AUSTÈRE ,' SÉVÈRE , RIGOUREUX
L austérité marque plutôt dea règles sévères de conduite , dont elle ne s'écarte pas. Cette acception lai est propre dans tous les cas, et elle 'ïe présente pas toujoara des idées de vertu , car nous disons tous les jours d'un scélérat , T*il fut «11511^^ dans ses nu«iua; qa'iui des-
sin eat ausière lorsqu'il ne réunit paf i la correction la douceur et les grAces. On est austère pour soi; et lorsqu'on applique ses règles aux antres, on est près de la sévérité. La Bruyère a dit qu'un philosophe chagrin et austère effarouche et fait sonpeonner que la verta est d'une pratique ennuyeuse.
La sévérité exclut tonte idée de condescendance; quand nons appliquons ce mot anx principes, il porte un caractère de vertu ; quand nous l'appliquons anx actions, il porte un caractère de rigidité, il est opposé àl'éqni* té. Beaucoup d'hommes furent austères pour eux, sans être sévères aux antres. D'autres sont sévères pour autrui, sans être emstères pour eux-mêmes. On admire l'homme austère, on craint l'homme sévère. On est cuistère par habitude; on est sévère par principe , par caractère.
Il faut dé la sévérité dans la discipUne mi* litaire; trop de sévérité éteint l'amour. Un auteur trop sévère néglige souvent les grâces ; la plupart du temps il suffît d'être jcfi'èreponr être cru vertueux, et c'est ce qui fait que beaucoup de gens pi*ennent ce masque.
Rigoureux désigne celui qui fait profession de rigorisme. L'homme sévère ne se départ pas de ses principes , l'homme rigoureux les exagère. Le premier blesse , le second tue.
L'austérité n'est que pour soi , elle peut n'être pas à charge. La sévérité peut être l'ouvrage de la vertu , comme elle peut l'être du vice, et dans tous les cas, on la redoute.
Quant à la rigueur, c'est toujours un excès , on la proscrit.
AUTOUR , ÉCRIVAIN. Auteur se dit de toute personne qui a mis an jour un ouvrage littéraire quelconque de sa composition ; Corneille, Racine , Voltaire, madame deSévigné, sont des auteurs. Ce mot n'a i*apport qu'à la production , qu'à la création.
Ecrivain ne se dit que par rapport an style.
On dit un bon auteur , un mauvais au- \ teur ; un bon écrivain , un mauvais écrivain. Dans les deux premiers exemples , on a en vue le mérite de l'ouvrage , et on vent dire que le fond est bon ou qu'il est mauvais ; dans les deux derniers , on n'a en vue que la manière d'écrire, et l'on veut dire qu'elle est bonne ou mauvaise.' On peut être en même temps bon écrivain et mauvais auteur, c'est-àdire écrire avec correction , avec élégance , avec grâce , et ne pas traiter son sujet solidement et à fond , on n'avoir pas puisé dans les bonnes sources. On peut aussi être bon auteur sans être bon écYi^mn , c'est-à-dire avoir fait on ouvrage plein de raiaozmemens
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«oUdes et de recherdiei
ic présentés dans on style plein de laate»
et d'încoaveuancea. Comt
aiileur, nuis il n'eit pas lonioars an bon
nos joars. Vultaire eat mi bon aiiltiir et nn bon écrirain. La France a beanconp de bons icrivaint et moins de bons auteurs ; l'Allenugne a pra de bons ^criraint et nn grand nombre de bons auteun.
ADTHEPO'IQUE, SOLENNEL. Solennel, dans le disconrs ordinaire , se dit d'une cbose qni se fait areo beanconp' d'appareil et de cérémonies.FJte solennelle, ehasse solennelle, procession solennelle i en ce sens, il n'est pas ijnonjm^ d'authentique.
En jurisprudence , on appelle solennel et authentique Qn acte i^vËtn des formes qui )e rendent Talidi
Vautorité aalorité sans
m de Dies ; Dieu ■ ane tor les bommea ; on de la nature , so^re a de Vaatorité sur ses enfana -, ou des lois , un ■OQTerain a de ïautoritè anr «ea sujets i on d'noo supériorité morale telle que celle de l'homme Tertneux, de l'bonnéte homme aur les autres hommes , do bienfaiteor sur celui qu'il comble de bienfaits ; on enfin des choses qni ont de la prépondérance , de l'ascendant , de l'empire snt les esprits. L'autorité de la raison , dei preuves , des témoignages , ,des ^nionniuens , des auteurs , etc.
Eicepté l'autoril^de Dieu, qui eat sans bornes , parce que sa puissance est infinie , toutes les antres espèces d'autorités ont des
Ton ronunande on qni linflne ,
l'at
juqae t
formes strictement nécessaires pour (e ■valide , et que l'acte solennel est reiêto, d'i anrcroit de (otmaUtés qui le mettent hors de donte. Un mariage authentique est celui où l'on a employé toutes les formes strictement néceasairas ponr le rendre valide; un mariage tolennelest celui auquel on a appelé, outre
d'antres témoins, qui ont assisté aui conventions , à la céiébraiion , et qui ont signé le
L'acte est solennel par la publicité , par .la notoriété de la chose ; il est authentique par les formalités légales. Il est ^fenne^ par la snrérogationdes formalités qu'on y a employécsi il e»t authentiqae par les formalités nécessaires dont on l'a revètn.
AUTOMATE . MACHINE. On donne ce nom à tout ouvrage de mécanique qni porte en soi le principe de sdn mouvement. En ce sens , on pent regarder une horloge comme lui OHioinaie. Majsdians le langage ordinaire, on n'appelle fljtfojnaiej que les machines qui imitent les mouvemens des corps animés; et
nqnw imHU ei
Dumis. SiUsc
qu'elle ne soit sontenoe par la puissance.
Vautorité d'un souverain disparaît ei ses sn-
n'ait pas la puissance pour les y contraindre. 11 a bien encore Vautorité de droit, mais il n'a plus Vautorité de fait.
La puissance est une comblnaiBon deaforces physiques et des forces morales , en vertu
individus, et pent in-
stles
rigera^