SH EF — 1656 — SUER
JiS ( Océan Atlantique par 12° 12’ long. 0., 52°
' lat. N., entre le cap Kerry et le cap Loop; cours, 390 kil. Ce fleure arrose Carrick, Jamestown, Limerick, forme plusieurs lacs et reçoit de nombreux effluents (la Boyle , le Fergus, la Brosna, l’Askeaton, etc.). Il communique par le grand canal avec la mer d’Irlande. Pêche abondante, gros brochets, etc.
SHARP (Jacques) , archevêque de Saint-André, né en 1618 dans le comté de Banff, avait été longtemps zélé presbytérien; il se réunit ensuite à l’église anglicane, et fut nommé archevêque de Saint- André; chargé avec le comte de Middleton d’organi- 8cr le gouvernement de l’Ecosse, i! s’acquitta de ses fonctions avec la plus grande rigueur, causa ainsi la révolte de 1666 , fut consigné dans son diocèse en 1667 , quand le gouvernement prit une marche impartiale, n’en fut pas moins l'âme du parti violent qui ne voulait pas de transaction, et finit par être égorgé en 1679 par des fanatiques.
Sharp (Guill.), un des plus habiles graveurs anglais (1749-1824), était Svédenborgiste, et fut dupe de plusieurs fanatiques. On a vanté surtout sa Pythonisse d’Endor , sa Suinte Cécile , son Lear au milieu de la Tempête , son Diogène , etc.
SHARP (GRANVILLE). VoiJ. GRANVILLE-SHARP.
8HAW (Thomas), voyageur anglais, né vers 1692, à Kcndal (Westmoreland) , mort en 1751, visita la Numidie ancienne, la Syrie, l’Egypte , et en rapporta des médailles , antiquités et objets d’histoire naturelle. On lui doit : Voyages et observations relatives à plusieurs parties de la Barbarie et du Levant , Oxford, 1738 , in -fol. cart. et fig. (trad. en franç., La Haye, 1743, 2 vol. in-4, cart. et fig.).
8HAW (Pierre), médecin et savant anglais, né vers 1695 , mort en 1763 , publia en 1725 les Œuvres de Robert Boyle disposées méthodiquement, 3 vol. in-4, et fit en 1733 un travail semblable sur Fr. Bacon, 3 vol. in-4. Il ouvrit des cours de physique et de chimie à Londres, et devint médecin du roi George II. Ses Leçojxs de Chimie ont été traduites en français par Mad. d’Arconville, Paris, 1769, in-4.
SHAW (George) , médecin et naturaliste , né en 1751 dans le comté de Buckingham, mort en 1813, fut conservateur de la bibliothèque d’histoire naturelle au Musée britannique (1791) , puis conservateur de ce musée, et donna, entre autres ouvrages, une Zoologie générale ou Histoire naturelle , en 10 vol. (1800-19); un Abrégé des Transactions philosophiques (1809), 18 vol., et divers Mémoires.
SHEERNESS, ville et port militaire d’Angleterre (Kent), dans l’île de Sheppey, à 17 kil. N. E. de Rochester, à l’embouchure de la Medway et de la Tamise. Population très variable (environ 2,000 hab. fixes). Citadelle ; chantier de construction ; arsenal.
SHEFF1ELD, ville d’Angleterre (York), à 67 kil. S. O. d'York ; 150,000 hab. (on n’en comptait que 35,000 en 1811). Aux environs, mines de fer et de houille. Dans la ville, usines où l’on travaille le fer et l’acier. La ville est très sombre, mais assez belle, et a quelques beaux édifices (hôtel— de-ville, théâtre, Music-Hall, fondée en 1823, etc.). Coutellerie renommée, quincaillerie, plaqué, etc. Jadis place forte. Son importance manufacturière date de 1750.
SHEFFIELD (John) , fils d’Edmond, comte d« Mulgrave, duc de Buckingham, né en 1649, mort en 1721, servit sous Charles II dans la guerre de Hollande, fut nommé membre du conseil privé et grand-chambellan par Jacques II , demeura fidèle à ce prince, n’en fut pas moins créé par le roi Guillaume III, marquis de Normanby, et par la reine Anne, duc de Buckingham (1703), garde du sceau privé et président du conseil. Il se retira de la cour à l’avénement de George I , et ne s’occupa plus que de littérature. 11 a laissé des poésies, un Essai sur la satire , des Essais divers. On a publié à Londres, 1729, 2 vol» in-8, ses Œuvres poétiques et ses
Mémoires sur la révolution de 1688, qui sont assez estimés. — Son fils unique, après avoir servi quelque temps dans l’armée française, sous le duc de Berwick, quitta le métier des armes à cause de sa mauvaise eenté, et mourut à Rome en 1735. En lui s’éieignit la maison de Sheffield.
sheffield (J. EAKER-HOLROYD, comte de), né vers 1735 à Penn, dans le comté de Buckingham, d’une autre famille que le précédent, mort en 1821, servit quelque temps ; mais ayant hérité d’une fortune considérable par suite de la mort de son frère aîné, il se livra à l’agriculture dans sa terre de Sheffield en Sussex. Nommé représentant du bourg de Coventry au parlement de 1780, il sc signala par son zèle à défendre les Catholiques contre les agressions de lord Gordon , et à combattre la traite des nègres; il montra, soit à la Chambre, soit dans ses écrits, des connaissances étendues en économie politique.
SHELBURNE (Guill. petty, marquis de lànsdown , comte de), descendant du mécanicien G. Petty, né en 1737 , mort en 1805 , servit dans la guerre de Sept-Ans, défendit la cour à la Chambre haute (1761 et 62) , fut nommé en 1763 membre du conseil - privé , et premier lord commissaire du commerce et des colonies, s’attacha à lord Chatam, sous le ministère duquel il fut secrétaire d’état pour le Midi , se retira avec lui (1768), devint le chef de l’opposition à la mort de Chatam , rentra aux affaires avec Fox (1782), et conclut la paix de Versailles ; remplacé au bout de 9 mois, il reprit son rôle d’opposant , et porta le jeune Pitt au ministère. Pendant la révolution française, il blâma la lutte engagée entre l’Angleterre et la France.
SHELL EY (percy bysshe), poète anglais, né en 1792 à Warnham, m. en 1822, s’exila jeune d’Angleterre, par suite des désagréments que lui attira son caractère difficile et opiniâtre, habita Genève, Venise, Florence, Pise, Livourne, et périt au milieu d’une tempête dans la baie de Spezzia. Il était ami de lord Byron et gendre de Godwin. Ses ouvrages sont pleins de vigueur et d'originalité, mais aussi d’impiété : il inclinait au spinosisme. On a de lui 2 trag. Bèatrix Cenci , Promélhée déchaîné ; deux poèmes, Hellas, la Reine Mab (ce dernier fut condamné en Angleterre comme immoral) ; l’élégie d ’Adonaïs v des Imitations de Goethe, de Calderon, etc.
SHENSTONE (William), poète anglais, né en 1714 à Hales-Owen (comté de Shrop), mort en 1763, est auteur de divers ouvrages estimés, parmi lesquels on distingue : The Judgment of Hercules (Hercule entre le vice et la vertu), poème, Londres, 1740 ; la Maîtresse d'école, 1741 ; des Élégies , des Ballades (sa Ballade pastorale est un des poèmes les plus élégants de ce genre qui existent en anglais). On a aussi de lui : des Lettres à ses amis; des Essais sur les hommes et les mœurs. Ses Œuvres ont été réunies par Dodsley, Londres, 1764, 3 vol. in-8. Ce poète se distingue par l’élégance et le sentiment.
SHEPPEY, île d’Angleterre (Kent), à l’embouchure de la Medway et de la Tamise : 17 kil. sur 9. Ch.-l., Sheerness. Marais et pâturages.
SHEPTON-MALLET , ville d’Angleterre (Sommerset), à 9 kil. O. de Wells; 5,000 hab. Belle église; marché. Lainages. Shepton fut après la conquête donnée à un certain baron Mallet, qui avait accompagné Guillaume, et dont elle prit le nom.
SHERBORNE, ville d’Angleterre (Dorset), à 27 kil. N. 0. de Dorchester ; 4,080 hab. Jadis évêché transféré à Salisbury. Belle église avec de superbes tombeaux. Soieries, toiles.
SHER1DAN (Rich. brinsley), écrivain et orateur irlandais, né en 1751 à Dublin, mort en 1816, fils d’un acteur, épousa par amour la cantatrice miss Linley , publia quelques pièces de théâtre et des brochures qui le firent connaître, acquit la oo-propriété
SHER
du théâtre de Drury-Lane, entra à la Chambre des Communes ( 1780), y combattit avec force l’administration de lord North, devint, à l’avénement du parti de Rockingham (1782), sous -secrétaire d’état de la guerre, puis secrétaire de la trésorerie (1783), mais n’occupa ces places que peu de temps, rentra aussitôt dans l’opposition et fit la guerre au gouvernement, soit dans des pamphlets et des feuilles périodiques, soit à la tribune ; se déclara pour la révolution française, qu’il défendit de toutes ses forces, et fut un moment (en 1806) trésorier de la marine par le crédit de Fox. Livré au jeu et au plaisir,
1 était sans cesse aux expédients, bien que le succès de son théâtre de Drury-Lane eût dû le rendre riche; il finit par tomber dans la misère et mourut criblé de dettes, abandonné des grands seigneurs qui avaient été ses compagnons de débauche. Néanmoins, on lui fit des obsèques magnifiques, et il fut inhumé à Westminster. On a de lui: les Rivaux, 1776; la Duègne , 1775; Y Ecole de la médisance (The school for Scandai), 1777, trad. en français par M. Yillemain dans les Chefs-d’œuvre des théâtres étrangers de Ladvocat (cette pièce pétille d’esprit) ; le Critique , 1779, Pizarre , drame imité de Kotzebue, qui eut un grand succès, 1799; et, en outre, des discours et pamphlets politiques. Sheridan était un des orateurs les plus éloquents du Parlement; son discours contre Warren Hastings est un chef-d’œuvre. Thom. Moore a donné en 1821 une édition de ses Œuvres , en
2 vol. in-8, et en 1826 des Mémoires sur sa vie (trad. par Th. Parisot). Son Théâtre a été traduit en franç. par F. Bonnet, Paris, 1838, 2 vol. in-8, et ses Œuvres complètes pur Benj. Laroche, 1841. — Thomas Sheridan, son père (1721-88), fut successivement acteur, directeur de théâtre à Dublin et à Londres, puis professeur de déclamation, et laissa des ouvrages estimés sur la langue anglaise, notamment un Orthoepical Dictionary, 1788, in-4 , qui, avec celui de Walker, fait loi pour la prononciation. — Françoise Sheridan, femme de Thomas, Irlandaise, morte à Blois (1766), à 41 ans environ, a donné deux romans ( Sidney Diddulph , Nourjahad ), et deux comédies (la Découverte , la Dupe).
SHER1FF, nom donné en Angleterre au principal juge ou grand-prévôt d’un comté. 11 élit les jurés, fait exécuter les jugements et préside deux sortes de tribunaux: 1° la County-court ou cour du comté, composée des teneurs de francs-fiefs du comté, et connaissant des affaires civiles au dessous de 40 shillings ; 2° le Shérif fs turn , espèce de cour d assises qui 6e tient deux fois l’année et où se jugent la plupart des délits et des crimes. La charge de shériff est honorifique plutôt que réelle. Presque tous les shériffs sont changés annuellement ; mais ils ont chacun un sous-shériff, qui est au fait du droit, qui expédie les affaires et dont l’emploi est fixe. Londres a deux shérifl's, dit l’un shériff de Londres et l’autre shériff de Middlesex. Les shériffs sont nommés par le roi, sur la présentation de six candidats faite par les juges d’un comté. — Voy. aussi chérif.
SHERLOCK (Guillaume), théologien de Londres (1641-1707), occupa diverses cures à Londres, et devint, en 1691, doyen de Saint-Paul. On a de lui des ouvrages estimés des Protestants : Sermons sur la Mort et le Juuement, Traité de T Immortalité de l’âme , Traité de la Providence (traduits en 1721).
$herlock (Thomas), prédicateur anglais, fils du précédent, né à Londres en 1678, mort en 1761, fut successivement évêque de Bangor, 1728 ; de Salisbury, 1734 ; évêque de Londres, 1748 ; écrivit contre l’anli-trinitaire Hoadly, réfuta l’incrédule Collins, et laissa, outre ses Sermons , divers ouvrages estimés, entre autres: les Témoins de la résurrection de J.-C. examinés et jugés selon les règles du barreau (trad. en franç. par Lemoine, La Haye, 1732, in-8); Traité des prophéties (trad. en 1733).
SIIOR
SHETLAND (îles), archipel de l’Atlantique, au N. de l’Ecosse , et à 60 kil. N. E. des Orcades, fait partie du comté des Orcades. On y compte 86 îles dont 40 habitées, et 29,000 âmes. Mainland est l’île la plus grande ; ensuite viennent Yell, Unst, Walsay" Noss, Foula , etc. A Unst , située par 60® 62’ latl N., le plus long jour est de 19 heures 15’. Climat très pluvieux, été très court, sol marécageux ; beaucoup de tourbe; pêche abondante. Les ports sont nombreux, mais inaccessibles l’hiver. Lewick est la ville principale. — Les îles Shetland ont, comme les Orcades, appartenu à la Norvège jusqu’à 1368 [Voy. orcades). Certains auteurs ont prétendu y reconnaître la Thule des anciens ou les Insulœ Æmodœ.
SHETLAND (NOUVEAU-), OU SHETLAND DU SUD, archipel de l’Atlantique Austral, au N. O. de la terre de la Trinité, par6l°-63° lat. S. et 55°~63° long. O. 12 îles principales (Levingston , Cornwallis, King-George, Robert, etc.). Découvert en 1819 par Will. Smith.
SH1ELD (Will.), compositeur anglais, né en 1754 dans le comté de Durham, mort en 1828, était fils d’un maître de chant; il fut dix-huit ans chef d’orchestre à Scarborough, fit pendant ce temps représenter à Hay-Market et à Covent-Garden un grand nombre d’opéras qui eurent du succès, devint directeur de Covent-Garden, et chef des musiciens du roi. Les meilleurs de ses opéras sont : The flitch of Bacon , Rosina , Robin Hood , Mariait , The enchanted Castle, Oscar and Malvina. llfit aussi la musiqued’un grand nombre de chansons qui sont devenues nationales.
SH1ELDS, nom de deux villes d’Angleterre, situées dans le comté de Northumberland , en face l’une de l'autre, à l’embouchure de la Tyne : l’une, North-Shields , sur la rive gauche; 9,680 hab. Beau port, pont en chaînes de fer, dont l'arche centrale a 130 mètres d’ouverture ; chantiers de construction, brasseries, fonderie de fer, toile à voiles; — l’autre, South-Shields, sur la rive droite ; 9,000 hab. Chantiers de construction, verreries, brasseries, corderies, savon, sel ammoniac; salines; houille.
SH1P-MONEY, taxe imposéeen 1634parCharlcsl sur les ports pour être appliquée à la construction des vaisseaux de l’état. Elle a été abolie en 1640.
SHIRLEY (Ant.), voyageur anglais, né en 1565, mort en 1631, visita les Antilles, l’Italie, la Perse (d’où il revint chargé de présents de Chah-Abbas pour diverses puissances européennes) , puis la Russie, et enfin l’Espagne; fut nommé par le roi d’Espagne, Philippe IV, amiral des mers du Levant et membre du conseil de Naples. On a de lui : Voyage aux Antilles (dans le recueil d’Hakluyt, tom. 111, édit. 1600); Voyage en Perse, Londres, 1613, in-4; Voyage par la mer Caspienne et à travers la Russie, publié par Guill. Parry, 1601. — Robert Shirley, sou frère, le suivit en Perse , et fut deux fois envoyé en Europe (1604 et 1623), chargé de missions de la part de Chah-Abbas ; il fut la seconde fois accusé d’imposture par un autre envoyé persan, qui, se voyant lui-même près d’être confondu, s’empoisonna.
shirley (Jacques), poète dramatique, né à Londres en 1694, mort en 1656, se consacra d’abord à l’enseignement, puis composa des pièces de théâtre qui lui gagnèrent la faveur de la reine Marie. Fidèle à la cause royale, il servit pendant la guerre civile sous les ordres du duc de Newcastle. On a de lui 37 pièces de théâtre qui ont été imprimées séparément, et des Poèmes, publiés à Londres, 1G49, in-8. Il est aussi auteur de deux grammaires latines estimées. Comme auteur dramatique , il se plaça auprès de Beaumont et de Fletcher.
SH1VA, dieu indien. Voy. siva.
SHORE (.Jane), maîtresse d'Edouard IV, était la femme d’un orfèvre de Londres ; après la mort du roi, elle s’attacha à lord Hastings. Richard 111 (encore duc de Glocester) la fit condamner pour adultère et débauche à faire amende honorable devant