‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 65 sur 253 · AHN · texte numérisé non relu

AHN

nonce à qnel<jQ*tin nn événement qnî le concerne y. afin qnHl le connaisse, et qu'il prenne son parti en conséquence. On /aie savoir un événement à quelqu'un afin qu'il ne l'ignore pas, qu'il profite de cette connaissance, et qu'il régie sa conduite en conséquence.

Girard dit f^e faire savoir a plus de rapport à ce qui satisfait la curiosité , de sorte qu'il convient mieux en fait de nouvelles.

Il est bien vrai que faire savoir convient bien en fait de nouvelles ; mais est-il bien vrai qne faire savoir n'ait d'autre but que de satisfaire pleinement la curiosité? Il me semble , au contraire , que cette expression ne s'emploie que lorsqu'il est question de quelque événement, de quelque situation nouvelle qui peut influer sur les résolutions et la conduite de ceux à qui on les fait savoir. Quand un commwçant^iV savoir quelque diose à son correspondant , il ajouté ordinairement que c'est pour lui servir de gouverne, c'est-à-dire pour lui servir de guide , de règle , de renseignement. Assurément s'il arrive un événement , tel qu'une guerre , une paix , etc. , qui doive influer sur l'augmentation ou la diminution du prix de certaines marchandises, ce n'est pas pour satisfaire la curiosité de son coirespondant qu'un négociant le \mfait savoir, c est pour qu'il augmente ou qu'il diminue le prix de ses marchandises , et qu'il en règle en conséquence la vente et les expéditions.

Il en est de même dans le discours ordinaire : on dit, sondez ses di^ositions , ses inteatioiia , etfiiUe«-]i»-mili savoir , ^n que je règ^ U-dessua ce qae|e dois loi écrire.

Quand il ne s'agit que de la simple curiosité , on écrit une chose , on la mande. J'aurai soin de vous écrire, de vous mander toutes les nouvelles.

Page 1