I. Ainsi u
anson, qni tend eon dans la main, qnil toot digéré par les
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1 de»
mais le canaiJ de cou pour prendre !e ivale , le digère et le voies ordinaires , est
L'appui te plus sûr de Vautorité d'nn sa
rain , c'est l'amour des penplea et U ce
fiance qu'ils ont en sa justice. Hcconrir à
Vautorité des pères snr leurs enfans cesse sqtie ceux-ci sont en âge de faire nsage de r liberté , et les enfans ncsont pins soos r puissance , c'est-à-dire que les pères i« ivent plus employer la force pour les eonindre.
L'amorilé de la raison s'affaibUt sons 1« règne des préjugés, de la puistanct et dn
Pouvoi
AUTOMATE, V. AnnaoÏDa.
AUTORITÉ , PUISSANCE , POUVOia.
'Vautorité est une relation de supérieur à
Bue aur le second Ae manière à le Iciiïr ilana
celle dejadssaace.
sépares ; et ces id
cUe d'autorité. Vu.
Avec Vmitorité, le titre nécessaire, vous avH an jioiHvir, le pouiWr jtisteet légitime , la voie de droit ; aveti la puissance , la force ■
et esécoloiie , la vole de fait. Le premier de ces powoirs émaue doue dj ïaaCûrilé , W K-
AUT
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cond de U puissance. L'an annonce Vautorité qui est en son droit, et Tautre la puissance qoi exerce son action. Le pouvoir exécute en ▼erta de la puissance. Vous aurez le premier de ce& pouvoirs sans puissance , si vous n*a* vez pas les moyens efficaces d'exécution ; TOUS avez le second sans autorité , si vous n^avez pas les titres nécessaires pour une exécution légitime. V autorité délègue, distribue des pouvoirs on le droit de faire; Xa puissance laisse un pouvoir on la liberté prochaine de faire. L'npe a des mandataires » l'antre des exécuteurs. La puis^nce ne se partage pas , Vautorité ne se divise pas; si e^e8 se commu* niqaent , c'est par des pouvoirs particuliers. Enfin, dans le sens ai autorité comme dans celai de puissemce , le pouvoir a un rapport particulier à l'acte, une idée particulière d'efficacité , et le soin de l'exécution.
Le pouvoir des pères sur leurs enfans est de droit naturel : voilà le sens analogue à celai d^imtorité. Il n'est pas au pouvoir de l'esprit humain de concevoir la profondeur des mystères de la foi : voilà l'idée de puissance. La première chose qu'on demande aux ambassadeurs est la communication de leurs pouvoirs : voUà le pouvoir délégué » et l'acte de délégation appelé ^ pouvoir : un ministre a nn grand pouvoir sur l'esprit du prince :
Toilà encore l'idée première de Vautorité , l'ascendant, l'empire. Un mineur n'a pas le pouvoir de îaâre son testament : voilà l'idée à^vaie puissance liée , qui n'est pas libre , qui ne peut pas se réduire en un acte.
Vautorité gît dans la dominatÎQU , l&puis' sance dans les forces de tons genres , le pouvoir dans l'énergie de l'une et des autres.
Vatitorité est le droit du plus grand ; la puissance celui du plus fort ; le pouvoir , l'agent de l'un et de l'autre.
Vautorité commande , puisqu'elle domine, la puissemce la garantit : sans la force pour se faire obéir , que serait le droit de commander ? Le pouvoir gouverne eu déployant Vtauorité qui gouverne, et en poursoivant l'obéissance avcjC l'ap|>areU de 1^ puissance qui fait -obéir.
Le pouvoir suprême dans toute son étendue annonce Vautorité suprême , armée de la puissance suprême.
Vautorité est une , car ce qui est supérieur comme Vautorité n'a point d'égal , et deux commandemens rendraient l'obéissamse impossible. La puissance doit l'être , sans quoi " y Aurait force cpntre force , puissance contre autorité , guerre. Les différens pouvoirs laitages et répandus se réunissent dans l'u- ^à'autoriiéet aie puissance.
Le despotisme n'est point nne autorité , puisqu'il est sans loi , et contre les lois essentielles de la société. Il est unepuissance , puisqu'il a des forces. ( Extrait en partie de Rou* BAun. )
AUTORITÉ , POUVOIR , EMPIRE. Ces mots ne sont pris ici que dans le sens qui marque en général ce qu'on peut sur l'esprit des autres.
Vautorité se dit de l'influence que Ton a sur les esprits , de la supériorité que l'on acquiert sur eux, de manière à les soumettre , à les diriger. L'esprit, la science , la raison, l'expérience , les richesses , l'âge , les talens , donnent de Vautorité , c'est-à-dire de l'influence sur les esprits.
Le pouvoir supposé une influence plus forte et à laquelle il est diffîcile de se soustraire.' Un père a du pouvoir dans sa famille , c'està-dire une influence sur les esprits des membres de cette famille , qu'on ne secoue pas aisément. Un ahii qui a rendu de grands services à son ami a acquis du pouvoir sur l'esprit de ce dernier : ce pouvoir yient de leur attachement réciproque , et de la reconnaissance de l'un pour l'autre ; il est difficile de ne pas s'y soumettre, parce qu'il faudrait pour cela relâcher des liens qui sont chers.
Vempire est absolu et semble ôter tous les moyens de se refuser à la soumission.
Vempire vient ordinairement de l'art de trouver et de saisir le faible des hommes. Un homme d'un esprit faible , qui s'est soumis avec une confiance aveugle aux volontés d'un autre homme adroit et rusé, est sons Vempire de ce dernier, qui s'étudie à ne lui laisser aucun nioyen d'exercer sa propre volonté.
Vautorité , dit judicieusement Girard , laisse pTtis de liberté dans le choix ; le poU" f'oir parait avoir plus de force ; Vempire est plus absolu.
La supériorité du rang et de la raison donnent de Vautorité, c'est ordinairement parla persuasion qu'elle a^it; ses manières sont engageantes , et nous determineitt en faveur de ce qui nous est proposé. L'attachement pour les personnes contribue beaucoup au pouvoir qu'elles ont sur nous ; c'est par des instances qu'il obtient ; son action est puissante et fait que nous nous rendons à ce qu'on désire de nous. Vempire réussit par tm ton affecté ; ses airs sont tantôt souples , tantôt impérieux , et toujours propres à soumettre nos idées à celles qu'on veut nous insinuer.
Vautorité qu'on a sur les autres vient toujours de quelque mérite „ soit d'esprit , soit 4<s naissance ou d'état; eUe fait honnenr*
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hd pouvoir Tient ordinairement de qnelqne liaison soit de cœar » soit d^intérét ; il augmente le crédit. Vempire yient d'an ascendant de domination , arrogé avec art , on cédé par imbécillité; il donne -quelquefois du ridicnl*.
C'est à an ami sage et éclairé qnenons devons donner qaelqae autorité et qnelque /Kiut'oir sai'%iotre esprit; mais nous devons noas défendre de tooit empire autre que celai delà raison. Les hommes cependant sont souvent tout le contraire; ils regardent les avertissemens que rhonnenr et la probité forcent on véritable ami à leur donner , comme une autorité odieu&e qu'il affecte, on comme un pouvoir qu'il s'arroge mal à propos , an préjadice de leur liberté , tandis qu'ils se livrenlt à Vempire d'un flatteur étoardi , quelquefois d'un valet , et souvent d'une maîtresse emportée , qui leur fait embrasser avec effronterie le parti de l'imposture , et suivre opiniâtrement les routes de l'iniquité. n
AUTOUR, À L'ENTOUR. Autrefois on confondait ces deux mots, autour est une préposition , à l'entour est un adverbe. Au>tour a toujours un régime; à Ventour n'en a point.
Autour indique le rapport qui existe entre nn objet et les objets qai le ceignent immédiatement on à qnelqne distance , soit en remplissant toute la circonférence qu'ils forment, soit en occupant seulement quelques points de cette circ(Hi£érence ^ soit en la décrivant par leur mouvement.
Autour indique proprement une circonférence , une enceinte.
A Ventour marque des choses plus on moins éloignées de Ji'objet , mais qui sont .dans son voisinage, que l'on trouve autour , sans qu'ils forment un tour. On met un mouchoir autour de sa tète, une ceinture autour de son corps ; on dit qu'il y a une haie autour d'un champ, parce que le mouchoir , la ceinture, la haie, forment réellement une enceinte ; mais à l'entour indique des objets qui sont 'ii la proximité , dans^ le voisinage , soit qu'ils forment ou non un tour , une enceinte autour de la chose. Quand on dit il y a des villages autour de cette ville, on veut dire qu'il y a plusieurs villages qui forment un tour , une enceinte à cette ville ; mais si l'on ▼oalait indiquer ces vUlages^ sans l'idée de tour, d'enceinte, on dirait les villages d'aîentour. C'est ainsi qu'on dit les rochers d'àlentour , les édios àHalentour,
AUTRE, AUTRUI. Autrui signifie les ttoLtrw hommes. 11^ s'emi^oie ^nand oa ne
AVA
veut marquer aucune relation avec des hom* mes dont on a déjà parlé auparavant. Ainsi , par exemple , on dit il ne faut pas désirer le bien d'oufrni, parce que l'idée désignée par autrui n^B. pas rapport à des hommes dont on a parlé auparavant. Mais on dit il ne fant pas ravir le bien des uns pour le donner anx autres, et non pas pour le donner k autrui, parce que dans le premier membre de la phrase on a parlé de certains hommes, des uns , et que le mot autres à rapport à ces certains hommes, cas où il faut toujours se servir d*autre au lieu d^autrui,
AUTREFOIS. V. AvaEirmoïKirr.
AUTRE. V. Autrui.
AVALER , BAISSER. Ces deux mou signifient aller ou faire aller de haut en bas. Mais avaler ne signifie plus que faire passer un aliment du gosier dans l'estomac Partout ailleurs il est vieux, et ne s'emploie plus que dans quelques phrases d'arts et jnétiers. Les jardiniers disent avaler une branche pour dire la couper près du tronc. On dit sur les rivières qu'un bateau avale pour dire qu'il suit le courant.
AVANIE. V. Apfroht.
AVANT DE, AVANT QUE DE. Les grammairiens ont été partagés pendant long-temps par la question de savoir s'il fant dire at^ant de ou avartt que de', avant de partir on avcuit que de partir. D'Olivet et Dumarsais étaient pour avant que de. Avant, dit le dernier , étant une préposition , doit avoir un complément ou régime immédiat. Or , une préposition ne saurait être ce complément. Je <a*ois qu'on ne peut pas plus dire avant de qo! avant pour, avant par, avant sur. Dumarsais a pour lui tous les bons auteurs du siècle de Louis XIV , et un usage constamment • suivi jusqu'à nos jours»
Mais Beaujcée croit qu'il est plus analogue et mieux de dire, avant de partir, avant de se mettre à table ; il se fonde sur ce ^ue, quand on regarderait avant comme une {déposition, avant de partir ne serait encore qu'une phrase elliptique aisée à analyser, avant le moment de partir, au lien qu'il est impossible d'analyser d'une manière raisonnable et satisfaisante avant que de partir. ■
L'usage, il est vrai, avait autorisé et consacré €ivant que de, mais quelques poètes s'étanl^ermis pour la mesure des vers de dire avant de ,' et quelques prosateuro ayant osé les imiter , l'usage s'est d'abord partagé et s'est enfin réuni À l'opinion de Beauxée.
AVANT QUE DE. V. Avaot db.
AVANT, DEVAIHT. Âmm m« «im pré*
AVA
AVA
position liai marque prëférenee <m priorité de temps ou d'ordre et de rang. Il est arrivé avant Wioi , priorité de temps ; il est placé avant moi , priorité d^ordre : il est opposé à après. Il est arrivé avanl moi 9 jo suis arrivé après lai.
Devant est aussi nne préposition d'ordre et est aus^i opposé à après. C'est mon ancien y il a le pas datant moi.
S'il y a entre les choses un rapport nécessaire d'ordre, de priorité, on emploie ai>ant.
L*adjecti£ se met aidant son substantif , et le snbatantif sc^ met après. Mais si les choses n'ont pas nécessairement entre elles nn rapport d'ordre on qu'on fasse abstraction de ce rapport, on se sert de deyeuit. Par exemple, si j'ai à placer nn substantif et son article , je dirai il faut mettre l'article a^ant le substantif. Il y a ici nn rapport nécessaire entré \ti denx objets. Mais s'il est question de savoir s'il faut donner ou non un article à nn tabstantif , on dira il faut mettre un article devant ce substantif , et l'on parlerait mal en disant il faut mettre ttn article avant ce snbstantif , pnisqa'ici il n'y a pas un rapport nécessaire d'ordre entre leà deux objets, mais qu'il s'agit seulement de savoir si Ton peut joindre l'un à l'antre.
AVANTAGE, PROFIT, UTILITÉ. Par le mot avantage on entend tous les effets utiles ou agréables qui peuvent résulter pour quelqu'un de la possession, de l'usage, de la jouissance d'une chose , ou des rapports qunne chose peut avoir avec lui ou avec ce qui le concerne.
'^vofitage est le mot général, le genre j profit et utilité sont des espèces (Vava/itages, ^profit est nn avatage qui naît du gain que prodaiaejQt les choses j Vutilité est un avan* tage qui nait du service qu'on tire des choses.
•avantage a cela de particulier qu'il entre tonjours dans l'idée principale qu'on y attache une idée accessoire d'opposition , jfa comparaison , soit avec les effets contraires * ceux qui sont exprimés , soit avec le défaut ou la privation de ces derniers. C'est un avantage que son frère n'a pas.'Cbaque chose a ^avantages et ses inconvéniens. Cette place me procure de grands avantages qui me manqueraient si je ne l'avais pas. Les afa/zfa^e^ de a ligure , de la jeunesse , sont opposés aux inconvéniens de la laideur, de la vieUlesse,
^ est t:e qu'on sent lorsqu'on emploie ces mots. 1 r
^^^fit et oftï/fe n'emportent point cette idé» accessoire, et si l'on veut la leur donner on pt obligé de leur substituer ou d'y joindie *• ««^l amUage. Qoand j« dia, je retire un
grand prt^t de- ma terre , je tire nne grand* utilité de ce domestiqae, ie^ mots profit 'et utilité sont pris dans nn sens absolu; mais quand je dis ce profit, est nn grand avantage pour moi, VutiUté de ce domestique est nn grand avantage ponr moi * je mets le profit et l'utilité en opposition avec les inconvéniens qui résulteraient pour moi s'ib venaient à me manquer.
AVANTAGEUX, ORGUEILLEUX. L'«*" vantageujc est celui qui est attentif à se prévaloir de la moindre déférence qu'il obtient de In faiblesse , de l'inattenljion , on de la complaisance des autres , poun affecter nn air de supériorité, qui ne lui convient point. '
U orgueilleux est celui qui étale Texoès de la bonne opinion qu'il a de lui-même.
^avantageux fonde l'air de supériorité qu'il affecte sur la haute opinion qu'if croit ou qu'il veut faire croire que 1^ autres ont de lui. Uorgneilleux fonde sa supériorité imaginaire sur l'idée exagérée qu'il a conçue de son propre mérite.
^avantageux abuse de la moindre déférence qu'on a pour lui; Vorgueilleux.se trouve blessé de tout ce qui ne marque pas un respect , nne déférence , des attentions , des égards conformes à la hante idée qu'il s'est formée de lui-même.
AVANTAGEUX , GLORIEUX. Vavanta-' geux tire parti de la moindre déférence que les autres ont pour lui , et exagère cette déférence; le glorieux, uniquement occupé du désir de briller , ;est plein de vanité. Il cherche et saisit toutes les occasions de s'établir d'une manière distinguée dans l'opinion des autres , et s'efforce de réparer par les dehors ce qui lui manque en cHet.
Le glorieux, veut paraître quelque chose j Vavantageux agit comme s'il était quelque chose.
AVANTAGEUX , FIER. Le Jier tient de l'arrogant , du dédaigneux , et se conununiquc peu. Vavantageux aime à se communiquer pour fairi} parade de ses avantages.
AVARE , AVARICIEUX. On entend par avare celui qui est possédé de la passicM:^ sordide et jalouse d'avoir des richesses-, sana aucun dessein d'en faire usage. Ceux qui n'aiment l'argent que pour le dépenser ne sont pas de véritables avares,
Vavaricieux est celui qui craint de dépen<* ser, qui donne mal ou de mauvaise grâce.
Avare convient mieux lorsqu'il s'agit de l'habitude et de la passion même de l'avarice ; et avaricieux est le mot propi-e lorsqu'il n'est qneatioa que d*an acte im d'an travail parti*?
AVE
AVE
culier de cette passion. Un homme qui ne donne jamais , passe poar ai'^zre ,*' celui qui manque à donner dans l'occasion , ou qui donne trop peu, paAse pour avaricieiuc,
\2 avare se. refuse tontes choses; Vavaricieux ne se les donne qu^a demi.
, On n*emploie jamais qu'en mauvaise part , et dans le sens littéral , le mot d'avaricieux ; mais on se sert quelquefois de celui d^ayare en bonne part, dans le sens figuré. C'est ainsi qu'on dit qu'un général d'armée est avare du sang du soldat, c'est-à-dire qu'il craint de le prodiguer. On dit aussi être avare du temps ; mais en ce sens avare n'est plus synonyme èLavaricieuXm ',
AVARE. V. Attaché, Iictk&essé.
AVARICE , LÉSINE, CUPIDITÉ. V avance est l'amour désordonné des richesses ; la cupidité est X avarice en grand; elle veut envahir, elle Liesse visiblement l'ordre général; V avariée veut acquérir, et craint de dépenser, elle blesse la justice; la lésine s^attache à de^pctits objets, soit d'épargne, soit de profit, elle est ridicule.
AVARICIEUX. V. Avare. ^