çnsemble sans aucune idée accessoire.
Caqueter ajoute à. l'idée de causer celle de bruit,. de confusion, de malveilkuce. Les femmes mal élevées Ga^rMè^e/if entre elles par désœuvrement, par vanité, par méchanceté.
Les absens ne sont pas épargnés di^is leurs caquets, La démangeaison de communiquer ses pensées fait qu'on ja^e, qu'on dit tout sans retenue, et sans prévoir les conséqu^sees et les suites de ce qu'on. dit. Des jeunes filles, ennuyées dWe conversation à laquelle on ne leur laisse pas prendre part',«e retirent dans un coin y^om j abater , c'est-à-dire pour faire If ur conversation à part et tout bas.