‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1008 sur 1261 · SEPT — 1645 — SEPT · texte numérisé non relu

SEPT — 1645 — SEPT

SEPTANTE (version des), traduction grecque de l’Ancien-Testament faite sous les auspices du sanhédrin juif d’Egypte, qui se composait de 72 membres (ou en nombre rond, 70, septante). On a longtemps cru, sur l’autorité d’Aristée, qu’elle était l’ouvrage de 70 ou 72 traducteurs, et qu’elle fut faite par l’ordre de Ptolémée II (Philadelphe). Il est à peu près certain au contraire que la traduction du Pentateuque existait au plus tard sous Plolémée I (Soter), que les autres livres furent traduits successivement, et les derniers sans doute très tard ; qu’enfin les Lagides ne furent pour rien dans cette traduction, qui n’eut d’autre cause que le besoin d’avoir un texte grec authentique du Pentateuque

Eour lire dans la synagogue des Juifs hellénistes. ,a version des Septante existe encore, mais le texte en est extrêmement fautif ; on en a trois éditions principales : celle d’Alcala, dans la Bible polyglotte de Ximénez (1514-17); celle d’Alde, 1518, in-fol. ; celle de Rome ou du Vatican, 1590, in-fol. (faite par ordre de Sixte-Quint).

SEPT-CAPS(les) ouBUGARONI, cap de l’Algérie, au N. de Constantine , par 37° lal. N., 4° 8’ long. E.

SEPT CHEFS (les), nom donné aux sept princes qui prirent part à la première guerre contre Thèbes, guerre entreprise pour rétablir Polynice sur le trône de Thèbes, qu’Etéocle avait gardé au delà de l’année convenue ( Voy . f.téocle). Les sept chefs étaient Polynice, Adraste, Tydée, Amphiaraüs, Hippomédon , Parthénopée , Capanée ; ils périrent tous à l’exception d’Adraste ; mais ils laissèrent des fils qui , pour les venger, firent à Thèbes la seconde guerre, dite Guerre des Epigones {Voy. épigones). On place ces guerres au xmes. av. J.-C. Eschyle afait une pièce intitulée : Les Sept chefs devant Thèbes.

SEPTCHÊNES (Leclerc de), fils d’un premier commis des finances, mort jeune en 1788 à Plombières, était devenu, après des voyages en Angleterre, Hollande, Italie, Suisse, secrétaire du cabinet de Louis XVI , et a donné, outre son Essai sur la religion des anciens Grecs , la traduction française des 3 premiers vol. de l 'Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain de Gibbon, mais il paraît que le véritable traducteur était Louis XVI.

SEPT-COMMUNES, Sette-Communi. On nommait ainsi jadis une petite républiqueJd’Italie, au milieu des Etats vénitiens de Terre Ferme , depuis la Brenta et l’Astico jusqu'aux monts de Marostica et de Saint-Michel; 30,000 hab. ; ch.-L, Asiago. Les habitants se croient issus des Cimbres taillés en pièces à la bataille de Verceil. Elle est auj. comprise dans le roy. Lombard- Vénitien et torme la partie septentrionale de la province de Vicence. SEPT-DORMANTS (les). Voy. dormants.

SEPTEMBRE (massacres de). Dans les funestes journées des 2, 3, 4 et 5 septembre 1792, une poignée d’assassins (300 env.), appartenant à la lie du peuple de Paris et des provinces , se transportèrent dans les prisons de Paris, principalement à l’Abbaye, à la Force, aux Bernardins, à Bicètre, et y massacrèrent tous les prisonniers suspects d’être opposés à la révolution ; on évalue le nombre des victimes à 8 ou 10,000 ; la plupart étaient des nobles et des prêtres. La princesse de Lamballe périt dans ces journées, et sa tête fut promenée dans les rues au bout d’une pique. Ces massacres eurent pour prétexte le bruit d’une vaste conspiration ourdie dans les prisons pour livrer la France aux Prussiens, qui déjà étaient maîtres de Longwy. — On nomme Septembriseurs ceux qui accomplirent les massacres ou qui s’en déclarèrent les approbateurs.

SEPTEÜ1L, village du dép. de Seine-et-Oise, à 11 kil. S. de Mantes, au confluent des rivières de Septeuil et de Vaucouleurs ; 1,200 hab. Beau château. Jadis abbaye de Bénédictines.

SEPT-FONT A I N ES, nom de 2 abbayes de l’anc.

Champagne, l’une au diocèse de Langres, à 18 kiL N. de Chaumont; l’autre au diocèse de Reims dans la Thiérache. * '

SEPT-FONTS, monastère de l’ordre de Cîteaux dans l’anc. Bourbonnais, à 25 kil. E. de Moulins] fut ainsi nommé parce qu’on y trouva sept fontaines lorsqu’il fut établi. L’abbaye fut réformée en 1663.

SEPT-1LES, sept petites îles sur lacôtedu département français des Côtes-du-Nord, dans la Manche : la plus grande se nomme Pierre-à-l’ Oiseau.

sept-iles (république des). Voy . ioniennes (îles).

SEPTIMANIE ou GOTHIE, la seule province de Gaule que gardèrent les Wisigoths d’Espagne après la mort du grand Théodoric, en 526 ; répondait à peu près à la partie de l’anc. Narbonaise comprise entre les Pyrénées et le Rhône, moins tout ce qui fait partie des bassins de la Garonne et de la Loire, et embrassait tout le Languedoc (sauf les diocèses de Toulouse, Albi, Uzès, Viviers). Le nom de Septimanie semble faire allusion aux sept villes principales de ce pays (Narbonne, Agde, Béziers, Maguelonne, Carcassonne, EIne, Lodève) ; d’autres le dérivent du mot latin Septimani , soldats de la 7* légion, et pensent que ces soldats y avaient formé une colonie. La Septimanie prit le nom de Gothie au v* siècle, quand les Wisigoths s’en furent emparés. Elle fut envahie vers 730 par les Sarrasins ; ceux-ci en furent chassés par Charles Martel en 732, et définitivement par Pépin en 759. Ce pays forma depuis, sous le nom de Marche ou Duché de Septi manie ou de Gothie , un fief qui relevait directement de la couronne de France. Bernard fut investi de ce duché en 820 par Louis-le-Débonnaire. Plus tard, ce duché se confondit avec le comté de Toulouse. — Au début de la guerre de 1 7 4 1 , les états de Languedoc, à la persuasion du duc de Richelieu, levèrent à leurs frais un régiment de dragons auquel on donna le nom de régiment de Septimanie.

SEPT1ME-SÉVÈRE, L. Septimius Severus , empereur romain, natif de Leptis en Afrique, avait été successivement avocat du fisc, sénateur, consul sous Commode, puis commandant des légions d’Illy rie. A la mort de Pertinax (193), il fut proclamé par ses soldats en même temps que Didius Julianus, Albinus et Pescennius Niger ; il réduisit le premier à renoncer au trône , reconnut le second pour son collègue et marcha contre le troisième, le vainquit à Issus, et acheva de ruiner son parti par la prise de Byzance (196). Cessant alors de ménager Albinus, il le força de prendre les armes, le poursuivit en Gaule, le battit et le fit périr près de Lyon (197), puis détruisit cette ville qui lui avait résisté. Appelé en Mésopotamie par les incursions des Parthes, il les défit à plusieurs reprises (199-202). De retour à Rome, il y fit reconnaître pour son successeur son fils Caraealla, et confia le gouvernement à Plautien, qui ne tarda pas à conspirer contre lui et fut mis à mort (204). Il fit en 208 une expédition en Bretagne dans le but de repousser les peuplades calédoniennes du Nord, et ferma par un mur 1 isthme qui s’étend entre le golfe de Forth ( Bodotria œs~ tuarium) et l’embouch. de laClyde ( Glota ); ce mur, beaucoup plus au N. que celui d’Adrien, est connu sous le nom de mur de Sévère. Il mourut à Eboracum (York) trois ans après, laissant l’empire indivis à ses deux fils Caraealla et Géta. Septime-Sévère était un habile militaire, mais c’était un prince dur et cruel : après la défaite d’Albinus, il poursuivit avec acharnement les partisans de ce prince, et remplit de proscriptions l’Italie et la Gaule. Il ordonna en 20 1 une persécution contre les chrétiens,

SEPTIMIUS SERENUS (A.), poète latin, contemporain deDomitien, naquit à Leptis, et vint de bonns heure à Rome. Il a décrit les travaux et les plaisirs de la campagne dans ses Opuscula ruralia , dont il ne reste que quelques vers (dans les Poetœlatinimi

SERA iû46 — SES! B

nôres de Wernsdorf et dans la collection des Classiques de Lemaire). On lui attribue la Copa et Moretum.

SEPT1MULEIUS ( L. ), après s’être montré fougueux partisan de C. Gracchus, se laissa gagner par le ûftnsul Opimius ; il prit part au meurtre de son ancien ami, et promena sa tête dans les rues de Rome au haut d’une pique ; puis il la remplit de plomb fondu pour en augmenter le poids , parce qu’on devait la payer son poids d’or.

SEPTMONCEL, bourg du dép. du Jura, à 12 kil. E. de Saint-Claude ; 2,911 hab. Presque tout brûlé en 1826. Tabletferie, ouvrages au tour; fabrication considérable de pierres fines fausses (1,200 ouvr.) ; bons fromages. Près de là, écho remarquable.

SEPULCRE (église du saint-), église de Jérusalem bâtie sur l’emplacement où fut enseveli Jésus- Christ et dans laquelle on conserve le sépulcre du Sauveur.

SEPULCRE (chanoines du saint-), chanoines réguliers institués par Godefroy de Bouillon en 1099 pour desservir à Jérusalem l’église du Saint- Sépulcre ; ils se répandirent dans la suite par toute l’Europe. Innocent Vill les supprima en 1484. En 1492, Alexandre VI les remplaça par l’ordre militaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre , ordre que Paul V réunit à celui de Saint-Jean de Jérusalem au commencement du xvn* siècle.

SEPULVEDA, Confluentes , ville d’Espagne (Castille), sur le Duraton, à 36 kil. N. E. de Ségovie;

l, 700 hab. Inscriptions et antiquités romaines. — Ville très ancienne ; Fernand Gonzalès l’enleva aux Maures en 913. lis la reprirent en 984; mais don Sanche de Castille s’en empara de nouveau en 1013.

SEPULVEDA (J. ginez de), dit le Tite-Live espagnol, , né vers 1490 aux environs de Cordoue,

m. en 1672, étudia à Bologne, s’attacha successivement aux cardinaux Cajetan et Quinonez, devint chapelain et historiographe de Charies-Quint (1536), puis instituteur de l’infant Philippe. Ses Œuvres (dont la meilleure édition est celle (le Madrid, 1780,

4 vol. in-4, donnée par l’Académie espagnole) comprennent l’ Histoire de Char les- Quint, le commencement de Y Histoire de Philippe II, V Histoire de la guerre des Indes , des Lettres , des Opuscules divers; on y trouve des traductions de divers traités d’Aristote. Sépulvcda eut . avec l’évêque de Chiapa, Barth. de Las Casas, une dispute célèbre dans laquelle il soutint contre cet apôtre de la philanthropie le droit qu’avaient les Espagnols de porter la guerre et la dévastation en Amérique. Ses arguments sont surtout développés dans le dialogue : Démocrates secundus , seu De justis belli causis (resté manuscrit).

SEQUANA, nom latin de la Seine.

SÉQUANA1SE (grande-). V. grande-séquànaise.

SEQUAN1ENS, Sequani, auj. la Franche-Comté . peuple de la Gaule , s'étendait sur les deux rives de la Saône, depuis les sources de la Sequana (d’où ils tiraient leur nom) jusqu’au J ura, ayant <à l’O . les Éduens et les Lingones, au N. les Vosges, au S. les Allobroes. Ils occupaient l’E. de la Bourgogne et laFrancheomté. Leurch.-l. était Vesontio (Besançon).

SEQUESTER (vibius). Voy. vibius.

SER, contrée d’Arabie , par 60°-54° 20’ long. E., a pour lieu principal une ville de même nom , sur le golfe Persique , à 260 kil. S. E. de Lahsa.

SERADJ-ED-DAULAH (Mirz-Mahmoud-Khan) , fils adoptif d'Allah-Werdy-Khan , prince du Bengale, succéda à ce prince en 1766, se montra lâche, féroce et débauché pendant la courte durée de son règne, prit Calcutta aux Anglais, mais perdit bientôt cette ville (1767), et signa la paix. Attaqué de nouveau la même année, il fut vaincu à la bat. de Plassey, et périt à 22 ans. Avec lui finit l’indépendance du Bengale.

SÉRA1, c.-à-d. palais. V. le nom qui accompagne.

SERAIN , riv. de France , naît près de Montbard füûte-d’Or) , coule au N. O. , baigne Précy-sous-

Thil, entre dans le dép. de l’Yonne, arrose l’Ile-aur- Serain, Châblis, Ligny-le-Château , et tombe dans l’Yonne, à Bonnard, près de Joigny. Cours, 140 kil.

SERAMPOUR, ville du Bengale, sur l’Hougly, à 518 kil. N. de Calcutta; 12,000 hab. Jolie église. Commerce avec la Chine et l’Europe. Il s’y publie un journal intitulé : l 'Ami de l'Inde. — Serampour app .aux Danois dès 1676; vendue aux Anglais cbi 845.

SERAN DE LA TOUR (l’abbé) , littérateur du xviii® siècle , est auteur de plusieurs compilations estimées : Histoire de Scipion l'Africain , avec le? observations du chevalier Folard sur la bataille de Zama, Paris, 1738, in- 12 ; Histoire d' Epaminondas,

1 739, in-12; Histoire de Philippe , roi de Macédoine \

1740, in-12; Amusements de la raison , 1747 et 1748, 2 vol. in-12 ; Histoire de Catilina , 1749, in-12 ; His toire de Mouley-Mahamet , fils de Mouley-Ismaël , roi de Maroc, 1749, in-12 ; Y Art de sentir et déjuger en matière de goût, 1762 , 2 vol. in-12 ; Histoire du tribunal de Rome, 1774, 2 vol. in-8, etc.

SÉRAOUADDY, riv. de l’empire birman , dans le Pégou , est formée par des eaux dérivées du Zittang et de l’iraouaddy, coule au S. , et se joint à ce dernier fleuve par la rive gauche.

SÉRAPHINS (de l'hébreu zaraph, enflammer; anges du premier ordre , sont représentés par Isaïe avec 6 ailes, et placés autour du trône de l’ Eternel.

séraphins (ordre des), ordre de chevalerie établi en Suède, en 1334, par Ma gnu s 11, renouvelé en 1748.

SERAPHIQUE (Ordre) ; ce sont les Franciscains.

SËRAPION, temple de Sérapis a Alexandrie, situé dans le Bruchium, près du Muséum, renfermait une célèbre bibliothèque que les Lagides se plurent à enrichir, et que des Chrétiens égarés , excités par le patriarche Théophile et par un édit de Théodose, pillèrent en 391. Omar en acheva la destruction en 642.

SÉRAPIS, dieu égyptien, célèbre surtout sous la domination des Lagides , et dont le culte passa à Rome au Ier siècle av. J.-C. ; était le dieu principal de l’Amenti (ou enfer) , et probablement n’était qu’Osiris aux enfers (ou Osiris sous la forme d’Apis). Ses adorateurs voyaient en lui le Dieu suprême , celui qui ressuscite et qui donne la vie et la santé. Sérapis était le dieu égyptien le plus connu en Grèce et à Rome ; on l’identifiait à Pluton, à Esculape, à Jupiter : il avait -des prêtres, des temples, des sacrifices , des devins. On faisait des pèlerinages en son honneur ; on racontait d’innombrables miracles qu’il avait opérés. Presque toutes ses statues appartiennent à l'art grec : elles le représentent enveloppé de longs tissus, entouré de serpents, avec le modius (ou boisseau) sur la tête, l’air grave, noble et pensif; il est accompagné d’Esculape ou d’Hygie. Il a souvent des étoiles à sa droite ou à sa gauche.

SÉRA.W’KIER , officier militaire turc chargé du commandement en chef de l’armée pour une campagne. Tout séraskier doit être au moins pacha à 2 queues. 11 n’est point tenu de suivre le conseil des autres généraux : il se borne à leur demander leur avis; son autorité est arbitraire et illimitée. — Jadi? le pacha de Silistri avait toujours le titre de séraskier, parce qu’il défendait la frontière turque contre la Pologne, avee laquelle les Turcs étaient toujours censés en guerre.

SERASS1 (P.-Ant.), né à Bergame en 1701, mort en 1 79 1 , professa les belles-lettres dans sa ville natale puis fut secrétaire de plusieurs cardinaux à RomeJ réunit de vastes matériaux pour une histoire littéraire, et laissa (en italien) les Vies du Tasse, Rome, 1785 , in-4 ; d 'Ange Politien, Bergame, 1747; du Dante, Bergame, 1752, in-12; de Bernardo Tasso (père du célèbre poète), Bergame, 1749, 4 vol. in-12

SERBELLON1 (Gab.), général italien, né en 1508 à Milan , d’une famille originaire de France, mort en 1580, entra dans l’ordre de Malte, et fut nommé prieur de Hongrie, défendit héroïquement Strigonie

SERG — 1647 — SÉRI

*11643), passa au service de Charles-Quint (1546) ^ puis du pape Pie IV (1660), prit Ascoli (1660), rebâtit Cività-Vecchia , fortifia la cité Léonine pour mettre Rome à couvert des insultes des Turcs, reprit du service en Espagne (1666), enleva diverses villes du rov. de Naples (1666), soumit les Brabançons révoltés (1667), eut part à l’expédition maritime contre les Turcs que couronna la victoire de Lépante, fut vice-roi de Sicile, défendit Tunis avec intrépidité, fut pris par les Turcs, et lorsqu'il redevint libre fit en Flandre les campagnes de 1677 et 78.

SERBES ou SOBABES. Voy. servie.

SERCI1IO , Æsar ou Anser, riv. d’Italie, naît dans le duché de Modène , passe à Castelnuovo di Sarfagnana , entre dans le duché de Lucques , et tombe dans la Méditerranée, à 12 kil. N. O.dePise, près de l’emb. de l’Arno. Cours, 84 kil.

SERCQ, île de la Manche. Voy. sark.

SERENUS. Voy. samonicus et septimius.

SÈRES, Seres , nom donné par les Romains et les ; Grecs aux peuples les plus éloignés à l'E. qu’ils connussent : on a pris leur pays tantôt pour le Népal (dans l’Inde septentr.), tantôt pour le roy. de Siarn, tantôt pour la Chine. Ce qu'il y a de certain, c’est que de Seres dérive le nom latin de la soie, sericurn ; mais probablement le pays des Sères n’était que l’entrepôt de ce produit. — On place chez les Sères une ville de Serinda , auj. Sirhind?

SERÈS, Sintice , ville de la Turq. d’Europe (Roumélie), dans une plaine de même nom qu’arrose le Kara-Sou, à 70 kil. N. E. deSalonique. On y comptait 30,000 hab. ; mais l’insalubrité de l’air en a chassé la moitié. Archevêché grec. Belles mosquées, bains, etc. Aux env., 300 villages. Culture et grand commerce de coton et de tabac.

SERETH , Ordessus ou Ararus, riv. qui naît en Galicie, entre en Moldavie et coule au S. E., reçoit la Soutchava, la Moldava, le Bistritz, le Trotus, et tombe dans le Danube entre Brahilov et Galatz : cours, 600 kil. — Elle arrose une ville de Sereth en Moldavie, à 100 kil. d’iassy; 2,000 hab.

SERFO, île de la Méditerranée. Voy. sériphe.

SERFS (de servus, esclave), nom donné pendant le moyen âge aux hommes qui, sans être complètement en état d’esclavage, étaient astreints pourtant à cultiver une terre déterminée sans pouvoir la quitter et sous condition d'une redevance. Ils étaient dits attachés à la glèbe ( addicii , adscripti glebœ) , et on ies vendait avec la terre. L’émancipation des serfs fut favorisée par l'affranchissement des communes et par les croisades, qui obligèrent les seigneurs à vendre la liberté à leurs vassaux pour fournir aux frais de leurs pieuses expéditions. Cependant, il y avait encore quelques serfs en France sous Louis XVI, notamment dans les fiefs ecclésiastiques {Voy. saintclaude). Le servage n’y a cessé entièrement qu’à la révolution de 1789. L’état de servage existe encore en Pologne et en Russie sur une grande partie de terres.

SERGE (saint), Sergius, martyr en Syrie au iif ou IVe s., est honoré surtouten Russie. On le fête le 7 oct.

SERGINES, ch.-l. de cant. (Yonne), à 17 kil, N. de Sens; 1,462 hab. Commerce de vins.

SERGIPE-DO-REY , dite aussi Cidade-de-San- Cristovao , ville du Brésil, ch.-l. de la prov. Sergipedo-Rey, sur une hauteur, à 12 kil. de la mer, par 39° 34’long. O., 11° 16’ lat. S.; 9,000 hab. Commerce en sucre et coton. — La prov. de Sergipe-do-Rey, située entre celles de Pernambouc, de Bahia et l’Atlantique, a 368 kil. sur 136, et environ 286,000 hab. Sa surface est montueuse; à l’E. sont de vastes forêts, à l’O. des terres ingrates; du côté de la mer, point de port; aussi l’agriculture, le commerce, la civilisation y sont-ils encore dans 3 l'enfance. La colonisation de ce pays ne fut commencée qu’en 1690.

SERGIUS (les), famille romaine qui prétendait

descendre de Sergeste , compagnon d’Enée , forma deux branches illustres ; les Fidénas et les Silus. De la première sortirent un grand nombre de tribuns militaires; à la seconde appartenait Catilina.

sergius paulus, proconsul romain et gouverneur de l’île de Cypre, fut converti par saint Paul. L’apôtre, qui s’appelait auparavant Saul, prit le nom de Paul en mémoire de cette conversion.

sergius i, pape de 687 à 701, resta sept ans absent de Rome, à cause des persécutions dirigées contre lui, ramena le patriarche d’Arménie à la foi catholique, orna et répara plusieurs églises, éleva un tombeau à St Léon et institua diverses cérémonies.

sergius il, papede84ia847futélu, sans l’autorisation de l’emp. Lothaire I, qui contesta son élection ? mais elle fut confirmée dans une assemb. d’évêques. Sergius sacra r. des Lombards Louis, fils de Lothaire 1. Sous son régne, les Arabes pillèrent les env. de Rome.

sergius iii, pape de 904 à 911, fut porté sur le trône pontifical par les intrigues de Marozie : élu une première fois en 898 en concurrence avec Jean IX, il eut le dessous et s’enfuit en Toscane ; mais, en 901, sa faction le ramena en triomphe. 11 se prononça contre lamémoiredeFormose. Selon Luitprand, Sergius 111 aurait déshonoré la papauté par ses vices ; Flodoard fait, au contraire, l’éloge de ce pape.

sergius iv, pape de 1009 à 1012, se nommait d’abord Pietro Bocca di Porco ( groin de porc), et changea son nom en arrivant au Saint-Siège.

SERJEYS (Ant.) , compilateur, né en 1765 à Pont-de-Cyran (Aveyron), mort en 1819, remplit plusieurs emplois dans l’enseignement. On a de lui : les Décades républicaines , ou Histoire de la république française , 1795; Mémoires historiques , etc., pour servir à l'histoire secrète de la révolution française , 1798 ; Anecdotes inédites de la fin du XVIIIe siècle , 1801 ; Dictionnaire généalogique, historique et critique de l' Ecriture-Sainte , 1804, in-8 ; Bibliothèque académique , ou Choix de mémoires des académies françaises et étrangères , 1810-1811, 12 vol. in-8 ; Vie de Joachim Murai, 1816 ; — de Fouché de Nantes, 1816; — de Carnot, 1816; Histoire de Marie- Char lotte-Louise , reine des Deux-Siciles , 1816;

Lettres inédites de la marquise Duchâtelet , 1819; Correspondance inédite de l'abbé Galiani, 1818. SER1NAGOR. Voy. sirinagor.

SERINGAPATAM ou Sri-Banga-Patana , ville de l’Inde anglaise (Madras), chef-lieu du district de Seringapatam, dans le Maïssour, à 430 kil. S. O. de Madras, dans une île du Kavery; 10,000 hab. (en 1820). Beau palais d’Haïder-Ali (auj. en ruines), temple de Sri-Ranga, diverses mosquées, dont une remarquable ; arsenal, fonderie de canons. Aux environs, superbe mausolée d'Haïder. — Seringapatam était la capitale de l’empire du Maïssour depuis 1610; sous Haïder et Tippou-Saïb son fils, elle jouit d’une haute prospérité. On y comptait alors 150,000 hab. Tippou-Saïb, assiégé dans cette ville en 1792, signa une paix qui lui enlevait la moitié de ses états. La guerre ayant éclaté de nouveau , Seringapatam fut prise en 1799 par l’Anglais Harris, et Tippou périt en la défendant. Voy. tippou-saïb.

SER1NGI1AM , île de l’Inde anglaise (Madras) , dans l’ancien Karnate, est située au milieu du Kavery, vis-à-vis de Tritehinapali ; deux temples hindous célèbres comme buts de pèlerinages.

SER1NO, ville du roy. de Naples (Principauté Ultér.), à 22 kil. N. E. de Salerne : 7,600 hab. Ruines d’une anc. ville de Sebastia et d’un aqueduc.

SÉR10, riv. du roy. Lombard-Vénitien, naît dans les Alpes, passe près de Bergame et à Crema, tombe dan3 l'Adda à Montodine : cours, 110 kil. Elle donnait son nom à un des dép. du roy d’Italie de Napoléon , qui était formé du Bergamasque et avait pour ch.-l. Bergame. — • Le Serio-Morto est un autre affluent de l’Adda et y tombe à Pizzighettone.

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