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SENA

dè négocier avec les vainqueurs. M. de Sémonville fut continué dans ses fonctions de grand référendaire par le nouveau roi; il s’en démit en 1834.

SEMOY , riv. qui naît près d’Arlon (grand-duché de Luxembourg), sur les limites de la France et de l’Allemagne , coule à 10. , arrose Bouillon, et joint la Meuse près de Monthermé (Ardennes) ; cours, 150 kil.

SEMPACH, ville de Suisse (Lucerne), sur le lac de Sempach, rive E., à 13 kil. N. O. de Lucerne. Les Suisses y remportèrent sur les Autrichiens (9 juillet 1386) une victoire mémorable. Cm nomme Convention de Sempach l’acte conclu en 1393 entre les confédérés suisses à l’issue de la guerre de Sempach.

SEMPAD , nom de plusieurs princes arméniens, dont les plus remarquables sont : Sempad I , dit le Martyr , de la race des Pagratides , qui régna de 899 à 914; il résista vaillamment aux Musulmans, leur disputa pied à pied toutes ses places fortes, mais finit par tomber entre leurs mains, et fut mis à mort ; — et un roi de la Petite-Arménie, de la race des Rhoupéniens, qui régnait à la fin du xin» siècle. 11 enleva la couronne à ses 2 frères, Théodore et Hayton, et fut à son tour détrôné par un autre de ses frères, Constantin, qui le fit prisonnier , et l’envoya à Constantinople , où il fut détenu jusqu’à sa mort. SEMPLIN, comitat de Hongrie. Voy. zemplin. SEM PRONIE, Sempronia , femme de Sempronius Gracchus et mère des Gracques, plus connue sous Je nom de Cornélie. Voy. cornélie.

sempronie, femme de Scipion Emilien et sœur des Gracques; elle était haïe de son mari à cause de sa laideur ; on soupçonne qu’elle trempa dans la mort de ce grand homme.

sempronie, femme d’un Junius Brutus (qu’il ne faut pas confondre avec le meurtrier de César), était une des femmes les plus spirituelles, mais aussi une des plus vicieuses de son temps ; elle prit une part très active à la conjurai ion de Catilina.

SEMPRONII forum (Ombrie), auj. Fossombrone. SEMPRONIUS, nom de 2 fam. romaines, l’une patricienne, l’autre plébéienne : à celle-ci appartenaient les Gracchus , les Longus , les Tuditanus.

SEMPRONius-GRACCHns(Tib.),cons.en 215 et 213 av. J.-C.Alatête des esclaves volontaires, il battit Hannon àBénévent,2l4 : il péril dans une embuscade en 212.

SEMPRONIUS LONGUS (T.), consul en 218 av. J.-C. perdit la bataille de la Trébie contre Annibal, mais obtint plus tard quelque avantage sur Annibal et sur Hannon en Lucanie, 215.

sempronius tuditanus (P.) , était tribun légionnaire à la bataille de Cannes ; il échappa au désastre de cette journée avec sa légion, et ramena ses soldats à Rome. Il conclut la paix avec Philippe Y fut consul en 203, et vainquit Annibal à Crotone.

sempronius gracchus (T.), père des Gracques Voy. gracques.

SEMUR ou semur-en-auxois , Scmurium , ville de riance, jadis capitale de lAuxois, auj. ch.-l.

? (p^"d„ür) » su/ un roc , près de l’Armançôn*

à 70 kil. N. O. de Dijon; 4,200 hab. Divisée en trois parues (Bourg, Donjon, Château). Çpllége, bibl. et collections sav. (nombreux fossiles). Beau pont. Calicot, filature de laine, tannerie. Commerce de grainschevaux, etc. Fondée, après la destruction d’Alisepar César ou par Attila, par ceux qui échappèrent au sac

dei ?nA ÎV Penri 1Y y transféra le parlem. de Dijon en 1590. Patr. de Saumaise, de Gueneau de Monlbé-

piariec‘~7-L arr-aGc- (Semur, Flavigny, Montbard, i iccy, Sauheu, Yitteaux), 145 comm., 70,000 hab semur-en-brionnais, Castrum Sinemurum ch -1*

^oonLlflTet;Loire)’- 4 38 kil* s- ail

SFNA JadlS baronnie et capit. du Brionnais. ,b7Açou sena gallica, auj. Sinigaglia. y. d’Italie

^ SénoüTeà râUe, Ver1 368 av* Par les Gaulois Renouais , à i embouchure de la petite rivière

de Sena (auj. Cesano ). C’est là que les Romains conduisirent leur première colonie au delà de l’Apennin (283 ans av. J.-C.). Asdrubal , frère d’Annibal, y fut défait et tué par Cl. Néron et Liv.Saîinator (207).

sena julia, auj. Sienne, ville d’Etrurie au S. O. de YUmbro et au N. E. de Volaterra , devint colonie romaine sous Auguste.

sena , ville de la capitainerie-générale de Mozambique (Rivières de Sena) , sur le Zambèze , par 32° 10' long. E. , 17° 12’ lat. S. Fort, ville jadis importante. Un peu de commerce avec l’intérieur.

sena (Rivières de), gouvernement de la capitainerie-générale de Mozambique, entre le pays d’Yambara, le Sofala, le Monomotapa, etc.; 650 kil. sur 212. Tilles principales : Sena, Tete (ch.-l.), etc. Le Zambèze arrose le pays. Sol très fertile, superbes forêts, café, indigo, plantes médicinales, etc. Or, argent et autres métaux. Ce n’est guère pour les Portugais qu’une possession nominale.

SENAC (J. -B.), médecin, né en 1693 près de Lombez, mort en 1770, avait été protestant; il se convertit , et se fit jésuite. Il guérit le maréchal de Saxe d’une maladie dangereuse, et devint premier médecin de Louis XV (1752). On a de lui , entre autres écrits, un Traité de la structure du cœur (1748), 2 vol. in-4, réimprimé (1777 et 1783), avec notes et additions de Portai, et des Mémoires insérés dans le recueil de l’Aeadémie des Sciences. — Son fils Senac de Meilhan (1736-1803) , fut maître des requêtes, intendant d Aunis, de Provence, de Hainaut,, intendant de la guerre (1775), émigra en Russie," fut admis dans la société intime de Catherine II, qui lui fit une pension , et mourut à Vienne. Il a beaucoup écrit {Principes et causes de la révolution fran - (aise, Paris, 1790 ; V Emigré, roman, 4 vol. in-8, etc.

C onsid. sur les richesses, 1787 ; Sur l’esprit et les

SENARiLA , vil e du roy. de Naples (Abruzze LU érœure 2^) près de Vomano , sur un rocher , à 16 lui S. 0. de Teramo; 2,000 habitants (qui st disent tous nobles et ne paient point d'impôts! La ville a le litre de république (que lui a “cHé

Sar?"?; ’;V‘ nrmc seB magistraîT

SENAR1 (foret de), dans le dép. de Seine-et- Oise (canton de Boissy-Saint-Léger! à 8 bu iv Corbcil 1 9 kil. sur 6‘: elle eeuSsIe par la riule e Melun, cest un terrain sablonneux et aride parsemé de blocs de grès. Les rois de France fai'

cel!e /»>« do grandes parties de ciiasse. c était aussi le rendez-vous d’un grand

" SFnI^ J°leUr8>; fllG 611 esl bu,'Sée aujourd’huh

SLrsAT» Senatus (de senex, vieillard), nom donré dans divers états a un corps délibérant investi de plusieurs des attributions de la souveraineté Les sénats les plus célèbres sont : chez les anciens celui des Juifs, connu sous le nom de Sanhédrin ( Voy ce nom); celui de Sparte, institué par Lycureue et compose de 28 membres; il partageait h pou- >on avec les deux rois; les sénateurs étaient élun par le peuple et devaient avoir au moins 60 an^ celui d’Athènes, institué par SoIonTü se comnol

H? r membres. <!“■»» nommait les QtaSZ Cents. Clisthene en porta le nombre à 500 l’an

61° av. J.-C ; ils étaient désignés par le sorV — eui de Carthage, qui partageait le pouvoir avec les suffètes ; enfin celui de Rome, le plus imrlortan de tous Voy. ci-après). - Chez les Wdenies or connaît le sénat de Venise, qui représentait Paris *

mon16'!86? membr,es s’aPPelaient Pregadi {Von. ce mot) ; ils devaient etre nobles et âgés de 25* an» au moins ; il se composa d’abord de 60 sénateurs on en porta depuis le nombre à 100; — celui de

cSS&e HIBï»Ué'ta?rXIVeiSè?e ' ab0li en 1772

de ulti ? 16 iabb e“ 1809;— ceux de Pologne, ,L„£r* def ^lal8"^1)18 > des villes hanséatiquei (Lubeck, Hambourg, Breme J Francfort), enfin le

5ÉNÀ i G4 1 — SÉjNE

iénat créé en France sous le nom de Sénat conservateur (Vôy. ci-après).

sénat de rome. Ce corps, institué par Romulus, partagea le souverain pouvoir avec les rois, puis avec les consuls et le peuple ; il délibérait sur la paix et la guerre, rédigeait les lois, réglait les impôts, distribuait les provinces, rendait la justice; longtemps il fournit seul tous les grands dignitaires. L’institution des tribuns (493 av. J.-G.) , l’admission des plébéiens au consulat et à toutes lesgrandes charges (41 0-254), avaient déjàdimin. son autorité, lorsque C. Gracchus lui enleva les fonctiona judiciaires pour les donner aux chevaliers (123). Sous les empereurs, le sénat vit de plus en plus diminuer son pouvoir et perdit toute indépendance ; il ne se ' signala guère que par son empressement servile à approuver toutes les volontés des plus cruels tyrans. Depuis le partage de l’empire, il y eut deux sénats, l’un à Constantinople, l’autre à Rome. Après la conquête de l’Italie par les Barbares , le sénat de Rome fut maintenu par Odoacre et par ïbéodoric; il disparut après l’an 552, la plupart de ses membres ayant été massacrés à cette époque par les soldats du roi Goth Téias, pendant qu’ils retournaient à Rome, que Narsès venait de reprendre aux Barbares. — Les sénateurs furent d’abord au nombre de 100 ; on les appelait Patres (pères). Tullus Hostilius en porta le nombre à 200 ; Tarquin l’Ancien en créa 100 autres. Après l’expulsion des rois, Brutus en adjoignit de nouveaux, qui furent appelés Conscripti (ajoutés), d’où, pour le nouveau sénat, le nom de Patres et Conscripti , puis Patres Conscripti. Sous la république, les sénateurs arrivèrent progressivement au nombre de GQO, qu’on peut regarder comme le chiffre normal du sénat. A la mort de Césa’, on comptait plus de 1,000 sénateurs; mais Auguste les réduisit à 600, et depuis ils restèrent à peu près à ce nombre. — Les premiers sénateurs furent, dit-on, choisis par les curies et les tribus. On ne sait pas bien comment se firent les trois adjonctions subséquentes. Les sonsuls faisaient, dit-on, les choix. Les grandes charges, y compris le tribunat et l’édilité curule, donnaient droit de siéger au sénat. Lorsque la censure fut établie, c’est aux censeurs qu’il appartint d’admettre ou d’inscrire les sénateurs. Les censeurs avaient aussi le droit de rayer de la liste des sénateurs les membres indignes. Le sénateur porté le premier sur la liste des sénateurs était appelé Prince du Sénat (pr incep s senatus). — Les sénateurs portaient la toge avec une large bande de pourpre semée de clous d’or (ou laticlave), et une chaussure fermée par un croissant d’argent ou d'or; ils avaient une place réservée dans les spectacles. La fortune d’un sénateur devait être d’au moins 800,000 sest. (163,000 fr.) au dernier siècle de la république, et de 1,200,000 eou3 l’empire (244,000 fr.). Le sénat était convoqué par le chef de l’état ou son représentant (consul, dictateur, maître de la cavalerie, décemvir, etc.), ou par un tribun du peuple. Les assemblées ordinaires étaient au nombre de trois par mois (aux calendes , aux nones , aux ides). Les vote3 se donnaient, soit de vive voix , soit en allant se ranger du côté de celui dont on adoptait l’avis (de là cette expression : ire pedibus in senlenliam alicujus). Les décrets rendus par le sénat se nommaient sénatus-consultes.

Au XIIe siècle, Rome qui s’était de nouveau érigée en république, eut momentanément un sénat (1 140); ce corps fut bientôt remplacé par un seul magistrat, qui prit le nom de sénateur. Ce titre fut conféré, tantôt à des princes étrangers, tantôt au pape même. Rome a encore aujourd'hui un sénateur, qui est à la fois le magistrat et le juge suprême de la ville.

sénat conservateur , corps politique créé en France par la constitution de 1 an Vlil (promulguée le 24 décembre 1799), devait veiller à la conservation de la Constitution et à l’observation des lois; !

il élisait , d'après les listes faites dans les départements, les membres du Corps législ., lesconsuls, les tribuns, les juges de cassation; il pouvait dissoudre le Corps législatif. Les sénateurs étaient élus par le sénat même, entre les candidats présentés par le Corps législatif, lo Tribunat et le 1er Consul; ils étaient à vie. Leur nombre, d’abord de GO, s’éleva jusqu’à 137. Ils jouissaient d’une dotation qui varia de 25,000 à 36,000 fr. Le sénat subsista sons l’Empire, mais il perdit toute indépend., et sanctionna complaisamm. tous les décrets impériaux. En 1814, il fut remplacé par la Chambre des Pairs. Il aété rétabli par la const. du 14janv. 1852.

SENAULT (J .-Fr.), supérieur-général de l'Oratoire, né à Anvers en 1599 ou 1604, mort en 1672, vint de bonne heure en France, et fut un des bons prédicateurs du temps. Modeste et désintéressé, il refusa plusieurs bénéfices, et même l’épiscopat. On lui doit des Panégyriques des saints , Paris, 165G-7-S, 3 vol. in-4 ; des Oraisons funèbres , et un Traité de l’usage des passions , 1641, ouvrage estimé.

SENEB1ER, né à Genève en 1742, mort en 1809, fut pasteur et bibliothécaire à Genève , se fit un nom comme bibliographe et botaniste, et fut membre de presque toutes les académies de l’Europe. Il a publié entre autres ouvrages : un Essai sur l'art d'observer , Genève, 1775 ; l'Histoire littéraire de Genève , 1786, 3 vol. in-8; une Physiologie végétale, 1800, 5 vol. in-8; des Mémoires physico-chimiques, 1782, 3 vol. in-8; Catalogue raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Genève , 1779.

t SENECA , lac des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, dans l’état de New- York , communique avec les lacs Cayuga et Erié , par un canal dit aussi Seneca. Ce nom vient d'une peuplade indigène répandue dans les états de New-York et de l’Oliio.

SËNECE ou SENEÇAY (Ant. bauderonde), poète français, né en 1643 à Mâcon, mort en 1737, quitta la France à la suite d’un duel , visita la Savoie, l’Espagne , devint premier valet de chambre de la reine Marie-Thérèse (1673-83), puis s’attacha à Mme d’Angoulême (1683-1713), et plut à tout le monde par son caractère aimable et enjoué. Onade lui des Nouvelles en vers, 1695, in-12; des Satires, 1695, in-12; des Èpigrammes, et une Critique des Mémoires ducard.de Retz. Ses Œuvres ont été réunies parAuger(1805),etparMM. E. ChaslesetCap (1856).

SENECHAL DE FRANGE on GRAND-SENE¬ CHAL, ancien grand-officier de la couronne, réunissait des attributions fort diverses : il avait la surintendance de la maison du roi et des finances, la conduite des troupes, portait à l’armée la bannière royale, rendait la justice au nom du roi. Cette dignité était la première du royaume, et paraît avoir remplacé, sous la seconde race, celle de maire du palais. Elle devint au x* siècle héréditaire dans la maison des comtes d’Anjou. Elle fut supprimée en 1191 par Philippe-Auguste; Thibaut-le-Bon, comte de Blois, en fut revêtu le dernier. Les fonctions et l’aulorité du grand-sénéchal furent alors partagées entre le connétable et le grand-maître de la maison du roi. Le sénéchal n’était dans l’origine qu’un des domestiques de la maison du prince : son emploi consistait à placer les plats sur la table du roi, et c'est de là que dérive son nom : scalco ou siniscalco voulant dire en vieux franc, prœposilus mensœ, dapifer. — . Les grands-feudataires avaient chacun leur sénéchal .on connaît surtout celui de Bretagne (Voy. ci-après), et celui de Guyenne, qui avait sous lui trois sénéchaux (ceux de Saintonge, de Quercy, de Limousin), — Après la suppression de la charge de grand-sénéchal, les sénéchaux ne furent plus que des officiers subalternes, qui rendaient la justice, soit au nom du roi, soit au nom des seigneurs. On appelait sénéchaussée tout le pays compris dans le ressort de la juridiction d’un sénéchal. Le nom de sénéchaussée

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