AGAT — 21 — AGES
diocèse qui comprenait les Mauritanies Sitifine et Césarienne, la Numidie, l’Afrique propre, laTripolitaine; 3° l’Afrique propre ou proconsulaire, prov. du diocèse d’Afrique, allant du fond de la petite Syrte au cap Hermæuin (auj. état de Tunis et partie de celui de Tripoli ), ch.-l. Utique, et plus tard Carthage.
AGA, agha, seigneur , nom donné par les Turcs au commandant d’une troupe, et spécialement au chef des janissaires.
AGA MOHAMMED. Voy. mohammed,
AGADIR ou SAINTE-CROIX, ville de l’empire de Maroc, à 244 kil. S. 0. de Maroc, sur la mer, possédait le meilleur port de l'empire; s’étant révoltée contre Sidi -Mahomet, elle a été prise, ruinée, et ses habitants ont été transférés à Mogador (1773).
AGAG, roi des Amalécites, auquel Saül fit grâce contre l’ordre de Dieu. Samuel le coupa en morceaux à Galgala devant l’autel du Seigneur.
AGAMÈDE, frère de Trophonius. Voy. trophonius.
AGAMEMNON , roi d’Argos et de Mycènes , fils dcPlislhène et petit-Ulsd’ Alree, fut généralissime des Grecs dans la guerre de Troie ; ce qui le fait appeler le roi des rois. Retenu à Aulis par les vents contraires, il sacrifia sa fille Iphigénie pour obtenir des dieux un vent favorable. Ses démêlés avec Achille furent longtemps funestes à la cause des Grecs ; ils ne cessèrent que quand il eut rendu à ce prince l’esclave Briséis qu’il lui avait enlevée. A son retour, il fut assassiné
fiar sa femme Clytemnestre, qu’Eglsthe avait séduite. 1 fut père d’Oreste et d’Electre. On place son règne de 1280 à 1270 av. J.-C.
AGANIPPE, source au pied del’ïlélicon en Phocide, allaitgrossir le Permesse. Comme I Hippocrène, Aganippe était consacrée aux Muses, qu’on nomme souvent pour celte raison Aganippides.
AGAPES (du gre,c agapê , amitié), repas que les premiers Chrétiens célébraient en commun dans l’église en mémoire du dernier festin que Jésus fit avec les apôtres, lorsqu’il institua l’Eucharistie. Ces repas furent abolis au iv* siècle, à cause du nombre toujours croissant des fidèles , et des abus qui commençaient à se glisser dans ces réunions.
AGAPET 1 (S.), pape en 535-36, alla à Constantinople et refusa d’y nommer un patriarche eutychéen.
agapet n, pape, 946-956, appela à Rome lempereur Othon contre Bérenger 11 qui voulait se faire roi d’Italie, et apaisa les discordes par sa modération.
agapet, diacre de Constantinople, adressa à Justinien, lorsqu’il monta sur le trône, un ouvrage intitulé Scheda regia , sive de oÿicio regis , qui contenait des conseils sur les devoirs d'un prince chrétien. Cet ouvrage a été imprimé en 1509 à Venise, grec-latin, in-8. Il a été plusieurs fois traduit, et entre autres par Louis XIII dans sa jeunesse, Paris, 1 6 1 2, in-8.
AGAR, femme égyptienne, était servante de Sara, qui la donna oour femme du second ordre à Abraham. Elle devint mère d’Ismaël et s’énorgueihit; Sara méconn-nte d’elle . la chassa avec son fils* AGARËNIENSou AGAfcÈENS, peuple de l’Arabie Heureuse ou de la Sabée, qu’on dit être descendus d’Ismaël, fils d’Abraham et d’Agar. On étend quelquefois leur nom à tous les Arabes.
AGASICLÈS, roi de Sparte. Voy. sparte.
AGATHA, auj. Agde , ville de la Gaule Narbonnaise, chez les Alacini, près de l’embouchure de 1 Arauris (Hérault), et fondée par les Massiliens qui lui donnèrent le nom grec d ' Agathè Tyché, c.-à-d. bonne fortune.
AGATHARCHIDE, géographe grec, né à Cnide, vers l’an 150 av. J.-C., écrivit un Périple de la mer Rouge, et des Traités de l’Asie et de l'Europe en 10 livres. Il ne reste de ces ouvrages que des fragments du Périple, qui ont été recueillis par Hudson dans Bes Geographi minores, et commentés par Gosselin dans ses Recherches sur la géographie. On le croit aussi auteur d’une Histoire de Perse , dont on trouve
quelques fragments dans les Excerptœ historiœ, Francfort, 1559.
AGATHE (sainte), vierge de Palerme , martyre, mourut des suites des tortures que lui fit souffrir Quintianus, gouverneur de Sicile, l’an 251 de J.-C. Les Siciliens l’ont en grande vénération. Sa fêta tombe le 5 du mois de lévrier.
AGATHÉMÈRE, écrivain grec du me siècle après J.-C., est auteur d’un abrégé de la Géographie de Ptolémée intitulé Hypotyposes geographicœ ( greclatin, Amsterd., 1611).
AGATH1AS, dit le Scolastique, historien grec du VIe siècle après J.-C. , a écrit une Histoire du règne de Justinien en 5 livres, qui fait suite à celle de Procope et fait partie de la Collection byzantine. 11 composa aussi une Anthologie en 7 livres, publiée à Paris, grec-latin, 1660, in-fol.
AGATHOCLE, tyran de Sicile, né vers 361 av. J.-C. Fils d’un potier, il s’éleva du rang de simplo soldat à celui de général, et se rendit maître de Syracuse et de toute la Sicile. 11 fit avec succès la guerre aux Carthaginois, et alla les attaquer jusqu’en Afrique. Il m. empoisonné par son petit-fils Archagathe, à l’âge de 72 ans, et après 28 ans de règne , l’an 289 av. J.-Ç.
AGATHOCLËE , courtisane égyptienne que Ptolémée Philopator épousa après s’être défait d’Arsinoé , sa première femme; elle gouve* longtemps le royaume et tenta d’assassiner le fils du roi ; mais le peuple d’Alexandrie, révolté par ses crimes, la fit périr, l’an 204 av. J.-C.
AGATHO-DÆMON , une des branches de l’ancien Nil. Voy. nil.
AGATHON (saint), élu pape en 679, mort en 682, condamna les Monothélites dans un concile et cessî le premier d’acquitter le tribut que chaque pape payait aux empereurs à son élection. L’église latine célèbre sa fête le 10 janvier, et les Grecs le 20.
AGAUNUM,v. des Nantuates, auj. saint-maurice.
AGAVE, mère de Penthéc. Voy. peinthée.
AGDE, Agatha, ch.-l. de cant. (Hérault), dans l’arr. de Béziers, sur l’Hérault, à 44 kil. S. O. de Montpellier, à 805 kil. S. E. de Paris; 8,230 hab. Trib. de connu.; cahotage très-actif; école de navigation. Il s’y tint un concile en 506. Voy. agatha.
AGE D’OR, d’ARGENT, etc Voy. agks.
AGEDINCllM, auj. Sens, ou moins prob. Provins.
AGEN, dgftnrmm.ch.l-.du dép.de I ot-et-Garonne, sur la rive droite, de la Garonne, à 540 kil. S. O. de Paris et 598 par la route de Limoges; 13,399 hab. Évêché, cour imp., lycée. Gr. commerce. Serges renom niées, teintureries pourécarlate,exc. prunes. Ane. capit. des Nitiobriges ; ville prétorienne sous l’empire; prise et reprise par les Goths, les Huns, les Alains, les Burgnndes , les Sarrasins; appartint successivement aux rois de France, aux ducs d’Aquitaine, aux rois d’Angleterre, aux comtesdeToulouse; réunie en 1592. Elle souffrii beaucoup au xvie s. Pat. de B. Palissy, J.-J. Scaliger, Lacépède. — L’arr. a 9c. Astafort, Beauville, La Plume, Port-Ste-Marie, Praissas, Puymirol, la Roque, plus Agen, qui compte pour 2), 127 connu, et 84, 338 hab.
AGENAISou AGENOIS, ancienne prov.de Guienne, entre le Périgord, le Quercy, le Condomois , la Lomagne et le Bazadais ; 80 kil. de long sur 40 de large. Pâturages, grains, beaucoup de vin. On y trouvait Agen, qui était ch.-l.; Villeneuve-d’Agen , Marmande, Aiguillon, Tonneins, Glérac, Duras, Lau^ zun. Elle fait auj. partie du dép. de Lot-et-Garonne AGENDICUM, v.deGaule, la même (\n Agedincum. AGENOR, roi de Phénicie, père de Gadmus et d’Europe qui fut enlevee par Jupiter. On place son règne vers 1560 av. J.-C.
AGES. Les poètes de l’antiquité distinguaient 4 âges, dans lesquels les hommes allèrent sans cesse en empirant : 1° Vâge d’or , qui s’écoula immédiate-