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de diction par laquelle on retranche une lettre on nne sylbbe du commencement d*un mot. On appelle sjnicope le retranchement qui se fait an milieft da mot, et apocope celle qui se fait à la fin.
APHORISME, AXIOME. Vaphorisme se dit en droit et en médecine ; c'est nne maxime courte dont la vérité est fondée sur Texpélience et snr la réflexion , qui comprend en pea de mots un principe de doctrine.
Vaxiome se dit de toutes les sciences ; c'est nue proposition , une vérité si claire qu'on ne âaoïait la mettre en doute.
V aphorisme instruit , c'est le résultat de la science ; Kixio/ii« éclaire , c'est le flamheau de la science.
Les maladies , selon la doctrine d'Hippocrate , sont guéries par la nature , et non par les remèdes , et la vertu des remèdes consiste à seconder la nature : voilà un aphorisme ; otst le résultat d« l'expérience et de la doctrine d'Hippocrate. Deux corps ne peuvent occaper à la fois le même esjpace : voilà un axiome, c'est une vérité évidente qui se présente d'dle*méiiie à celui qui cherche la science.
APHORISME, APOPHTHEGME. Vaphorismetst tiré de Pexpérience et de la science, c'est nne règle de doctrine; Y apophchegme tire son mérite de loi-vnéme et de la personne de la boQche on de la plume de laquelle on l'a recaeilli. C'est un l>on mot, une parole remar-' qnaUe par eUe-même , dont le sens est frappant, et dontnn homme illustie est l'auteur.
Voici un apopktAegme que l'on nttrihne à Leunidas : on loi demandait pourquoi les braves gens préfèrent Plionnenr àla vie ; c est , répondit-il, parce qu'ils tiennent la vie de la fortune , et l'honneur de la vertu.
APHORISME, SENTENCE. V aphorisme Mrt d'instruction en droit on en médecine.
U sentence est le résultat de plusieurs vérités fondaes en une seule et qui sert dans un grand nombre de circonstances. Le malhenr est le grand maître de l'homme ; voilà une sentence.
APHORISME , MAXIME. L'/i/;Aom/Be offre an résultat de doctrine ; la maxime, une règle (le conduite. Dans les cas douteux , prenez le parti le plus honnête. Voilà une maxime qui peut servir de règle dans la conduite.
APITOYER, ATTENDRIR. ^/«Vorer, c'est exciter b pitié. [Je suis parvenu à Vapitojrer sur mes maux, snr mes malheurs.
Mtcfidrir a une signification plus étendue; ii signifie non-seulement disputer à la pitié , ïuaijj encore â tonte autre passion douce, Gçmm Ja cpiDttij^rftUoii , |a (cAdreftse , l'a-
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mour. On apitoie quelqu'un stir le sort d'un malheureux ; on attendrit un homme dur , une maîtresse indifférente , nne personne à laquelle on fait une peinture vive de sa situation pour en obtenir quelque chose.
Apitoyer marque toujours un sentiment de pitié , de compassion , qui rabaisse la personne qui en est l'objet ; attendrir ne marque point ce sentiment.
Lorsqu'on veut critiquer ou blâmer l'action de s^attendrir sui' le soit de quelqu'un , on préfère le mot apitoyer , qui emporte souvent une idée d'ix'onie , et marque la faiblesse ou la duperie de celui qui se livre trop facilement à ce sentiment. Vous vous apitoyez sur le sort de gens qui sont plus riches que vous.. Vous êtes bien dupe de vous apitoyer sur le sort de ces intrîgans.
En ce sens , il y a dans le verbe apitoyer une idée de critiqneon d'ironie qui n'est point dans le verbe attendrir.
APITOYER,TOUCHER. -^/>ift>rer dit beaucoup plus que toucher. Il suppose une pitié , nne compassion entière et permanente. Toucher se dit d'une impression que l'on fait sur l'esprit ou sur le cœur , et qui souvent disparait en même temps que l'objet qui l'a produite. Toucher la pitié de quelqu'un. ( Voltaire. ) Vos lettres me touchent le cœur.
( SÉviGNÉ.) Si l'amour delà vertu et la crainte des dieux ne vous touchent plus , au moins soyez touchés de votre réputation et de votre intér^. ( Flégueer.) On ouvre un li%'r(? de dévotion , et il touche. ( La Bruyère. ) S) vous êtes touché de mes raisons. ( Voltaire. )
APOCOPE. V. Aphérèse.
APOCRYPHE , SUPPOSÉ. Apocryphe est tiré d'un mot grec qui signifie secret , caché , inconnu. LeÀ chrétiens appellent apocryphe tout livre de PéciTture dont l'auteur est inconnu, et sur la foi duquel on ne peut faire fond. Ils disent un livre apocryphe , un passage apocryphe. ^
Dans le discours ordinaire on appelle apo' cryphes des faits , des nouvelles auxquelles on ne peut i^outer foi , parce que leur source n'est pas bien connue , ou leur authenticité bien établie.
Supposé se dit d'une chose fausse donnée comme vraie. Un acte supposé , un testament supposé.
Apocryphe marque toujours un doute. Dans le sens que nous lui donnons , il signifie douteux. On n'est pas d'accord sur l'anthenticitc^ de la chose apocryphe ; on ne saturait prouver clairement qu'elle est supposée ; mais on ne saurait prouver non plus qu'elle est authentique, Si l'on ti'oiivait quelque preurç
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( io6)
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éndente de son aathemicité i elle cesserait d^étre apocrjrphe , du moins dans l'esprit de ceux qui seraient frappés de cette preuve. Si la preuve de la supposition est évidente , la chose ne peat plus être apocryphe y c'est-àdire douteuse; elle est supposa,
APOLOGIE , JUSTIFICATION. Apologie est un mot tiré du grec qui signifie discours ou éérit pour la défense d'une personne inculpée.
L'inculpation peuts^attacher ou aune classe particulière d'hommes , ou à un homme en particulier. Elle peut être vague et consister dans quelques reproches généraux ; ou précise et consister dans quelque reproche particulier. Dans tons ces cas , elle peut n'être point portée devant les magistrats , mais être seulement répandue dans le publie , où elle fait tort à la réputation des personnes inculpées , et teud , à mesure qu'elle prend de l'autorité et de la consistance , à les faire paraître coupables aux yeux des magistrats, et à attirer sur eux des persécutions. C'est là le véritable cas de V apologie. Alors eUe prend la défense des personnes ou de la personne accusée , s'efforce d'éclairer le public et les magistrats, et tâche de prouver que les^ inculpations sont fausses, et que les personnes inculpées sont innocentes.
' C'est ainsi que les premiers chrétiens , en butte à des calomnies et à des persécutions , furent obligés de présenter aux empereurs , au sénat et aux magistrats, des apologies pour la défense de la religion chrétienne ; et afin de répondre aux fausses inculpations par lesquelles on s'efforçait de les noircir comme ennemis des dieux , des puissances , et permrbateurs du repos pnbUc.
Bans les apologies , les apologistes ne discutant que des faits généraux , réfutaient les reproches odieux que les idolâtres faisaient aux chrétiens d'égorger des enfans dans leurs, mystères, d'y manger de la chair humaine ; d'y commettre des incestes, etc. S'il s'agissait de quelque particulier accusé devant les tribunaux , les apologistes ne s'y présentaient point ; ils publiaient leur apologie ou l'adret saient aux empereurs et aux magistrats ; sans quoi ils eussent été , non apologistes , mais avocats ou défenseurs.
Telle est à peu près l'idée que nous avons encore aujourd'hui de Vapologie. Si l'on répandait parmi nous des calomnies contre les protestans , les juifs ou quelqu'autre secte , l'écrivain qui prendrait leur défense serait leur apologistf , ferait leur apologie. De cette apologie pourrait résulter lent justification , ç'e9t*à«4ire la pi^euvç évidente qu'ils w sont
point coupables ; mais l'ouvrage n'en colUe^ verait pas moins le nom Ôl apologie»
On peut iaire Vapologie d'un homme, de h conduite d'un homme inculpé dans le public.
Lorsqu'il est accusé devant un tribunal , ce qu'on écrit pour sa défense n'est plus une apologie , mais ce qu'on appelle un mémoire, et quelquefois un mémoiie justificatif ,
"Vapologie s'exerce dans un vaste champ; elle embrasse tous ks raisonnemens, tontes les inductions , tous les faits éloignés qui peuvent servir à la défense de l'inculpé , ou qai peuvent appuyer ou confiimer les principales parties de cette défense.
La justification ne consiste que daos des preuves, dans la manifestation de l'innocence, dans des productions de témoins, d'actes authentiques , etc.
Vapologie est un moyen de justificadon ; elle a pour but la justification , mais elle n'est pas l^justific€Uion même. Vapologie n'est que la défense de l'accusé ; la preuve on la manifes- | tation de son innocence fait sa justification. Vapologie et la justification peuvent se faire de vive voix ou par écrit.
APOLOGUE , FABLE. V apologue est nn petit récit fabuleux qui couvre une vérité an. voile de l'allégorie. La fable est un récit fabuleux destiné à faire goû^r une vérité morale à laquelle elle sert de voile. La différence entre l'un et l'autre , c'est que UfaUe ne fait |>arlerqueles animaux et les choses inanimées, et 'que V apologue, plus étendu, fait parler les animaux , les dieux , les hommes , les êtres insensHiles, et même des êtres abstraits et métaphysiques. Vapologtie peut êtie regarde comme le genre, et Ia fable comme l'espèce.
On confond souvent ces deux mots et on les emploie l'un pour l'auti'e.
APOLOGUE , ALLÉGORIE. On n'a pas assez distingué Yallégorie d'avec Vapohgue ou là. fable morale.
Le mérite de Vapohgue est de cacher le sens moral ou la vérité qu'il renferme, jus- 'qu'au moment de la conclusion, qu'on appelle
moralité.
Le mérite de Vallégorie est de n'avoir pas besoin d'expliquer la vérité qu'elle enveloppe ; elle la fait sentir à chaque trait par la justesse de ses rapports.
Vapohgae , par sa naïveté, doit ressembler à nn conte puéril , afin d'étonner davantage, lorsqu'il finit par être une grande leçon. Son artifice consbte à déguiser son dessein, et a nous présenter des vérités utiles sous l'appa^ d'un mensonge frivole et amusant.
Vallégorie f avec moins de fineMe,9cpw-
APO
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])09e non pas de dégager , maig d'embellir la J n'y a que la créature. Les anciens peuples vérité et de la rendre plus sensible. déifiaient tous les êtres
Les détours sont convenables à V apologue ; sans perdre sou objet de vae, il feint de s*a-
Imaser et de s'égarer en chemin , fait même quelquefois semblantde s'occuper sérieusement de détails qui n'ont aucun trait au sens m(^ rai qu'il se propose ; c'est le grand art de La Fontaine.
n n'en est pas de même de V allégorie; on la voit sans cesse occupée à rendre son objet sensible, écartant , comme des nuages , tout j ce qui altère la justesse de l'allusion et des j npports.
Quelquefois dans Vapologue la justesse des rapports est aussi précieuse que dans Vallégorie; mais alors, en se rapprochant de celleci , {^apologue s'éloigne de son vrai caractère , qui consiste à faire un jeu d'une leçon de sagesse , et à ne laisser apercevoir sou but qn'an moment qu'on y est arrivé. ( Mar-
MOSTEL. )
APOPHTHEGME. V. Aphorisme.
APOSTASIE, V. Abjuration.
APOSTÈME, APOSTUME. Vapàstème est nne tameur contre nature , occanonnée par quelque humeur corrompue. Apostume signi* fie la même chose; mais le premier est le terme technique , et le second le terme vulgaire.
APOSTER , POSTER. Poster, c'est placer des hommes en un lieu, soit pour observer ce
déifiaient tous les êtres qui leur paraissaient utiles ou dangereux.
Par V apothéose on n'honorait qu'un individu de l'espèce. humaine, dont on croyait faire un dieu par la cérémonie de Vapotkéose; par la déification, on reconnaissait comme des dieux tous les individus de certaines espèces de la nature. Lts Égyptiens avaient déifié les bœufs, les chats, les ognons, etc. Dans ces temps de ténèbres, dit Bossuet , tout était Dieu, excepté Dieu lui-même.
APOTHICAIRE, PHARMACIEN. Le/^Aormacien sait la pharmacie , c'est-à-dii% l'art de préparer et de composer les remèdes. Vapo»
thicaire vend des remèdes pour la guérison des maladies; le pharmacien les compose.
Aujourd'hui , parmi nous , les apothicaires sont obligés d'être pharmaciens , dans les villes. Dans les villages il y a des apothicaires qui ne sont pas pharmticùens , et qui se contentent de vendre les médicamens qu'ils achètent dans les villes.
APOTHICAIRERIE, PHARMACIE. L'«pothicairerie est le magasin-, la boutique d'un apothicaire. La pharmacie est le lieu où l'on prépare les drogues.
La pharmacie est aussi l'art de préparer et de composer les remèdes.
APOTRES, DISCIPLES. On dit les apStres de Jésu6-Christ , et les disciples de Jésus- Christ. Par les disciples, on entend tous ceux ^se passe, soit pour combattre avantagent 1 qui. ont suivi ou qui suivent la doctrine de ^i°ent. l' JésQs^Christ ; par les apâtres , on entend les
'^poster, c'est placer des hommes en un lien pour faire un mauvais coup. À la guerre , on poste des soldats dans un bois, sur une emmenée , etc. ; les assassins apostent quelqu'un pour attendre les passans sur les grands chemins , afin de les voler ou de les assassiner.
APOSTILLE , NOTE. Vapostille est un renvoi que l'on met à la marge d'un écrit pour y ajouter quelque chose qui manque dans le texte
douze disciples de Jésus qui ont été choisis par lui-même pour prêcher son évangile , et le répandre dans toutes les parties du monde. APPAISER, CALMER. Appeiser c'est ramener à la paix, ramener la paix. Il se dit de tout ce qui marque opposition, division , effort contre les personnes ou les choses. On apaise l'ennevûf les enncnds. On appaise les haines, les querelles, les différens, les disputes, les contestations , le^ sédidona , letf émeutes populaires. On appaise les haines , les inimitiés ,
, ou pour l'échiircir et Tinter- T . ; ^V^^T^^ '^ ^'^^ ' T '
prêter. La note est destinée au même usage,' '«»^»e. *» J-l^-^^'l^c^ww'^'ia^^ng^^^^^^aais efle a plus d'étendue que VapostiUe.
APOSTUME. V. ApoATàMX.
APOTHÉOSE, MâlFICATION. Apothéose, cérémonie par laquelle les Romains pkçaxent an rang des dieux leurs empereurs lorsqu'ils étaient morts et quelquefois même pendant «eur vie; comme les papes plaçaient autrefois P*rmi les saints, des hommes distingués penf^ant leur vie par nne piété éminente.
I^ déification est l'acte d'une imagination *ttpw9titieB«e qui suppose la Divinité où il
Dans toutes ces choses > il y a division, opposition, effort .contre les personnes ou contre les choses.
Calmer, c'est ramener le calme, rendre calme ; ramener une personne qui éprouve de l'agitation, ou une chose agitée, à la situation on elle était avant cette agitation, à sa situation naturelle. On calme le trouble d'une ame agitée, on calme une assemblée, on calme les esprits , l'imagination ; on calme les passions.
On peut dire de plusieurs choses qu'on les calm^ oa c^q'oii lea appaise, selon le point de
Vue soas lequel on les considère. Les vents , les flots ^appaisent f lorsqa*ils ne font plus une guerre aussi violente, soit entre eux, soit aux objets qu'ils menaçaient auparavant de dommage et de destruction. Ils se calment lorsqu'on les considère sous le simple rapport de leur diminution , de leur retour vers leur état tranquille et naturel.
La mer ^appaise lorsqu'elle ne semble plus attaquer avec fureur les navires qu'elle tourmentait, qu'elle brisait, qu'elle submergeait auparavant ; elle se calme , lorsque son .agitation diminue, et qu'elle revient peu à peu à son état naturel , à son état de calme.
On appaise la colère d'un père par le repentir, par des soumissions, par des promesses ; on le calme par une meilleure conduite.
On calme les craintes , les inquiétudes , les soupçons, les scrupules, tout ce qui cause dans l'ame du trouble, de l'émotion. On*a/7paise la haine, la vengeance, le ressentiment, l'animosité , et tout ce qui met l'ame dans un état d'opposition et de guerre. On s'efforce diappaiser ses remords.
Appaiser porte l'idée d'accorder , de réconcilier, de réunir; le calme n'indiquant que la seule agitation de la chose, n'ajoute aucune idée à celle du rétablissement de la chose dans sa situation ou tranquillité naturelle.
Appaiser indique tin effet particulier pour vaincre on dissiper la cause qui excite la .division , l'opposition ; calmer fait seulement regarder le. trouble en lui-même sans aucun rapport iudiqné avec la cause et avec les moyens de le faire cesser.
Appaiser aiùène lui effet plus grand ,' plus plein , plus durable par lui-même , la paix ou un accord fixe , l'état de paix , un calme général et constant. Calmer n'exprime poçitivement que l'action de baisser, diminuer , affaiblir , ou de ramener un cabne qui n'est peutêtre que momentané ; car il n'y a souvent que des momens de calme, aussitôt suivis de nouvelles agitations.
' Appaiser s'applique principalement au trouble ou à la cause du trouble qui met la division, la discorde entre différens objets. Calmer se dit simplement de la chose qui est dans le trouble , ou du trouble dans lequel elle est , sans autre l'clation. On appaise des «unemis , leurs querelles , les différens des familles, les séditions , les émeutes, les puissances animées ou déchaînées contre un objet; on caime les personnes émues, leurs émotions, les passions ,• la douleur , la cause , le sujet , l'effet de l'agitation simple en elle-même. En deux mots on q.ppaise ce qui nuit, ce qui peut npire; ce ^ui e^t disposé à ao^i'ej on
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calme ce qui agite, ce qui est agité , où l'agir tation simple en elle-même.
La cause qui produit le désordre s^ appaise ^ elle est active; la cause qui éprouve le déaordre se calme , elle est passive.
Les vents impétueux à sa voix s^ appaise rent , Le soleil reparut , les ondes se calmèrent.
( Voii TAIRE. )
On appaise quelqu'un par des satisfactions, des répara tionSf des dédommagemens , paides supplications, des humiliations ; ou même par des voies opposées , par une force , une vertu, des moyens capables de l'arrêter, de vaincre sa résistance, de l'amener à des seii* timens contraires, de le désarmer, de le gagner. On calme quelqu'un par des. adoucis* semens , des soulagemens, des insinuations ; par des avis , des conseils , des soins ; par un pouvoir , un ascendant, des moyens capables de le consoler , de le rassurer , de le ramener à des idées plus douces et à des sentimens plas tranquilles. (Tiré en partie des Synonymes de
R0UBAUJ>. )
APPAISER, PACIFIER. La différence qu'il y a entre ces deux mots c'est qn'on/Mcifie comme médiateur , négociateur , réconciliateur , en vertu de titres , de pouvoirs , d'autorité , en cas de guerre entre des poissances , des troubles intestins dans un Etat , de grandes dissensions dans les familles , etc., et par des traités, des conventions, des arrangemens réciproquement agréés par les parties; idées particulières qui ne sont point énoncées par le verbe appaiser, ( Roubaud. )
S'APPAISER. V. S'abattre.
APPAISER. V. Adoucir.
APPAISER. V. Amortir.
APPARAÎTRE, PARAÎTRE. Paraître , c'est se présenter , se faire voir , se montrer, s'offrir à la vue. Pour paraître il faut avoir un corps ou quelques qualités capables de frapper les sens. ^
Apparaître ne se dit que des objets qui ^ invisibles par leur nature , se présentent sn* bitement à la vue sous une forme sensible. Le jour paraît, Yonrore paraît , le soleil parait, un homme paraît dxDS une société , dans une ville , dans une promenade. Mais un ange apparaît , parce qu'il est invisible par sa nature , et que ce n'est que par des causes surnaturelles qu'il est revêtu , ou parait revêtu d'un corps- Un spectie , i|n revenant apparaissent' Di^^ est apparu à Moïse.
Apparaître se dit aussi des choses qui u^
paraissent que rarement, de loin en loin , ^
qui ne sont pas prévues. Alors apparaître au-
[ ftçç de para((r.ç par cette circonptaiice, 1*5
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soleil a paru tonte la journée. On a vu cette nuit un globe de feu apparaître dans les airs. Il apparaît de temps en temps sur la surface lie la terre des hommes rares et exquis , qui hrilleot par leurs vertus , et dont les qualités éioinentes jettent un éclat prodigieux. ( La Bruyère. )
Apparaître prend tantôt l'auxiliaire être et tantôt Tauxiliaire avoir ; et paraître ne prend ({ae le dernier. Lés grammairiens disent que ce verbe prend indifféremment Tanxiliaire être ou l'auxiliaire avoir. Cela n'est pas naturel ; il faut nécessairement que chacun de ces verbes indique une nuance différente, nn point de vue différent. Je pense qu'il faut (lire a apparu , quand l'action di apparaître n'est considérée que relativement au spectre qai Fa faite et non relativement à l'impression de l'apparition sur les personnes. Quand je dis le spectre a apparu trois fois pendant la noit, je ne veux parler que de l'action du spectre , indépendamment de tout effet , de tonte impression. Mais quand on veut marqier l'impression de l'apparition sur les personnes , il faut dire est apparu. Si l'on me demande à qudle heure le spectre s'est rendu visible, je répondrai il a apparu à minuit ;mais si l'on vent savoir de moi à quelle heure j'ai nj apparaître le spectre , je dirai il m'est apparu à minuit. Le premier offre un sens actif ie second un sens passif. On ne peut jamais (lire le spectre in'a apparu,
APPAREIL , PRÉPARATIFS. Les préparatifs consistent dans le rassemblement et les dispositions de divers objets qu'on a jugés nécessaires pour l'exécution d'une chose. Vappnreîl résulte de l'assemblage , de la vue de «es objets. Des préparatifs de -guerre, les préparatifs d'un siège , les préparatifs d'une fête , d'un repas. On voyait dans tontes les villes fortes Vappareil de la guerre. J'ai vu <lans cette maison Vappareil d'une grande fête , d'an grand repas. On voit dans cette maison tout Vappareil de la pharmacie. Faire une chose avec appareil, c'est la faire de manière » en donner une grande idée à ceu x qui en voient les préparatifs et les dispositions.
APPAREILLER, ASSEMBLER. Assembler c'est seulement mettre ensemble. j4ppareiller <''est mettre ensemble des choses pareilles, Hui se conviennent. On assemble toutes sortes de meubles ; on appareille des < hevaux , «les vases, des tableaux^ etc.
APPARENCE, EXTÉRIEUR. L'tf^/wre/ice «t l'effet que produit la vue "d'une chose , ou Vidée qu'on s'en forme par cette vue.
Extérieur , ce qui se voit d'une chose.
V (apparence dit quelque chose de pins vague,
de moins positif; elle dépend de la manière dont nous voyons les choses , elle est sujette aux tariations que peut produire l'illusion ; onVoppose àla réalité. Extérieur dit quelque chd^e déplus positif, V extérieur fait partie de la chose.
En parlant des personnes , extérieur se dit soit à l'égard des formes et des habitudes , soit à l'égard des actes qui ont rapport aux mœurs. Un homme d'un bel extérieur ; un extérieur honnête, modeste.
Vapparence est sonvent trompeuse ; il ne faut pas toujours jager d'une chose par Vex-' térieur.
APPARENCE , DEHORS. Vapparence est l'effet produit sur la vue par les dehors. Les dehors sont ce qui produit Vapparence , ce qui affecte les sens. Le dehors est ce qu'on voit, Vapparence l'effet que produit cette vue.
Vapparence d'une maison peut être fort belle dans l'éloignement , et fort désagréable quand on esta portée d'en examiner les dehors.
En parlant des personnes , dehors se dit plus particulièrement des manières; et apparence i des actions et de la conduite.
S'APPARENTER. V. S'allier. *
APPARIER. V. Accomplir.
APPARITION, VISION. V apparition est la présence sensible et subite d'un objet invisible par lui-même , mais rendu visible sous une forme étrangère à sa nature. Elle frappe les sens extérieurs et suppose un objet existant au dehors.
La vision se passe dans les sens intérieurs, et ne suppose que l'action de l'imagination.
Vision y sskn% épithète, se prend ordinairement en mauvaise part. Il n'y a guère que les folles qui aient des visions,
APPARTEMENT, LOGEMENT. Le logement est l'endroit où on loge, et il comprend tout ce qui est nécessaire pour y loger ^ selon la qualité des personnes. On a, dans les grandes maisons , des logemens pour ses ajnis, qui comprennent une chambre et un cabinet, une chambre et une antichambre , et souvent une chambre seulement. On a , pour les domestiques , des logemens situés dans les entresols, aux mansardes, et ils ne consistent qu'en petites chambres, et souvent en un cabinet.
Le logement est pour le besoin; V apporte»
mentf pour la commodité et pour le luxe.
V appartement comprenà toujours plusieurs pièces de suite. Le» appartemens ordinaires sont composés d'une antichambre, d'une chambre à coucher, d'une salle à manger, d'un salon, de plusieurs cabinets, etc. Les grands apparu
APP
temenSi^ne Ton nomme appartemens de parade exigent on plus grand nombre de pièces.
APPARTENANCES, DÉPENDANCES. On ^it, en termes de jarispradence , nne maison avec ses appartenances et dépendances, et ees deux mots signifient la même chose. Tout ce qaJL les caractérise, c^est qae lorsqu'ils sont joints , il forment une expression de jurisprudence. Les appartenances et dépendances d'une maison de campagne sont les cours , les jardins , le parc , les avenues , les écuries , les remises , etc.