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son fils , àrant qu'il soit fait; deux puissances font on ti'aité de paix, et une troisième y accède.
Le bonsenteirCent ne stippose ni n'exclut la participation aux «Conditions du traité; Vaccefàion suppose cette participation.
ACtîIDENT, ÉVÉNEMENT. V événement a plus de rapport à Tordre naturel, à renchainement' des causes ; Vaccident tient plus à ce qa'on appeUe hasard. On dit le cours des évê^ neinensji on ne dit pas le cours des ctccidens; la chaîne des événemens, et non pas la chaîne des accidens.
Dans Tordre physique, une éclipse , un tremblement de terre , sont des événemens , parce qu'ils sont les suites de renchaînement des causes connues. La chute d'un rocher qui se détsiche d'une montagne est un accident; c'est l'effet d'une cause particulière que l'on attribue au hasard , lorsqu'on ne la connaît pas. La mort d'iin yieillard qui s'éteint dans l'ordre ordinaire de la nature est un événement; la mort d'un jeune homme qui se tue en tombant de cheval est un accident. Dans l'ordre moraî, la banqueroute d'un homme imprudent ou dissipateur est un événement ; c'est une suite naturelle de son imprudence ou de ses folle§ dépenses. C'est un accident pour ceux qui perdent à cette banqueroute sans qu'il y ait de leur fiute. Vévénement a sa cause dans la chose même ; Vaccident a 9a cause hors de la chose, ou du moins hors de l'ordre naturel de la chose ; c'est im événement fâcheux , qui arrive subitement , contre notre attente et comme par hasard.
Evénement a une signification beaucoup plus étendue qu^accident : il se dit en général de tout ce qui arrive dans le monde d'un peu impoi tant , soit pour le public , soit pour Jes particuliers ; accident lie se dit que de ce qui arrive à un particulier ou à quelques particuliers. Tout accident est un événement , mais tout événement n'est pas un accident. En parlant des choses qui concernent un peuple , un état, un gouvernement , on dit événement et non pas accident. Vévénement peut être heureux ou malheureux ; Vaccident suppose toujours quelque choise de malheureux' à moins que les circonstances n'indiquent le contraire.
Événement ne se dit que des choses de quelque importance ;acc/</e/2f se dit des choses importantes et de celles qui ne le sont pas.
ACCIDENT, MALHEUR. La cause de Vaccident n'est pas connue ; la cause du tnalheuf l'est. Un malheur est une issue fâcheuse de ce qui pouvait en 'avoir une heureuse; ûnsi Ton comptait sur Tune on mr l'autre : h
malheur n'est donc pas imprévu ^ inopiné comme Vaccident. Malheur n'exprime donc pas , comme accident , une atteinte subite et ^ imprévue , et il trouble plus sensiblement que ce dernier la tranquillité et le bonheur de la vie.
ACCIDENT^ AVENTURE. Aventure est aussi indéterminé qu'événement , quant à la qualité des'choses arrivées ; mais événement est plus général ; il se dit des êtres animés et des êtres inanimés, et aventure n'est relatif qu'aux êtres animés. Il semble que la cause de * Vaventure soit moins inconnue , et son existence moins inopinée que celle de Vaccident,
ACCIDENT, CATASTROPHE. La cata^ strophe est comme Vaccident un événement subit ; mais à l'idée de la seconde se rattache celle de renversement , de destruction , de grandes infortunes. Les suites d'un accident peuvent être légères, les suites de la cata^ strophe sont toujours funestes et terribles.
Vaccident ne parait lié à aucune éause; la catastrophe y est liée ; elle est l'issue funeste de cette cause qui tendait totjours à la produire.
ACCIDENTELLEMENT , FORTUITE- MENT, jiccidentellement , par accident ;ybrtuitement , par fortune , ou cas fortuit. Dans • tous les cas , ce qui nous arrive accidentelle-^ ment est un événement qui survient contre notre attente ; ce qui wvïve fortuitement est un événement qui parait être au-dessus- de toute prévoyance , et qu^ne tient à aucune cause commune.
Les grancfes découvertes ont été faites pour la plupart accidentellement ; le monde d'Epienre est fortuitenient résulté du concours turbulent des atomes.
Dans une acception particulière, acdden" tellement sera l'opposé d'essentiellement. La blancheur n'est dans la cire qu^ accidentelle-' ment; ce n'est pas à dire fortuitement, car elle est l'effet d'une opération faite avec dessein.
Accidentellement semble supposer un principe , une cause préexistante qui se développe à l'improviste. C'est accidentellement <^^ l'enflure des jambes se manifeste après les grandes maladies ; c'est accidentellement que l'air trop dilaté brise le tube qui le renferme. L'accident peut ou non être prévu; mais s'il naît de la nature du sujet , il n'est pas fortuit, et c'est ce qui constitue essentiellement la différence.
Fortuitement estVetkt d'une cause étrangère et inct>nnne. Le premier avec plus d'expérience eût été prévu , mais celui-ci est l'effet du hasard; il e»t au-dessus de toutes les com«
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l>iliaifOlit. LVccident dent k la choM même; le second loi est étran^r. Noos dirons qne c'est aecidentelUment qae la chimie a fait d*aassi grandes. découTeites , et. que c'est for' tuitement qne les uaTigatéws en font tons les jours.
ACCLAMATION , CRIS. L'an et l'antre se dit des signes ini expriment TiTemcnt le smtiipent on l'opinion actuelle d'one multitude assemblée. Les cris se prennent en bonne on en mauyaise part; on pousse des crû de joie, d*admiration , de mécontentement , de désapprobation, de haine, d'indignation. V acclamation ne se prend qu'en bonne part , et a un but 'plus déterminé; elle marque d'une manière particulière l'approbation , L'estime y l'admiration , le consentement , le suffrage.
heêmris ne s'expriment que par la Yoix.
Vacclamaiion se manifeste aussi en éleyant les mains , ou par quelque autre signe convenu d'approbation.
S'ACCLIMATER, S'ACCOUTUMER À UN PAYS. S'accîbnater, c'est s'habiiner au climat d'un pays, de manière à pouvoir y demeurer sans éprouver de l'altération dans son tempérament ; s'accoutumer à un pays , c'est en prendre les habitudes sons tous les rapports , en quittant celles que l'on avait contractées auparavant. S'acclimater ne se dit qu'au physique; s'accoutumer se dit au physique et au moral.
ACCOLADE, EMBRASSEMENT , EM- BRASSADE. Ces trois mots désignent l'actiçn de jeter les bras autour du cou de quelqu'un en signe d'amitié , d'approbation , etc.
Emhrassemcnt est le teime général qui se dit dans toutes les occasions. Embrassade marque une démonstration extérieui'e d'amitié qui exprime plus l'empressement extérieur que la cordialité. Vaccolade est une cér&> monie qne l'on pratiquait autrefois dans la réception de certains chevaliers, et ce mot se dit encore aujourd'hui en plaisantant pour dire embrassement.
ACCOLER, EMBRASSER. Ces deux mots signifient jeter les bras autour du cou de quelqu'un en signe d'afifection; mais fiecoler suppose une cérémonie, une solennité, la publicité, et embrasser marque une action Àmilière.
ACCOMMODABLE , CONCILIABUS. Ces deux mots se disent des différends , des procès, des contestations qui sont susceptibles d*ètre arrangés à la satis&ction des parties divisées. Aceommodable a plus de rapport au fond des dioses ^t à la toumi^re qu'on peut leur donner \ çondUablc «a a davantage à la
disposition Cavorable des esprits. Une aDEaiff est aceommodable lorsqu'elle ne présente pas des intérêts d'une grande Importance, et qu'elle est susceptible d'être arrangée de manière à contenter les parties; elle est conci' liable lorsque les parties ne sont pas trop aigries les unes contre les antres, ou qu'on peut donner des interprétations favorables aux motiis qui les ont divisées»
ACCOMMODANT, FACILE. Jccommodantf qui se prête 4e boilne grâce aux moyens d'accommodement qu'on lui propose. Facile , qui se rend aisément à la raison, aux représentations , aux prières.
ACCOMMODEMENT, ARRANGEMENT, CONCnJATION , COMPOSITION. Vaccoim' modement tombe sur les choses. On accommode un différend , un procès , une affaire. Il suppose une telle compensation des avantages et des désavantages , qne chacun y trouve à peu près s<^ compte et cesse de se plaindre»
Varrangement tombe sur les personnes"; il suppose de part et d'autre une disposition à s'arranger sur certains points de l'opinion de son adversaire , on à céder sur ses prétentions , de manière que de l'effet de cette dis-
position réciproque nait un état de paix et de concorde qui exclut pour le moment toute contestation. On arrange deux pA^sonnes qui sont sur le point de plaider l'une contre l'autre , ou qui y plaident en effet. Un débiteur s'arrange avec ses créanciers, lorsque d'un côté ceux-ci consentent à ne pas exiger rigoureusement la totalité de leurs créances , ou qu'ib lui accordent des termes pour se libérer, et que , de son côté , le débiteur s'engage à remplir les nouvelles conditions. .
lia conciliation tend à produire un acconv* modement on un arrangement ; mab elle sup* pose un tiers qui travaille au rapprochement des parties , en leur faisant voir aes avantagea où ils n'en voyaient point , ou en diminuant à leurs yeux des avantages qu'ils s'étaient exagérés.
La composition est un arrangement , nn traité par lequel une des parties ou toutes les parties se relâchent plus ou moins de leurs prétentions. On compose et on s'arrange avec les créanciers , mais le premier* exprime plus particulièrement la renonciation réciproque aux prétentions , et le second l'accord qui résulte de cette renonciation.
ACCOMPAGNEMENT, ORNEMENT, ^ccompagnement , ce qu'on joint à une ohose pour en augmenter l'effet , l'illusion , pour y donner plus de vraisemblance ; ornement , ce qu'on ajoute à une chose pour y. donner plus d'éclat, pour la rendre plus agféable à k Toe,
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Las tucoinpagnemens tiennent à la nature de la chose ; des fusils , des chiens, da gihier, sont des accompagnenens dans nn tahleaa de chasse. Les ornemens disent quelque chose de plas vague et de plus étendu ; ils ne tiennent pas essentiellement à la nature, de la chose , mais ils ne doivent pas y être contraires. Une bordure élégante est un ornement pour un tableau.
AœOMPAGNER, ESCORTER. On flo compagne , dit Tabbé Girard, par égard pour Caire honneur , ou par amitié poiyr le plaisir d*aller ensemble. On escorte par précaution pour empêcher les accidens qui pourraient arriver , ou pour mettre à couvert de Tinsulte d*un ennemi qu'on peut rencontrer djins sa marche.
La distinction de ces denz mots est mal indiquée dans ce passage. On accompagne aussi par précaution pour empêcher les accidens qui pourraient arriver ; on accompagne une personne Dadble ou malade , pour empêcher qu'elle ne tombe , qu'elle ne se trouve mal , pour être à portée de la secourir s'il lui arrive quelque accident. Que cet accompagnement se fasse par une seule personne on par un plus grand nombre , c'est tonjoors aecompa^gner et non pas escorter. On dit en ce cas nous TOUS accompagnerons , et non pas nous TOUS escorterons. On peut dire aussi paf analogie nous vous servirons d'escorte , c'est>4dire nous tous tiendrons lien d'escorte ; mais tenir lieu d'escorte n'est pas proprement tS" corter,
U y a deux différences sensibles entre ac* compagner et escorter, La première, c'est qcL accompagner suppose quelque relation d'amitié , de connaissance avec les personnes qui accon^affnent : ceux qui nous accompagnent sont de notre compagnie. Une escorte, an contraire, est composée d'hommes qu'ordinairement on de connaît pa's , qui forment uîie troupe à part , qui n'agissent qu'en yertu des ordres qu'ils ont reçus d'un chef , ou d'une démarche spontanée convenue entre eux.
La seconde diflference, c'est que l'action à^ accompagner n'ayant pas toujours pour but de repousser la force par la force , ne suppose pas des gens armés, au lieu ^escortet ayant particulièrement ce but, suppose un armement réel et un eut de défense. Cest la force qui ùit le caractère distinctif de l'escorte r* on dit une nombreuse compagnie et une forte escorte. <i ceux qui accompagnent sont armés , ils n'accompagnent pas , ils escortent ; mais ils ne fcurment pas une escorte proprement dite , dans le sens qu'on donne à ce mot dans l'art militaire.
ACCOMPLI , PARFAIT. Ce qui eat^on»
fait est fait parfaitement, il possède à nn degré éminent toutes les qualités conformes à sar nature ou à sa destination. Ce qui est ae» compli a de plus toutes les qualités accessoires et agréables que Ton peut y désirer au-delà de la perfection. Dieu est parfait, parce que toutes les qualités qu'il renferme tiennent à sa. nature, à son essence, et que ces qualités sont en lui au degré le plus éminent. On ne peut pas dire que Dieu soit accompli, parce que hors de sa nature il n'y a rien d'accès* soire qui puisse ajouter à l'idée de sa pwfeotion. Une pendule est poirfaite, lorsqu'elle est faite de .manière à marquer avec la plus grande exactitude les heures, les minutes, les secondes. On ne peut pas dire qu'une pendule est aiicompUe, p^ce qu'il n'y a point d'accessoire qui puisse ajouter à l'idée de cette perfection. Un raisonnement eat parfait, lorsqu^l prouve d'une manière convaincante ce qu'il doit prouver. H ne peut pas être ào compli, parce qu'il ne peut y avoir d'accessoire qui ajoute quelque chose à l'idée de cette {lerfection ; et que si quelque chose pouvait y ajouter, il rentrerait dans l'essence même du raisonnem«at, qui, dans ce cas, n'avait pas été parfait anpararant.
Mais il y a des choses qui, outre la perfec tion que nous admirons en elles , sont encore susceptibles de qualités accessoires qui augmentent cette admiration, et que, malgré leur perfection , noos pourrions y désirer si elles n'y étaient pas, et ces choses peuvent être parfaites on accomplies : parfaites , si elles n'ont que les qualités essentielles qui constituent leur perfection; accompli^, si elles possèdent en outre toutes les qualités accessoires qui peuvent rendre leur perfection plus sensible, plus agréable, plus touchante. Une femme est parfaite lorsqu'elle* possède ail suprême degré toutes les qualités du 1 corps et du coeur qui constituent une femme parfaitement belle et parfaitement estimable. Une femme est accomplie, lorsqu'à ces qualités essentielles elle joint tous les agrémens de l'esprit, tous les talens que^'on peut désirer en elle. Ces accessoires ajontant à l'idée de sa perfection, ils y mettent le comble, ils la rendent accompGe, Une beauté est parfaite lorsqu'elle offire une taille par* . faitement belle «t des traits parfaitement ré* guliers; eUe est accomplie lorsqu'à cette perfection se joignent les grâces de la figure et les charmes de la physionomie. Le capitaine n'est pas €u:compli s'il ne renferme en soi l'homme de bien et l'homme sage.(FLKcax£K.]
Parfait s'applique à toute sorte d'objets )
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il n*eti est pas de même ^accompli; vous direz , voilà du vin parfait, vous ne direz pas , voilà du vin accompli. La même exception a lieu à Tégard de tous les objets simptes qui n'ont, /en. quelque sorte, qu'une qualité, qu'une perfectiofi, qu'un point de vue; par la raison que le mot accompli exige une multitude , nn assemblage de choses, de rapports, de qualités, de perfections. '