BIDE — 216 — BIER
Ici Seine, sur la route de Fontainebleau, à 2 kil. S. de Paris. 11 est ainsi nommé d’un château situé autrefois sur le même emplacement et qui fut construit en 1290 par Jean, évêque de Winchester, dont le nom corrompu a fait Bicêtre. Sous Charles V, Jean, duc de Berry, y fit construire un hôpital qui fut détruit pendant les guerres qui désolèrent le règne de Charles VI. Rétabli sous Louis XI 11, il servit d’asile aux soldats infirmes jusqu’à rétablissement de l’hôtel des Invalides; aujourd’hui il contient des vieillards, des infirmes et des aliénés. Il servait aussi de prison pour les vagabonds et les condamnés aux galères ou à la peine capitale. On y voit un très beau puits et un grand réservoir. Sa population s’élève à 6, 500 âmes. Fort, constr. en 1842.
BICIIAT (Marie-Franç.-Xav.) , célèbre physiologiste, né en 1771 à Thoirettc près de Bourg, commença ses études médicales à Lyon, et, lors du siège de celte ville (1793), vint les terminer à Paris. Desault, dont il suivait assidûment les leçons, ne tarda pas à le distinguer; Bichat devint son ami, l’aida dans ses travaux; après sa mort (1795), il publia les œuvres de son maître et acheva ce qu’il avait laissé imparfait. Il entra en 1797 dans la carrière du professorat et fut bientôt entouré d’auditeurs auxquels il exposait une doctrine aussi neuvo que solide. En 1800, il fut nommé médecin de l’Hôtel-Dieu, quoiqu’à peine âgé de 29 ans. En même temps qu’il remplissait ces doubles fonctions, il faisait d’immenses recherches anatomiques et publiait de grands ouvrages. Tous ces travaux avaient déjà fortement altéré sa santé lorsqu’il fit, sur l’escalier de l’ Hôtel-Dieu, une chute violente qui détermina sa mort (1802). Il n’avait que 31 ans. Ses principaux ouvrages sont : Recherches physiologiques sur la vie tl la mort, 1800; Anatomie générale appliquée à la physiologie et à la médecine, 4 vol in-8, 1801; Anatomie descriptive, 5 vol. in-8, dont les trois derniers furent publiés après sa mort par MM. Buisson et Roux. Il a en outre laissé des manuscrits dont l’Académie de médecine a fait l’acquisition en 1833. Bichat adopta les idées de Bordeu et de Barthez sur la force vitale, mais il eut le mérite de sortir des abstractions dans lesquelles ses prédécesseurs s’étaient renfermés. Il distingua la vie animale et la vie organique, plaça spécialement cette dernière dans les tissus qui enveloppent les viscères, et rechercha le mode de vitalité propre àchaque tissu. On lui a éri gé une statue àBour g et à l’Éc. de Méd. de Par.
B1CHNAGAR {v.de science), v.de l’Inde (Bombay), sur la Toumbaddrah, par 74° 14’ long. E., 15° 14’ lat. N. Elle était jadis fort grande et était la capit. d’une souveraineté importante ; il n’en reste plus qu’un quartier qui forme la ville auj. nommée Anagoundi. Détruiteen 1504 parlaguerre. Aux Angl.
BICOQUE (la), Bicocca, village du roy. Lombard- Vénitien, à 7 kil. de Milan. Lautrec, général français, y fut battu par les Impériaux en 1522.
B1DAC11E, ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), à 20 kil. E. de Bayonne, sur la Bidouze; 2,250 hab.
BIDASSOA, Magrada, riv. qui sépare la France de l’Espagne, est française à son origine, puis espagnole, et vers son embouchure devient commune entre ces deux pays. Elle se jette dans la baie de Biscaye après avoir formé l’ile des Faisans : cours , •i4 kil. — Dans i ile lut conclu le traité des Pyrénées en 1659. Passage de la Bidassoa en 1823 par les Fr.
B1DEFORD, ville d’Angleterre (Devon), à 57 kil. N. 0. d'Exeter, sur le Towridge et le Taw, près de ia mer; 4,850 hab. Port. Pont gothique de vingtquatre arches sur le Taw. Chantier de construction.
BIDER ou BAYDER, région de l’Inde en deçà du Gange, bornée au N. par le Bérar, au S. par le Bedjapour etlTlaïderabad, àl’E. par le Gandouana: i4Q kil. sur 170. Le Godaveri la traverse. Ch.-l. , Buter. Vallées fertiles. 11 se divisa en 2 parties :
1® partie anglaise immédiate, qui forme le district d’Akalkotta, dans la présidence de Bombay (Aurengabad); 2° partie anglaise médiate, qui fait partie du roy. de Decan et est beaucoup plus considérable. Villes principales : Bider, Kalberga et Nandere.
bider, ville de l’Inde en deçà du Gange, ch.-l. jadis de tout le Bider, et aujourd hui de la partie du Bider appartenant au Decan, par 75° 20 long. E., 17° 49’ lat. N. Grande ville, renommée pour les armes et le placage en argent. .....
B1DL1S ou BETLIS, ville de la Turquie dAsie (Van), à 57 kil. S. E. deMouch; 12,000 hab., moitié kourdes, moitié arméniens. Place très forte. Commerce considérable de tabac. — Suivant les Arméniens, elle a été fondée par Alexandre-le-Grand. Elle a été longtemps le siège d’un khan ou prince kourde indépendant: aujourd’hui elle est régie par un beg.
BIDOUZE, riv. de France, sort des Pyrénées à 20 kil. S. O. de Mauléon, passe à Ostabat, St-Palnîs Ri/lnplip ot rp. np.ril rïanà 1 À(loiir#
BIDPAY. Voy. pilpay.
BIDUCESII, peuple de l’Armorique, occupait le diocèse de Bidué ou Saint-Brieuc.
BIEBERICII. Voy. B1BERICH.
B1ECZ , ville des Etats autrichiens (Galicie), à 13 kil. O. d’Iaslo; 1,600 hab. Soufre et vitriol.
BIEDENKOPF , ville du grand-duché de Hesse- Darmstadt, près de la Lalin, à 19 kil. N. O. de Marbourg ; 2,500 hab. Fonderies, etc.
BIEL, ville et lac de Suisse. Voy. tienne.
BÏEL (Gabriel), professeur de théologie et de philosophie a l’université de Tubingue, né à Spire vers 1420, mort en 1495, prit part aux querelles des Réalistes et des Nominalistes, et se déclara pour ces derniers. On a de lui, outre des écrits théologiques, une exposition de la doctrine d’Occam ; Collecto rium super libros Sententiarum G. Occami , 1501, in-fol.
BIÉLAIA, riv. de Russie. Voy. bélaia.
BIELEFELD, ville dePrusse (Westphalie), régence de Minden, sur le Lutterbach, à 62 kil. E. de Munster; 6,700 hab. Célèbre par ses fabriques de toiles et ses blanchisseries. Jadis ville hanséatique.
R1ELGOROD, ville de Russie. Voy. belgorod.
B1ELGORODOK, ville de Russie. Voy. akkerman.
BIEL1TZ, ville des États autrichiens (Moravie et Silésie), sur la Biala, à 24 kil. N. E. de Teschen.
BIELLA, ville des États sardes, sur le Cervo, à 64 kil. N. E. de Turin ; 7,850 hab.
BIELO, c.-à-d. Blanc, lac de Russie, dans le gouvernement de Novogorod, par 60° lat. N., et 35° long. E., reçoit la Kovja et Kéma. La Cheksna en sort.
BIELOPOL, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 106 kil. N. de Scutari; 3,000 h.
BIÉLSK, ville de la Russie d’Europe (province de Bialystok), à 13 kil. N. E. de Plock; 2,000 hab.
BIEN PUBLIC (ligue du), Voy. ligue.
BIENNE, en allemand Biel , en lat. Petinesca? ville de Suisse (Berne), à 27 kil. N. O. de Berne, au pied du Jura et près du lac de Bienne; 1,360 h. Cette ville s’allia à Berne dès 1279, fut incendiée par l’évêque de Bâle en 1367 ,embrassala réforme enl528,devintalors alliée des Suisses tout en restant sous la suzeraineté de l’év. de Bâle ; forma de 1797 à 1814 un cant. du dép. du H.-Rhin, et fut réunie au cant. de Berne en 1815.
bienne (lac de), au S. O. de la ville de Bienne, reçoit les eaux du lac de Neuchâtel par la Thiele, qui après l’avoir traversé grossit l’Aar ; 14 kil. sur 5. Au milieu est la jolie île Saint-Pierre, célèbre par le séjour de J.-J. Rousseau en 1765.
B1ENVENIDA, ville d’Espagne (Badajoz), à 15 kil. N. O. de Llerena; 3,400 hab.
BIERLEY, ville d’Angleterre (York), à 48 kil. S. O. d’York ; 6,000 hab. Nombreuses fabriques.
BIERLING (Fréd.-Guill.l . théologien, né en 1676
BIGN
à Magdcbourg, mort en 1728, professa la théologie à Rinteln, et se distingua par son talent pour la prédication , ainsi que par l’étendue de ses connaissances. 11 fut en correspondance avec plusieurs savants, notamment avec Leibnitz. 11 est auteur de beaucoup de dissertations, entre autres : De Pyrrhonismo hislorico, Leipsick, 1724, in-8.
BIERNÉ, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 12 kil. E. de Château-Gontier ; 950 hab.
BIERVLIET, village de Hollande (Zélande), à 4 kil. E. d’Ysenek; 1,000 hab. Patrie de Beukels, nventeur du moyen d’encaquer le hareng. Elle a été fort souvent submergée.
BIESBOSCH , golfe de la mer du Nord en Hollande, entre Dordrecht et Gertruydenberg, formé en 1421 par une inondation qui engloutit 72 villages.
BIETIGHEIM, ville du royaume de Wurtemberg ( Neckar), à 9 kil. N. O. de Ludwigsburg ; 2,560 hab. Draps, teintureries. Vins.
BIÈVRE ou BIÈVRES, riv. de France, naît à 1 kil. S. O. de Versailles, passe à Bièvres et à la manufacture de tapisseries des Gobelins dans Paris (d’où elle prend aussi le nom de rivière des Gobelins), et tombe dans la Seine à Paris même, près du pont d’Austerlitz. Jadis elle se jetait beaucoup plus bas dans la Seine; mais on a détourné son cours toutes les fois qu’on a reculé l’enceinte de Paris dont elle baignait les murs. Eau d’excellente qualité pour la teinturerie. Il y a sur ses rives beaucoup d’établissements de teinturiers et de tanneurs. Elle vient d’être assainie et canalisée ( 1846-48 ). Cours, 31 kil. — Le village de Bièvres ( Seine-et-Oise ) est à 24 kil. S. O. de Paris , sur la Bièvre; 1,000 habitants.
BIÈVRE (M. MARÉCHAL, marquis de), né en 1747, petit-fils de Georges Maréchal, premier chirurgien de Louis XIV, servit d’abord dans les mousquetaires, et acquit bientôt de la célébrité par ses reparties et ses calembours, qui devinrent à la mode. Outre plusieurs facéties, qui ne sont en quelque sorte que des recueils de calembours , telles que Leiire à la comtesse Talion (contestation) par le sieur (scieur) de Bois (flotté), étudiant en droit (fil), 1770; Y Almanach des calembours , 1771; les Amours de l’ange Lure (engelure), 1772, on a de lui une comédie en 5 actes et en vers qui eut du succès, le Séducteur , 1783. 11 mourut en 1789 aux eaux de Spa. 11 avait inutilement tenté de se faire admettre à l’Académie. L’abbé Maury l’ayant emporté sur lui, il se consola de cet échec en citant ce vers connu :
Omnia vincit amor, et nos cedamus amori {à Maury).
On a publié en 1800, sous le titre de Bievriana, un recueil de ses calembours.
BIG-HORN, c.-à-d. grosse corne ou grand pic , riv. des États-Unis (territ. de Missouri), naît par 112° 3’ long. O., et coule à l’E., puis au N., tombe dans la Pierre-Jaune (Yellow-Stone), au fort Manuel. Cours, 575 kil.
BIGA, ville de laTurquie d’Asie (Anatolie), à 99 kil. S. E. de Gallipoli, ch.-l. d’un livah de meme nom, situé entre ceux de Kodavenkiar et de Karassi , ia mer de Marmara et l’Archipel ; répond à une portion de l’ancienne Mysie. On y trouve les ruines de Troie, d’Abydos, de Lampsaque, etc.
BIGERRI ou B1GERRONES, peuple de la Novempopulanie, entre les Osquidales à 10. et les Convence
l’E. Ch.-l., Turba (Tarbes). Leur pays a depuis formé le Bigorre.
BIGNON (Jérôme), célèbre magistrat, né à Paris en 1589, mort en 1656, se fit remarquer par sa précocité et par sa vaste érudition. Après avoir exercé avec distinction la profession d’avocat, il fut nommé en 1620 avocat-général au grand-conseil, puis conseiller d’état et avocat-général au parlement de Paris (1626). Ayant résigné sa charge, il devint en 1642
BILîy
bibliothécaire du roi. On a de lui une Chorographic de la Terre-Sainte , qu’il publia ayant à peine dix ans; un traité De l’Excellence des rois de France, 1610; Marculfi monachi formulée , 1613. — Son petitfils, J.-P. Bignon, 1661-1743, fut aussi bibl. du roi, et se distingua également par une grande instruction.
BIGORRE, Bigerrones, province de la Gascogne, au S. O., entre le Béarn et le Nébouzan. Ch.-l., Tarbes. 11 se divisait en 3 parties : 1° la plaine; 2° les montagnes, divisées en 3 vallées (de Lavedan, de Campan, de Barègcs); 3° le Rustan. Villes principales: Tarbes, lbos, Antin, Lourdes, Luz, Campan, Bagnères, Barèges, Saint-Sever. Il forme auj. la majeure partie du dép. des H. -Pyrénées. — Le Bigorre était jadis un comté dépendant du duché d’Aquitaine; il fut réuni à la couronne en 1284 par le mariage de Philippe-le-Bel avec Jeanne, héritière du comté de Bigorre ; le Prince Noir s’en empara en 1369, mais il fut reconquis par Charles V, et cédé en 1425 par Charles VII au comte de Foix, d’où il passa à la maison d’Albret et à Henri IV, qui le réunit définitivement à la couronne.
BIGOT DE PRÉAMENEU, ministre des cultes sous l’empire, né à Rennes en 1757, mort en 1825, était avocat au parlement de Paris avant la révolution, et fut député en 1791 à l’Assemblée législative, où il professa des opinions très modérées. Après le 10 août, il s’éloigna des affaires et ne reparut que sous le consulat. Nommé 1802 prés, de la sect. de législation au conseil d’Etat, il concourut de la manière la plus active, avec Portalis et Tronchet, à la rédaction du nouveau Code. En 1807, il fut nommé ministre des cultes, fonctions qu’il conserva jusqu’à la restauration.
bigot de morogues (P.-M.-Sébastien), agronome, né à Orléans en 1777, mort en 1840, a publié un grand nombre d’ouvrages utiles sur les sciences naturelles et agricoles; tels sont : Mémoire historique et physique sur les aèrolilhes, in-8, 1812 ; Essai sur le moyen el' améliorer l' agriculture, 2 vol. in-8, 1822, etc. 11 a fourni plusieurs articles au Journal des mines et à la Biographie universelle. Il était pair.
BIHACZ, ville de Bosnie, dans une île de l’Unna, à 100 kil. S. E. de Carlstadt. Place forte.
BIHAR , comilat de Hongrie, à l’O. de la Transylvanie, compte 445,000 hab. et a pour ch.-I. Gros- Varadin et Debreczin. Il tire son nom d’un anc. bourg de Bihar, à20 kil. N. 0. de Gros-Varadin. Montag. à PE.; marais à l’0. Métaux préc., beaux marbr., soude.
BIHOL, riv. de l'Inde. Voy . djelem.
B1KAN1R, ville de l’Inde anglaise médiate, à 23 kil. N. O. d’Adjmir, dans le désert. Capit. du roy. de Bikanir. Murs flanqués de tours, citadelle.
BIKEND, bourg de la Grande-Boukharie, à 44 kil. S. O. de Boukhara, fut avant Boukhara la capit. de ce pays.
BILBAO, Amanes portas ou Flaviobriga , ville d’Espagne, dans la capitainerie-générale de Guipuscoa, sur l’Ansa, près de la mer, à 324 kil. N. E. de Madrid ; 15,000 hab. Ch.-l. de la Biscaye proprement dite ou intendance de Bilbao. Olaveaga et Portugalete sont les ports de Bilbao. Air très sain. Rues très propres, belles maisons, quelques fresques au dehors. Belle place, superbe quai, hôtel-de-vUle, pont en bois d’une seule arche. Commerce considérable, entrepôt de toutes les laines d’Espagne qui s’expédient à l’étranger, etc. Agrandie et presque créée en 1300 par Diego Lopez de Haro. Prise et reprise dans la guerre de la France et de l’Espagne, en 1808 et 1809, et dans la guerre de don Carlos en 1837.
B1LB1L1S, auj. Calatayud, ou, selon d’autres, Baubola près de Calatayud, ville de l’Hispanie (Tarraconaise), sur le Salo (Xalon). Patrie de Martial. Aux environs, eaux thermales. — Le fleuve Xalon portait aussi le nom de Bilbilis.
BILDERDYCK (Guillaume), poète hollandais, que
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ses compatriotes placent à côté de Goethe et de Byron, né à Amsterdam en 1766, mort à Harlem en 1831 , s’est essayé dans un grand nombre de genres différents. On a de lui une traduction des poésies d’Ossian , 1802 et 1806; une imitation de l’Homme des Champs de Delille, 1804 ; des tragédies, un poëme épique inachevé, la Destruction du premier monde; divers recueils de poésies, une Grammaire hollandaise estimée, 1824, etc. Il resta toujours attaché à la maison d'Orange, ce qui lui attira pendant longtemps des persécutions.
BILEDULGÉR 1 D, ou mieux, BELAD-EL-DJÉRID, c.-à-d. pays des dattes, contrée du Maghreb, au S. de l’Atlas et au N. du Sahara, se compose de portions appartenant à des états divers, savoir: 1° à l’O. les 3 pays de Sous, Tafilet, Sedjelmesse, dans le Maroc ; 2° au N. ceux deTegorarin et de Zab, situés au S. de l’Algérie; 3° le Bilédulgérid proprement dit, dans l’état de Tunis; 4° le Fezzan, l’Audjélah et le Siouâh, à l’E. des précédents. Au S. de l’état de Tripoli s’étendent de vastes déserts coupés par des oasis; au N. et à l'O., les lieux habités et fertiles sont plus nombreux. Habitants : des Maures et des Kabaïls, des Touariks, des Tibbous.
B1LEFELD, ville de Prusse. Voy. bielfeld. BILFINGER (Georges-Bernard), savant allemand, né en 1693 dans le Wurtemberg, embrassa avec ardeur dès sa jeunesse les doctrines de Leibnitz et de Wolf; enseigna à Tubingue, puis à Pétersbourg ; fut rappelé en 1731 à Tubingue, où il jouit d’un grand crédit ; devint conseiller privé et président du consistoire ; fut chargé d’une branche importante de l’administration et fit prospérer le Wurtemberg.
Il mourut à Stuttgard en 1760. 11 a laissé plusieurs écrits sur la philosophie, la théologie et la physique; les principaux sont: De Harmonia prœstabilita, Tub., 1721 ; De Origine et permissione mali , 1724 ; De Deo , anima et rnundo, 1726. On lui doit aussi un nouveau genre de fortifications qui porte encore son nom. Il remporta le prix proposé par l’Académie des Sciences de Paris sur la Cause de la pesanteur. B1L1TIO, ailj. BELLINZONA.
B1LLAUD-YARENNE (J. -Nicolas), fameux conventionnel, né à La Rochelle en 1762, entra d’abord chez les Oratoriens et fut préfet des études à Juilly, puisse fît recevoir avocat, en 1786. Il embrassa avec ardeur les idées révolutionnaires, publia contre les ministres de Louis XVI des écrits virulents, se lia avec Danton , Marat et Robespierre ; fut après le 10 août substitut du procureur de la commune, et dirigea de concert avec Danton les sanglantes journées de septembre (1792). Envoyé à la Convention par les électeurs de Paris, il poursuivit avec acharnement Louis XVI, puis les Girondins. Nommé membre du comité de salut public, il organisa avec Robespierre le système de la terreur ; cependant il se sépara bientôt de son collègue qu’il accusait de tyrannie, et il contribua puissamment à la journée du 9 thermidor. 11 n’en fut pas moins, peu après cette journée, déporté à Cayenne avec Collot-d’ilerbois (1796). 11 parvint à s’évader au bout de 20 ans, et se réfugia à St-Dominguc où il mourut en 1819.
Ses ouvrages, tous de circonstance, sont oubliés. Il avait dans sa jeunesse cultivé la poésie.
BILLAUT (Adam), poêle. Voit, adam (Maître). BILL1TON ou BILL1NGTON, île de lu Sonde, au S. O. de Rornéo; 100 kil. sur 80. Cédée aux Anglais avec Banca par le sultan de Palembang; elle appartient aux Hollandais depuis 1822.
BILLOM, ch.-l. de canton (Puy-de-Dôme), à 20 kil. S. E. de Clermont; 4,467 hab. Basalte. Collège; anc. maison de Jésuites (1665). — B. joua un rôle dans la Réforme. Il s’y tint en 1589 des états que présidèrent La Rochefoucauld-Randan et l’évêque de Clermont.
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