‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1007 sur 1261 · SENS — 1644 — SEPT · texte numérisé non relu

SENS — 1644 — SEPT

h 30,000 hommes. Enfin, Ismaïl-Pacha , fils du vice-roi d’Egypte Méhémet-Ali, a conquis en 1820 cet état ; mais il a secoué le joug en 1843.

SENNACHER1B , roi d’Assyrie (712-707), fils et successeur de Salmanasar, prit quelques places aux Juifs, battit les rois d’Egypte et d’Ethiopie qui venaient les secourir , ravagea 3 ans l’Egypte , où il fil un énorme butin, puis mit le siège devant Jérusalem, où régnait le pieux Ezéchias ; mais il perdit en une nuit 185,000 hommes, qui furent tués par l’Ange exterminateur. De retour en Assyrie, il fut assassiné par deux de ses fils. Assar-Haddon lui succéda.

SENNE , riv. de Belgique, naît dans le Hainaut, au S. E. de Soignies, arrose le Brabant rnérid. (où elle baigne Bruxelles) , et la prov. d’Anvers où elle se jette dans la Dyle, après 100 kil. do cours.

SENNECEY-LE-GRAND, cli.-l. de cant. (Saône-et- Loire), à 17 kil. S. de Cliâlons-sur-Saône); 2,535 hab.

SENNEH, ville d’Iran (Kourdistan), à 100 kil. N. de Kermanchah ; 15,000 hab. Résidence d’un bcv.

SENNETERRÉ. Voy. saint-nectaire.

SENONA1S , Senones , partie du grand gouv. de Champagne et Brie, à l’angle S. O., sur les confins de l’Ile-de-France, de l’Orléanais, du Nivernais et de la Bourgogne. Places : Sens, Joigny, Montereaufaut-Yonne, Tonnerre, Saint-Florentin, Villeneuvele-Roi, Villeneuve-l’Archevêque , Chablis, Nogentsur-Seine. Auj. compris dans le dép. de l’Yonne et dans une petite partie de celui de l’Aube.

sénonais (Gaulois). Voy. senones.

SENONCHES , ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir) , à 36 kil. S. O. de Dreux ; 1,980 hab. Bois, charbon, chaux hydraulique très estimée.

SENONES, peuple de Gaule, dans la Lyonnaise 4*, entre les Aureliani, Garnutes , Lingones, Tricasses , Ædui , etc. , avait pour ch.-l. Agedincum ou Scnoties, auj. Sens. Le territoire qu’il occupait correspondait à peu près au Sénonais moderne. Une grande partie de ce peuple passa en Italie , et vint s’établir d'abord dans l’E. de la Gaule Cisalpine, puis dans la partie de lTtalie qui prit leur nom.

senones, peuple d’Italie, entre le Picenum à l’E., l’Ombrie au S., la Gaule Cisalpine à l’O., et l’Adriatique au N. ; il avait pour villes principales : Sena Gallica, Pisaurum, Ariminum. Ce sont les Gaulois Sénonais de la Gaule Cisalpine qui, conduits parBrennus, prirent Rome en 389 av. J.-C. ; ils firent depuis 3 invasions contre elle (308, 361-59, 350). Vers 358, iis se fixèrent définitivement dans la partie de l’Italie qui prit leur nom, et qu’ils enlevèrent aux Ombriens. En 308 et en 283, ils firent la guerre aux Romains, mais furent vaincus, à Mévanie la lre fois, près du lac Yadimon la 2e, et furent dès lors soumis à Rome. Us tentèrent en vain de reprendre leur indépendance en 237, en 224, et lors de la 2e guerre punique.

SENONES, petite ville de France, ch.-l. de cant. (Vosges), à 20 kil. N. de Saint-Dié ; 2,441 hab. Tissus de coton, bazin, piqué, etc.. — Jadis célèbre abb. de Bénéd., fondée en fifil par Pareil, de Senones (Sens); ch.-l. de laprincip.de Salrn. Brûlée en 1811.

• SENS, Agedincum , puis Senones . ch.-l. d’arr. (Yonne) , suriadroitede l’Yonne, prèsde son confluent aveclaVannes, dont les dérivations l’arrosent, à 75 k. N. O. d’Auxerre; 9,095 hab. Archevêché. Trib.de lre :nst. et de comin.; lycée, séminaire. Belle cathédrale (où sont les tombeaux du dauphin, père deCharlesX, et de Duprat), bibliothèque, théâtre. Moulins à tan, etc. Commerce de vins, grains, foins, bois flotté, etc. Ànc. cap. des Gaulois Sénonais, dont une partie émigra en Italie. Au ives., elle devint le ch.-l. de la Lyonnaise 4e;elle fut longtemps la métropole deParis.il s’y tint plusieurs conciles , entre autres celui où fut condamné Abélard (1140). Sens, avant la révolution de 1789, était le ch.-l. du Sénonais, partie de la Champagne.— L’arr. de Sens a 6 cant. (Cheroy, Pont-sur-Yonne, Sergines, Villeneuve, plus Sens,

qui compte pour 2), 90 communes et 61,030 hab-

SENSÉE, petite riv. de France ^ (Pas-de-Calais), naît près de Bapaume, passe près d’Arleux cl tombe à Bouchain dans l’Escaut, après un cours de 50 kil. — Elle fournit ses eaux au canal de la Sensée, qui va d’Arleux à Douay , et met en communication la Scarpe et l’Escaut. Longueur, 17 kil. Commencé par Vauban en 1690, fini en 1820.

SENSUALISME, doctrine philosophique opposée à l’idéalisme, fait dériver toutes nos idées des sena, et donne pour unique but à notre existence les jouissances sensuelles; elle s’allie le plus souvent au matérialisme et à l’athéisme. Lee sensualistes les plus célèbres sont, chez les anciens, Démocrite, Leucippe, Epicure, Lucrèce (dans son poëme De la nature)-, chez les modernes, Hobbes, Gassendi, Condillac , Helvétius, Cabanis, de Tracy, Broussais, Hariley, Priestley. On met souvent, mais à tort, au nombre des sensualistes : Aristote, Bacon, Locke, qui, tout en accordant le principal rôle à l’expérience, ont reconnu que l’expérience sensible ou la sensation ne pouvait suffire pour expliquer toutes nos idées. — On retrouve le sensualisme comme l’idéalisme à toutes les époques et chez tous les peuples savants : dans l’Inde, il est représenté par le Sankhya de Kapila.

SENTINUM , Sassoferrato , ville d’Ombrie , au S. E. de Callis , célèbre par la victoire de Fabius Rullianus sur l’armée confédérée des Gaulois, des Samnites, des Ombriens et des Etrusques, et par le dévouement du second Décius (295 av. J.-C.).

SÉOGOUN. Voy. koubo.

SÉPARATISTES , nom donné dans différentes sectes à ceux qui se séparent de la communion à laquelle ils appartenaient. On appliqua spécialement ce nom en Angleterre à ceux qui s’élevèrent contre l’cglise anglicane sous Edouard et Elisabeth ; ils avaient pour chef Robert Brown, et donnèrent naissance aux Puritains et aux Indépendants. On les nomme aussi Non-Conformistes. En Allemagne, on appelle Séparatistes les Piétistes, disciples de Spéner.

SEPINO, Scpinus , ville du roy. de Naples (Sannio), à 30 kil. N. O. de Bénévent; 3,325 hab. Ancien évêché. Fondée par les Samnites; détruite par les Romains, puis rebâtie par eux. Ravagée au moyen âge par les Sarrasins.

SEPPHOR1S et SEFOURI. Voy. diocésarée.

SEPTA, v. de la Mauritanie Tingit., auj. ceuta.

SEPT-ANS (guerre de), guerre européenne qui commença en 1756 et finit en 1763, eut pour cause la jalousie de l’Autriche, qui voyait avec regret s’élever au N. de l’Allemagne une puissance rivale de la sienne, et qui voulait reprendre la Silésie dont la Prusse s’était emparée dès 1740. Cette guerre se divise en deux parties : 1° la lutte du roi de Prusse Frédéric 11 (appuyé par l’Angleterre) contre l’Autriche, la Saxe, la France et la Russie; 2° la lutte de l’Angleterre contre la France (principalement sur mer et aux Indes). Malgré son génie et d’étonnantes victoires, Frédéric y fut souvent battu et réduit aux abois, et en 1762, rien ne pouvait l’empêcher de périr, si son ennemie Elisabeth n’eût été remplacée sur le trône de Russie pat Pierre 111, qui soudain se déclara pour la Prusse, j Les résultats de la guerre furent désastreux pour j la France : elle perdit, avec sa marine, sa suprématie et les dix-neuf vi ngtièmes de ses possessions aux Indes, ainsi que le Canada ; elle laissa l’Angleterre commencer sur les ruines de la puissance du Grand- Mogol son vaste empire anglo-indien, qu’il lui était possible d’élever pour elle-même et qu’avaient si heureusement fondé Dupleix et La Bourdonnaie. Les traités de Paris et de Hubertsbourg (1763) mirentûn àlaguerre. Frédéric garda laSilésie, qu’on avait voulu lui ravir ; la France perdit beaucoup (Foy plus haut), et l’Espagne se vit obligée de céder aux Anglais la Floride et la baie de Pensacoîa.

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