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qu'il avait à soutenir et la dureté de son gouvernement lui aliénèrent les esprits. Aussitôt que Childéric reparut, tous les Francs se rallièrent à lui. Ægidius, abandonné, se retira à Soissons, où il mourut de mort violente, en 464, laissant ses états à son fils Syagrius.
ÆGIDIUS COLUMNA. Voy. COLONNE.
ÆGILA, ville de Laconie, fameuse par un temple de Cérès. On y célébrait des mystères où les femmes seules étaient admises.
ÆGIRTIUS, riv. d’Aquitaine, auj. le gers.
ÆG1SSUS, auj. Tulzia, ville de la Mésie inf., sur l’Ister (Danube), près de l’ile de Peucé. C’est à 1 3 kil. E. de cette ville que Darius construisit un pont de bateaux pour passer en Scythie.
ÆG1UM, ville d’Achaïe.sur le golfe do Corinthe, une des 12 de la confédération et celle où se tenaient les assemblées générales de la ligue. C’est là que mourut Aratus. On en voit les ruines près de Vostitza.
ÆGOS-POTAMOS (c.-h-d. fleuve de la chèvre), auj. Indjé - limen, petite riv. de la Chersonèse de Thrace, tombait dans l’Hellespont à quelques kil. au N. de Sestos. Là eut lieu la bataille navale gagnée par le Spartiate Lysandre sur les Athéniens et qui mit fin à la guerre du Péloponèse, 405 ans av. J. -G.
ÆLANA ou A1LATH, auj. Akaba-el-Mesrim, anc. ville de l’Arabie Pétrée, sur la mer Rouge, au fond d’un petit golfe que cette mer forme au N. et qui recevait de là le nom d 'Ælanites sinus. C’est de cette ville que les navires de Salomon partaient pourOphir.
ÆL1A CAPITOLINA, nom donné à Jérusalem, après qu’elle eut été rebâtie avec un temple à Jupiter Capitolin par Adrien ( Ælius Adrianus).
ÆLIUS SEXTUS PÆTUS CATUS, jurisconsulte romain, fut successivement édile, consul et censeur. Etant édile, 200 ans av. J.-C., il divulgua les formules du droit, dont les patriciens se réservaient la connaissance ; la partie du droit qu’il fit connaître prit de lui le nom de droit èlien.
ÆM1LIA, prov. de la Gaule cisalpine. Voy. Emilie.
ÆMIL1US. Voy. Émile.
ÆMODÆ insulæ, auj. les îles shetland.
ÆMONA, ville de l’anc. Germanie, auj. laydach.
ÆMONIA. Voy. hémonie.
ÆNARIA, auj. Ischia , île de la Méditerranée ,
& 30 kil. N. O. de Pandatarie. Elle s’appelait primitivememt Pithécuse et Inarime. C’est soua cette île volcanique que la fable nous montre Typhée enseveli après avoir été foudroyé.
ÆNEAS. Voy. énée.
æneas sylvius, pape. Voy. tie ii.
ÆNÊS1DÈME, philosophe sceptique, deCnossc en Crète, vivait à Alexandrie à la fin du Ier siècle av.
J. -G. Il restaura le pyrrhonisme, reproduisit sous des formes plus rigoureuses les tropes ou motifs de doute des sceptiques, et attaqua l’idée de cause. 11 avait écrit 8 livres de Discours sceptiques, dont il ne reste que des extraits, conaei-vé» par Sextus et. par Photius. — Gottl.-Ern. Schulze, philosophe allemand, a pris le nom d’Ænésidème dans plusieurs de ses v5crits, par allusion au scepticisme qu’il professait. ÆNOS, ville de Thrace. Voy. eno.
ÆOLIÆ insulæ, auj. îles lipari.
ÆP1NUS (Fr.-Marie-Ulrich-Théod.), célèbre physicien, né en 1724, à Rostock, mort en 1802 à Derpt en Livonie, s’est surtout occupé d’électricité, et a beaucoup avancé cette partie de la physique en y appliquant le calcul avec un grand succès. On a de lui Tentamen theoriæ eleclricitaiis etmagnetismi, 1759 (Pétersbourg, 1 vol. in-4), dont Haüy a donné un Abrégé en 1787, in-8 ; Réflexions sur la distribution de la chaleur sur la surface de la terre, traduites du latin en français, par Raoult de Rouen ; Recherches *ur la tourmaline , Pétersbourg, 1762, in-8, et plusieurs Mémoires intéressants fournis à l’académie de Saint-K*s?»bourg
ÆRODIUS (Petrus). Voy. ayraut.
AERSCHOOT, ville de Belgique (Brabant mérid.), à 14 kil. N. E. de Louvain, sur la Demer, était d’abord un comté, qui fut érigé en duché (1533) après avoir passé par mariagedansla mais, de Croi; 4,232 h.
AERSCHOOT (dued’), seigneur brabançon, refusa d’entrer dans la confédération des nobles de son pays contre Philippe II, roi d’Espagne, et prit kî armes contre eux. 11 fut nommé en 1577 burgrave d’Anvers, et bientôt après stathouder de Flandres. Ayant échoué dans ses efforts contre la maison d’Orange, il se retira à Venise, où il mourut en 1595.
ÆSIS, auj. YEsi ou Esmo , petite riv. d’Italie, séparait le Piccnum de l’Ombrie et tombait dans l’Adriatique.
ÆSTYI. Voy. estyes.
ÆTHALIA ou 1LVA, auj. l’île d’ELBE.
AET1US, hérésiarque du IVe siècle, né à Antioche, enseignait que le fils de Dieu n’est pas semblable à son père et renouvelait les erreurs d’Arius. Condamné dans plusieurs conciles, il fut exilé par Constance. Julien le rappela. Il mourut à Constantinople en 306. Ses partisans prirent le nom d 'Aétiens.
aétius, 1 un des plua grands généraux des derniers temps de l’empire romain, vivait sous Valentinien III, empereur d’Occident. 11 défendit les Gaules contre les invasions des Francs et des Bourguignons, et tailla en pièces l’armée d’Attila dans les champs Catalauniques (près de Châlorts), 451. Il fut assassiné par Valentinien lui meme, jaloux de sa gloire et de son crédit, 454. Aétius eut avec le comte Bonifâce des démêlés sanglants; il tua ce général de sa propre main dans un combat qu’il lui livra en Italie.
aétius, d’Amida, sur le Tigre, médecin grec, vers la fin du v* siècle, est auteur du Tetrabiblosi en 16 livres, vaste compilation où il avait mis à contribution les plus grands médecins des âges antérieurs. On n’en a imprimé que les 8 premiers livres, Ven.. 1534 ; il a été trad.en entier en lat., V., 1543. AFER (domitius), orateur lat. , né à Nîmes l’an 16 I av. J.-C., m. en 59, brilla au barreau de Rome, tint école, et forma Quintilien. Flatteur et délateur, il futélevéaux dignités parTibère,Caligulai>t Claude.
AFGHANISTAN, région d’Asie qui, jointe au Sistan, forme actuellement le roy. de Kaboul (Voy. Kaboul), est située entre les prov. ou roy. d’Hérat, Balkn, Kaehemir, Beloutchistan , Moultan, Pendjab, Iran; se compose de 7 parties : Kaboul, Loghman, Djelalabad, Gasnah, Sivi, Kandahar, Farrâh. Les habitants se nomm. Afghans (destructeurs). Ils formaient la majeure partie des armées des Gaznévidcs, auxquels l’Afghan Mahmoud Gory ou Gaury succéda en 1159. Des chefs indigènes gouvernèrent le pays depuis la mort de Timour-Leng jusqu’à 1506. Les Afghans conquirent la Perse et prirent Ispahan (1722), mais bientôt ils furent assujettis eux-mêmes par Nadir (1737). F.n 1747, Abmed-Schah fonde l’empire des Afghans qui comprend, outre l’Afghanistan propre, le Sistan, le Kaehemir, le Pichaver, le Tchotch, l’Hazareh, le Chikarpour, le Leïa, etc. L’empire afghan, dans le temps de sa prospérité, a pu avoir une popul. de 10,000,000 d’âmes. D’horribles discordes ont ensanglanté le trône depuis 1793 et préparé la ruine de l’empire, ruine consommée en 1818 par les invasions et les conquêtes de Runjet-Sing, roi de Lahore. Ce pays a été récemment envahi par les Anglais, qui l’ont évacué après de grandes pertes (1842).
AFIOUM-KARAH1SSAR, ApameaCibotos, vilie de la Turquie asiatique, ch.-l. d’un livah de l’Anatolie, sur l’Akharsou. 30,000 hab. Jolie masquée. Tapis et feutres, yatagans et armes à feu. Grand commerce d’opium. Fondée par Antiochus Soter, ou, suivant les Turcs, par le Seldjoucide Aladin, patrimoine d’Othman, le 1er des sultans ottomans. \ AFRANCESADOS, c.-à-d. partisans de la France nom donné en Espagne à ceux qui en 1808 prêtè-
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ront serment de fidélité à la constitution établie par les Français et au roi Joseph Napoléon. On les appelait aussi Josephinos.
AFRAN1US, poète comique latin, vivait 100 ans environ av. J.-C. Au lieu de s en tenir, comme Plaute et Térence, à la simple imitation de la comédie grecque, il s’attacha à la peinture des mœurs de son pays et des ridicules de son siècle. 11 ne reste de ce poète que quelques fragments réunis dans le Corpus poelarum ialïnorurn.
AFRICA, ville de Barbarie. Voy. àl-mahdya.
AFR1CANUS (Julius), historien grec du m* siècle, vivait à Emmaiis. D’abord païen, il se converti tv. 231 , et rédigea une Chronoyraphie qui embrassait toute l’histoire depuis Adam jusqu’au règne d’Héliogabale, et où il discutait avec critique plusieurs points de chronologie. 11 n’en reste que des fragments cités par Eusèbe et par quelques Pères. On lui attribue les Cesies , espèce d’encyclopédie, que l’on trouve dans les Malhematici veieres, Paris, 1693, in-fol.
AFR1CANUS. Voy. scipion.
AFRIQUE, Africa , Libya, une des 5 parties du monde, est une grande presqu’île triangulaire de 7,660 kil. de long sur 1,000 de large, liée à l’Asie par l’isthme de Suez. La Méditerranée au N., l’océan Atlantique à 10., la mer des Indes, la mer d’Oman et la mer Rouge à l’E. forment ses limites. Elle se divise en 6 grandes régions naturelles : 1° le Maghreb ou Barbarie au N. O., 2° la région du Nil au N. E., 3° la Nigritie entre le Maghreb et l’Afrique australe, 4° l’Afrique australe au S. O., 6° l’Afrique orientale au S. E. Chaque région comprend beaucoup d’états ou de régions secondaires, parmi lesquels 1? principaux, savoir : 1° dans le Maghreb, Maroc, ( Algérie, Tunis, Tripoli; 2° dans la région du Nil, l’Égypte, la Nubie, F Abyssinie, le Kordofan, le Darfour; 3° en Nigritie, la Nigritie centrale ou Nigritie proprement dite, le Sénégal, la Guinée, le Congo; 4° dans l’Afrique australe, la colonie du Cap, le pays des Hottentots, la Cimbébasie; 6° en Afrique orientale, la Cafrerie et leMonomotapa. (Pour ies possessions européennes en Afrique, voy. les articles Afrique anglaise, etc.). Madagascar est la seule grande île de l’Afrique ; ensuite viennent les Canaries, les îles du Cap-Vert, Ste-Hélène, les Mascarègnes, les Séchelles, l’île Bourbon , Socotora , Kerguelen. Les principaux détroits de l’Afrique sont ceux de Gibraltar, au N . O.; de Bab-el- Mandeb, au N. E.; le canal de Mozambique, à l’E. Les caps sont: le cap Bon, au N. de l’étatde Tunis; Bojador et cap Blanc, à l’O. du Sahara ; ceux des Palmes, des Trois-Pointes, dans la Guinée; de Bonne-Espérance et des Aiguilles, au S.; de Gardafui, sur la côte d’Ajan. Les grandes chaînes de montagnes 6ont : le mont Atlas au S. de la Barbarie, les montagnes de Kong entre la Guinée et la Nigritie, les monts Alkumr ou de la Lune dans l Abyssinie. Lca principaux neuves de ce continent sont : le Nil, le Sénégal et la Gambie, le Niger ou Djoliba, le Zaïre, le Coènza et le Zambèze. L’Afrique est presque tout entière sous la zone torride: aussi la chaleur y est-elle dévorante. Une grande partie du continent sc compose de plaines brûlantes, remplies d’un sable fin et mouvant, et parsemées de loin en loin de quelques vertes oasis. Une foule d’animaux féroces (lions, tigres, panthères, rhinocéros) habitent ces contrées, avec les éléphants, les girafes, les antilopes et ies gabelles. 11 faut y joindre les crocodiles, les serpents et d'innombrables insectes. Une végétation puissante se développe sous l’influence du soleil des tropiques; on
Îr trouve d’immenses végétaux, tels que le baobab, e bambou, le palmier, etc. La race nègre prédomine en Afrique et occupe tout le centre et une grande partie du S.; viennent ensuite au N. les familles égyptienne, abyssinienne, nubienne, kabyle et maghrébine. L’Afrique possède une très grande variété d’idiomes mais l’arabe est généralement en¬
tendu dan9 tout le N. Le fétichisme règne chez la plupart des Africains de race nègre ; le mahométisme est professé dans tout le N. ; on trouve aussi de» peuples chrétiens (surtout en Abyssinie). La civilisation est en général peu avancée ; le commerce inté'* rieur, qui est peu actif, se fait par caravanes; les Européens seuls font le commerce extérieur, qui a surtout pour objet la poudre d’or, le cuivre, le natron, le sel, l’ivoire, le corail, la gomme, le maroquin, les plumes d’autruche, le riz, le froment, le poivre, l’indigo, les dattes, le séné, l’aloès, etc. — L Afrique est encore la moins connue des 6 parties du monde. Les Romains et les Grecs n’avaient pénétré que dans le N.; on prétend que les Phéniciens firent le tour de l’Afrique, mais rien n’est moins prouvé. Les conquêtes des Arabes, à partir du vil* siècle, perfectionnèrent la connaissance du N. et de l’E. Au xv* siècle, les Portugais firent connaître toutes les côtes de l’Afrique et ouvrirent le chemin des Indes par le cap de Bonne-Espérance. Enfin au xvm* siècle on essaya d'explorer l’intérieur de ce continent. Les voyages de Bruce en Abyssinie, ceux de Houghton, de MungoPark, Burkhardt, Caillaud, ceux de Caillié (qui le premier a vu Tombouctou et en est revenu), ae MM. Combes et Tamisier en Nubie et en Abyssinie, ont jeté quelques lumières sur ces vastes contrées inaccessibles jusqu alors.
Afrique anglaise. Les possessions de la Grande- Bretagne en Afrique comprennent : 1° l’importante colonie du cap de Bonne-Espérance; 2° des établissements en Sénégambie, à Sierra-Leone, en Guinée, sur la côte d'Or et la côte des Esclaves ; 3° les îles de Fernando-Po, de l’Ascension, de Ste-Hélène, de Tristan-d’Acunha, dans l’océan Atlantique ; 4° les Séchelles, les Amirautés, l’ Lie Maurice ou île de France, et quelques points de l’île de Madagascar, dans la mer des Indes.
Afrique anglo-américaine, petit établissement formé par la société américaine de colonisation, à l’E. du cap Mesurado en Guinée, comprend les 2 petites villes de Libéria et de Caldwell.
Afrique arabe, îles possédées par l’iman de Mascate, sur la côte E. de l’Afrique : ce sont Quiloa, Zanzibar, Socotora et un tiers de Pemba.
Afrique danoise. Elle ne comprend que quelques forts de minime importance, situés près du territoire des Achanlis.
Afrique espagnole. Elle consiste en 3 parties : l°les Présides, sav., Ceuta, Melilla, Alhucemas, Penon de Velez, sur les côtes N. de l’État de Maroc ; 2° l’archipel des Canaries ; 3° Fernaudo Po, Annobon.
Afrique française. Elle se compose de 3 parties: 1° l'Algérie; 2° divers établissements au Sénégal (St- Louis, Gorée, le roy. de Oualo ou llowal); 3° l’île de Bourbon, celles de Ste-Marie, Mayotte, Nossi-bé et quelques points de Madagascar. Maurice ou l’île de France et les So^chelles étaient jadis à la France.
Afrique hollandaise. Elle coin prenait avant 1 8 1 S la colonie du Cap, mais ne se compose plus auj. que de quelques forts insignifiants en Guinée (chez les Achantis),et de la ville d’Elmina.
Afrique portugaise. Elle forme 5 gouvernements dits: 1 ° gou v . de Madère (l’îledece nom); 2° gouv.du cap Vert (l’archipel du cap Vert, plus quelques districts du continent vis-à-vis); 3° gouv. de San-Tomô et do Principe (les 2 îles ainsi nommées) ; 4° gouv. d Angola (une grande partie du Congo) ; 6° gouv. de Mozambique.
AFRIQUE turque. C’était jadis l’Égypte, Tripoli, Tunis, Alger. Auj. l'Égypte est indépendante défait; l’Algérie appartient à la France; depuis longtemps Tunis, Tripoli, ne reconnaissent que nominalement la suzeraineté du sultan.
Afrique ancienne , Africa, Libya des Grecs. Ce mot avait trois sens et désignait : 1° ce que les anciens connaissaient d? cette partie du monde : 2° un