III. Dynastie des Brankovitch
Lazare I Brankovitcb, 1371
Etienne IX, 1390
George, 1427
Lazare II, 1458
Hélène, 1458-1459
Principauté de Servie.
Czerni George, 1804-1812
Miloch Obrenovitch. 1816
Michel, 1839
Alexandre Petrovitch, * 1842
On donne ce nom à une
partie de la Nouvelle-Russie, notamment à celle qui e formé le gouv. de Kherson, parce qu’elle fut peuplée par une colonie de Serviens en 1763.
SERVIEN (Abel) , diplomate français, né à Grenoble en 1593, d’une famille noble et ancienne du Dauphiné, mort en 1664, fut successivement concilier d’état (1618), maître des requêtes (1624), intendant de justice, de police et de finances (1627), ministre et secrétaire d’état, surintendant des finances, et se distingua dans des affaires importantes ; mais, contrarié par Richelieu , il se retira dans sa terre de Sablé. 11 en revint à la prière de Mazarin, et eut part, avec le comte d’Avaux, à la paix de Westphalie (1648). 11 était très haut, très violent; le nonce Chigi l'appelait l’Ange exterminateur de la paix. Servien tut membre de l’Académie Française.
SERV1ÈRES, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 42 kil. S. E. de Tuile; 1,500 hab.
SERVILIE, fille de Q. Servilius Cæpio et sœur utérine de Caton d’Utique, épousa Junius Brutus, et fut mère du fameux Brutus. Elle inspira une vive passion à César, ce qui fit croire que Brutus était le fils de celui-ci.
SERVILIUS, nom de deux familles romaines, l’une patricienne, à laquelle appartiennent les Priscus et^es Cæpio ; l’autre plébéienne, d’où sortirent les Casca, les Rullus et les Vatia. Le surnom d ’Ahala ou Axilla fut donné à quelques membres de la première, à cause d’un défaut qu’ils avaient dans les épaules ( axilla , aisselle).
servilius structus ahala (C.), général de la cavalerie sous le dictateur Cincinnatus (438 av. J.-C.), tua dans le forum Sp. Melius qui soulevait le peuple et aspirait à la tyrannie ; fut exilé pour ce meurtre, puis rappelé, et même devint consul (427).
servilius cæpio (Cn.) , consul l’an 203 av. J.-C. , vainquit Annibal près de Crotone. 11 voulait le poursuivre en Afrique, mais fut forcé par ordre du sénat de rester en Italie. — Son petit-fils, Q. Servilius Cæpio, consul l'an 140.av. J.-C., rompit la paix faite en Lusitanie avec Viriathe par Fabius Maximus, et, désespérant de vaincre Viriathe, le fit assassiner pendant son sommeil. Il n’en demanda pas moins le triomphe , mais cet honneur lui fut refusé. — Un autre Servilius Cæpio se déshonora par le pillage d’un temple à Toulouse. Yoy. cépion.
servilius vatia (P.), dit Isauricus , préteur l’an 83 av. J.-C., fut envoyé en Cilicie contre les pirates, passa le Taurus, pénétra jusqu’en lsaurie, et prit la ville d 'Isaura, d’où son surnom.
SERV1N avocat-général au parlement de Paris
et conseiller d’état sous Henri III, Henri IV et Louis XIII, s’était retiré à Tours avec les membres royalistes du parlement lors du triomphe des Seize à Paris. Il osa faire à Louis XIII, lorsque ce prince fit enregistrer des édits bursaux dans un lit de justice, d’énergiques remontranoes qui excitèrent la colère du prince : cet aspect l’émut au point, qu’il ae trouva mal et mourut aussitôt (1626). On a de lui: Plaidoyers , 1631, in-4 ; Vindiciœ secundum libertatem ecclesiœ gallicanœ , et De/ensio regii slatûs, etc. (en faveur de Henri IV), Tours, 1590; Pro liber taie statiîs et reipublicœ Venetorum, 1606 et un Plaidoyer contre tes Juifs (1611), qui est à l 'Index.
SERVITES, connus aussi sous le nom de Serviteurs de laVierge , ordre de religieux qui professent une {dévotion toute particulière pour la mère de Dieu, ilis portent des manteaux blancs. Cet ordre fut fondé à Florence vers 1232, et reçut en 1239 la règle de Saint-Augustin. Il fut surtout propagé par Philippe Benizzi, qui en fut élu général en 1267, et qui mérita d’être canonisé. 11 fut aboli en France en 1274. et l’église des Blancs-Manteaux , qu’il possédait à Paris, fut donnée aux Guillemite3. L’ordre subsiste encore en Italie : Boni et Sarpi en faisaient partie.
SERVITUDES des hébreux. Voy. juifs (Histoire),
SERVIUS TULLIUS, 6e roi de Rome, fils d’une captive (d’où son nom de Servius ), plut à Tanaqnil, femme de Tarquin l’Ancien, et grâce à elle devint le gendre, puis le successeur de ce prince (578 av. J.-C.). 11 fit, dit-on, vingt ans la guerre aux Etrusques, les battit fréquemment, et rentra trois fois dans Rome en triomphe ; donna une organisation au peuple de Rome (la plebs ), le divisa en trente tribus, et accorda à chacune un tribun, une juridiction, une existence politique distincte de celle des curies ; créa également la division par centuries (basée en grande partie sur la richesse), institua le cens, battit monnaie, assigna des terres aux pauvres, agrandit la ville et fixa son enceinte; il se préparait, dit on, à établir la république à la place de la monarchie, lorsqu’il fut assassiné par ordre de sa fille Tullie et de son gendre Tarquin-le-Superbe (534).
servius maurus iionoratus, grammairien du v* siècle, est connu surtout par son Commentaire sur Virgile , Venise, 1475, in-fol.; Paris, Rob. Estienne, 1532, in-f. Il aenc. laissé quelq.autr. ouv. de gramm. et Ars de centum metris , p. par Klein , Coblentz, 1 824.
SÉSAC, dit aussi Sésonchis ou Sésonchosis , roi d’Egypte qui régna environ de 980 à 950 av. J.-C., est probablement le premier de la 22* dynastie , ou dynastie Bubastite. 11 donna asile à Jéroboam, que Salomon voulait tuer, parce qu’il lui avait été prédit qu’il serait roi d'Israël. Après la mort de Salomon, Sésac envahit le roy. de Juda ou régnait Roboam et pilla Jérusalem.
SESAMUS, ancien nom d’AMAsrais.
SESIA, Sessites, riv. des États sardes, sort du mont Rosa, au S. Ë., passe à Varasso et Verceil, et joint le Pô par deux branches dont la plus occid. est à 11 kil. PL de Casai : cours, 150 kil.; affluents, le Cervo, la Sessera. — Cette riv. a donné son nom de 1801 à 1814 à l’un des dép. de l’emp. français, formé de la partie orient, du Piémont. Ch.-l., Verceil.
SÉSONCHIS , SESONCHOSIS, nom de plusieurs anciens rois d’Egypte, dont le plus important est connu sous le nom de Sésac.
SÉSOSTR1S ou RAMSÈS-SËSOSTRIS , le plu célèbre des rois d’Egypte, fils d'Aménophis-Ramsès régna, d’après les monum., de 1565 à 1499, conquit dit-on, l’Ethiopie, la Judée et là Syrie, l’Assyrie, laMédie, la Bactriane, les régions caucasiennes jusqu’au Tanaïs, l’Asie-Mineure , les Cyclades, revint en Plgypte après neuf ans dtobsence, mit le comble à sa gloire par des institutions politiques, des lois, des travaux d'utilité générale, divisa l’Égypte en 36 nome» et la couvrit de superbes monuments.
SETIi 1651 — SÊVÈ
C’est sous Sésostris que l’Egypte atteignit son plug haut point de prospérité matérielle, et que l’art égyptien fit les plus grands pas vers la perfection. Ce roi devint aveugle dans sa vieillesse et se donna la mort après un long règne (66 ans selon les uns, 50 ou 33 selon les autres). Diodore et Manéthon, auxquels nous devons le plus de renseignements sur Sésostris, sont peu d’accord sur la plupart des faits: aussi l’histoire de ce règne est-elle fort incertaine. On a môme nié les vastes conquêtes de Sésostris : mais les monuments égyptiens récemment explorés, où son nom se lit cent fois en toutes lettres, réfutent ces doutes. Toutefois , il est croyable qu’on a beaucoup enflé ses conquêtes ; presque toutes ces grandes expéditions se réduisent à des invasions passagères. Quelques savants placent l’avènem. de Sésostris au xvue ». av J .-G.
(Terre-de-Labour), à 38 kil. N. O. de Capoue; 4,000 hab. Evêché. Cathédrale qui remplace un temple de Mercure. Ruines diverses. Un peu de commerce. Jadis capitale des Aurunci ; détruite par les Sidicins en 337, puis relevée et colonisée par les Romains en 314 ; elle fut très florissante sous la domination romaine. Patrie de Lucilius le poète satirique. Sessa fut érigée en duché au moyen âge ; le titre en fut donné par Ferdinand-lc-Catholique à Gonzalve de Cordoue, dont les descendants l’ont toujours porté depuis.
SESTOS, Bovalli-Kalcssit\ . de Thrace,sur l’Helles— pont et vis-à-vis d’Abydos, est célèbre par les amours de Héro et de Léandre. Voy. abydos.
SESTRABEK , ville de la Russie d’Europe (Finlande), à 26 kil. N. O. de Saint-Pétersbourg, àl’emb. de la rivière de Sestra, dans le golfe de Finlande ; 1,200 hab. Grandes forges (pour tout ce qui a trait aux flottes) , et manufactures d’armes , établies par Pierre-le-Grand en 1716.
SESTR1-DI-LEVANTE, Segesta Tiguliorum , ville des Etats sardes (Gênes) , 6ur le golfe de Gênes , à 40 kil. S. E. de Gênes; 3,500 hab. Savon, blanc de céruse , bougie. Pêche de la sardine, cabotage actif. Environs agréables, carrières de marbre.
SESTri-di-ponente, ville des Etats sardes (Gênes), sur le golfe de Gênes, à 6 kil. O. de Gênes; 2,400 hab. Savon. Aux environs, albâtre, marbre.
SETAB1S, etc. Voy. sætabis.
SETANG, province d’AsiE. Voy. zittang.
SE-TCIIEOU, ville de Chine (Kouéï-tcheou) , ch.-l. de département, à 200 kil. N. E. de Kouéï-yang.
SE-tching , ville de Chine (Kouang-si), ch.~l. de département, par 103° 34’ long. E., 24° 17 lat. N.
se-tchuen ou 9E-TCH0UAN , prov. occidentale de Chine, par 98°-107« 50’ long. E., 25°-33° lat. N. ; bornée à l’O. par le Thibet, au N. par le Chen-si, au S. par le Y'un-nan et le Kouéi-tcheou, à l’E. par le Hou-pe ; 7,815,000 hab. Ch.-l., Tching-tou.
SETE1A, riv. de la Bretagne romaine, auj. la dee.
SETH , troisième fils d’Adam et d’Eve , naquit l’an du monde 130 ( 4834 av. J.-C. ). Il remplaça Abel, dont il eut toutes les vertus ; au33i ses descendants sont-ils appelés enfants de Dieu. Seth est le 2e des patriarches; il mourut à 91 2 ans. Il eut pour fils Enos.
SETHIA, Cythœum , v. de l’île de Candie, à 80 kil. S. E. de Candie , côte N. ; 1 ,200 h. Evêché grec.
SETHOS ou SETHON, roi d’Egypte, d’abord grand-prêtre de Fta à Memphis, monta sur le trône des Pharaons vers l’an 7 13 av. J.-C., pendant la période éthiopienne. Il eut pour adversaire la classe des guerriers; quoique privé de leur secours, il n en marcha pas moins contre Sennachérib, qui déjà était à Péluse. Il fut , au rapport d’Hérodote , délivré de cette invasion par des rats , qui en une nuit rongèrent les cordes de tous les arcs des Assyriens. L’abbé Terrasson a fait sous le nom de Sélhos une espèce de roman politique et moral.
SETIA, auj. Sezza, ville du Latium, près de l’Ufens et des marais Pontins, était jadis renommée, pour ses vin3. — Ville de l’Ilispanie dans la Tar-; raconaise, auj. Exea ou Setcnil. Voy. exea.
SETIF, jadis Silijis , ville de l’Algérie (prov. de Constantine) , à 120 k. 0. de cette ville, sur les ruine» de l’ancienne Sitifi ; était considérable sous les Ro-J; mains, et donna son nom à la Mauritanie SitifensisJjî. Elle fut détruite par les Vandales. Le généra^ Galbois occupa Sétif pour la France, en 1838.
SETIUM, dit aussi Setiena ou Selius mont , ville de la Gaule Narbonaise, auj. cette.
SETLEDJE, SUTLEDJE ouGHARRA, VlJysudru »
des anciens, rivière de l’Inde en deçà du Gange, prend sa source aux lacs de Raouan et de Mana- Sarovara (situés à d’énormes hauteurs), puis, coulant au S.O., reçoit laBeyah (Y Hyphasis des anc. et tombe dans le Djelem; suivant quelques uns, c’est plutôt lui qui reçoit le Djelem , après quoi il va se perdre dans le Sind. Ce serait alors de tous les affluents de ce dernier fleuve le plus remarquable par la longueur de son cours, qui dépasserait 1,200 kil.
SETTE-COMMUNI. Voy. sept-communes.
SETUBAL, ou St-DBES, Celobriga , ville du Portugal (Estramadure), sur la rive droite et à l’emb. du Sadao, à 28 kil. S. E. de Lisbonne; 15,000 hab. Port vaste; fort San-Felipe; eglise ornée de beaux tableaux. Grand commerce en vins, oranges, sel. Aux environs, ruines d’une ville ancienne nommée Troya. Sétubal fut détruite en partie par le tremblement de terre de 1755.
SEUDRE, riv. de France (Charente-Inférieure) , naît dans l’arr. de Jonzac, coule au N. O. et se jette dans l’Atlantique , Yis-à-vi3 de l’île d’Oléron, après un cours de 80 kil.
SEU D’URGEL. Voy. urgel.
SEURRE, ch.-l. de canton (Côte-d’Or), sur la baône, <a25k. E. deBeaune; 3,700b. Collège. Vinaigre, châles. Construction de bateaux. Commerce de blé, fourrage, etc. Ville ancienne et jadis forte, mais démantelée par Louis XIV. Titre de duché-pairie Seurre fut le berceau de la famille de Bossuet.
SEVANGA ou sivan, lac d'Arménie, à 45 k. N. G. d’Érivan. lia 65 k. de long sur 22 de large, et s’écoule, au N. 0., dans l’Aras par le Zenghi.
SFVASTOPOL, vulg. Sébastopol, v . etportmîiit, de Crimée, au S. 0., sur la rivemérid. d’un bras delà Mer Noire; env. 50,000 h. av. 1854. Port excellent où stationnait la flotte russe de la MerNoire; fortifications formidables : tour Malakof, forts Alexandre, Nicolas, Paul, etc. — Fondée en 1786, à l’E. des ruines de Fantiq. Cherson etprès du village tartare A ktiar, agrandie et fortifiée par Nicolas 1; prise d’assaut le 8 sept. 1855 par l’armée anglo-fr, après un an de siège.
SEVEL1NGES (Ch.-L. de), littérateur, né' en 1768 à Amiens, mort en 1832 , émigra avec les frères de Louis XVI, fit partie de l’armée de Condé, rentra en France en 1802, et ne s’occupa plus que de travaux littéraires. 11 a traduit de l’allemand Werther , Alfred , les Soirées allemandes ; de l’italien, Y Histoire de la guerre de l' indépendance américaine , de Botta; a publié, Mémoires et correspondance secrète du cardinal Dubois, a donné lui-même quelques contes et nouvelles, et a fourni de nombreux articles à la Biographie universelle de Michaud.
SEVERAC-LE-CHATEAU, ch.-l. de canton (Aveyron), à 25 kil. N. de Milhau; 1,600 hab. Vieux château-fort; aux environs, houille et vitriol de fer.
SÉVÈRE (septime). Voy. septime-sevère.
SÉVÈRE (ALEXANDRE). Voy. ALEXANDRE-SÉVÈRE.
sévère , Flavius Valerius Severus, lllyrien, fut nommé césar par Dioclétien au moment de sou abdication, puis auguste par Galère, en 306, quand Constance Chlore mourut. Envoyé en Italie contre Maxence, il se laissa prendre dans Raven ne et se fit ouvrir les veines (307).