‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 202 sur 1261 · CALA · texte numérisé non relu

CALA

bouche dans le golfe de Guinée. On présume que c’est une des bouches du Djoliba.

càlabar (vieux-), capit. du roy.de Quoua, sur le Bongo ou Calabar.

càlabar (nouveau-), ville du roy. de Bénin, sur le Djoliba.

CALA BCR (Quintus). Voy. quintus.

CALABOZO, ville de Colombie, par 70° 11* long. 0., 8° 56’ lat. N. ; 4,800 hab. Cette ville est inondée dans la saison des pluies. Climat très chaud.

CALA BBC, Brutiurn et partie de la Lucanie , région du roy. de Naples, la plus mérid. des prov. continentales de cet état, forme comme une presqu’île que borne au N. la Basilicate; 260 kil. sur 80; 760,000 hab. Beaucoup de monts, riv. côtières; climat très chaud dans les plaines et lieux bas ; air malsain ; grande fertilité; effroyables tremblements de terre, notamment en 1783. Civilisation arriérée, campagnards demi -sauvages. La Calabre forme auj. trois provinces : 1° Calabre citèrieure au N., ch.-L, Cosenza; 2° Calabre ultérieure lre au S., ch.-L, fteggio ; 3° Calabre ultérieure 2e, entre les deux précédentes, ch.-L, Catanzaro. — Dans l'antiquité on nomma Calabri les peuples qui habitaient la partie de l’tapygie située entre les Salcniini à LE. et les Peucetini à l’O. (ch.-L, Brundusium) ; puis, quand l'Italie fut divisée en onze régions (au premier siècle de l’empire), on appela Calabrle l’Iapygie entière ( Salentini , Calabri , Peucetini, Messapii), moins quelques cant. à l’O. La Calabre reçut d’abord des colonies grecques. Elle fut soumise par les Romains l’an 260 av. J.-C. Dans la suite elle tomba au pouvoir des Wisigoths, puis des Sarrasins, et enfin (vers 1 130j des Normands qui en firent une prov. du roy. de Naples.

CALABRESE (le), peintre. Voy. preti.

CALACIJCC1A, ch.-L de cant. (Corse), à 28 kil. de Corte ; 660 hab.

CALAGORRiS, ville de la Gaule Narbonnaise, auj. cazères.

CALAGURRIS, nom de deux villes de la Tarraconaise, auj. calahorrà et loare.

CALAHORRA, Calayurris, ville d’Esp. fLogrono), sur le Cidacos, à 42 kil. de Logrono ; *,300 hab. Evêché. Patrie de Quintilien? et de S. Dominique.

CALAIS, Caletum, Itius ou Ulterior port.? v. et port de France, ch.-i. decant. (Pas-de-Calais), sur la Manche, à 30 kil. N. E. de Boulogne, à 280 kil. N. de Paris; 10,866 hab. Calais n’est séparé de Douvres (en Angleterre) que par un canal étroit nommé Pas-de-Calais , et qui a 3l kil. seulement de largeur; la traversée se (ait en 2 h. Chemin de fer. La ville est défendue par une citadelle très forte; elle ae partage en haute et basse ville; au N. E, est le faubourg de Courgain. Hôtel-de-ville, place d’Armes, etc. Calais est en général bien bâtie. Industrie et commerce actifs: grains, vins, huile; armements pour la pêche de la morue, etc. — Elle fut prise par Edouard 111 en 1347, après un siégé que le dévouement d’Eustache de Saint-Pierre et de ses compagnons a rendu à jamais mémorable ; elle resta plus de deux siècles entre les mains des Anglais; François de Guise la leur enleva en 1658.

CALAIS et ZETHÈS, fils de Borée. Voy. zéthès

CALAMARl, anc. ville du Pérou, au lieu où esl auj. Turbaco, a, dit-on, renfermé, du temps des Incas. jusqu'à 200,000 hab*

CALA M A TA, Calamæ ou Pherœ? v. et port de Morée, ch.-l. de la Messénie, au fond du golfe du Coron. Evêché. Seigneurie au moyen âge. Saec. en 1825 par les Egyptiens; les Fr. y débarquèrent en 1828. — Ilot, de l'Adriatique, sur la côte de Dalmatie, à 2 k. O. de Raguse ; 600 h. A l’Autriche.

CALAM1, petite riv. du dép. du Var, passe à Brignoles et tombe dans l’Argens.

CALAM1ANES (îles), dans l’archipel des Philip¬

pines, au N. E. de Paragoa, par 118» lorcg. E., 12e lat. N.; 16,000 hab. Calamiana et Buswagan sont les 2 principales. Les Espagnols y ont quelques établissements pour la pèche des perles.

CALAMINE, Calymna, île de l’archipel grec, au N. 0. de Cos, par 24° 22’ long. E., 36° 56’ lat. N.;

CALAMITA, ville de la Chersonèse Taurique, auj.

ALMA

CALANUS, philosophe indien de la secte des Gymhosophistes, suivit Alexandre dans la conquête de l’Inde. Étant tombé malade dans la ville de Pasargade à l’âge de 83 ans , il se donna la mort en montant sur un bûcher enflammé, en présence de

toute l’armée macédonienne. Un officier lui ayant demandé s’il n’avait rien à dire à Alexandre : «Non, répondit Calanus, je le verrai dans trois mois à Babylone.» Alexandre mourut en effet trois mois après.

CALAR1S ou CARALIS , ville de l’île de Sardaigne, auj. CAGLIARI.

CALAS (J.), négociant de Toulouse, né en 1698 , était protestant, et devint la victime de funestes préventions. Un de scs fils ayant été trouvé chez lui étranglé, ses ennemis répandirent le bruit qu’il l’a\ait lui - même assassiné, parce que ce jeune homme avait abjuré; quelque peu fondée que fût cette accusation , elle fut accueillie par le parlement de Toulouse ; le malheureux Calas fut condamné au supplice de la roue, à une majorité de 8 voix contreô, et sa famille exilée. L’arrêt fut exécuté le 9 mars 1762. Voltaire, ayant eu occasion de voir la veuve de Calas et de prendre connaissance des faits, réussit à faire réviser le procès et à faire rendre un arrêt qui déclarait Calas innocent et réhabilitait sa mémoire. Cet événement a fourni à Chénier, à Laya et à Lemierre le sujet de drames qui ont eu un succès populaire.

CALATA.... Beaucoup de noms de lieux en Sicile’; commencent par ce mot , qui vient du grec calé acté, ' bel'e rive, ou de l’arabe kala, château. .

CALATABELLOTA, Grimisus, riv. de Sicile qui passe près de Calatabellota et de Ribera, puis tombe dans la Méditerranée, à 13 kil. S. E. de Sciacca; cours, 75 kil. Sur ses bords Timoîéon tailla en pièce» 70,000 Carthaginois (340 av. J.-C.).

calatabellota, Triocala, ville de Sicile, à 15 kil. N. O. de Sciacca. Elle fut célèbre comme résidence de Tryphon, chef des esclaves révoltés (106 av. J.-C.) Roger 1 y défit les Sarrasins.

CALATAF1MI, Longarium, ville de Sicile, à35kih S. E. de Tranani, près de l’anc. Seqesta: 10,000 h

CALATAG1RONE, Hybla minor ? ville de Sicile à 60 kil. S. O. de Catane; 20,000 hab. Évêché. Industrie et grand commerce. — Fortifiée au moyen âge par les Sarrasins, et prise sur eux par les Génois.

CALATANAZOR, bourg d'Espagne (Vieille-Castille), entre Soria et Osma ; environ 1,300 hab. Al Maneour y fut battu par les Chrétiens dans une bat. où périrent plus de 60,000 Maures, l’an 998 ou 1001.

CALATANISETTA, ville de Sicile, ch.-l. de la province de même nom, sur le Saldo, à 106 kil. S. E. de Palerme ; 15,700 hab. Bien bâtie. Belle place. Commerce. Cette ville repose sur un terrain volcanique. Evêché, créé par Grégoire XVI.

CALATASCIBETTA, ville de Sicile, à 24 kil. N. O. de Piazza; 6,000 hab.

CALATAV UTURO, ville de Sicile, à 62 kil. N. O de Palerme; 4,000 hab. Jaspe aux environs.

CALATAYUD, ville d’Espagne (Saragosse), à 24 kil S. O. de Saragosse, au confluent du Xalon et de la Xiloca; 0,000 hab. Aux envir. était Bilbilis (auj. Baubola ?), patrie de Martial. Le général maurt Avoub la bâtit au vm* siècle, d’où lui vint son nom Cala ’t Ayoub, le château d'Ayoub. Alphonse d’Aragon la prit aux Maures en 1 1 1 8; enfin le roi de Caatill*

1 enleva en 1362 aux descendants d’Alphonse.

CALC — 291 — CA Ï.D

CAJLATIA, auj. Cajazzo , ville de Campanie, au S. E. de Sora, sur le Yulturne. Soumise par les Romains, 314 avant J.-C.

CALATRAVA, Oreturn , ville d’Espagne (Manche), près de la Guadiana, à 22 kil. N. E. de Ciudad Réal. Aux environs, riches mines de mercure. — Cette ville est le ch.-l. de l’ordre de Calatrava.

CALATRAVA (ordre de), ordre religieux et militaire d’Espagne, doit son origine à des chevaliers de l’ordre de Cîteaux à qui fut confiée en 1158, par SanchelII, roi de Castille, la défense de la ville de Calatrava contre les Maures. Les chevaliers de Cala¬

trava ont rendu de grands services jusqu’à l’expulsion des Maures. Ils eurent des grands-maîtres jusqu’en 1489; à cette époque la grande-maîtrise fut réunie à la couronne. Aujourd’hui le titre de chevalier de Calatrava n’est plus qu’honorifique.

CALAURIE, île de la Grèceanc., àl’E.elprèsdela côte du Péloponèse, jointe à celle de Poros par ud banc de sable. C’est dans le temple de Neptune situé dans l’île de Calaurie que s’empoisonna Démosthène pour échapper aux satellites d’Antipater. On voit encore les ruines de ce temple. CALAV1US PACÜVIUS. Voy. pacuvius.

CALB, ville du roy. de Wurtemberg. Voy. calw.

CALBE, ville des États prussiens (Saxe), à 27 kil. S. E. de Magdebourg; 4,200 hab.

GALBONGOS, peuple de la Guinée, sup., sur la côte de Gabon, depuis le Cumarones jusqu’à la riv. de St-Jean. Leur pays forme un plateau élevé, d’où sortent un grand nombre de rivières.

CALCAR, ville des États prussiens (Prov. Rhénane), à II kil. S. E. de Clèves; 1,600 hab. Patrie du peintre Jean de Calcar.

CALCAR (Jean de), peintre. Voy. jean.

CALCÉDOINE. Voy. chalcédoine.

CALGHAS, sacrificateur et devin grec, fils de Thestor, prit part à l’expédition des Grecs contre Troie, prédit que ce siège durerait dix ans, et que la flotte grecque ne sortirait du port d’Aulide qu’a-

F>rès que le roi Agamemnon aurait sacrifié sa fille phigenie sur les autels de Diane. Homère dit que Calcnas mourut de dépit de se voir surpassé dans son art par Mopsu3.

CAiXINATO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 17 kil. S. E. de Brescia; 4,000 hab. Vendôme y défit les Impériaux en 1 70G.

CALCKEN, ville de Belgique (Flandre occidentale), à 13 Ml. E. de Gand; 4,000 hab.

CALCUTTA, grande ville de l’Inde, capitale de la présidence de Calcutta et de toute l’Inde anglaise, sur un bras du Gange, non loin de son embouchure , par 86° 8’ long. E., 22° 34’ lat. N.; 113,182 h. en 1 850 ; env . 1 ,000,000 si on y comprend les faubourgs. Port; sol bas et marécageux; grande citadelle, dite Fort-William. Collèges, société asiatique célèbre par de savants mémoires, etc. La ville est divisée en 2 quartiers, la ville blanche (ou faubourg deTchaouringhé), et la ville noire: celle-ci est sale, affreuse ; l'autre est belle et bâtie à la grecque. Commerce immense, industrie activ e, richesses colossales ; nombreuses imprimeries. — Calcutta n’était encore qu’un village en 1717. Elle appartient aux Anglais depuis 1757 ; ils y avaient un comptoir depuis 1690.

CALCUTTA (présidence de), la plus grande des trois grandes divisions de l'Inde anglaise, au N., est formée aux dépens des anciennes provinces de Bengale, Bahar, Allahabad Aoude, Agrah, Delhi, Gheroual, Adjmir, Orissa; elle se divise en 54 districts :

Districts , Chefs-Lieux.

Calcutta, Calcutta.

Naddia, Naddia.

Hougly, Hougly.

Dj essore, Morlay.

Bakergandj, BarisaJ.

Tchittagong, Islamabad.

Districts ,

Chefs-liens.

Tipera,

Kamilla.

Dakka-Djelalponr,

Dakka.

Moymansingh,

Nassirabad.

Silhet,

Silhet.

Rangpour,

Rangpour.

Dinadjpour,

Dinadjpour.

Pourniah,

Pourniah.

Radjchahi,

Nattore.

Birboum,

Soury.

Mourchedabad,

Mourchedabad,

Bardouan,

Bardouan.

Midnapour,

Katch-Bahar,

Midnapour.

Bahar.

Bahar,

Patna.

Ramghar,

Tchittra.

Boglipour,

Boglipour.

Tirhout,

Hayipour.

Sarun,

Tchapra.

Chahabad,

Arrah.

Allahabad,

Allahabad.

Djouanpour,

Djouanpour,

Bénarès,

Bénarès.

Mirzapour,

Mirzapour.

Bundelkand,

Banda.

Kapour,

Garakpour,

Kapour.

Garakpour.

Agrah,

Agrah.

Etaweh,

Min pour.

Farrakhabad,

Farrakhabad.

Kalpi,

Kalpi.

Alighar,

Alighar.

Delhi,

Delhi.

Bareily,

Bareily.

Morabad,

Morabad.

Saharanpour,

Saharanpour.

Merout,

Merout.

Harriana,

Hansi.

Sirinagur,

Sirinagur.

Kemaon,

Almora.

Sir more,

Raïnghar.

Adjmir,

Adjmir.

Singboum,

Singboum.

Kandjiar,

Moharbandj,

Kandjiar.

Harior|)our.

Belasore,

Belasore.

Kattak ou Cuttak,

Kattak.

Kliourdah,

Khourdahgar.

Gandwana,

Il faut y joindre les

Djabbalpour.

possessions anglaises dans

l’Inde Transgangétique,

c.-à-d. les pays d'Assam ,

Djintiah, Katchar, Garraous, Kouki, Arakan, Martaban, Tenasserim, etc.

CALDARA (Polydore) , dit le Caravage , peintre italien. Voy. caravage.

CALDAS DE MOMBUY, Aquœ Calidæ , ville d’Espagne, à 22 kil. N. de Barcelone. Eaux thermales.

CALDAS de RE Y , Aquœ Cilenorum , ville d'Espagne (Santiago), à 46 kil. N. O. de Vigo. Eaux thermales.

Caldas d'okense, Aquœ Origines , ville d'Es|)agn« (Santiago); 4,000 hab. Evêché. Eaux thermales.

CALDERON DE LA BARCA (don Pédru), célèbre poète dramatique espagnol , né à Madrid en 1600 ou 1601, mort en 1681 ; composa sa première pièce à 14 ans. Il s’attacha d'abord à quelques seigneurs, puis s’engagea comme simple soldat à 25 ans, et n'en cultiva pas moins la poésie au milieu des camps. Philippe IV, ayant remarqué son talent, l’appela à la cour en 1636, le combla de faveurs et de distinctions, et fournit aux dépenses nécessaires [*our la représentation de ses pièces. En 1652, Caldéron embrassa l’état ecclésiastique et devint chanoine de Tolède. Depuis cette époque, il renonça au théâtre, ou du moins ne fit que des pièces religieuses. Ses productions sont extrêmement multipliées; on en porte le nomb. à près de mille, on n’en a cuuservéque

CALE — 292 — CALI

la plus petite partie. Elles se composent de tragédies, de comédies et de pièces sacrées analogues à nos anciens mystères , et que l'on nomme autos sacramentales (actes saeramentaux). Dans toutes on trouve un génie extraordinaire, une imagination féconde , mais aussi un oubli complet de toutes les règles de l’art et les anachronismes les plus choquants. Ees plus connues sont: Héraclius , sujet traité aussi par Corneille, qui en disputa la priorité; l'Alcade de Zalamea , imitée par Collot-d’Herbois dans le Paysan magistrat ; le Prince constant , La Vie est un songe, les Armes de la beauté, le Médecin de son Honneur, le Purgatoire de saint Patrice, la Dévotion de la croix , etc. Caldéron s’est aussi exercé dans plusieurs autres genres de poésie. J. de Vera - Tasis donna en 1685 une édit, de ses œuvres en 15 vol. in-8. Elles ont été réimprimées à Madrid en 1760, 10 vol. in-4 ; on a aussi publié en 1759 un recueil de ses Autos, 6 vol. in-4. 11 a paru en 1827 -30 une édition compacte de son théâtre, à Leipsick, 4 vol. in-8. Linguet a traduit plusieurs de ses pièces dans son Théâtre espagnol, 177 1 : on en trouve huit dans les Chefsd'œuvre desthéât. étrangers , tr. par Esménard. M. Dama s-Hi nard en a donné vin choix. 1841, 3 vol. i n- 1 2-

CALD1ERO, bourg du roy. Lombard- Vénitien, à 15 kil. E. de Vérone; 1,600 hab. Sources sulfureuses. Les Français y battirent les Autrichiens en 1796 et en 1805.

CALE ou PORTES CALE, auj. Porto. C’est de ce nom que vient, dit-on, celui de Portugal.

CALEB, fut envoyé par Josué pour reconnaître le pays de Chanaan; il fut le seul avec Josué, de tous ceux qui étaient sortis d’Egypte , qui entra dans la terre promise. 11 eut en partage la montagne et la Tille d Hébron, et s’empara de Dabir avec le secours d’Othoniel, son neveu.

CALED, général arabe. Voy. khaled.

CALÉDONIE, nom ancien de l’Ëcosse, ou plutôt de toute la partie de la Grande-Bretagne au N. du mur de Sévère : 2 races ou peuples , les Scots et les Piétés l’habitaient et étaient presque toujours en guerre. Ils ne suspendaient leurs querelles que pour se jeter sur leurs voisins du midi.

Calédonie (nouvelle-) , contrée de l’Amérique septentrionale, dans la Nouvelle-Bretagne, à 10. des monts Rocheux ; 880 kil. sur 700. Beaucoup de lacs, climat froid.

Calédonie (nouvelle-), île de l’Océan Pacifique, par 21°lat. S. et J 63° long. E.,à l’E. de la Nouvelle-Hollande; 370 kil. sur 50. Elle est habitée par des anthronophages. On porte le nombre des hab. à 50,000. AuN. 0. est Baluae, port fréquenté. L’ilcfut ciécouv. par Cook en occunée en 1853 parles Français.

CALEDONIEN (canal), en Ecosse, va du golfe de Murray à l’E. au lac de Linnhe au S. O., et fait communiquerla mer du Nordavec l’Océan en traversant nlusumrs lacs. Achevé en 18??. Environ 90 kil.

CALENDERS, derviches ambulants, ainsi appelés d’un surnom que reçut leur fondateur, Youssouf , et qui signifie or pur. Les Calenders font vœu d’austérité, de pauvreté, d’abstinence complète. Ils s’engagent à voyager continuellement et vouent

une haine éternelle aux autres communautés musul mânes; mais ce ne sont le plus couvent n”e d< c vaeo bonds, impudents et corrompus, qui prétendent s purifier moralement aussi bien que phy3iquemen par une ablution, et emploient les expétlients le J)lus ridicules pour obtenir les aumônes des fidèles ues dangereux sectaires ont toujours pris une part ac tivedans toutec les révolutions polit innée de l’Orient

«wlconmv U ,VVM (c*£)

CALENT1LS ^ Ênsius), en ital. Calenzio, poete latn

ÎSnVr 4*èC né dans la PouiIIe vers 1450, mort ei 1 503, fut précepteur de Frédéric, fils de Ferdinand 1 1

î?1 de e?‘ Ses Œuvres ont été imprimées ; Rouie, 1503 in-fol. Son poème du Combat des rai

contre les grenouilles, traduit et imité d’Homère, a été réimprimé en 1738 à Rouen dans une édition des Fables choisies de La Fontaine mises en vera latins, et publiées par l’abbé Saas.

CALENZANA , ch.-l. de cant. (Corse), à 10 kil. S. de Calvi ; 2,100 hab.

CALEPIN ou CALEP1NO (Ambroise) , savant italien , de l’ordre des Augustins , issu de la famille des comtes de Calepio, né à Rergame en 1435 , mort en 151 1, consacra toute sa vie à la composition d’un Dictionnaire des langues latine, italienne, etc., qui a eu une vogue immense et qui est vulgairement connu sous le nom de Culepin. Ce dictionnaire parut pour la première fois en 1502, in-fol. L’auteur le compléta en 1509. Depuis on en a fait de nombreuses édit, et on y a ajouté la traduction des mois latins en huit, et même en onze langues. ( Voy . passerai, la cerda, CHiFFLET, facciolati.) On a étendu le nom de calepin à tous les registres de noies et de renseignements.

CALES, auj. Calvi, ville de la Campanie, à 17 kil. S. E. de Teanum Sidicinum. Vins excellents.

CALETI, peuple de la Lyonnaise seconde, situé à l’E. de Y Annoricanus tractas, au N. des Lexovii, à 10. des Veliocasses, au S. 0. de la Belgique 2e; ch.-l., Juliobona (Lillebonne). Ils occupaient le pays de Caux (Seine-Inférieure).

CALETUM, nom latinisé de calais.

CALI, ville de la république de Nouvelle-Grenade, dans le département de Cauca, à 100 kil. N. de Popayan; 3,000 hab. Collège. Commerce actif.

CAL1AN ou CALLJAN, bourg du dép. du Var, à 24 kil. N. E. de Draguignan; 1,800 hab. Marbre, houille, verrerie.

CA U AR1, famille italienne qui a produit plusieurs peintres. Le plus habile est Paul Caliari, connu sous le nom de Paul Véronèse. Voy. véronèse.

CAL1CUT, ville et port de l’Inde anglaise iMadras), par 11° 15’ lat. N., 73° 45’ long. E., ch. 1. de l’ancienne prov.de Malabar et auj. du district o'eCalicut; 5,000 maisons ; 24,000 hab. Ville commerçante, industrieuse ; elle a donné son nom aux toiles de coton dites calicots. Elle était beaucoup plus belle et plus grande jadis, mais la mer l’a submergée. Vasco de Gama y aborda en 1498 et ne put la prendre. Haïder-AIi la prit en 1760, et Tippoo-Saeb après lui la détruisit et en transféra les hab. à Nellore; les Anglais l’ont rebâtie.

CAL1DASA, poêle indien. Voy. kalidasa.

CALIFES, c.-à-d. vicaires, nom des premiers successeurs de Mahomet; ils réunissaient le pouvoir temporel au pouvoir spirituel. On distingue trois grands califats : 1° celui d’Orient, dont le siège fut à La Mecque jusqu’à la mort d’ Ali, puis à Damas sous la famille des Ommiades, et à Bagdad sous celle des Abbassides; il dura 626 ans(632-l258); 2° celui de Cordoue, fondé en 756 par Abdérame, de la famille des Ommiades, et démembré en 1031 ; 3° celui d Egypte ou des Fatimites, qui fut fondé en 909 par un descendant de Fatime, tille du prophète, et fut renversé en 1 1 7 1 par paladin. Les califes d’Orient perdirent toute puissance temporelle depuis la création de Yémir-al-Omrah (935). llyeut pourtant des califes jusqu’en 1516; Sélirn se Gt alors céder le califat par le dernier abhasside, Motawakkel.

Califes d' Orient.

tboubekr, 632-634 Soliman, 715-717

Omar, 644 Omar II, 720

jOthman, 656 Yésid H, 724

I Ali, 66 1 Heseham, 743

l Oaçan, 661 Walid 11, 744

Moaviahl, Ommiade, 6N0 Yésid III, 744

^ésid I, 683 Ibrahim, 744

Moaviah II, 684 Merwan II, 750

Merwan I, 685 Aboul-Ahbas, tige des

Abdel-Malek. 705 Abbassides, 750-754

Walid 1 715 Abou-GiafarA!nianzor>775

CALI

— 293 — CALI

Suite des califes d' Oiient.

Mohammed-Mahdi .775-85 Molaki. 910-94 4

Hadi, 786

Haroun-al-Raschid, 809

Amyn, 813

Al-Mamoun, 833

Motassem, 842

Vatek-Dillah, 847

Motharvakel, 8G1

Mostanser, 802

Mostaïn-Billah, 806

Motaz, 809

Mothadi-Billah, 870

Motammed-Billah, 892

Motaded - Billah, 902

Moctuû-Billah, 908

.Moctader-Billah, 932

Kaher, 934

Rhadi, 940

Mostakll, 946

Mothi, 974

Thaï, 991

Kader-Billah, 1031

Kaiem-Biamrillah, 1075 Moctadi-Biamrillah, 1094 Mostadher, 1118

Mostarched, 1135

Rasched, 1136

Moctafi, 1100

Mostandjed, 11 70

Mosthadi, Il 80

Nasser, 1225

Daher, 1226

Mostanser, 1243

Mostasem, 1258

Califes de Cordoue.

Abdérame 1, 756-787 Mohammed-al-Ma-

Hescham I, 796 hadi, déposé , 1009

Al-Hakkam I, 822 Soliman, 1010

Abdérame II, 852 Mohammed de nou-

Mohammed I, 885 veau, 1012

Almoundhir, 889 Hescham denouveau, 101 5

Abdallah, 912 Hamond, 1017

Abdérame III, 961 Kasim ou Kacein 1018

Al-Hakkam II, 976 Yayah, 1027

Hescham II, déposé, 1006 Hescham III, 1031

Calijes falïmiles.

Dbeidollah, 909-936 ser, 1094

Aaiem-Aboul-Casem,945 Aboul Casem Mos- Almanzor, 953 talli, 1101

Moèz-Ledinillah, 975 Aboul-Mansor-Amer, 1 1 30

Azis, 996 Haphed-Ledinillah, 114’j

Hakem-Biamrillah, 1021 Dafer-Biamrillah, 1155 Daher, 1036 Fayez-ben-Nasnllah, ! 160

Abou Jamin Mostan- Adhed, 1 1 7 1

CALIFORNIE, contrée de l'Amérique septentrionale, au N. O., forme une grande prov. de la Confédération mexicaine, et se divise en Basse-Californie ou Vieille-Calif.nu S., et Haute-Californie ou Noavelle-Calif au N. — Basse-Californie, vaste péninsule de 1,300 kil. sur 130, entre la mer Vermeille et ie Grand-Océan, par 1 1 1 °— 1 19° long. O., 23°-32° lat. N.; 10,000 hab. Ch.-l., Loreto. Sol varié, mais généralement sablonneux; on y cultive le blé, le maïs, l'indigo et la canne à sucre, et on y entretient beaucoup de bestiaux. Les montagnes de Ja B. -Californie recèlent des volcans, et servent de refuge aux bêtes féroces, aux oiseaux de proie et aux reptiles. — Haute-Californie, sur la côte occidentale du Grand-Océan, par 115°-126° long. O., 32°-42° lat. N., 1,100 kil. sur 250 environ ; 15,000 hab. Ch.-l., Monterey. Pays montagneux, climat tempéré; vastes i, savanes . Riches mines d’or dee. en 1*48 Habitants cuivrés, petits, indolents, mauvais enasseurs ; avant l’arrivée des Européens, ils n'avaient point d autre abri que le creux des rochers ou des arbres. La Haute-Californie e»t gouvernée par des missionnaires franciscains. — La V.-Cal. lut dec. en 1536 par Codez , et colonisée par les Jésuites en 1 642; la Nouv.- C. fut déc. en 1542 par Cabrillo, et explorée en ! 578parDrake Oceuu&par r’E-pagneen l703,joinle an Mexique; elle a été cédée aux Etats-Uni» en 1 848.

Californie (golfe de). Voxj. vermeille (mer).

CALI G l LA ( Gains Ciesar Auyuslus Germanicus , surnommé), troisième empereur romain, tils deGermanicus et d’Agrippine, et petit-neveu de libère, fut adopté par son grand-oncle, et lui suce, l’an 37 de 3.-C., à l’âge de 25 ans. Les premiers mois de son règne furent heureux; mais à la suite d une maladie provoquée par ses débauchés et qui paraît avoir altéré sa raison, il se livra à tous les excès de la folie, de l’orgueil et de la cruauté. 11 voulut être

adoré comme un dieu , se fît décerner des triomphes pour des victoires imaginaires, donna le titre de consul à un cheval qu’il aimait, entretint un commerce incestueux avec ses soeurs, établit des lieux de prostitution jusque dans son palais, fit périr les citoyens les plus recommandables et les plus riches afin de s’emparer de leurs richesses, et n’épargna pas même ses plus proches parents. Dans sa fureur, il souhaitait, dit-on, que le peuple romain n’eû*. qu’une tête afin de la trancher d’un seul coup. Sa haine s’étendait même sur les morts : il aurait voulu pouvoir anéantir les écrits d Homère, de Virgile et de Tite-Live. 11 se forma enfin une conspiration contre ce monstre, et Chéréas, tribun des gardes prétoriennes, en délivra la terre, l’an 41 de J.-C. Ce règne n’ofTre d’ailleurs aucun événement remarquable. Le surnom de Culiijula lui vient d’une petite bottine, calii/a, qui servait de chaussure aux soldats et qu’il portait habituellement dans son enfance. Sa vie a été écrite par Suétone.

GAL1NGÆ, peuple de l’Inde Cisgangétique, habitait le long de la côte de Coromandel.

CALIBRE, astronome grec, natif de Cyzique, inventa, vers 33 1 avant J.-C., uncyclede 76 ans qu’il substitua au cycle de 19 ans ou nombre d’or, imaginé par Méton, afin de ramener avec plus d’exactitude, les mêmes positions du soleil et de la lune. Ce cycle porte le nom de période culippique.

CÀ LISTE. Voy. calixte.

CALISTO, fille de Lycaon, était une des nymphes de Diane. Elle se laissa séduire par Jupiter qui avait pris la forme de cette déesse, et en eut un fils nommé Areas. Diane la chassa de sa suite, et Junon la changea en ourse. Jupiter la pla\*a, avec son fils Areas, dans le ciel, où ils formèrent la cunstellation de la grande el de la petite Ourse. Voij. arcas.

CALITBi, ville du roy. de Naples, à 23 kil. S. de Santo-Angelo-de’-Lombardi ; 4,600 hab.

CALIXTE I 'saint), pape, élu en 2l9, souffrit le martyre en 223. On pense que la catacombe qui existe à Home sous la dénomination de Saint-Sébastien a été construite par lui. On le fête le 14 oct.

calixte ii, pape, fils de Guillaume, comte de Bourgogne, élu eu 1119, était d’ab. archev. de Vienne. 11 prit et enferma l'antipape Bourdin, termina >a querelle des Investitures (F. ce mol), tint ie 1er concile général de Latran, 1123, et mourut en 1124.* calixte m, élu en 1455, se nommait d’abord Alphonse de Borgia. Il était né à Xativa, près de Valence, et m. en 1 458. Il fil réviser le procès de Jeanne d’Arc par une commission 3 qui réhabilita sa mémoire (1456).

calixte, antipape, fut élu en 1159, concurremment avec Alexandre 111; mais celui-ci fut seul reconnu par l’Eglise romaine. Il se nommait Jean de Strume.

calixte (George), théologien mtnérien, né à Médelbÿ dans le Holstein, en 1580, fut professeur de Ihéoiogie à Helmstædt. Le duc Frédéric-Ulrich l’attira auprès de lui, et peu après le duc Auguste le nomma abbé de Koenigslulter. A la demande de l'électeur de Brandebourg, il se rendit au colloque de Thorn, convoqué en 1645 pour opérer la réunion des Luthériens et des autres réformés. L’éloquence de Calixte y fut sans succès. Ce théologien adonné son nom à une secte de Luthériens qui croyaient pouvoir réunir les autres sectes de cette eroyauce, et qu’on nommait pour cette raison Syncrélistes.

CALIXTINS, nom donné à une secte de Hussites bohémiens qui, dans la communion, réclamaient l’usage du calice ( calix ) pour les laïques. On les appelait aussi Ulraquistes, parce qu’ils communiaient sous les deux espèces ( sub ulraque ). Le concile df Bâle (1433) satisfit à leur demande à. cet égard. Au Avi* siècle, cette secte se confondit dans celle des Frère» rnoraves ou lwhé.miens. — On donne encore le nom de Calixtius aux Syncrélistes. (Voy. G.c AUSttO

CÀLL — 294 — CALM

CALLAC, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 26 kil. S. O. de Guirgamp ; 1,500 hab.

CALLAH (el), ville de l’Algérie (Tlemsen), à 25 kil. N. 0. de Mascara. Vestiges romains; tapis, bournous.

CALLAICI, peuple de l’Hispanie, qui donna son nom à la Gallœcia, occupait les prov. de Galice, Minho, Tras-Os-Montes, Ponferrada.

CAI.LAO, ville du Pérou, dans le dép. de Lima, sur l’Océan Pacifique, à 8 kil. de Lima , à laquelle elle sert de port ; 5,000 hab. Château-fort. Bains de mer. Détruite par un tremblement de terre en 1746, prise par les Colombiens en 1826. C’est la dernière place forte qu’aient conservée les Espagnols dans l’Amérique du Sud.

CALLAS, ch.-l. de cant. (Var), à 17 kil. N. O. de Draguignan; 2,322 hab. Moulins à huile.

CALLE (la), ville et port de l’état d’Alger, à 465 kil. E. d’Alger, sur un roc qu’entoure presque complètement la mer, appartint dès 1594 à unecompagnie française qui y faisait pêcher le corail. La France en perdit la possession pendant la révolution, la recouvra en 1 8 1 S, la reperdit en 1827 , et la reprit en 1836.

CALLET (J .-F.), mathématicien, né à Versailles en 1744, mort à Paris en 1798, professa les mathématiques avec distinction. Il publia en 1783 une édition des Tables de Gardiner , aussi commode qu’utile, et en 1795 une nouvelle édition des Tables des logarithmes, considérablement augmentée, avec des tables de logarithmes des sinus pour la nouvelle division décimale du cercle. Cet ouvrage, le plus exact et le plus étendu que l’on possède en ce genre, a été stéréotyjké par Firmin Didot, et porté au plus haut point de correction par ce célèbre typographe.

CALLICRAT1DAS, général Spartiate, remplaça Lyaandre dans le commandement de la flotte lacéd.

Ërit Méthymne (406av. J.-C.) et bloqua Conon dans litylène, mais fut la môme année vaincu et tué près des îles Arginuses, par une flotte athénienne.

CALLIMAQUE , Callimachus , célèbre poète et littérateur grec, né à Cyrène vers l’an 300 av. J.-C. , florissaitvers270.il enseigna d’abord les belles-lettres à Eleusis près d’Athènes ; puis fut appelé à Alexandrie par Ptoléinée Philadelphe, et donna des leçons 'Je poésie dans le Musée ; Apollonius de Rhodes se forma à son école. II avait composé des poèmes dans presque tous les genres, des ouvrages d’histoire, de grammaire et de littérature; il excellait surtout dans l’élégie. De tous ses écrits il ne nous est parvenu que quelques Hymnes composés pour les fêtes des dieux, des épigrammes et quelques fragments. On trouve dans ses poésies de l’élégance et de l'érudition plutôt que du génie ; elles sont fort difficiles à entendre. On connaît en outre de lui YJbù, poëme qu’il composa contre Apollonius, aon ancien disciple, qui s’était montré ingrat envers lui (ce poème a été imité par Ovide) ; la Chevelure de Bérénice , traduite en vers latins par Catulle. La meilleure édition de Callimaque est celle de J.-Aug. Ernesti, Leyde, 1761, 2 vol. in-8, à laquelle il faut joindre les Fragments des Élégies publiés parValckeuaër, Leyde, 1799.11aététrad. enfranç. parLaporte- Dutheil, Paris, 1775, en vers latins par Petit-Radel, 1808, en vers franç. par M. A.deWailly, 1842. CALLIMACH US EX PERIENS. Voy. buonaccorsi. CaLLI N 1CU M, v. de Mésopotamie. F.NICEphorium. CALLliNICUS, architecte, natif d'Héliopolis en Egypte, inventa le feu grégeois et livra son secret à l’empereur ConstantinPogonat, qui, avec ce secours, brûla dans' Cyzique la flotte des Sarrasins (673). Le secret de Callinicus s’est perdu ; depuis il a été retrouvé par un Français, mais Louis XV, à qui il fut offert, l’acheta pour l’ensevelir dans l’oubli (1756). CALLINICUS (SELEUCUS). Voy. SELEUCUS.

GALL10PE, muse de l’éloquence et de la poésie héroïque , fut mère des poètes Linus et Orphée, des

Corybantes et des Sirènes. On la représente SOUS la figure d’une jeune fille d’un air majestueux, le front ceint d’une couronne d’or ; d’une main elle tient «ne trompette, et de l’autre un poëme épique.

CALLIPOLlS,villesde Thrace, d’It. (R.deNapl.) toutes deux auj. Gallipoli. Voy. ce mot.

CALLIRHOÉ, ville de l’Arabie Pétxée. Voy. lasa,

CALLIRHOÉ, nom fort commun dans la fable. On connaît surtout sous ce nom une fille du fleuve Achéloils, qui avait épousé Alcméon, et qui devin! la cause involontaire de sa mort en lui demandant le fatal collier d’Ériphile. Voy. êriphile.

CALLISTHÈNE, philosophe grec, disciple et petit-neveu d’Aristote, né à Olynthe l’an 365 av. J.-C., suivit Alexandre dans ses expéditions. 11 refusa de reconnaître la divinité du héros, et même eut le malheur de lui déplaire par quelques railleries. Il se vit bientôt après accusé d’avoir conspiré, fut enfermé, dit-on, dans une cage de fer, et mis à mort à Ca~ riate en Bactriane, 328 av. J.-C. Il avait commencé une Histoire d' Alexandre qui ne nous est pas parvenue. Il existe sous son nom une espèce de roman de la vie d’Alexandre qui n’est pas de lui.

CALLIUM, ville d’Etolie, à l’E., près des frontières de la Thessalie. Les Gaulois sous Brennus y commirent d’affreuses cruautés.

CALLOT (Jacques), peintre, dessinateur et graveur du 1er ordre, né à Nancy en 1593, mort en 1635, était fils d’un gentilhomme, héraut d’armes du duché de Lorraine. Entraîné vers les arts par une passion que sa famille contrariait, il fut obligé pour la satisfaire de s’échapper de la maison paternelle, et alla se former à Rome, sous Jules Parigi et Philippe Thomassin. 11 se fixa ensuite à Florence, et revint finir ses jours en Lorraine, où le duc Henri lui fit une pension. Après la prise de Nancy, sa patrie, par Louis Xlll (1633), il refusa de consacrer par son burin le souvenir de cette conquête. Son œuvre contient près de 1,600 pièces : les plus remarquables sont les Foires, les Supplices, les Misères de la guerre, les deux Tentations de saint Antoine, les Gueux contrefaits; on lui doit aussi plusieurs batailles, le Siège de Brèda, le Siège de La Rochelle. Callot s’est acquis une réputation populaire par le talent avec lequel il a traité les sujets grotesques, et a caricaturé les vices et les ridicules de l’humanité.

CALMAR, ville de Suède (Gothie), ch.-l. du gouvernement de Calmar, par 56° 40’ lat. N., 14° long. E ; 4,540 hab. Evêché. C’est à Calmar que fut proclamée la réunion des 3 couronnes de Suède, de Norwége et de Danemarck sur la tête de Marguerite deWaldemar, en 1397; réunion qui est connue sous le nom d Union de Calmar.

CALMET (dom Augustin), bénédictin de la congrégation de St-Maur, né en 1672, à Mesnil-la- Horgne, près de Commei-cy, en Lorraine; mort en 1757, fut chargé d’expliquer les Saintes-Ecritures dans l’abbaye de Moyen-Moutier et à Munster (1704); publia les fruits de ses savantes recherches, et fut, en récompense de ses travaux, nommé abbé de St- Léopoldde Nancy (1718), puis de Sénones. Ses principaux ouvrages sont: La Bible en latin et en français avec un commentaire littéral et critique, Paris, 1707-1716, 23 vol. in-4 ; Dictionnaire historique et critique de la Bible , Paris, 1722-28, 2 vol. in-fol. Ces deux ouvrages capitaux ont été plusieurs foi» réimprimés, et ont reçu des augmentations considérables. On a encore de lui : Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament; Histoire universelle ; Histoire ecclésiastique el civile de la Lorraine ; Traité sur l'apparition des esprits , vampires, etc. ; mais ces ouvrages sont moins estimés. On ne peut refuser a. Calmet une érudition immense; mais son style est lourd, diffus, incorrect, et l’auteur manque souvent de critique.

CALM1NA, ville de la Nigritie maritime Dalio-

CALY — 295 — CALY

mey)} à 30 kil. S. E. de Dahomey; 15,000 hab. ; résidence du souverain.

CALMOUKS. Voy. kalmouks.

CALIN E, v. d’Angl . ( Wil t) , 26 k.E. de Bath; 4,600 h.

CALOJEAN , roi bulgare. Voy. joanice.

CALONNE (Charles- Alexandre de), ministre, né à Douay en 1734 , était fils du premier président au parlement de cette ville. Après avoir rempli diverses fonctions dans l’administration, il fut nommé en 1783 contrôleur général des finances par Louis XVI. Il se concilia la faveur de la cour, surtout de la reine, par ses complaisances, et augmenta ainsi le déficit qu’avait laissé Louis XV. Pour réparer le mal, il proposa de convoquer une assemblée des notables (1787). Forcé alors de révéler le déficit qu’il s’était efforcé jusque-là de dissimuler, Calonne fut disgracié, et exilé en Lorraine. Il se retira en Angleterre, où il fut fort bien accueilli et où il écrivit des mémoires justificatifs. Il rentra en France sous le consulat, et mourut à Paris en 1802. On a de lui un assez grand nombre d écrits relatifs aux affaires du temps. Ce ministre paraît avoir été coupable de légèreté et de faiblesse plutôt que d’avidité, car il se retira pauvre des affaires.

CALOBE, Calor , riv. du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), naît à 3 kil. S. O. de Montella, traverse le territoire de Bériévent, et tombe dans le Volturno, à 9 kil. E. de Cajazzo. Les Romains y remportèrent une victoire sur le Carthaginois Hannon en 214 av. J.-C.

CALPÉ , ville et mont. d’Hispanie, dans la Bétique, en face d’Abyla en Afrique : le mont Calpé semble être la Pointe d' Europe, près de Gibraltar; la ville de Calpé était sans doute aux environs. On a prétendu la retrouver dans Caneia ( Gibraltar selon les uns, Algeziras suivant les autres). Abyla et Calpé formaient les Colonnes d' Hercule. Voy. abyla.

CALPRENÈDE. Voy. la calprenède.

CALPURN1A, famille romaine fort nombreuse, dont la principale branche était celle des Pisons. Voy. calpurnius et PISON.

CALPURNIANA, ville d’Ilispanie,auj. bujalànce.

CALPURNIUS FLAMMA, tribun militaire. Le consul Attilius Calatinus ayant engagé l’armée dans un défilé dangereux en Sicile, Calpurnius se dévoua avec 300 hommes pour la sauver (258 av. J.-C.). 11 échappa par miracle à une mort qui paraissait inévitable.

calpurnius bestia (L.), consul l’an 110 av. J.-C. Chargé de la guerre contre Jugurtha, il se laissa corrompre et fit un traité honteux. 11 fut condamné à un exil perpétuel.

calpurnius (Titus Julius), poète latin du ni* siècle, natif de Sicile, eut pour protecteur le poète Némésien ; on a de lui 7 églogues dans lesquelles il a tenté assez heureusement d’imiter Virgile; on les trouve généralement avec les poésies de Némésien, et dans les Poetœ latini minores de Wernsdorff, Altenbourg, 1780-99. Elles ont été traduites avec celles de Némésien par M. Mairault, Bruxelles, 1744.

CALTA . Voy. calata .

CALUSO. Voy. valperga di caluso.

CALVADOS, chaîne de rochers, dans la Manche, à l’E. et à l’O. de l'embouchure de l’Orne, s’élève très peu au-dessus des flots, ou reste un peu audessous ; elle fut ainsi appelée d’un vaisseau espagnol qui y échoua ; elle a donné son nom à un dép.

CALVADOS (dép. du), sur la Manche, entre ceux de l’Eure à l’E., de la Manche à 10., de l’Orne au S.; 5,704 kil. carr.; 501,775 hab. Ch.-l., Caen. Il était compris jadis dans la B.-Normandie. Sol plat, un peu plus élevé vers le sud. Rivières nombreuses: Touques, Dives,Dromme,Aure,Odon, etc. Houille, marbre, granit, argile, marnes, tourbières, sourcesminérales. Quelques forêts à l’E., au N. et à l’O. Excellents pâturages: grains, chanvre, lin, colza, pastel;

culture en grand des fruits à cidre, desprunirs, etc Beaux chevaux, bétail de belle race. Beurre, mielmoutons et huîtres renommées. Industrie / toiles] bonneterie, tissus de laine et autres , coutellerie’ chapellerie, etc. Commerce avec l’extérieur. Ce dép*' fournit à Paris un grand nombre de maçons et de tailleurs de pierre. — Le dép. du Calvados est divisé en 6 arr. (Caen, Bayeux, Falaise, Lisieux, Pont- 1 Evêque, Vire), 37 cant. et 803 comm. Il appartient à la 2e division militaire; il a un évêché à Bayeux, et une cour impériale à Caen.

CALVAIRE, ou COLGOLTHA en hébreu, c.-à-d. crâne , mont voisin de Jérusalem, faisait partie de la chaîne qui limite à l’O. le bassin du Jourdain et de la mer Morte : on y crucifiait les criminels, et c’est là que mourut le Sauveur. Adrien enferma Je Calvaire dans Jérusalem. Sainte Hélène y fit bâtir une belle église. — On a donné le nom de Calvaire au mont Valérien, à 6 kil. O. de Paris, près de Nanterre, et au mont Bélharam (Pyrén.) , où l’on a reproduit les principaux événements de la Passion.

calvaire (les Filles du), ordre de religieuse* fondé par Antoinette d’Orléans, sous la direction du célèbre P. Joseph du Tremblai. Voy. tremblai.

CALVART (Denis), peintre, connu aussi sous le nom de Denis-le-Flamand . né à Anvers en 1565, alla en Italie, ouvrit à Bologne une école, d’où sortirent le Guide, l’Albane et le Dominiquin, et mourut dans cette ville en 1619. Ses ouvrages les plus remarquables se voient à Bologne, à Rome, à Reggio: on admire surtout son Saint Michel (à Bologne). Ses tableaux sont moins estimés pour le caractère et la disposition des figures que pour le coloris ; ils ont été gravés par Gil. Sadeler et Auguste Carrache.

CALVERT (George), comte de Baltimore, né en 1578 dans le comté d’York, mort en 1632, occupa de hauts emplois sous Jacques 1; devint membre du conseil privé, ministre d’état (1619), et fut créé, en récompense de ses services, comte de Baltimore. Mais ^vanl embrassé le catholicisme, il se démit de ses charges (1624), et alla former un établissement à Terre-Neuve sous Jacques I. Obligé de l’abandonner à cause des excursions des Français, il obtint dé Charles I la concession des terres situées au N. de la Virginie qui forment aujourd’hui le Maryland. — Son fils Léonard Galvert alla en 1634 prendre possession de ce» terres, à la tête d’une troupe de catholiques, et y fonda une colonie qui bientôt devint florissante. Les colons donnèrent en reconnaissance le nom de Baltimore à une ville qui est auj. une des plus importantes de l’Amérique anglaise.

CALVI, ch.-l. d'arr. (Corse), à 75 kil. N. d’Ajaecio, dans une presqu’île du golfe de Calvi; 1,200 hab. Place forte. Collège comm. Vins, huile. — L’arr. de Calvi a 6 cant. (Algajoia, Belgodere , Calenzana, Ile-Rousse, Olmi-e-Capella, plus Calvi), 39 comm. et 21,469 hab.

CALVIN (Jean), le second chef de la Réforme, né en 1509 à Noyon en Picardie, était fils d’un tonnelier nommé Cauvin. Il fut élevé dans la religion catholique et fut d’abord destiné à l’église; mais il quitta cette carrière pour la jurisprudence, et alla étudier à Orléans, puis à Bourges sous Alcial. S’étant lié avec plusieurs partisans de Luther, il embrassa bientôt les principes de la Réforme et commença, dès 1532, à les propager dans Paris. Menacé de la prison, il se réfugia d’abord à Angoulême,. puis à Nérac auprès de Marguerite de Navarre, qui favorisait la réforme, et enfin à Bàle. Il publia dans cette dernière ville, en 1535, sous le titre d' Instituée religionis christianœ , un exposé de la doctrine des novateurs, qu’il traduisit lui-mèmo en français et qui devint comme le catéchisme des Réformée de France. En 1536, il fut nommé professeur de théologie à Genève, où la réforme venait d'être adoptée. Beux ans après , il fut banni de cette ville pour

CALW — 206 — ÜÀMB

avoir déployé un rigorisme excessif : il se retira à Strasbourg; où il propagea les nouv. doctrines. 11 fut rappelé peu d’années après à Genève (1541). Depuis cette époque, il devint tout puissant dans cette ville, aussi l’appelait-on le pape de Genève, Il fit adopter par le conseil ses articles de foi, ses ordonnances sur la discipline ecclésiastique; prétendit réformer les mœurs aussi bien que les croyances, et poussant I aideur jusqu’à l’intolérance, il lit brûler le malheureux Servet pour avoir attaqué le mystère de la Trinité (1553). Calvin mourut à Genève en 1564.11 s’était marié en 1539 à Strasbourg. Calvin devint le chef d’une secte nouvelle de réformés qui prit de lui le nom ds Calvinistes. ( Voy . l’art, suiv.) 11 se distinguait de Luther par une révolution plus radicale , proscrivant tout culte extérieur et toute hiérarchie, ne reconnaissant pas [il us le caractère d éveque et de prêtre que celui de pape; rejetant la messe, le dogme de la présence réelle, l’invocation des saints, etc. ; il enseignait la predestin. absolue des élus et des damnés, détruisant ainsi le libre arbitre. Calvin a laissé un Grand nombre d’ouvr.; on trouve dans tous une érudition rcmaqnahle, un stvie sévère et souvent entraînant. Les principaux sont : Y Institution chrétienne , î 535, dont il a donné plusieurs éditions (la meilleure est celle de Genève, 1559); un Traité de la Cène, 1540; des Commentaires sur l'Écriture sainte , qui parurent par parties séparées, en latin et en français. On a donné plusieurs éditions de ses œuvres ; la meilleure est. celle d’Amsterdam, 1667. Sa vie a été écrite par Théodore de Boze, son coopéraleur et son ami, et par M. Audin. Paris, 1841, 2 v. in-8.

CALVINISTES, parii.-vuis des doctrines de Calvin. (Pour ces doctrines, Voy. Calvin.) Le calvinisme prit naissance vers 1536 à Genève, où depuis il n'a pas cessé de dominer. Il se répandit bientôt dans plusieurs cantons de la Suisse, en France, en Hollande, en Angleterre, en Écosse, aux Etats-Unis, etc. En France, les Calvinistes reçurent le nom injurieux de Huguenots, llsluttèrentlongtemps pour obtenir le libre exercice de leur culte. Déprimés sous Franç. 1, Henri 11 et François 11, ils formèrent sous ce dernier la conjuration d’Arnboise qui échoua. Le colloque de Poissy, en 1561, leur faisait espérer un édit de tolérance , lorsque le massacre des Huguenots à Vassy devint le signal des guerres civiles. Les batailles de Dreux (1562), Saint-Denis (1567), Jarnac et Moncontour (1569) épuisèrent le parti huguenot. Charles IX et Catherine de Médicis cherchèrent à les exterminer dans la funeste nuit de la Saint-Barthélemy (24 août 1572); mais ce massacre, qui devait leur porter le dernier coup, souleva une nouvelle guerre qui dura jusqu’à l’avénement de Henri IV au trône. Ce prince rendit en 1598 un édit connu sous le titre d' édit de Nantes, qui assurait la liberté de conscience aux Calvinistes et leur abandonnait plusieurs villes comme garanties [Voy. édit de Nantes). Ils se soulevèrent encore sous Louis XI 11, mais Richelieu les dompta par la prise de La RorLoUe. Louis XIV prononça en 1685 lu révocation de l’édit de Nantes; cette mesure i ni politique suscita bientôt après plusieurs révoltes, notamment celle des Cumisards dans les Cévennes , détermina l’émigration d’un grand nombre de Calvinistes, et par là put faire un

?;rund tort au commerce et à 1 industrie française, îir.fin , sous Louis XVI, en 1787, les Calvinistes obtinrent un nouvel édit de tolérance, et la révolution de 1789 leur assura une liberté complète. — Le calvinisme se modifia et reçut des noms différents selon les pays : on le nomme souvent en France religion réformée ; en Écosse, presbytérianisme; en Hollande, gomarisme. En Prusse et dans plusieurs états de l’Allemagne les cultes calviniste et lu thé-” rien se sont depuis peu réunis (voy. évangélique). CALW, v. de Wurtemberg, à 3 > k, deStuttgard. ÜALYCADNUS, Se/e/ou Gheuk-Sou (riv. Bleue),

ri v. de Cilicie, se jette dans la mer àn-dcssous deSé* leucie. C’est là, dit-on, que se noyal’emp. Frédéric 1.

CALYDON , capitale de l’Etolie, sur l'Evénus, à 8 kil. de la mer. .Célèbre par le sanglier que Diane envoya dans ses campagnes et que tua Méléagre.

CÀLYMNA. Voy. calamine.

CALYPSO, fille d’Atlas ou de 1 Océan, habitait, suivant Homère, l’tle d’Ogygie, où elle reçut Ulysse eue la tempête y avait jeté. Elle aima le héros et le retint longtemps dans son île; cependant, après sent ans, Ulysse la quitta pour rejoindre Pénélope.

CAMALDOL1, village de Toscane, à 40 kil. E. de Florence. Fameux monastère, chef d ordre des Ca-

maldules. . . ,

CAMALDULES, ordre religieux ainsi appelé du monastère de Camaldoli, situé près de blorence, fut fondé par saint Romuald en 1012, et se consacra à la vie purement contemplative. Cel ordre a presque entièrement disparu dans le dernier siècle. Il y avait encore avant 1789 une abbaye de cet ordre à Grosbois, près de Paris (Seine-et-Oise).

CAMALODUNUM colonia , ville de la Bretagne ancienne, que Ion croit etre auj. colchester ou

Page 1