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PRES

PUSE

succès ; Boris Godunow, 1831, tragédie non destinée à la représentation, et qu’on n’en regarde pas moins comme son chef-d’œuvre, quelques nouvelles, entre autres la Fille du Capitaine, et une Histoire de la révolte de Pougalchef. Pouschkine a imité dans la forme Shakspeare et Byron, mais il est éminemment national par le choix des sujets et la. peinture des mœurs. Ses OEuvres ont été publiées à St-Pétersbourg en 1837 et ann. suiv., aux frais de la couronne , et trad. en français par H. Dupont, 1846, 2 Toi. in-8. MM. J. Tourgueneff et L. Viardot ont traduit à part ses OEuvres dramatiques, 1862.

PRADIER (James), habile sculpteur, né en 1792 à Genève , d’une famille de réfugiés français , mort en 1852, vint fort jeune en France, montra un talent précoce qui le fit remarquer par Denon, entra, sur la recommandation de cet ami de l’art, dans l’atelier deLemot; remporta en 1813 le grand prix ( Philoctcte dans Vile de Lemnos ), fut envoyé à Rome, où il mûrit son talent, et où il exécuta plusieurs ouvrages qui commencèrent sa réputation; puis vint se fixer à Paris, et y obtint bientôt par ses gracieuses productions une popularité fort rare parmi les sculpteurs : il reçut sa première médaille à l’exposition de 1819, et fut élu en 1827 membre de l’Institut, en remplacement de Lemot, son maître. D’un talent facile , d’un goût pur, d’une fécondité prodigieuse , cet artiste a produit une foule d’excellents ouvrages dans les genres les plus divers ; cependant , il se complaisait surtout dans la reproduction de la beauté féminine , donnant plus à la grâce qu’à la force. Il emprunta ses plus heureux sujets à la mythologie grecque , ce qui a fait dire ingénieusement qu’il était le dernier des païens. Parmi ses œuvres les plus estimées, on cite : un groupe de Bacchante et de Centaure , à Rouen; un Fils de Niobé , une Psyché et une Vénus , au Luxembourg ; les Trois Grâces , à Versailles ; Phidias, Prométhée,âux Tuileries; Phryné, la Poésie légère , Flore , le Printemps , la Toilette d’Atalante, enfin Sapho, exposée en 1852, et à laquelle fut décernée la grande médaille de 4000 fr. Outre ces œuvres, toutes spontanées, Pradier exécuta de nombreuses compositions qui lui étaient de* mandées pour les monuments publics : S. Pierre , à St-Sulpice ; S. André et S. Augustin', àSt-Roch; le Duc de Berry mourant ; les Villes de Lille et de Strasbourg, sur la place de la Concorde ; les deux Muses de la fontaine Molière, à Paris ; la belle fontaine de Nîmes ; l’ Industrie, à la Bourse ; les grandes Renommées de l’Arc de triomphe ; les Victoires colossales du tombeau de Napoléon. On lui doit en outre une foule de statuettes et de figurines, qui sont recherchées avec empressement par les amateurs. Il forma plusieurs élèves illustres : Etex, Guillaume, Lequesne,etc. Raoul Rochette a lu àl’ Académie desBeaux-Artsune Notice surPradier .

PRESCOTT (W.), historien américain , né en 1796, à Salem (Massachussets), mort en 1859, était fils du colonel Prescott, qui vainquit les Anglais au combat de Bunker’s hill. Il se destinait au barreau, mais une maladie d’yeux, qui le rendit presque aveugle, le força d’y renoncer. Il put néanmoins^ l’aide de secrétaires, se livrer à des études historiques assez approfondies pour produire des ouvrages qui lui ont fait un grand nom : Histoire de Ferdinand et d’Isabelle, 1838; Histoire de la conquête du Mexique, 1843; Hist. de laconquêtedu Pérou, 1847; Ilist. de Philippe II , 1835 ; ce dernier ouvrage est resté inachevé. Ses écrits se distinguent par l’exactitude des informations puisées aux meilleures sources, par le pittoresque des descriptions, la chaleur du sentiment, la clarté et l’élégance du style. VHistoire de la conquête du

Mexique a été traduite par Am. Pichot , 1846, celle de Philippe II par Renson et Ithier , 1860 , et celle du Pérou par M. Poret, 1861-62.

PRËVAL (le vicomte de), écrivain militaire , né à Salins en 1772, d’une famille d’officiers distingués, m. en 1853, fit plusieurs des campagnes de la République, du Consulat et de l’Empire ; devint en 1814 général de division; se fit surtout remarquer par ses talents administratifs , fut appelé comme maître des requêtes au Conseil d’Etat en 1810, et devint conseiller d’Etat en 1837. Élevé à la pairie sous la Restauration , il fut nommé sénateur par Napoléon III en 1852. Préval a coopéré à la plupart des réformes du maréchal" Gouvion Saint-Cyr. Il a rédigé sur l’histoire et l’administration militaires des ouvrages qui font autorité , entre autres : Mémoires sur les guerres d’Italie , sur Y Organisation de la cavalerie, sur l'Organisation et la police des troupes, sur le Service des troupes en campagne.

PRIESSNITZ (Vincent), fondateur de l’hydrothérapie, né à Græfenherg (Silésie) en 1799, mort en 1851. Après avoir remarqué qu’un homme de sa ville natale employait avec fruit l’eau froide pour soigner des blessures, et avoir fait sur luimême une expérience heureuse, il érigea en système le traitement par l’eau froide. Les succès qu’il obtint lui firent une réputation et attirèrent dès 1826 des malades à Græfenberg, où il fonda un établissement d’hydrothérapie. Sa clientèle s’étendit peu à peu, et il dut créer, vers 1837, un journal pour répondre aux nombreuses personnes qui le consultaient de divers côtés. Dans sa dernière maladie, il ne voulut pas suivre d’autre mode de médication que celui dont il était l’auteur.

PUISSANT (Louis) , mathématicien , lieutenantcolonel d’état-major, né en 1769 en Champagne , de pauvres cultivateurs, mort en 1843, fut placé fort jeune chez un arpenteur, sentit le besoin d’étudier la géométrie pour comprendre les principes de son art , et fit dans cette étude de rapides progrès; fut nommé ingénieur-géographe à l’armée des Pyrénées-Orientales, puis professeur de mathématiques à l’Ecole centrale de Lot-et-Garonne 1,1795), à l’École militaire de Fontainebleau (1804), enfin à l’École de l’état-major, où il enseigna vingt ans. Il fut admis en 1828 à l’Académie des Sciences. Il y souleva en 1836 un vif débat en avançant qu’il y avait eu erreur dans la mesure de la partie du méridien qui s’étend de Montjouy à Formentera : il fut reconnu qu’il fallait en effet ajouter 68 toises à la mesure, et par suite changer le chiffre adopté pour la longueur du méridien, ainsi que pour le mètre. Puissant a coopéré aux opérations géodésiques les plus importantes , surtout à la nouvelle carte de France. On a de lui outre un Cours de Mathématiques , des Traités de Géodésie , 1805; de Topographie , 1807 ; de Trigonométrie, 1809, et la Description géométrique de la France.

PUJOL (Abel de). Voy. Abel.

PUSEYISME , doctrine religieuse répandue depuis peu d’années en Angleterre , surtout à l’Université d’Oxford , et ainsi nommée de son principal auteur, le Dr Pusey, chanoine de l’église du Christ et professeur d’hébreu à Oxford : elle déclare la foi indépendante du pouvoir temporel et se rapproche étroitement du catholicisme sur les points les plus importants, demandant le rétablissement de la messe, l’introduction de la confession auriculaire , de la pénitence , du jeûne , admettant l’invocation des saints, etc. Inquitstés pour leurs opinions par l’épiscopat anglican, la plupart des Puseyistes ont ouvertement embrassé le catholicisme.

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