ADEL
litique, il s’attacha au parti whig et eut de puissants protecteurs dans Montague et Halifax. 11 était lié avec les plus grands écrivains de son temps, particulièrement avec Steele et Congrevc. En 1716, il épousa la comtesse de Warwick, mais cette femme orgueilleuse ne le rendil pas heureux. Les œuvres d’ Addison ont été publiées en 1761, 4 vol. in-4, Birmingham, et en 1856, Londres, 6 v. in-8. Presque tous ses écrits ont été traduits en français, savoir: le Babillard, par A. de La Chapelle, 1734, 2 vol. in— 12; le Spectateur, par J. -B. Moët, 1754, 9 vol. in-12 ; le Guardian, sous le titre de Mentor moderne, par Van- Effen, 1725, 3 vol. in-12 ; le Free-Holder, sous le titre de /’ Anglais jaloux de sa liberté, 1727, 1 vol. in-12; le Caton a été traduit successivement par Dubos, Guillemard, Deschamps et Dampmartin. On a imprimé à Yverdun, 1777, en 3 vol., l'Esprit d’ Addison ou les Beautés du Spectateur, du Babillard et du Gardien.
ADDUA, riv. de la Gaule cisalpine, auj. I’adda.
ADEL ou ADA1EL, état de l’Afrique orient., au S. E. de l’Abyssinie, s’étend depuis le détroit de Babel-Mandeb jusqu’au cap Guardafui. Au xviie siècle, Zeilah, sa capit., fut remplacée par Auça-Guriel. Puissant aux xvi* et xvne siècles, l’Adel a bien déchu, il a eu beaucoup de débats avec les Portugais.
ADELAÏDE, impératrice, mie de Rodolphe II, roi de Bourgogne, qui disputait le trône d’Italie à Hugues, comte de Provence, épousa Lothaire, fils de Hugues (947), et fut ainsi le gage de la paix. Après la mort de Lothaire, Bérenger 11. qui avait usurpé le trône d’Italie, voulut la contraindre à épouser son fils Adalbert , et l’enferma dans une tour. Elle fut délivrée par Alberto Azzo, prince de Canossa, puisépousée par Othon de Saxe, 951, à qui elle apporta des droitssurlacouronne d’Italie. Elle fut régente pendant la minorité d’Othon 111, son petit-fils, et gouverna avec une grande sagesse. Elle mourut en 999. ? Elle est regardée comme sainte et honorée le 16 déc.
adelaïde (sainte), fille de Mengendose, comte de Gueldre, abbesse de Notre-Dame, à Gologne, mourut en 1015. La Ste-Adélaïde est célébrée le 5 février.
Adélaïde. Ce nom a encore été porté par plusieurs princesses f rançaises, dont une épousa Louis-le- Bègue, et fut mère de Charles-le-Simple; une 2e épousa Hugues Capet, et fut mère du roi Robert; une 3e, qu’on nomme aussi Alix de Savoie, épousa Louis-le-Gros, et se remaria après la mort de ce prince au connétable Matthieu de Montmorency. — La princesse de ce nom la plus connue est Madame Adélaïde, fillede Louis XV, et tante de Louis XVI, née en 1732 ; elle quitta la France le 21 février 1791, pour se soustraire aux événements de la Révolution, et se retira d’abord à Rome, puis à Naples, enfin à Trieste, où elle mourut en 1 800.— Adélaïde d’Orléans. V. le Supplément.
ADELARD ou ADALABD , petit-fils de Charles Martel, par le comte Bernard, et cousin de Charlemagne, né en 753, mort en 827, reçut les ordres, fut abbé de Corbîe , devint le principal ministre de Pépin, roi d’Italie (796), ainsi que de Bernard sod fils, administra sagement, n’en fut pas moins disgracié et exilé par Louis-le-Débonnaire, et ne rentra en grâce qu’au bout de 7 ans. 11 faisait partie de l’académie palatine fondée par Charlemagne, et a laissé quelques écrits.
adélard ou adhélard de bath, savant anglais, de l’ordre de St-Benoît, qui vivait au commencement du xiie siècle, voyagea pour s’instruire, en France, en Espagne, en Egypte, en Arabie et en Grèce, et traduisit de l’arabe plusieurs ouvrages importants, entre autres les Éléments d’Euclide, dont on ne connaissait pas encore l’original grec. Il est aussi auteur de Questions naturelles et d’un traité De Eodem et Diverso resté manuscrit.
ADELBERT. Voy. adalbert.
ADELE ou ADELAÏDE. \oy. ADELAÏDE.
ADELG1SE fut associé au trône par Didier son
ADÏiiv — ADLE
père roi des Lombards, et épousa une sœur de Charlemagne ; ce qui n’empêcha pas ce prince de le dépouiller de ses états, 775.
adelgise, prince de Bénévent, 853-878 , lutta avec succès contre les invasions des Maures d'Afrique, et périt assassiné par ses gendres et ses neveux.
AD E LS B ERG , Poistoina en esclavon, ville des États autrichiens ( lllyrie ) , ch. - 1. de cercle , à 42 kil. S. O. de Laybach. Aux environs est la vaste et magnifique grotte d’Adelsberg (3 voûtes l’une sur l’autre, stalactites, etc.).
ADELST AN, roi d’Angleterre. Voy. athelstàn.
ADELUNG (Jean-Christophe], savant allemand, né en 1734 à Spantekow en Poméranie, mort en 1806, fut d'abord professeur au gymnase d’Erfurl (1759), se fixa ensuite à Leipsick (1761), et devint enfin (1787) bibliothécaire de l’électeur de Dresde, fonctions qu’il remplit jusqu’à sa mort. Ses principaux ouvrages sont : 1° Dictionnaire grammatical, et critique de la langue allemande (5 vol. in-4, Leips., 1774-86; réimprimé avec des corrections et des additions en 4 vol., Leips., 1793-1801), ouvrage qui fut pour la langue allemande ce que sont les dictionnaires de l’Académie et delà Crusca pour lo français et l’italien ; 2° Glossnrium manuale ad scriptores medive et injîince latinitatis (6 vol. in— 8, Halle, 1772), abrégé du grand dictionnaire de Ducange ; 3° Histoire des folies humaines, 7 part., Leips., 1785; 4° Tableau de toutes les sciences , des arts et métiers , etc. (4 part., Leips., 1778-88), sorte d’encyclopédie très substantielle ; 5° Essai d'une histoire de la civilisation, Leips., 1782-88 ; 6° Histoire de la philosophie, 3 vol. in-8, Leips., 1786; 7° La plus ancienne histoire des Teutons, in-8, Leips., 1806; 8° Mithridates , ou Tableau universel des langues, avec le Pater en 500 langues, Berlin, 1806, in-8°. Ade- .ung n’a pu achever ce dernier ouvrage, celui de tous ses travaux qui l’a le plus fait connaître hors de son pays; il n’en a publié que le 1er vol.; il en a paru depuis deux autres par les soins de J.-Sev. Vater, 1809 et 1817. Adelung a encore fait imprimer plusieurs Grammaires, un Traité de l'orthographe allemande, et un Traité du style.
ADEMAR ou AYMAR, moine chroniqueur, né en 988, mort dans un voyage à la Terre-Sainte en 1030, a écrit une Chronique de France, depuis l’origine de la monarchie jusqu’en 1029, publiée par le père Labbe dans la Nouvelle Bibliothèque des manuscrits.
adémar, évêque du Puy. Voy. adhémar.
ADEN, Adane, état de l’Yémen en Arabie, à l’extrémité S. O. de la Péninsule et au S. de l’imamat de l Yémen propre, a pour capit. Aden, sur le golfe qui prend son nom , à 220 k. E. S. E. de Moka; environ 1,000 hab. Bien qu’en partie ruinée, Aden est encore importante par sa position, et a un port fort commerçant. Les Anglais y ont formé un établissem. en 1839.
aden (golfe d ), golfe ouvert qviî va rtf> la mer des Indes au détroit de Bab-el-Mandeb (de 49 a 4io long. E.), entre l’Arabie et la côte africaine; la mer Rouge n’en est que le prolongement.
ADENARA ou SABRAO, petites îles de l’archipel de Sumbava-Timor en Océanie, appartiennent aux Portugais.
ADENAU, bourg des États prussiens (Bas-Rhin), ch.-l. de cercle, à 45 kil. O. de Coblentz.
ADENEZ, ménestrel duxin* siècle, fut attaché à la cour de Henri III, duc de Flandre et de Brabant, puis à celle de Philippe-le-Hardi, roi de France. 11 est auteur d’un grand nombre de romans conservés manuscrits dans quelques bibliothèques, et qui ont pour titre : Guillaume d' Orange au court nez ; l'Enfance d’Ogier le Danois; Pépin et Berthe au grand pied: Cléomadès; tous en vers. Ce dernier, mis en prose par Ph. Camus, a été plusieurs fois imprimé.
ADÉüDAT,c.-à-d. donné par Dieu. V. dieudonné. ADER ou TADELA, prov. de l’empire fellatah.
dans la Nigritie centrale , faisait jadis partie du Gouber. C’est dans l’Ader qu’est Sackatou.
ADERB1JAN, ou mieux ADZERBA1DJAN, à peu près \' Air o p alêne des anciens, région de l’Iran, entre le Ghilan, l’Irak-Adjemi et le Kourdistan, a pour ch.-l. Tauris, et compte 1,500,000 hâb. Fer, cuivre, sel en abondance; eaux thermales et naphte ( d’où son nom, qui veut dire terre de feu).
ADERNO , Adranum , ville de Sicile (Catane), au pied de l’Etna, à 26 kil. N. O. de Catane.
ADHÉMAR DE MÜNTE1L, évêque du Puy-en- Velay, prélat guerrier et éloquent, d une famille illustre de Provence , fut le premier qui se présenta au concile de Clermont, en 1095, pour demander la croix au pape Urbain II, et partit pour la Terre- Sainte avec Raymond, comte de Toulouse. Le pontife le nomma son légat auprès des croisés. 11 contribua puissamment par son courage et ses pieuses exhortations aux victoires des chrétiens. C est lui que le Tasse fait figurer si honorablement dans la Jérusalem délivrée. — Chroniqueur. Voy. adémar.
ADHERBAL, général carthaginois, remporta sur le consul romain Claudius Pulcher une grande victoire navale près des côtes de Sicile, 249 av. J.-C.
adherbal , fils de Micipsa et petit-fils de Massinissa, roi de Numidie, fut assiégé dans Cirta, pris et tué par Jugurtha, après avoir vainement imploré le secours des Romains, l’an 1 12 av. J.-C.
ADIAB ou ZAB, fleuve d’Asie. Voy. zab.
AD1ABÈNE, auj. partie du Kourdistan, ancienne contrée de l’Asie, àl’E. du Tigre, arrosée par l’Adiab {Zab). Elle fut tantôt province des grands empires perse, séleucide, parthe, sassanide, tantôt état indépendant.
AD1-BOUDDHA, le Dieu primitif d’après une secte de Bouddhistes, sentit le besoin de sortir de l’unité en multipliant son être, et devint ainsi le père de toutes choses.
AD1GE, Athesis, Etsch en allemand , riv. d’Italie, sort des Alpes Rhétiques, traverse le Tyrol et le royaume Lombard- Vénitien , arrose Trente, Roveredo, Rivoli, Vérone, Legnago; reçoit l’Eisach, le Lavis, l’Alpon, et se jette dans la mer Adriatique à Porto-Fossone. Bien qu'il ne faille pas le croire un affluent du Pô, il est uni à ce fleuve par diverses branches. — Le royaume d’Italie, après 1805, eut un département de l’Adige, ch.-l. Vérone, et un département du H.-Adige, ch.-l. Trente.
ADIGETTO, un des bras principaux de l’Adige, avoisine la mer, passe à Badia, Lendinara, Rovigo.
ADIS, Rhades, petite ville de l’Afrique carthaginoise, dans le territoire de Carthage, non loin du Bagradas, est célèbre par la victoire décisive que Régulus y remporta sur les Carthaginois l’an 256 av. J.-C.
ADJÉMI. Voy. irak-adjémi.
ADJM 1R,ADJ IMIR ou RADJEPOUT ANAH, contrée del’Indeanglaiso, dans la présidence de Calcutta, com¬
prend 9 principautés, sujettes médiates de la Compagnie anglaise des Indes, savoir: Djeypour, Kotal). Odeypour ou Mewar, Djoudpour ou Marwar, Tonk Boundi, Djessalmire, Bhikaniret lepaysdes Bhatties. Bien qu’incorporé nominalement aux empires gauride etmogolde Delhi, l’Adjmir n’était que tributaire. Il se rendit indépendant, en 1748; il s’est placé depuis sous le protectorat anglais.
adjmir, Daralkhier des Mahométans , capit. de l’ancien Adjmir et du présent district anglais d’ Adjmir, à 5 kil. S. O. de Djeypour, par 26° 27’ lat. N., 72* 26’ long E., au pied de collines, a près de 12 kil. de tour; environ 25,000 habitants. A 2 kil. de là, on voit l’étang de Fokor, où se font de nom-
hrpux nolpri
ADLERSPARRE (George, comte d’), général suédois, né en 1760, jouit de la confiance de Gustave III, entra dans la conspiration contre Gustave IV, fut un
ADOR — 17 — ADRI
les principaux auteurs de la révolution qui le renversa du trône (1809). 11 eut d’abord un grand crédit à la cour de Charles XI II, mais il fut ensuite disgracié et vécut depuis dans la retraite.
ADMÈTE, roi de Phères, en Thessalie, et parent de Jason, fut un des Argonautes et un des chasseurs du sanglier de Calydon. Apollon, chassé du ciel, se mit u service de ce prince et garda ses troupeaux. Reconnaissant de ses bons procédés, il devint la divinité tutélaire de sa maison. Admète étant attaqué d’une maladie mortelle, Apollon trompa les Parques, et le déroba à leurs coups ; mais ce fut à la condition qu’une autre victime prendrait sa place. Alceste, son épouse, eut la générosité de se dévouer pour lui.
ADOLPHE de nassau, fut élu roi des Romains en 1292, et couronné empereur à Aix-la-Chapelle. Il disputa l’empire à Albert d’Autriche, et fut tué par lui à Gelheim (1298); il venait d’être déposé.
adolphe-fhédéric, roi de Suède, de la maison de Holstein-Euten, né en 1710, mort en 1771. 11 était évêque de Lubeck et administrateur du duché de Holstein-Gottorp, lorsque les états de Suède le désignèrent pour le trône (1743). Il reçut la couronne en 1761, rétablit la paix avec la Russie, et fit fleurir les sciences, les arts et le commerce. Malheureusement, il était faible et ne sut pas maintenir l’autorité royale. C’est sous son règne que se formèrent les factions des Chapeaux et des Bonnets , dont les premiers favorisaient la royauté, etles seconds penchaient pour le peuple.
ADOM, ville de Judée, sur le Jourdain, près du lacAsphaltite.C’estlàque lefleuve s’ouvrit pour laisser passer à pied sec les Israélites, conduits par Josué.
ADOxi, petit état de la Nigritie maritime, sur la côte d’Or , entre les riv. Sama et Ankobar.
ADONAI, c.-à-d. Seigneur , souverain maître , un des nomsde Dieu chez les Juifs, était souvent substitué au nom sacré de Jéhovah , qu’ils n’osaient prononcer.
ADONI ou ADOUANI, ville de l’Hindoustan anglais, dans la présidence de Madras, à 60 kil. N. E. de Bellary. Jadis splendide, forte ; siège d’une principauté de Patans ; indépendante au xvme siècle ; prise par Tippou en 1787 ; vendue aux Anglais en 1800.
ADONI AS, 4e fils de David. Soutenu par Joab, il aspira à la royauté après la mort de son père; mais Salomon le fit mettre à mort (1001 av. J.-C.).
ADONIS, petite riv. de Phénicie, prend sa source au mont Liban et se jette dans la mer entre Byblos et Béryte. Ses eaux prenaient à certaines époques une teinte rougeâtre produite par les sables qu’elles entraînaient. On croyait que c’était le sang d’Adonis qui les colorait. L’Adonis est auj. Y Ibrahim-Nahr.
ADONIS, jeune homme d’une beauté remarquable, était, suivant les Grecs, le fruit de l’inceste de Cinyras avec sa fille Myrrha. Il fut aimé de Vénus. Un jour qu’il chassait dans les forêts du Liban malgré l’expresse défense de la déesse, 11 fut mortellement blessé par un sanglier, qui n’était autre que le dieu Mars, jaloux de voir en lui un rival préféré. Mais Jupiter, cédant aux larmes de Vénus, permit qu’Adonis revît la lumière pendant une moitié de l’année, à condition qu’il passerai t l’autre moitié auprès de Proserpine. Adonis paraît n ôtre qu’une figure du soleil, et le temps qu’il passe successivement sur la terre ou dans les enfers représente les six mois d’été etles six mois d’hiver. Adonis était appelé Thammouz en Syrie, en Phénicie, en Égypte. On célébrait ses fêtes avec grande pompe à Byblos, à Alexandrie, etc. Elles duraient deux jours: le 1er jour était consacré au deuil, le 2e à la joie.
ADON1SÉDEC, roi de Syrie, fut vaincu par Josué avec quatre autres rois voisins dans cette journée mémorable où Dieu arrêta le soleil.
ADORNO, nom d’une famille plébéienne de Gênes, du parti gibelin, qui a fourni plusieurs doges et qui a lutté pendant prè9 de 200 ans avec la famille Fre-
goso. Les doges de ce nom sont : 1° Gabriel, qui fui élu par le peuple en 1363, et qui succéda à Simon Boccanegra, 1er doge; il fut exilé en 1371, et remplacé par Dominique Fregoso ; 2° Antoine, qui fut élu en 1384 et qui fut quatre fois déposé et rétabli; 3° Georges, élu en 1413, qui abdiqua deux ans après; 4° Thomas, qui gouverna de 1416 à 1421 ; 6° Raphaël, élu en 1443, qui se démit en 1447 ; 6° Barnabé, qui s’empara du pouvoir à la retraite de Raphaël en 1447, et qui eut à combattre Jean Fregoso; 7° Prosper, élu en 1461, qui chassa les Français de Gênes et fut deux fois forcé par la faction Fregoso de quitter sa patrie: 8° Antoine II, élu en 1613, qui fut dépossédé la même année par Octavien Fregoso, puis rétabli en 1622 par le secours de Charles-Quint, et définitivement expulsé en 1628, par André Doria, à la tête d’une flotte française. André Doria mit fin aux querelles des Adorno et des Fregoso, en anéantissant le crédit des deux familles et en les forçant à quitter leur nom.
ADOUR, Alurus, riv. de France, au S. O., sort dca Pyrénées, traverse la vallée de Campan, arrose Bagnères de Bigorre, Tarbes, Aire, St-Sever, Dax, et tombe dans le golfe de Gascogne, en même temps que la Nive, à Bayonne, après 220 kil. de cours. Elle reçoit les eaux de la Douze, du Luy, du Gave de Pau, grossi par le Gave d’Oloron, etc.
ADOUSE, Audus, riv. d’Afrique (Algérie), sort du mont Atlas, court au N. E. pendant 186 kil., et se jette dans la Méditerranée près de Bougie. On la nomme aussi Nazabath et Summan.
ADOVA, ville du Tigré, jadis capit. de tout l’empire, est la plus commerçante de l’Abyssinie. La toile de coton qu’on y fabrique circule comme monnaie dans tout le Tigré.
ADRAM ÉLECH, divinité des Assyriens et des habitants de Samaric. On faisait brûler des enfants sur ses autels.
ADRAMITI , Adramyttium , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), près de la côte orient, de l’Archipel, sur le golfe d’Adramiti et presque vis-à-vis de l’île Mételin (l’ancienne Lesbos).
ADRAMYTTIUM, ville de Mysie, auj. adramiti.
ADRANA, auj. YEder , riv. de Germanie, affluent de la Fulda. Germanicus défit les Germains sur les bords de cette riv., l’an 16 de J.-C.
ADRANUM, Aderno , v. de Sicile, anc. évêché.
ADRASTE, roi d'Argos, reçut à sa cour Polynice, fils d’OEdipe , banni de Thèbes par Étéocle, son frère; lui fit épouser Argie, sa fille, et marcha contre Thèbes, afin de le rétablir sur le trône. Cette guerre, dite des sept chefs, n ayant pas réussi, Adraste arma plus tard les fils des guerriers morts devant Thèbes : ceux-ci prirent le nom d' Epigones, c.-à-d. survivants. Adraste perdit dans cette 2e guerre son fils Egialée et mourut de la douleur que lui causa cette perte.
ADRASTÉE, la même que Némésis. Voy. némésis.
ADRETS (les), vill. du dép. de l'Isère, à 10 kil. E. de Grenoble. Pays du baron des Adrets.
ADRETS (François de Beaumont, baron des), fameux chef de Huguenots, né en 1613, dans le Dauphiné, embrassa le parti de la réforme à la suite d’une querelle avec le duc de Guise, prit plusieurs villes sur les Catholiques, et se signala par sa bravoure ; mais il déshonora ses succès par sa cruauté envers les vaincus. Il abandonna plus tard le parti des Protestants, et passa du côté des Catholiques, par dépit de ce qu’on lui avait refusé le gouvernement du Lyonnais. Il mourut en 1686, également en hoi> reur aux deux partis.
A DR 1 A, Iladna ou Adria chez les anciens, ville de Vénétie, auj. dans le roy. Lombard-Vénitien, à 20 kil. E. de Rovigo, sur le canal Bianco, fut fondée vers 1376 av.J.-C., par une colonie de Pélasges (Etrusques). Les Gaulois s en emparèrent ensuite et les Romains la détruisirent en partie vers 213 av. J.-C. Cette ville,
ADRI - 18 — ÆGÏ
ilan9 l’origine , était située sur le bord de la mer; mais, par suite des atterrissements successifs du Pô, elle se trouve auj. au milieu des terres (à 15 lui. de la mer). Elle a donné son nom au golfe Adriatique. En 1382, Clément VII, pape d’Avignon, imagina do créer en faveur de Louis d’Anjou un roy. d’Adria, formé aux dépens de l’État ecclésiastique, et composé de la Romagne, de la Marche et du duché de Spolète ; mais ce projet n’eut point d’exécution. — Une vill de Picenum, auj. Atri , portait aussi le nom d’Adria.
ADR1ANI vallum, grande muraille qui fut élevée sur la frontière de la Bretagne romaine par l’empereur Adrien, pour la mettre à l’abri des incursions des Pietés ou Calédoniens. Voy. mur d’adrien.
ADR1ANOPOLIS, ville de Thrace, auj. andrinople.
ADRIATIQUE (golfe ou mer ) , Adrialicum, Hadriaticum ou Adrianum mare, grand golfe de la Méditerranée, entre l’Italie, la Dalmatie et la Grèce. 11 doit son nom à la ville d’Adria , et ne s’entendait primitivement que d’un petit golfe situé devant cette ville, et auj. comblé par les atterrissements du Pô. Les sinuosités de la mer Adriatique ont donné naissance aux golfes de Venise, Manfredonia, Trieste et Quarnerolo. Elle reçoit le Pô, i’Adige et une foule ^ de petites dv. qui l’ensablent perpétuellement.
ADRIEN, P. Ælius Adrianus ou Hadriayius, empereur romain, né l’an 76 de J.-C., cousin et fils adoptif de Trajan, parvint à*l’empire en 117. Il fit la paix avec les Parthes, vainquit les Alains, les Sarmates et les Daces, et employa la plus grande partie de son règne à visiter les provinces de son empire. Il fit bâtir un mur de 80 milles entre l’Écosse et l’Angleterre, pour prévenir les incursions des Barbares. Sur les remontrances deQuadratus et d’Aristide, philosophes chrétiens, il fit cesser les persécutions dont les Chrétiens étaient l’objet. Les Juifs s’étant deux fois révoltés sous son règne, il les soumit; la lr* fois, il ruina leur ville, et la 2e, il les chassa pour jamais de leur pays (136). Il mourut à Baies (138), à l’âge de 62 ans, laissant l’emp. à T. Antonin auq. il lit adop. le jeune Vérus. Adrien fit des lois sages, et donna à l’empire le code connu sous le titre d 'Edit perpétuel. 11 aimait et protégeait les arts et les sciences; il cultiva luimême avec succès la poésie ; mais il se déshonora par son attachement aux superstitions du paganisme et par son infâme passion pour Antinoüs.
Adrien, sophiste etrhéteurdu ii'siècle, né à Tyr en Phénicie, étudia l’éloquence à Athènes, sous Hérode Atticus, et fut amené à Rome par Marc-Aurèle pour y professer cet art. Il mourut sous le règne de Commode. On trouve quelques extraits de ses Déclamations, publiés en grec et en latin par Léon Allatius, dans le recueil intitulé Excerpta varia Grœcorum Sophistarum ac Rhetorum, Rome, 1641, in-8.
Adrien (saint). On trouve dans le martyrologe 4 saints de ce nom : le 1«, officier dans l’armée de Galère et qui combattait les chrétiens, se convertit à la vue de l’héroïsme de ses ennemis, et souffrit le martyre à Nicomédie vers306 (on l’honoreleS sept.); le 2* subit la mort à Césarée en Palestine, en 309 (on Thon, le 5 mars) ; le 3e fut envoyé par le pape Vitalien prêcher la foi dans la Grande-Bretagne, et y m. en 720 (on Thon, le 9 janv.) ; le 4e, év. de St-André en Ecosse, subit le martyre en 874 (on l’hon.le4 mars).
Adrien i, pape, né à Rome, élu en 772, mort en 795, se vit inquiété par Didier, roi des Lombards, et fut vengé par Charlemagne. C’est sous son pontificat que se tint le 2e concile de Nicée, 787.
Adrien ii, pape, natif de Rome, élu en 867, après avoir refusé deux fois le pontificat, leva l’excommunication lancée contre Lothaire, roi de Lorraine, qui avait répudié sa femme ; tint un concile à Rome contre Photius, patriarche de Constantinople, qu’il fit déposer; eut des démêlés avec l’empereur et le nouveau patriarche grec au sujet du schisme provoqué par Photius, et quelque différends avec Charles-le-
Chauve, au sujet d’un évêque qui avait été condamné en France. Il mourut en 872.
Adrien ni, pape, natif de Rome, élu en 884, mort en 885, maintint avec fermeté ce qui avait été fait contre Photius, patriarche de Constantinople.
Adrien iv, Nie. Brakespeare, le seul pape anglais, né à Abbots-Langley, dans le Hertfordshire, était fils d’un mendiant et fut pendant quelque temps réduit lui-même à mendier. Étant venu en France, il se fit recevoir domestique des chanoines de Saint-Ruf, près d’Avignon , se fit ensuite religieux dans ce couvent, et en devint bientôt supérieur. Le pape Eugène III le fit cardinal d’Albano, et l’envoya comme légat en Danemark et en Norwège, où il réforma les mœurs du clergé. Élu pape en 1154, il eut à lutter contre ceux des Romains qui soutenaient Arnaud de Brescia, ainsi que contre Guillaume, roi de Sicile, et l’emp. Frédéric, qui av, envahi des biens de l’Église. Il m. en 1 1 59.
Adrien v, pape, né à Gênes, neveu d’innocent IV, fut élu en 1276 et mourut un mois après.
Adrien vi, Adrien Florent, pape, fils d'un tisserand et né à Utrecht en 1459, enseigna d’abord la théologie à Louvain, devint vice-chancelier de l’université de cette ville, fut précepteur de Charles- Quint, puis évêque de Tortose, vice-roi en Espagne, et fut enfin élevé à la papauté en 1522, par la protection de Charles Quint. Il réforma quelques abus dans sa cour et ramena l’économie dans Fadministratration ; malheureusement il mourut dès 1523.
ADRUMETUM, puis justiniana, ville marit. d’Afrique, auj. ruinée, à 1 30 kil. 8. de Carthage, dans la Byzacène (Etat de Tunis), fondée par les Phéniciens. César y débarqua (47 av. J.-C.), lorsqu’il porta la guerre en Afrique. Auj. Hamamel ou Sousa.
ADUATICI, peuple gaulois, dans la Germanique 2e, occupait le territoire de la province actuelle de Namur.
ADUATICORUM oppidum, Falaissurla Méhaigne > à 30 kil. S. O. d'Atuatuca. César la prit en 53 av. J.-C.
ADULE, Adulas mons, auj. mont saint-gotiiard.
ADUL1S, ville d’Éthiopie, sur le golfe Arabique (mer Rouge), à 228 kil. N. E. d’Axum, était le port le plus fréquenté de cette côte. Ptolémée-Evergète fit élever à Adulis un célèbre monument avec une inscrintion en son honneur; ce monument est connu sous le nom de Mon.Adulitain. Adulis est auj. Arkiko.
Æ. Cherchez par E les articles qui ne seraient pas ici.
ÆA, ville et île de Colchide. à l’embouchure du Phase, fut la demeure de Circé. — Ancienne île de la mer de Toscane, sur la côte d’Italie, fut réunie depuis à la terre ferme, et forma le Circeium promontorium. La fable y place aussi la résidence de Circé.
ÆDESIUS, philosophe néoplatonicien du iv* siècle, né en Cappadoee, étudia sous Jamblique et forma à Pergame une école célèbre, d’où sortirent Chrysanthe, Maxime d’Ephèseet Julien. Il prétendait avoir commerce avec les dieux, folio qui le ht inquiéter sous Constantin, il fiïourut dans un âge avancé. On trouve dans Eunapc de curieux déta^is sur Ædesius.
ÆDUL Voy. éduens.
ÆGADES, Ægates, Ægusœ insulœ. Voy. egades.
ÆGÆ ou EGES, nom de plusieurs villes grecques. Les plus connues sont : une ville de Macédoine. Bur l'Erigon, à 35 kil. N. O. de Pella, qui s’appelait aussi Edease ; — et une ville d’Achaïe, sur le golfe de Corinthe, à l’embouchure du Crathis.
ÆGIDIUS, dit le comte Gilles , était grand-maître de la milice romaine dans les Gaules, vers le milieu du vc siècle, et s’était formé, dans une partie de la 2e Belgique et de la 4e Lyonnaise, un petit état indépendant qui comprenait Beauvais, Soissons, Amiens, Troyes, Reims et leurs territoires. Childéric ayant été chassé du trône en 457, Ægidius fut choisi pour chef par les Francs, et sut maintenir son autorité pendant huit années ; mais les .guerres continuelles
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