VACA
sept Provinces-Unies se confédérèrent contre Philippe II (1579) , Traité d'Utrecht , la paix conclue dans cette ville en 1713, entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et la Hollande, qui mit fin à la guerre de succession d’Espagne ; Congres d'Utrecht , le congrès qui prépara ce traité et qui se tint dès 17 12. Utrecht fut occupé par les Français en 1672 et de nouveau en 1 795. Sous l’Empire, il était ch. -h d’arr. dans le dép. du Zuyderzee. Patrie du pape Adrien VI, Burmann, ürakenhorch, etc. — La prov. a celles de Hollande mérid. au N., de Zélande à l’O., de Gueldre à l’E. : 870 kil. carr., et 120,000 hab.
utrecht (évêché d ). Cet évêché, qui remonte au vu* siècle, comprenait et la pn.v. d’Utrecht, qu’on nommait partie inférieure de l’évêché, et 1 Over-Ysles, dit partie supérieure. Le 1er évêque d'Utrecht fut sacré en 695. L’évêché, successivement agrandi, acquit de bonne heure la supériorité territoriale. Le dernier évêque souverain fut Henri de Bavière qui, las des perpétuelles révoltes de ses sujets, vendit à Charles-Quint en 1528 la domination temporelle du pays. Toutefois l’évêché subsista toujours comme pouvoir spirituel , et le diocèse fut alors divisé en deux provinces, Utrecht et Over-Yssel. La révolte des P rov^-Uni es ne changea rien à cette division, et les deux pays furent reçus dans l’Union de 1579 comme deux provinces distinctes.
UTRERA, Illiturgis? ou Vericulum, ville d’Espagne (Séville), à 29 kil. S. E. de Séville ; 11,050 hab. hab. Château-fort. Clocher et bôtei-de-ville remarquables. Commerce de chevaux. Foire fréquentée.
UXANT1S ou UXISAMA, auj. Pile d’ouESSANT.
UXBRID(jE, ville d’Angleterre (Middlesex), à 29 kil. N. O. de Londres; 2,800 hab. Il y fut conclu en 1645 un traité entre Charles I et le parlement.
UXELLES (Nie. de blé, marquis d’), maréchal de France, né en 1652, mort en 1730, fut protégé de Louvois, prit part, comme lieutenant-général, au 3iége de Philisbourg (1688), défendit Mayence contre les troupes impériales, mais se vil forcé de capituler (1689), fut à son retour hué publiquement à Paris, conserva cependant la faveur de Louvois et de Louis XIV, et reçut le bâton de maréchal en 1703. 11 eut part comme diplomate aux conférences de Gertruydenberg, où il se fit peu d’honneur, et fut néanmoins, après la mort de Louis XIV, président du conseil des affaires étrangères.
UXELLODUNUM, ville de Gaule en Aquitaine lr«, chez les Cadurci , à l’O., près des Lemovices. Place très forte. 11 fallut à César toute son habileté pour la prendre (50 av. J.-C.). On ignore le véritable emplacement de cette ville ; on a cru la retrouver dans Cahors, dans Puech d’ Issolu, Uzerche,Capdenac,e te.
UXIENS, auj. pays d 'Akouaz, dans le Kouhistan, peuple de la Susiane, sur les confins de la Perside,
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habitait les montagnes et ne vivait que de rapines. Les rois achéménides de Perse leur payaient tribut pour passer de Suse à Persépolis. Alexandre, & son retour de l’Inde, les subjugua.
UZ (J. -Pierre), poète allemand, né en 1720 à Anspach, mort en 1796, remplit diverses charge! de magistrature à Anspach, et finit par être nommé premier juge du tribunal. C est pi u tôt un versificateur qu’un poète ; grand partisan de la rime, il voulut ridiculiser, sous le nom de Milioniens ou Anglicans, les partisans des vers blancs. 11 a traduit avec succès des morceaux d’Homère, de Pindare, d’Anacréen. Ses Œuvres poétiques complètes ont été publiées à Leipsick, 1768, 2 vol. in-8.
UZBEK , khan du Kaptchak, de 1305 à 1342, étendit sa domination sur la Russie, éleva sur le trône ou renversa à son gré les princes de cet empire (Michel il , lourié, Dmitri, etc.), forma le projet de détruire le christianisme en Russie, et de distribuer les villes de ce pays à des chefs mongols, et saccagea Tver, Kachin, Torjok pour venger le massacre des Mongols égorgés à Tver (1327). Les peuples qui lui obéissaient prirent de lui le nom d’Uzbeks.
UZBEKS (lesj, peuple de la famille turque, habite en Asie, à l’E. de la mer Caspienne, de 72° à 80° long. E., et de 34° à 40“ lat. N. , et tire son nom d’un de ses khans les plus célèbres ( Voy . l’art, précédent). Ce sont eux qui dominent dans presque tout le Turkestan indépendant. Beaucoup d’Uzbeks se sont répandus à l’O. de la mer Caspienne ; on en trouve des restes dans la Russie mérid. et dans le gouv. de Tobolsk.
ÙZEL, ch.-l. de canton (Côtes-du-Nord), à 15 kil. N. O. de Loudéac; 2,150 hab. Entrepôt de toiles.
UZERCHE, Usreca au moyen âge? ch.-l. de cant. (Corrèze), sur la Vezère, à 35 kil. N. O. de Tulle; 3,223 hab. Aux environs, belles forges de la Grénerie et ermitage de M“* de Genlis. Cette ville ne fut jamais prise par les Anglais.
UZES, peuple slave. Voy. polovtzes et cumans.
UZÊS , Ucetia, ch.-l. d’arr. (Gard), près de l’Auzon, à 24 k. N. de Nîmes; 6,856 h. Jadis évêché. Ane. palais épisc. Trib., collège. Filât, desoie, bonneterie, bourre de soie, vin, eau-de-vie. Cette ville fut prise par Clovis aux Wisigoths en 507. Elle fut une des principales places des Réformés jusqu’en 1629 , époque où elle fut soumise et démantelée. Uzès eut jadis des vicomtes particuliers. Elle fut érigée en duché-pairie en 1565. Patrie de l’écrivain Coste, de Moïse Charas , savant chimiste , et du peintre Sigalon. — L’arr. d’Uzès a 8 cant. (Bagnols, Saint- Chapt, Lussan, Pont-Saint-Esprit, Remoulins, Roquemaure, Yilleneuve-lès-Avignon , plus Uzès), 98 communes et 85,701 hab.
UZUM-CASSAN. Voy. ouzoun-haçan.
N. B. Cherchez par W ou par U les articles qui ne seraient pas ici.
V. Cette lettre , qui en style lapidaire s’emploie aussi pour U , signifie dans les abréviations : VitelHus , Volero , Volusus , Vopiscus , Vesta , Victor , Vir , Urbs (Rome); A. V. C. , ab Urbe condita, depuis la fondation de Rome, etc.
YAAG. Voy. vag. — VAAST (S.). Voy. waast.
VABRES, bourg du dép. de l’Aveyron, à 5 kil.
; S. O. de Sainte-Affrique ; 750 hab. Jadis évêché.
VABREs-DE-sÉNÉGATS, ch.-l. de cant. (Tarn), à 26 kil. N. de Castres ; 2,432 hab.
YAGA-DE-CASTRO. Voy. Castro.
VACCA, Vaga ou Baga , ville de l’Afrique propre, sur ie liubricatus, aux confins de la Numidie et la Zeugitane, fut saccagée pur Q. Metellus pour avoir égorgé une garnison romaine, puis par Juba, pour s’être révoltée contre César.
VACCA (Alvar Nunez cabeza de) , nommé 2ü 1539 par la cour d’Espagne gouverneur du Paraguay, se rendit dans cette contrée en traversant le Brésil mérid., au milieu des Indien» Guaranis, et le 4 mars 1542 fit son entrée dans la ville de l’Assomption. Son avarice et sa cruauté ayant ex-
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cité une révolte parmi ses troupes, il fut mis aux fers et embarqué pour l’Espagne avec son confident. le greffier Pedro Fernandez. A leur arrivée, ils furent condamnés par le conseil des Indes à être déportés en Afrique. Pendant l’instruction du procès, ils publièrent un mémoire justificatif; c’est le premier ouvrage qui ait été publié sur le Paraguay (il fut imprimé à Valladolid, 1556, in-4).
VACCÉENS, Vaccæi , peuple d’Hispanie (Tarraconaise), au S. des Cantabres dont les séparait V Idubeda, furent subjugués par Postumius en 178 av. J. -G., après 14 ans de guerre. Devenus suspects pendant la guerre des Celt ibères, ils furent attaqués de nouveau par les Romains en 150 et 136, et soumis totalement en 100. Leurs villes principales étaient Palentia et Cauca ; leur pays correspondait aux provinces modernes de Léon et de Vieille-Castille. — Pline confond les Vaccéens avec les Vascons.
YAÇOUDEVA , père de Krichna et de Bala- Rama, avait épousé Dévaki, sœur du cruel Kansa, roi de Mathoura, et réussit à soustraire ses fils aux * fureurs de ce prince, qui voulait les faire périr.
VAÇOUS, nom de huit dieux hindous qui viennent presque immédiatement au dessous de Brahma, et qui ont chacun une des huit régions du monde sous leur empire : Indra préside à l’éther et au jour; lama, à la mort, aux enfers ; Nirouti, aux mauvais génies; Agni, au feu; Varouna (ou Pratchela), aux eaux et à l’Océan ; Paoulastia, à l’intérieur du globe ; Pavana (autrement Marouta ou Yaiou) , à l’air, aux vents, aux odeurs; Içania, à la région du Nord-Est; ce dernier est une incarnation de Siva.
VACQUERIE (J. de la), magistrat, natif d’Arras, ge fit remarquer de Louis XI par la vigueur avec laquelle il refusa, en 1476, de remettre Arras à ceux qui venaient l'en sommer de sa part. Ce monarque le fit en 1481 premier président du parlement de Paris. La Vacquerie ne montra pas moins d’énergie dans ce nouveau poste. Il fit rejeter par les magistrats des édits de Louis XI qui établissaient des taxes nouvelles , et obligea le roi à révoquer ces édits. La Vacquerie fit de même des représentations très fortes sous la régence d’Anne de Reaujeu. Il mourut vers 1497.
VADÉ (J.-Joseph), poète burlesque, né en 1720 à Ham, fils d’un honnête marchand, ne fit point d’études régulières, mais se forma par la lecture des auteurs français. 11 se créa un genre à part, le genre poissard, en imitant dans ses vers le langage des halles. Il fut quelque temps secrétaire du duc d’Agenois, puis occupa un petit emploi dans les finances. D’un caractère jovial, ami du vin et de la bonne chère, il hantait les cabarets, et n’en était pas moins fort recherché, même dans le grand monde; on le regardait comme un plaisant de société. 11 mourut à 37 ans en 1757, ayant abrégé sa vie par ses excès. 11 a laissé nombre de chansons bachiques, et de plus la Pipe cassée , poème èpi-lragi-poissardihéroï-comique , les Lettres de la Grenouillère , des bouquets poissards, des madrigaux, des épîtres dans le même genre, des opéras comiques et des parodies qui eurent une grande vogue. Yadé est le Téniers de la poésie. Se3 Œuvres ont été publiées en 4 vol. in-8, Paris, 1758. On a donné à part ses Œuvres poissardes , 1796, in-4. — Voltaire a publié des contes sous le pseudonyme de Guillaume Vadé.
VAD1CASSES. Voy. viducasses.
VAD1MON (lac de), Vadimoms lacus , auj. lac de Bassano ? petit lac de l’Etrurie, au N. E. de la forêt Ciminienne, est célèbre par deux victoires que les Romains y remportèrent, l’une en 310 sur les Etrusques, l’autre en 283 sur les Sénonais.
VADUTZ, ville de la Confédération germanique, ch.-l. de la principauté de Lichtenstein, à 48 kil. s. O. de Brégenz; J, 800 hab. Château.
VÆNJUS (otto), peintre. Yoy. vàn-veen.
VÆSTERAS, ville de Suède, ch.-l. du gouv. de même nom, à 140 kil. N. O. de Stockholm ; 3,000 hab. Evêché; chateau. Cathédrale (avec tombeau d'Eric XIV); lycée. Industrie métallurgique. Une diète tenue à Væsteras en 1544 confirma l’hérédité de la couronne en Suède. — Le gouv. de Væsteras, situé entre ceux de Gefleborg, Stora-Kopparberg, OErebro , Nykœping, Upsal, a 140 kil. sur 80, et 90,000 hab. Pays plat, lacs et rivières.
VAG ou YAAG, Cusus, Vayus , riv. de Hongrie, naît dans le comitat de Liptau, arrose ceux de Thurocs, Trentsin, Neutra, Kœmœrn, coule 200 k.’. au S. O., reçoit la Neutra, l’Arva, la Thurocs, etc. et tombe dans le Danube à Kœmœrn.
VAGA (PERINO DEL). Voy. PERINO.
VAGIENNES, Vagienni, peuple ligure de la Gaule Cisalpine, habitait les vallées arrosées par le Pô, le Tanaro et les deux Doire; capit. Augusta Vagiennorum (auj. Città di Bene ou Vico di Mondovi).
VAIGATCHE (île), île de la Russie d’Europe (Arkhangel), entre la Nouvelle-Zemble et la côte, dont elle est séparée par le détroit de Vaigatche ou de Nassau : 100 kil. sur 160. Habitants samoyèdes.
VA1G10U (île), île du Grand-Océan Equinoxial, au N. O. de la Papouasie, dont la sépare le détroit de Gammen, par 0° lat., et 128° long. E.
VAI-HOU, dite aussi île de Pâques ou de Davis , île de la Polynésie, la plus orientale des Sporadea Australes habitées, par 112° long. O., 27° lat. S.; 2,000 hab. : 25 kil. de tour. Sol fertile, bananes et patates excellentes. Habitants bien faits et intelligents. — Découverte par Davis en 1686, elle fut revue par Roggeween le jour de Pâques (1722).
VAILLANT (J. foi), numismate, né en 1632 & Beauvais, mort en 1706, quitta la médecine pour ’.es médailles, fit plusieurs voyages aux frais de Louis XIV en Italie, en Sicile, en Grèce, en Egypte, en Perse, en Hollande et en Angleterre, et rapporta de précieuses récoltes nurnismatiques , non sans avoir couru de graves dangers. Pris par les Algériens à son second voyage, il avait été 4 mois et demi esclave. Il fut nommé membre de l’Académie des Inscriptions dès l’origine de ce corps savant. On lui doit beaucoup d’ouvrages, tous remarquables par l’exactitude et l’originalité des recherches, entre autres : Historia Ptolemæorum ad /idem nurnismatum accommodaia, Amsterdam, 1701, infol. ; Seleucidarum imperium ad /idem numisma lurn , etc., La Haye, 1732, in-fol.; Arsacidarum imperium, Paris, 1725, 2 vol. in-4 ; Numismata œrea imper atorurn... in coloniis, etc., La Haye, 1688 et 97, in-fol. ; Numismata imperatorum... a populis romance dilionis , Amsterdam, 1701, in-fol., etc.
vaillant (Walleran), peintre et graveur, né à Lille en 1623, mort en 1677, était habile dessinateur et coloriste; il est le premier qui ait gravé en manière noire. Il séjourna à Anvers, Amsterdam, et passa 4 années en France.— H eut 4 frères, qui tous furent ses élèves, et qui se distinguèrent aussi, surtout ie 2®, Bernard Vaillant.
vaillant (Séb.), botaniste, né en 1669 aux environs de Paris, mort en 1722, fut aide-chirurgien militaire, puis secrétaire de Fagon, premier médecin de Louis XIV, obtint la direction du Jardin de* Plantes, y fut nommé professeur et entra en 17 16 à l’Académie des Sciences. 11 avait entrevu le système sexuel des plantes qui a fait tant de réputation à Linnée. Son principal ouvrage est le Botanicon Pari siense, Leyde et Amsterdam. 1727, plus de 300 Ggures (il n’eut pas le tempsde le finir).— Voy. levaillant VA1LLY ou WAILLY, ch.-l. de cant. (Aisne), sur l’Aisne, à 20 kil. E. de Soissons ; 1,644 hab.
vailly , ch.-l. de cant. (Cher), à 23 kil. N. O. de Sancerre ; 697 hab.
VAIR AC, ch.-l. de cant. (Lot), à 53 kil. N. E. do Gourdon ; 1.713 hab.