BAD
BAF
ToLjet qp^jl contemple ; une cnriosSté stapide forme son caractère. '
Le niais, incapable dépenser etd^agîrpar pii-même, cherche toujours dans Texempl^ides antres ce qn'il doit dire on faire. Faute d'expériences et de connaissances, il flotte toujours dans une incertitude inquiète qui se remarque sur sa physionomie , dans ses gestes , dans ses discours, dans sa contenance. Il se distingue à son embarras , à sa naïveté, à sa crédulité yaxiiable.
Le badaud regarde les choses comme sHl n*aYait jamais rien vu ; le niais est embarrassé parce qu'en effet il tCb. jamais rien vu.
Le premier est attaché par la nouveauté des objets; le second est incertain à cause de la multitude des objets en^e lesquels il ne sai pas choisir de lui-même.
BADAUD, NIGAUDw Le haddud prend intérêt à quelque^ chose ; le nigaud ne prend intérêt à rien. C'est tin niais qui ne cherche pas même ce qu'il doit dire on ce qu'il doit faire , et qui , indifférent sur ce qu'il voit ou ce qu'il entend , s'amuse à des babioles , sans s'inquiéter de ce qu'on dit ou de ce qu'on pense de lui. Pour fixer Fattention du badaiid, il faut quelque chose d'extraordinaire pour lui ; pour attirer l'attention d'un nigaud, il suffit de la moindre babiole, de la moindre bagatelle , et cette attention ne dure que jusqu'à ce qu'il se présente à lui un objet d'aussi peu d'importance.
Le nigaud est on grand enfant.
BADIN , FOLÂTRE, Folâtre, qui aime à se livrer à ces petits jeux de corps qui sont communs entre les enfans , les jeunes gens et les jeunes animaux.
Badin, qui aime à rire, à faire rire les antres, et cherche toujours pour cela le côté plaisant des choses. ,
La yiyaeité du sang , la gaité , la pétulance , rendent folâtre ; ces quaUtés viennent d'un bon tempérament et d'un excès de santé.
La légèreté de l'esprit, l'enjouement, la frivolité, rendent badin. Ces qualités viennent d'un certain éloignement pour les choses sérieuses, et d'un penchant naturel à saisir tout ce. qui peut inspirer le rire et la gaîté.
On a VhnmeuT /jolâtre et l'esprit badin.
Il n'y a qu'un ûge pour être folâtre , c'est cdiui de la jeunesse. Dans l'âge mur, un homme folâtre sort de sa place ; dans la vieillesse , il est ridicule. À tout âge on peut être badin,
Folâtre est opposé à posé, badin a sé-j lieux.
BADINÀGE, BÀDÎNMIP. Ce' dernier
mot n'est guère usité,, qnoiqne souvent écrit par les meilleurs auteurs dn siècle de Louis XIV, et le premier est plus élégant. Le mot badinage indique particulièrement la nature , le génie , l'esprit de l'action ou de la chose, ce qu'elle est en elle-même et dans son ensemble. Badinerie exprime plutôt un trait particulier^ de badinage décoché en passant , et l'esprit ou l'intention de la personne qui fait l'action on la chose. Des badineries forment un badinage , et non des badinages. On prie quelqu'un de finir son badinage on ses badineries. Marot a un genre de badinage; le choix et le goût de ses badineries en font on badinage élégant. Un trait qui n'a rien de sérieux ou de solide est une pure badinerie ;m^\s le badinage peut, avec l'air de la badinerie ^ faire passer des choses très solides et très sérieuses. La badinerie est un trait léger du badinage sans conséquence.
BADINER , FOLÂTRER. Badiner, direoa faire des choses gaies ou plaisantes dans le dessein d'en rire et d'en faire rire les autres. Folâtrer , se livrer à ces jeax de corps qui sont communs entre les enfans , les jennes gens , et quelques jennes animaux. Les enfans, les jeunes gens , sâment k folâtrer ; les petits chiens , les petits chats i folâtrent entre eux ou avec leur mère.
Folâtrer consiste dans de petites actions du corps ; badiner consiste dans des tictions de l'esprit. On badine en s'appliquant à saisir le côté plaisant des choses et à le représenter aux autres pour les amuser ou les faire rire.
L'action de folâtrer n'entraîne aucune suite lorsqu'elle est contenue dans de justes bornes ; l'action de badiner laisse quelquefois dans l'ame des impressions de diverse nature, et donne lieu à des réflexions de diverses espèces. Il y a un badinage grossier qui chor que les gens sensés; il y a un badinage ingénieux qui rend quelquefois la vérité plu»
sensible que ne pourraient le faire des dis- Qours sérieux. Boileau a dit :
Imitez de Marot l'e'légant badinage.
BADINERIE. V. Badinage.
BAFOUER ,. HONNIR. Honnir vient de honte. Il signifie couvrir de honte, témoigner par des cris de désapprobation qu'on regame ce que quelqu'un. a dit ou a fait comme une chose honteuse.
Bafouer, se moq^ner de quelqu'un dune manière- outrageante, l'accabler d'affronts et d'injures.
Honnir suppose d'un côté de l'impndence»
de l'autre , les cris de soulèvement et d'iûdi"
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