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AUMONE, CHARITÉS. Ces denu mots
( tH )
Amp
exprimmit les dons et les tetea d« bienfri.
sauce que l'on fait dans des vue» de rcKgion , pour soulager les indigens.
Parle mot d'aumàne, on entcaid tout don en argent feit pour le soulagerait des indigens ; par celui de ckarieéj , on entend la distribution et l'application de œa dons aux malheureux, avec tous les accessoires qui peuvent en augmenter le prix.
Va^m6ne suppose un désir général de soulager les pauvres; les charités supposent une commisération active qui fait qu'on s'attache aux malheureux, qu'on cherche à connaître leurs besoins, à les soulager, et qu'on fait tout ce qu'on peut soit pour diminuer ces besoins, soit pour consoler dans lenrs peines ceux qni les éprouvent.
Par Vaumône , ' on soulage souvent ceux qu'on ne connaît pas; par les charités, on cherche à connaître ceux qu'on veut soulager , on entre dans les détails de leurs besoins, de leurs peines ; on ne les perd pas de vue.
"Vaumône consiste en dons pécuniaires; les charités consistent non-seulement en dons pécuniaires, mais encore dans des secours de toute espèce , dans tout ce qui peut soulager la peine et la misère, même dans des consolations et des conseils. Le gouvernement et les personnes riches donnent des aumônes; les établissemens de charité les distribuent selon les besoins de chaque malheureux.
On donne souvent Vaumône dans les mes à des gens dont m ne. connaît pas les besoins ; mais si les infortunés à qui l'on domine ain&i sont accablés de maux , d'infirmités, de vieillesse, ce sont des charités qu'on leur fait; la cause de leurs besoins est évidente.
AUPRÈS, PRÈS. Toute la différence qu'il y a dans le sens propre, entre ces deux 'mots, c'est que le premier marque une proximité plus vague, et le second une proximité plus déterminée. U demeure près d'ici signifie qne sa ^demeure n'est par éloigné«t; il demenre auprès d'ici veut dire que sa Idemeure est très peu éloignée. Ma maison est près de l'église, en dix minutes on va de l'une à l'autre. Ma maison est auprès de l'église, elle touche à l'église ou à peu près. Près est susceptible de plus on de moins, îort près y tvhs près, 'ç\^ près, moins près. Auprès n'en est pas susceptible. On ne dit pas plus auprès , moins au' près. Il est vrai qu'on dit tout auprès, mai* c'est pour donner plus de force à l'eacpres' sxon.
Auprès n'éveille une idée d'assiduité ou de setatiment que dans un sens figuré, où on l'emploie pour ^primer l'ciçpèo* d« psosiiiùtô