‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 68 sur 253 · APA · texte numérisé non relu

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se dit aa pluriel des oavrages qui nous sont restés des anciens.

ANTRAX, CHARBON , CLOU, FURON- CLE. Termes de chinxrgie. Ces quatre mots , presque synonymes, désignent chacun une espèce de phlegmon, avec cette différence que le charbon est le furoncle tombé en pourriture, et qu'il est un symptôme ordinaire des maladies pestilentielles.

Le mot antrttx désigne proprement les vésicules sphacéleases qui s^élèvent sHr la peau en temps de peste , et qui sont semblables à celle qn'anrait faite une brûlure.

Le mot clou est le terme dont le vulgaire se sert à la place de celui àe furoncle. Le clou est proprement une tube rosit é dure qui se forme par tout le corps, dans la graisse, sons U peau, et est accompagnée d'inflammation, de rougeur et de douleur.

ANTRE, CAVERNE, GROTTE. L'idée première de ces trois termes est celle de trou, creux, vide. L'idée distinctive de X antre est celle d'enfoncement, de profondeur; son aspect intérieur offre d'abord l'obscurité , une épaisse obscurité, une horreur effrayante. Sa propriété relative est de dérober à la vue , d'environner de ténèbres, d'ensevelir c<»nme i^a fond d'un puits.

L'idée distinctive de la caverne est cdle de concavité, de voûte ou d'arc; son aspect intérieur offre d'abord un grand vide^ un creux énorme, une large contenance et une clôture.

Sa propriété relative est de couvrir, enfermer, protéger on défendre de tous côtés; de mettre à couvert et à l'abri.

L'idée distinctive de la grotte est celle d'une cavité, d'un réduit, qui n'est par lui-même ni aussi noir ni aussi enfoncé que V antre , ni aussi creusé et aussi vaste que la caverne. Son aspect intérieur offre une petite caverne qui» plutôt que d'effrayer et de rebuter, aura de 1 utilité et des attraits. Sa propriété relative est de cacher, d'isoler, de tenir à l'écart, de prêter un abri conunode, une retraite solitaire, un lieu de repos, un asile.

On s'enfonce dans un antre pour n'être pas vu, découvert; on s'enfonce dans une caverne pour y être en sûreté, hors d'atteinte; on se retire dans une grotte pour y être seul.

Peintre devient une tanière; les animaux féroces se gîtent dans des antres. Le caserne devient un repaire; des bandes de brigands s€ réfugient dans des cavernes. 1a grotte devient une retraite; les anachorètes habitent ^«s grottes.

l^s sombres horreurs de Vautre conviennent aux opérations mysj^érieuses^ ^^^ objejs

hidenit, aux Scènes ténébreuse^. Les sibylles ,,* Trophouius , et tant d'autres devins s'envelop* peut des .ténèbres d'un antre pour percer celles de l'avenir; Enée et Didon forment dans un antre , sotis les auspices de Jnnon , des nœuds mystérieux. Les forges de Vulcain sont bien placées dans des antres.

La vsiste capacité de la caverne est propre à recevoir et à contenir d'énormes objets, de grands amas, la multitude. Une caverne est le palais d'Eolé et la prison des vents. Les cyclopes, hauts comme des montagnes, s'établissent dans des cavernes avec de nombreux troupeaux et d'immenses provisions ; les vents s'engouffrent, roulent, se battent, mugissent, grondent avec le bruit du tonnerre , dans des cavernes.

La simplicité et la commodité de la grotte prêtent à des scènes riantes , aux douceurs de la solitude, aux jeux de la nature. La grotte de Calypso est un délicieux séjour. La nature s'amuse quelquefois à parer les grottes d'ornemens inimitables, et à y opérer des prodiges.

ANXIÉTÉ. V. AwGoissEs. APATHIE, INSENSIBILITÉ. Le mot d'apathie est formé du grec pathos, et a privatif. D'après son étymologie, il signifie privation de tout sentiment passionné.

V insensibilité signifie défaut de sensibilité. Le sens du mot apathie embrasse ordinairement l'ame toute entière , et celui qui est dans cet état est incapable de se porter avec passion vers un objet de quelque nature qu'il soit.

Le sens du n^t insensibilité n'est pas sî concentré, n'embrasse pas l'ame toute entière , et s'applique à divers objets. On n'a pas de X apathie pour une ^ose, mais quand on est dans Xapathie , ce sentWQ^nt est étendu sur toutes les parties de l'ame» et ne poursuit aucun objet intérieur. \

V insensibilité, au contraire , peut repousser l'impression d'un objet extérieur, sans que l'ame repoui^e également l'impression des autres. On peut avoir de V insensibilité pour l'amour, sans en avoir pour la gloire; ou pour la gloire , sans en avoir pour l'amour.

V apathie suppose que l'ame n'a pas la volonté de poursuivre les objets extérieurs , et que rien en elle ■ ne l'excite à cette poursuite. Vinsensibilité suppose que les objets extérieurs, ne font aucune impression sur elle* Dans le premier cas, l'ame est représentée comme inactive; dans le second cas, comme impassilùb. '

Je ne crois jpas que l'on puisse dire, en général, comme h ^t rSncyclopédie, yi| l'w*

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