‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 149 sur 253 · CEN · texte numérisé non relu

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aux lieantés, anx perfections qae la présence divine répand sur ces objets dans le ciel; tout ce qui a rapport aux actes de la puissance divine qui sont censés faits dans ce lien.

Divin , qui vient de Dieu , qui a rapport aux attributs de Dieu, qui surpasse par ses qualités tout ce que peuvent faire les hommes.

Céleste ne se dit que des choses qui n*ont pas un rapport immédiat avec l'essence de la divinité. Divin ne se dit que de celles qui ont ce rapport. Les puissances célestes ne sont pas des puissances divines. La création n'est pas un acte de la puissance céleste , mais un acte de la toute-puissance divine , parce qu'il dérive immédiatement de l'essence de la divinité. On dit figurément la colère céleste, parce que la colère est un sentiment dit ici par exagération , et qui ne fait point partie des attributs essentiels de la divinité. Par la même raison , je ne crois pas qu'on puisse dire la colère divine. I/idée de colère répugne à l'essence de la divinité , et ce n'est que par figure qu'on dit la colère céleste. On ne dit pas la bonté céleste, mais la bonté divine, parce que la bonté est un des attributs essentiels de la divinité. On dit la nature divine et non la nature céleste.

Une beauté céleste est une beauté dont l'éclat ravissant transporte au-dessus des beautés terrestres , et que l'on compare à celles que l'on croit entourer le trône de l'ËterneL Une beauté divine est celle qui a rapport à quelques perfections de la divinité, qui les rappelle; une beauté où la douceur et la bonté seraient exprimées d'une manière ravissante , serait une beauté divine. On dit les lois divines et non les loi) célestes , parce que les lois divines émanent immédiatement de la divinité.

On dit aussi par exagération un plaisir divin, pour dire un plaisir si supérieur aux plaisirs ordinaires, qu'il semble qu'il n'y ait qu'un être supérieur à la nature humaine qui puisse le procurer; un ouvrage divin, pour dire un ouvrage qui parait si parfait, qu'il semble au-dessus du pouvoir du génie et de l'industrie humaine; mais en ce sens céleste n'est pas synonyme de divin,

CENDRÉ, CENDREUX. Cendré se dit des corps qui ont la couleur ou la consistance de la cendre ; cendreux de ceux qui sont couverts de cendres , ou salis par des cendres.

CENDREUX. V. Cendré.

CENDRES, POUSSIÈRE. Cendre, substance qui reste des matières combustibles après que le feu les a consumées.

Ou donne aussi ce nom aux restes d'une

personne morte depuis long-temps. Dam ce dernier sens, il est synonyme dépoussière.

On dit la cendre ou les cendres d'un mort pour indiquer les restes de son corps pour lesquels on témoigne ou du respect, on da mépris et de l'horreur. Les anciens conservaient- dans des urnes les cendres des pet' sonnes qui leur avaient été chères. On respecte les cendres de ses ancêtres en ne faisant rien qui soit indigne d'eux. Dans nos temps modernes, on a jeté au vent les cendres des grands criminels qui étaient en horreur à la société.

Poussière ne se dit des restes d'un corps mort que pour exprimer la vanité des choses de ce monde, et par opposition à l'orgueil qui enfle les hommes pendant leur vie. Cet homme si orgueilleux, ce conquérant si redouté n'est plus aujourd'hui que /N>iM5<e/'e.

CÉNOBITE. V. AlTACHORKTE.

CENSURE, CRITIQUE, SATIRE. Ces trois mots ne sont pris ici que relativement aux écrits, aux ouvrages littéraires.

La critique est l'examen raisonné d'un ouvrage de quelque nature qu'il puisse être. L« but de la critique doit être de porter un jugement équitable suf les ouvrages. La censure est la répréhension précise et modifiée de ce qui blesse la vérité ou la loi. La critique suppose la censure , car on ne peut guère donner son jugement sur un ouvrage sans reprendre les fautes et les défauts qu'on y a trouvés en l'examinant; mais la censure ne suppose pas toujours la critique , car que de gens prononcent sans un examen réfléchi sur les fautes ou les défauts des ouvrages!

La satire ne se borne pas k examiner les ouvrages et à marquer- les choses qu'elle censure ; elle dégénère souvent en amertume , et s'attache à piquer l'auteur. Il y a cette différence entre la critique et la satire, que '* première n'a pour objet que de conserver pures les idées du bon et du vrai dans les ouvrages d'esprit et de goût, sans aucun rapport à l'auteur , sans toucher ni à ses talens , ni à rien de ce qui lui est personnel, et que la satire au contraire cherche à piquer l'homme même.

CENSURER. V. Blâmer.

CENTRE , MILIEU. Centre ne se dit guère que du point du milieu d'un cercle, dun globe, d'une sphère, point qui est également éloigné de tous les points de la circonférence. Milieu se dit d'une direction en longueur ou en largeur. Le milieu d'un arbre haut de trente pieds est à quinze pieds , mais ce n est pas le centre, parce que ce point n'est pas

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