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EeiUx quelque temps deboat sur ane j#m))e TOUS DacilUrez, et tous ne fvacillerez pae long- temps sans chanceler.
Le témoin qni chancelé dans sa déposition est suspect , la bonne conscience rassore. Le témoin qui ifocille dans ses dépositions est indigne de (oi ; la vérité ne varie point.
Nons troovons dans Thistoire beanconp de trônes chançelans; nous n*y trouvons que des gouvememens Docillan*.
Lorsque le vaisseau vient k trop ^vaciller , le pilote chancèUf c'est ce qu'on a dit des empires.
La faveur du peuple, comme celle du prince , est bien 'vacillanie; Tidole de la faveur est bien chancelante,
La santé vacillante nous apprend par ses vicissitudes ce' que c'est que de vivre; la santé chancelante, en forçant à ]a circonspection, nous apprend à vivre.
Nos opinions sont vacillantes comme des roseaux exposés à tous les vents ; les grandes fortunes sont chancelantes comme des bàtimens trop élevés,
La raison n'est qu'une lumière imcillante ; et la vertu n'est qu'un pouvoir chancelant^
GHANCIR , MOISIR. Ces deax termes expriment un changement à la surface de certains corps , qn'ane fermentation intérieure dispose à la corxaption. Chancir se dit des premiers signes de changement , moisir du changement entier.
. Des confitures sont chancies lorsqu'elles ^nt couvertes d'une pellicule blanchâtre ; elles sont moisies , quand il s'élève de cette pellicule blanchâtre une effilorescence en mousse blanchâtre ou verdâtre.
Un pâté , un jambon , qui se chanchissent , doivent être mangés promptement. ( Extrait de BsAuzÉE. )
CHANGE, TROC, ÉCHANGE, PERMU- TATION. Change, action ou cunventiun par laquelle on cède une chose pour une autre.
C'est un terme général et abstrait par lequel on exprime l'action , sans indiquer l'espèce ou la manière.
Les trois autres mdts servent à dénommer les espèces les unes pour les autres.
Troc se dit pour les choses de service , et pour tout ce qui est meuble. Troc de chevaux , de bijoux , de meubles.
Échange se dit des marchandises , des terres , des états , des personnes , de tout ce qui est bien fonds. Faire le commerce -par échange, c'est donner marrhandist* pour marchandise.
JPaire V échange des prisonniers, rendre des prisonniers y pour délivrer des prisonniers.
ou façons de changer les choses
Faire un échange de terres, donner une tene pour une autre.
Permutation n'est d'nsage que pour les biens et titres ecclésiastiques.
On dit qu'on perd, qUe l'on gagne an change, et alors change se dit dans son sens général , et peut s'appliquer au troc , à \é» change et à la permutation. On ne dit pas gagner ou perdre au troc , à ïéchange , à la permutation»
CHANGE, ESCOMPTE. V escompte est la remise que fait le poiteur d'une lettre on billet de change , d'une partie de la dette , lorsqu'il en demande le paiement avant Téchéance , ou que la dette est douteuse et difficile à exiger.
Vescompte diffère du change « en ce qae celui-ci se paie d'avance , au lien que Xescompte se paie à mesure que l'on s'acquitte.
On appelle 9xx9siescompte dans le commerce, lorsqu'un marchand prend de la marchandi5e « crédit pour trois mois , six , neuf, doaze ou quinze mois , â la charge d'en faire Vescompte à chaque paiement , c'est-à-dire de rabattre sur le billet deux et demi pour cent, qui tiennent Ueu d'intérêt , à proportion qa'U paie. *^
CHANGEANT, LÉGER , INCONSTANT, VOLAGE. Expressions figurées empruntées de différens objets par lesquelles on indiqae divers caractères des hommes ou des femmes.
Léger est emprunté des corps , tels que les plnmes , qui , n'ayant pas assez de masse ea égard à leur surface , sont détournées et emportées çà et là à chaque instant de leur chute ; inconstant, de l'atmosphère , de l'air et des vents ; iH)lage , des oiseaâx , de la surface de la terre ou du ciel qui n'est pas un moment de même.
Une légère , dit Girard , ne s'attache pas fortement; nne inconstante ne s'attache p^** pour lung-temps; nne volage ne s'attache pis à un seul ; une changeante ne s'attache pas Ion g- temps au même.
La légère se donne à un antre , parce qnc ^^ premier ne la retient pas ; l'inconstante i parce qne sçn amour est fini; la volage ^ parce qu'elle veut goûter de plusieurs; w changeante , parce qu'elle veut en goûter de différens.
Les hommes sont ordinairement pins le^ gers et plus inconstans que les femmes; mais celles-ci sont plus volages et plus changean^ tes que les hommes. Ainsi , les premiers p«' chent par un fond d'indifférence qni fait cesser leur attachement , et les secondes par "■* fond d'amour qni leur fait souhaiter de nouveaux altachemens. Par conséquent le mérite
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des hommes me -paraît être dans la persévérance , et celui des femmes dans la résistance; le premier est pliis rare , le second plus glorieux. Les uns doivent se munir contre les dégoûts , les autres contre les attaques.
CHANGEMENT. V. Altération.
CHANGEMENT, VARIATION , VARIÉ- TÉ. Le changement est le passage d'un état à un autre. F'ariation se dit de l'inconstance d'ane chose disposée à, passer successivement par différens états , en revenant à ceax: par lesquels elle a déjà passé. La '2^ar/er<? est l'existence de plusieurs individus d'une même espèce sous des états en "partie semblables , en partie différen.4. On le dit aussi de l'individu caractérisé ainsi.
Il n'est pas vrai, comme le dit l'Encyclopédie y que la 'variation consiste dans la saccession rapide sous des états différens. Cette saccession rapide ou non rapide n'est point une Dariation , c'est un changement. Un enfant qui <par une succession rapide passe chaque jour et même à chaque moment à un noavel état n'est pas sujet à des variations , il est sujet k des changemens successifs qui se font très rapidement.
La *i)ariaeion du temps se dit de l'instabilité de l'air qui a de la disposition k passer d'un état k un autre; le changement du temps se dit du passage réel de Tair d'un état à un autre. Le changement ne suppose que deux états, celui d'où l'on passe et celui où Ton passe : la 'Variation suppose toujours plusieurs états par lesquels on passe tour à tour, que l'on quitte et auxquels on revient.
Le. corps de l'homme jusqu'à ce qu'il ait pris toute sa croissance éprouve divers cAo/igemens ; il passe sans cesse d'un état à l'antre, nuiis il ne revient pas aux états par lesquels il a passé. Le corps à^ vieillard ne reviendra jamais à l'état du corps de l'enfant. L'humeur de l'homme est sujette à bien des variations ; elle est tantôt gaie , tantôt triste , tantôt sombre , tantôt douce , tantôt aigre ; et elle peut aller et revenir à ces divers états , ce qui constitue son état variable.
Plusieurs changemens sont des variations; Mais on se sert du mot changement quand on ne considère que les deux états en eux-mêmes; et on les appelle variations quand on les considère comme se snccédanf et allant et revenant de l'un à l'autre. Le changement considéré de la première manière est un état "fixe dont le mouvement n'a de rapport qu'à celai ini l'a précédé ; le changement considéré de la seconde manière est un état variable qui a rapport aux divers antres changemens dans le cercle dosqaeh lo s^jet peut passer.
La variété n'est point dans les actions , elle est dans les êtres. U n'y a point d'espèce dans la nature qui n'ait une infinités de variétés qui l'approchent ou l'éloignent d'une autre espèce par des degrés insensibles. Entre ces êtres , si l'on considère les ammaux , quelle que soit l'espèce d'animal qu'on prenne , quel qne soit l'individu de cette espèce qu'on examine , on y remarquera une variété prodigieuse dans leurs parties , leur organisation, leurs fonctions , etc.
CHANGEMENT, RÉVOLUTION, MU- TATION. Le changement est une modification qui rend une chose différente de cequ'elle était auparavant, soit en bien, soit en mal.
C'est une expression vague et indéterminée, dont les accessoires déterminent la force et l'étendue. Le changement peut être petit ou considérable , violent ou insensible , subit o i successif , bon on mauvais. La révolution t t an changement totiX , une décomposition.
Le changement fait qu'une chose ne paraît plus la même, qu'elle se présente sous une face nouvelle , avec des modifications nouvelles j la révolution la changft entièrement de forme et fait qu'on ne la reconnaît plus.
La mutation est une action par laquelle on met une personne à la place d'une antre , comme quand ou fait passer des officiers d'un régiment da^s un antre.
Mutatiofi est aussi un ternie de jurisprudence et d'administration qui se dit du passage d'un Êien des mains d'un propriétaire , dans celles d'un autre propriétaire. On paie des droits pour les mutations» Les mutations ont lieu par héritages , par les ventes , les achats, etc.
Les changemens mettent la chose dans un noavel état; \e% révolutions la renversent; le» mutations la changent de place et de maître.
CHANGER AU, CHANGER EN. Changer au ne se dit que dans cette phrase proverbiale, changer du blanc au noir , ou dans cette phrase mystique , le pain et le vin sont chan* gés au corps et au sang de Jésus-Christ. Dans tons les auti*es cas y où changer signifie passer d'au état à un autre, d'une modification à une autre , on dit changer en, Jésus-Christ a changé l'eau en vin aux noces de Cana.
CHANGER POUR , CHANGER CONTR«r OnemploiçTuneou l'autre de ces expressions, lorsque changer signifie se défaire d'une chose pour s'en procuver une autre. Changer pour a rappon à l'intention ; changer contre a rapport à la valeur des objets.
ETRE CHANGÉ, AVOIR CHANGÉ. Changer prend l\aax.iliaire avoir quand on veut exprimer l'action par laquelle s'est opéré le
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<:katigeiaént. U a bien changé depnis six mois. Mais ({oand on veut exprimer l'état qui résulta de Taction , on emploie l'auxiliaire être. Il est bien changé.
CHANGER. V. Altérer.
. CHANTER , CHANTONNER. Chanter , c^est exécuter un morceau de musique fait sur dés paroles, et prononcer ces paroles distinctement.
Chantonner, c'est chanter à voix basse, sans méthode et sans suite.
CHANTEUR , CHANTRE. Chanteur se dit d'un musicien qui chante dans les concerts ou sur les théâtres; on le dit aussi d'un homme qui chante et qui vend des chansons dans les rues.
Chantre se dit au propre d'un homme qui est chargé de chanter dans les églises, soit au lutrin , soit autrement.
Chantre au figuré se dit aussi d'un poète :
on dit le chantre de la Thrace, pour dire Orphée ; le chantre Thébain , pour dire Pindare, etc.
On appelle aussi figurément et poétiquement les rossignols et les autres oiseaux qui ae distinguent par leurs ramages , les chantres dêê bois.
CHANTEUSE. Y. Cantatrice.
CHANTIER. V. Atelier.
CHANTRE. V. Charteur.
CHAPELET , ROSAIRE. Ces deux mots signifient , chez les catholiques , plusieurs grains enfilés qui servent à compter le nombre des pater et des afc que l'on dit en l'honneur de Dieu et de la Vierge.
Le rosaire est plus grand que le chapelet; il est composé de quinze dixaines de grains , nombre plus considérable que celai des chajpelets ordinaires.
CHAPELLE, CHAPELLENIE. Ces deux termes de jurisprudence canonique sont synonymes dans deux sens difi'érens.
Dans le premier sens , ils expriment l'un et l'autre un édifice sacré avec un autel où l'on dit la messe. Mais la chapelle est une église particulière qui n'est ni cathédrale, ni collégiale , ni paroisse , ni abbaye , ni prieuré , ni conventuelle;- c'est un édifice isolé, entièrement détaché et séparé de tonte autre église : telle était à Paris , rue Saint-Jacques , la chapelle St-Yves. La chapellenie est une partie d'une grande église ayant son autel propre où Ton dit la messe.
Cette distinction n'a guère lieu que dans le langage des canonistes ; car dans l'usage ordi-
C'est de cet usage vulgaire qne nait entra les deux mots chapelle et chapellenie une nouvelle synonymie oui porte sttr im. aens tout différent.
Dans ce second sens , la chapelle est Pédifice sacré où se trouve un autel sar lequel on dit la messe , et la chapellenie est le bénéfice attaché à la chapelle, à la charge de certaines obligations. (Beauzée.)
CHAPELLENIE. V. Chapelle.
CHAQUE , TOUT. Ces deux mots désignent également la totalité des individus exprimée par le nom appellatif avant lequel on les place; mais tout suppose uniformité dans le détail , et exclut les exceptions et les différences ; chaque,, au contraire, suppose et indique nécessairement des différences dans le détail.
T'ouf homme a des passions, c'est nne suite nécessaire de la nature ; chaque homme a ses passions dominantes , c'est une suite néces^ saire de la diversité des tempéramens.
CHACUN , CHAQUE. Chaqtw est un adjectif qui sert à marquer distribution on partition entre plusieurs personnes ou plusieurs choses. Chaque doit toujours se mettre avec un substantif auquel il se rapporte. Chacun,
au contraire , s'emploie absolument et sans substantif. ^
CHAR, CHARRETTE, CHARIOT. La charrette est une sorte de voiture à deax roues et à deux limons qui sert à transporter toutes sortes d'objets pour les besoins ordi- , naires de l'agriculture ou de la vie.
Char ne se dit que des voitures d'apparat dont on fait usage dans les courses , dans les triomphes , dans les fêtes pubUques.
La différence qu'il y a entre les charrettes et les chariots , c'est que les premières n'ont que deux roues et ne sont pas destinées à de longs voyages , au lieu que les chariots ont quatre roues et servent à transporter des mar' cHandises , des bagages ou des personnes dans des lieux éloignés.
CHARGE, FARDEAU, FAIX. Ces trois termes sont relatifs à l'impression des corps sur nous, et à l'action opposée de nos forces sur eux , soit pour soutenir , soit poar vaincre leur pesanteur. S'il y a une compensation bien faite entre la pesanteur de h charge et la force du corps , on n'est ni trop ni trop peu chargé, on a sa charge. Si 1^ charge est grande et qu'elle exige toutes les forces du corps, si l'on y joint encore l'idée effrayante du volume , on aura un fardeau ;
haire, on désigne.les deux espèces par le nom 1 si \e fardeau excède les forces et qu'on y suc de chapelle, | combe > on rendra cette circonstance ^vfaiX'
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CHARGE. V. GÂEGAifloir.
CHARGE , OFFICE , MINISTÈRE , EM- PLOI. L'idée propre à!office , c'est d'obliger a Élire une chose atile à la société ; celle da ministère est d'agir poar an antre, aa nom d'an antre , d'nn maître qui commande ; celle de charge , de porter nn fardean on de faire nne chose pénible pour nn bien; celle d'emploi, d'être attaché à nn trayail <{ui est commandé.
V office impose nn devoir, le ministère nn service, la charge des fonctions, V emploi de roccnpatio'n.
Voffice donne en même temps nn pouvoir, nne autorité pour faire ; le ministère une qualité, nn titre pour représenter les personnes, ^poser des choses; la charge, des prérogatives, des privilèges qui honorent on distinguent le titulaire; V emploi, des salaires, des émolumens qui paient ou récompensent le travail. (Roubaud.)
CHARITÉ. V. Aumône.
CHARITABLE. V. BiKifFAisAifT.
CHARGE. V. Caricature.
CHARIOT. V. Char.
LA CHARITÉ , DES CHARITÉS. La chan'reest nne vertu. En ce sens, ce mot n'a point de pluriel. Je recommande ce malheureux à votre charité, et non pas à vos charités. {Charité ne s^met an pluriel, que lorsqu'il signifie des actes de charité , des aumônes. Faire des charités. On l'emploie aussi au pluriel dans cette façon de parler : prêter une charité, prêter des charités à quelqu'un, pour dire le calomnier.
CHARITÉ. V. AuMÔWE.
CHARITÉ, JUSTICE. La justice, en général, est une vertu qui nous fait rendre à Dieu, anoiu.mêmes, et aux autres hommes, ce qui leur est dû à chacun ; elle comprend tous nos devoirs, et être juste de cette manière, ou ctre vertueux , n'est qu'une même chose.
Nous ne prenons ici Injustice que pour nn sentiment d*équité qui nous fait agir avec droitare, et rendre à nos semblables ce que nous leur devons.
Le premier et le plus considérable des besoins étant de ne point souffrir le mal , le premier devoir est de n'en faire aucun à personne, sur-tout dans ce que les hommes ont de plus cher, savoir, la vie, l'honneur, et les biens. Ce serait contrevenir j^ux droits j^e la charité et de la justice qui soutiennent la société. Mais en quoi consiste précisément la distinction de ces deux vertus? Premièreïûcnt, on convient que la charité et h Justice
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tirent également leur principe de ce qui est du au prochain. A s'en tenir uniquement à ce point, l'une et l'autre étant également dues an prochain, la charité se trouverait justice , et Isij'ustice se trouverait aussi charité. Cependant, selon les notions communément reçues, quoiqu'on ne puisse blesser la j'usdce sans blesser la charité, on peut blesser la charité sans blesser la yKjfice. Ainsi quand fm refuse l'aumône à un pauvre qui en a besoin , on n'est pas censé violer \a justice , mais seulement la charité; au heu que manquer à payer ses dettes , c'est violer les droits de la justice, et en même temps ceux de la charité,
CHARITÉ, AMITIÉ. Ces deux mots regardent le commerce que l'on peut avoir avec ^ les honunes. Ce commerce regarde on l'esprit ou le cœur. Le pur commerce de l'esprit s'apr pelle connaissance , le commerce où \é cœur s'intéresse par l'agrément qu'il en tire, est amitié.
t Uamitié est distinguée de la charité qui est nile disposition de faire du bien à tons. Vaimtié n'est due qu'à ceux avec qui l'on est actuellement en commerce. Le genre humain pris en général est trop étendu pour qu'il soit en état d'avoir conmierce avec chacun de nous, ou que chacun de nous l'ait avec lui»
V amitié suppose la charité, au moins la cAarité naturelle; mais elle ajoute une habitude de liaison particulière, qui fait entre deux personnes un agrément de commerce mutuel, f
CHARLATAN, PÉDANT. On a donné primitivement le nom de charlatan à ces gens qui élèvent des tréteaux sur les places pnbUcjues, et qui distribuent au petit peuple des remèdes auxquels ils attribuent toutes sortes de propriétés. Ce titre s'est généralisé depuis, et l'on a remarqué que tout état avait ses charlatans, en sorte que dans cette acception générale , la charlatanerie est le vice de celui qui travaille à se faire valoir, ou lui-même , ou les choses qui lui appartiennent, par des qualités simulées. C'est proprement nne hypocrisie de talens ou d'état. La différence qu'il y a entre le charlatan et le pédant, c'est que \è charlatan connaît le peu de valeur de ce qu'il surfait , au lieu que le pédant surfait des bagatelles qu'il prend sincèrement pour des choses admirables. iVoii l'^n voit que celui-ci est assez souvent un sot, et que l'autre est toujours un fonrbe. Le pédant est dape des choses et de lui-même; les autres sont , au contraire , ordinairement les dupes du charlatan, \