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il y a tma audace prise en bonne part, nne audace héroïqae qui est plus noble que la hardiesse. T2effronUTie se prend toujours en mauvaise parc On est ^r<fi dans le danger, audacieux àaiOA le di^scours, effronté àsins ses propositiona.
AUDACIEUX, EFFRONTÉ , HARDI. Ces trois mots désignent en général la disposition d'ane ame qai brave ce que les antres ci*aignent. Effronté dit plus qpHaudacieux , et se prend toajoars en mauvaise part; audacieux dit plus que hardi, et se prend aussi presque toujours en maavaise part.
L'homme effronté est sans pudeur ; l'homme audacieux , sans respect et sans réflexion ; l'homme hardi , sans crainte.
La hardiesse avec laquelle on doit toujours dire la vérité ne doit jamais dégénérer en audace^ et encore moins en effronterie.
Hardi se prend aussi au figuré. Une voûte hardie. Effronté ne se dit que des personnes ; hardi et audacieux se disent des personnes , des actions et des discours. ( Mncjrclojpédie, )
AUGMENTATION. V. Accroissemeitt ,
AOOITIOK. •
AUGMENTER. V. Ajouter, Agrandir.
AUGMENTER. V. Agrandir, Accroître, CroItre.
AUGMENTER, CROÎTRE. Les choses croissent par la nourriture qu'elles prennent ; elles augmentent par l'addition qui s'y fait des choses de la même espèce. Mieux on cultive nuterrein, plus lesarhres y croissent, et plus les revenus augmentent.
Croître et augmenter supposent et indiquent une nouvelle matière et une nouvelle quantité ; mais leur différence est dans la maniere de croître et dUaugmenter. Les choses inatérielles croissent par une addition intérieure et mécanique , qui fait l'essence de la ïiouriture propre et réelle ; elles augmentent par la simple addition extérieure d'une nouvelle quantité de même matière. Les choses spirituelles croissent par une espèce de nourriture prise dans un sens figuré ; elfes augmentent par l'addition des degrés auxquels elles sont portées.
Crottrp c'est grandir, s'élever, s'alonger, se tonifier; Télévation est son idée propre.
^uginenter marque l'addition, ou plutôt le pins dans quelque sens que ce soit, en hau- ^^ » eu largeur, en volume , en profondeur, en nombre, en quantité, etc.; tandis, que 'Oitre n'énonce que certaines dimensions dé- -• >e8.
'fl*** *'^*''^* *^'®®' proprement grandir ou 8^er, pousser ou acquérir plus de hanteor
et^elongneiir, avec la connstaace proportionnée, par la nourriture ou la conversion de substance, ou la génération, ou la production d'une noi^velle substance dans la chose même. Augmenter, c^est s'agrandir dans quelque sens que ce soit, devenir plus considérable, gagner ou acquérir en quantité quelconque par l'addition, le mélange, l'incorporation d'une matière ou quantité nouvelle dans la première.
Croître a par lui-même un sens déterminé et complet , sans avoir besoin d'aucune addition quelconque pour être parfaitement entendu. Augntenter n'a qu'un sens incomplet et indéterminé qu'il faut fixer par une addition expresse , on indiquer dans le discours. Il faut expliquer dans quel sens ou sous quel rapport la ^osit ojuginente ; on sait que la chose qui croît augmente en hauteur , en solidité, en grosseur.
Les plantes , les petits animaux croissent , ils deviennent plus grands. Les denrées augmentent , c'est-à-dire de prix ; le mal augmente , c'est-à-dire de force. U faut donc une idée accessoire pour en donner le sens.
On voit dans ces exemples et dans les suivans que c'est la même chose qui croit, et que c'est sa qualité qui augmente,
La rivière croit, c'est-à-dire qu'elle hausse ; la rivière augmenU, c'est-à-dire qu'elle s'élève, grossit ou s'étend.
L'incendie croiV, lorsqu'il s'élève vers le ciel de plus , gros tourbilloivi de flamme et de fumée; il augmente lorsqu'il s'étend, qu'il gagne, qu'il attaque de nouveaux objets.
On inférera de là que dans un ^sens étendu, analogue, dans le sens figuré, le mot croître conviendra particulièrement aux objets auxquels l'idée d'élévation et de hauteur s'applique; et que le mot augmenter sera plus propre pour les objets qui réveilleraient plutôt l'idée contraire.
La générosité ne fait que croître dans une grande ame; la lâcheté ne fait qaî! augmenter ^ans une ame- basse. - v
La chose qui croît s'accroît , celle qui aug" mente est augmentée. La première semble produite le changement , la seconde le souffrir.
La lune, les jours croissent eX. décroissent; le froid, les vents augmentent et diminuent.
(Extrait de Girard et de Beauzée.)
AUGURE, PRÉSAGE. Augure, en latin augurium , est formé du mot latin avis , oiseau. Vaugure se tirait chez lés anciens du chant, dii vol, et autres actions des oiseaux. Augure a été ensuite appliqué à toutes sortes de divinations et de cp^jectores sur l'avenir.
ATM
présage,' m latin pretagium, do latin sii^rCf sentir, discemer subtilement. Présager, c'est pénétrer ou annoncer les choses avant qu'elles soient.
V augure est simplement ridée :^ue nous nous formo]|s de l'aTenir , d'après certaines don» nées ; et si nous disons d'une djose qu'elle est d'un bon ou d'un maifrais augure, c'est pour dire qu'eUe est du bon ou du mauvais augure. Le présage est également le signe , la chose qui annonce l'avenir ; et la coii^jectuie , le pronostic que nous tirons des objets.
Nous augurons , mais les choses n'augurent pas. Les choses présagent et nous présageons. On tire V augure, on voit certains présages, Vaugure est dans notre imagination et non dans l'objet ; le présage est dans notre esprit. Ainsi le mot présage a deux acceptions . différentes, et celle dHoMgure n'en a qu'une. Le peuple a, de tout temps, regardé les phénomènes extraordinaires du ciel comme' des présages, des signes, des avant-coureurs de grandes révolutions politiques; et souvent, en effet , ces phénomènes ont été funestes par les augures malheureux que la frayeur en a tirés.
Vaugure est plutât fondé sur des rapports ou des motifs imaginaires , supposés , incertains, vagues, frivoles. Le /^r^^iz^e est fondé plutôt sur des rapports ou des motifs réels , certains, connus, vraisemblables, plausibles. Vaagure est une conjecture futile ou légère ; le présage une conjecture légitime ou raisonnable.
"Le présage annonce un événement de qnelque nature qu'il soit ; Vaugure est un événement heureux ou malheureux. Le premier se ^ rapporte au fait, le second au succès. Vaugure roule sur les futurs contingêns ou regardés comme tels , et quelque intérêt qui nous y attache; le présage embrasse toutes sortes d'objets, de quelque ordre, de quelque na»
ture qu'ils soient, physiques ou' moraux , nécessaires on casuels, indiiférens ou intéressans en eux-mêmes ou pour nous. Le présage est particulièrement certain ou incertain ; Vaugure, bon ou mauvais. Un présage est de bon ou de mauvais augure. On augure bien "T)u mal d'une entreprise, onprésage avec certitude ou avec vraisemblance. En général , on considère plutôt dans le présage , la nature , la force , la réalité de ses rapports avec l'événement ou les raisons qu'il en offre; dans Vaugure , ce qu'il y a de riant ou de sinistre , le bien ou le mal qu'on y attache, l'issue ou la fin agréable ou triste qu'il promet. ( Rou-