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BOUL — 246 BOUL

Jl50,000 h. Bel aspect ; mur d’enceinte élevé, flanqué de tours ; quelques monuments ; paiais du knan ; joli minaret de Mirgharab ; 3G0 mosquées, 60 medresêées ou collèges ; célèbres écoles de théologie et de médecine qui comptent 10,000 élèves. Nombreuses fabriques : étoffes de coton , bonneterie, papier de soie, armes, imprimerie sur toiles, etc. Grand commerce avec la Russie, l’Iran, le Kaboul, etc.

boükhara fkhanat de). Voy. boukhàrie (grande-).

BOUKIiAREST, Thyanus ? cap. de la Valachie, sur la Dumbovitza, à 444 kil. N. O. de Constantinople, 80,000 h. Ville mal bâtie; 60 églises, 20 couvents; 30 caravenseraïs ; beaux palais du prince, de l’arehev., des env. autrichien et russe. Ecole St-Sava, bibliothèque publique, lycée, société scientilique. 1 oiles, tapis, etc., distilleries d’eau-de-vie. Commerce très actif.— Capitale depuis 1698 (après Tergovist). Prise pur les Turcs en 1769 par les Russes, en 1789 par les Autrichiens, et toujours rendue. Un traité fut conclu gn 1812 à Boukharest entre la Russie et la Porte ottomane, par lequel cette dernière cédait aux Russes la Bessarabie et acceptait le Pruth pour limite ; laValacliie était placée sous la protection delà Russie.

BOUKHARIE (grande-), "autrement dite khanat de Boukhara, l’ancienne Sogdiane , état de l’Asie centrale, le plus riche, le plus peuplé, le plus puissant du Turkestan indépendant, entre le steppe des Kirghiz au N., les rég. de Khokhanet d’IIissarà l’E., le Khiva à l’O., le Balk au S., etc., s’étend de 37° à 41° lat. N. et de 61° à 67° long. E.; 2,500,000 hab. ( Tadjiks , Usbeks, Turkomans, etc.). Cap., jadis Samarcand, puis Bikend; auj. Boukhara. On divise la Boukhàrie en 9 prov. : Boukhara, Karakoul, Kermina, Minkal, Samarcand , Juzzek, Karchi, LaLiak et Balk. La Boukhàrie est sur le grand plateau central de l’Asie et est traversée par quelques chaînes de mont Fl. : Amou et Zer-afchan ou Kouandaria. Climat tempéré, fort chauu l’été. Sol varié : grains en abondance, surtout du millet ; raisins, fruits, ehanvre, safran, tabac, etc.; excellents chevaux. Religion mahométane; gouvernement despotique ; milice de 30,000 hommes de cavalerie, peu d’infanterie et d’artillerie. — Ce pays ût successivement partie de l’empire perse, de celui d’Alexandre, de celui de la Baetriane; fut conquis par les Turcs au vie siècle, par les Chinois au vne, par les Arabes en 705, fut alors régi par des princes vassaux des califes, tomba ensuite aux mains des Samanides (ix« s.), des Turcs Hoéïkes (1000), des Seldjoucides ( 1037 ;, de Mohammed, sultan de Kharism (1207), des Mongols (1219), de Tamerlan (1383), des Uzbeks en 1605, des Astrakanides (descendants de Batou-Khan) en 1600, et d’une nouvelle dynastie d’Uzbeks en 1786.

boukhàrie (petite-), prov. de l’Empire chinois. Voy. THIAN-CHAN-NAN-LOU.

BOULAINV1LLIERS (Henri, comte de), historien, né à St-Saire en Normandie en 1658, mort en 1722, s’occupa principalement de l’histoire de France, et porta dans cette étude un esprit systématique et paradoxal : il voyait dans la féodalité le chef-d’œuvre de l’esprit humain et le gouvernement le plus libre. On a publié un grand nombre d’ouvrages de lui, mais il n’en a lui-même fait imprimer aucun. Les principaux sont : Histoire de l'ancien gouvernement de France, La Haye, 1727 ; Étal de la France, Londres, 1727 ; Abrégé chronologique de l'histoire de France jusqu’à Henri IV, La Haye, 1733; Histoire de la pairie et du parlement de Paris , Londres, 1733. On a encore de lui une Histoire des Arabes, une Vie de Mahomet, un Traité des trois imposteurs, une Analyse de Spinosa et une Réfutation *de cet auteur. 11 a en outre laissé beaucoup de manuscrits qui sont restés inédits.

BOÙLAK, ville de la B.-Égypte, sur la rive droite du Nil, à 2 kil N. O. du Caire dont elle est regar¬

dée comme le faubourg et le port ; 15,000 n. École polytechnique, école de dessin, école d’arts et métiers , école de langues vivantes, établies par Méhémet-Ali. Boulak fut brûlée en 1799 par les Français lors du siège du Caire; elle a été relevée depuis.

BOULANGER ( Nicolas- Antoine ) , écrivain du xviii® siècle, né à Paris en 1722, mort en 17o9, à 37 ans, était fils d’un marchand de papier. Il s’appliqua d’abord aux mathématiques et devint ingénieur des ponts et chaussées ; puis il se tourna vers la spéculation, étudia les langues anciennes et orientales, et composa plusieurs écrits philosophiques dans lesquels il chercha à expliquer par des symboles astronomiques, mais surtout par le déluge et par la terreur qu’inspira aux hommes cette grande catastrophe, les superstitions et les pratiques religieruses établies sur toute la terre. II n’a publié lui-même aucun de ses écrits ; on les a imprimés après sa mort en les remaniant et en leur donnant peub'ôtre le caractère anti-religieux qu’ils portent aujourdhui. Les principaux sont : l'Antiquité dévoilée par ses usages, publié et refondu par d’Holbach , Amsterdam, 1766; Recherches sur l'origine du despotisme oriental, Genève, 1761 et 1766. On lui a aussi attribué le Christianisme dévoilé, ouvrage impie qui est de Damilaville ou du baron d’Holbach. Tous ses écrits ont été réunis en 1792, 8 vol. in-8 ou 10 vol. in— 1 2.

BOULARD (Antoine-Marc-IIenri), célèbre bibliophile, né à Paris en 1754, mort en 1825. Après avoir fait de brillantes études et obtenu le prix d’honneur à l’université de Paris (1770), il exerça la profession de notaire en remplacement de son père; il quitta son étude en 1808 pour se livrer tout entier à son goût pour les lettres et pour les livres. 11 avait formé une bibliothèque qui s’élevait à près de 500,000 vol. On lui doit un grand nombre de traductions, entre autres : Histoire littéraire du moyen âge, de Harris, 1786; Histoire littéraire des 14 premiers siècles de 1ère chrétienne , de Berington, 1814-1 826. il fut l’ami de La Harpe et publia sa Philosophie du xvme siècle. — Il ne faut pas le confondre avec un autre Boulard , imprimeur-libraire, né vers 1750, mort vers 1809, qui a publié un Traité de Bibliographie estimé, Paris, 1804.

BOULAY ou BOLSHEIN, ch.-l. de canton (Moselle), à 24 kil. N. E. de Metz; 2,684 hab.

BOULAY. Voy. duboulay.

BOULDER-AA, riv. de la Russie d’Europe, naît à 80 kil. S. de Dorpat, coule au S. O., baigne Volmar et Venden et tombe dans le golfe de Livonie. Cours, 200 kil.

BOULE (André - Charles), ébéniste célèbre , né à Paris en 1642 et mort en 1732, a attaché son nom à une sorte de meubles fort recherchés aujourd’hui, dont les ornements consistent en incrustations de divers genres. Il obtint de Louis XIV le titre de graveur du sceau et un logement au Louvre.

BOULËBANÉ, capit. du Bondou. Voy. bondou.

BOULEN (Anne), ou plutôt BOLEYN, femme de Henri VIII. Elle passa sa première jeunesse en France, où elle avait accompagné Marie d’Angleterre, qui épousa Louis Xll, et mena à la cour de ce prince et à celle de François I une vie assez licencieuse. Elle retourna vers 1 525 en Angleterre, se fit attacher à la personne de Catherine d’Aragon, femme de Henri VIII, parvint à faire répudier cette princesse, et se lit épouser par le roi (1532). C’est afin d’accomplir ce mariage, que le pape ne voulait pas sanctionner, que Henri VIII abandonna la religion catholique. Anne Boulen devint bientôt mère et donna le jour à la célèbre Elisabeth. Son règne fut de courte durée. Supplantée bientôt elle-même par une de ses dames d’honneur, Jane Seymour, elle fut accusée d’adultère et même d’inceste, et fut décapitée en 1536. — Son Itère, Goorge Boleyn, qui avait

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