MALDEN
C AM AMU , petite ville du Brésil, dans la prov. de Bahia, sur une vaste baie du même nom, qui reçoit le Marahu et l’Aearahy. Commerce actif.
CAMANA, ville du Pérou (Arequipa), à 142 kil. 0. d’ Arequipa; 1,500 hab., donne son nom à une province.
GAMARANA, île de la mer Bouge, par 40° 9 long. FL, 15° 20’ lat. N. Corail, quelques perles.
CAMARET, petit port de France (Finistère), dans une presqu’île située entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez ; 700 hab. Pêche de la sardine.
CAMAREZ (roNT de), ch.-l. de cant. (Aveyron), à 19 kil. S. de Sainte-Affrique ; 2,000 hab. Eaux minérales.
CAMARGO (M.-A. cuppi, dite), célèbre danseuse, née à Bruxelles en 1 7 1 0, d'une famille noble originaire d’Espagne, parut avec le plus grand succès sur le théâtre de l’Opéra depuis 1734 jusqu’en 1751, année de sa retraite. Voltaire l’a célébrée dans une pièce de vers qu’il lui adressa.
CAMARGUE, nom donné au delta ou triangle formé par les deux principales branches du Rhône près de son embouchure, un peu au-dessous d'Arles; chacun des côtés a près de 3!) kil. de longueur. Les deux dixièmes de cette île sont cultivés ; le reste consiste en terres vagues, marais ou étangs, dont le plus considérable est celui de Valcarès. On y nourrit beaucoup de bestiaux. La branche occid. du Rhône se nomme Petit-Rhône. Dans l’intérieur de File est une troisième branche, mais très petite, dite Vieux- Rhône; c’est l’ancien lit qui s’est ensablé presque entièrement. La Camargue se trouve dans le dép. des Bouciies-du-Rhône (dans le cant. d’Arles et dans celui des Stes-Maries). On dérive son nom de Caii Marii aaer, parce qu’on suppose que Marius y campa.
CAMAR1NE, ville de la Sicile anc. , aüj. torre
DI CAMAKINA.
CAMARS. Voy. clusium.
CAMBACÉRÈS (J.-J. régis de), profond jurisconsulte, né en 1753 à Montpellier, succéda en 1771 à son père dans la charge de conseiller à la cour des aides; fut, en 1792, député à la. Convention; vota pour le sursis dans le procès de Louis XVI; fut chargé en 1793 avec Merlin d’un grand travail sur la classification des lois et leur réunion en un seul Code; devint en 1794 président de l'assemblée, puis présida le Comité de salut public; eut en cette qualité une grande parl.au gouvernement; se signala par sa sagesse el sa modération ; et fut nommé ministre de la justice sous le Directoire. Bonaparte, élevé au Consulat, le choisit pour second consul 117991; devenu emuereur, il le nomma archi-chan-
CAMB
relier, le créa prince de l’empire et duc de Parme. Cambacérès eut la plus grande part à la rédaction du Code civil et à l’organisation judiciaire. Exilé par les Bourbons, il se retira en Belgique; il fut rappelé en 1818 et mourut dans la vie privée en 1824. Il a laissé des Mémoires.
CAMBALU. Voy. camelsford et pi'kin.
CAMBAYE, ville de l'Inde anglaise (Bombay), par 22° 21’ lat. N., 70° 28’ long. E., sur le golfe de Cambaye; 8 kil. de tour; 30,000 hab.; on en comptait jadis 160,000. Quelques monuments; commerce.
Cambaye (golfe de), liaryyazenus sinus , partie de a mer d’Oman, sur la côte de l'iiindouslan, à l’E. du Guzzerat.
CAMBODJE (roy. de), contrée d’Asie, dans leroy. d’Annam, par 101° 14’- 105° 46’ long. E., 8° 47’- 15° lat. N., entre le Laos au N., la Cochinchine proprement dite et le Tsiarnpa à l’E., le roy. de Siam à 10.. et la mer au S. O.; 700 k il . sur 400; environ 1 ,000,000d'hab. Capit., jadis Cambodje, auj. Saïgong et Panomping. Pierres Unes, or pur, étain, sandal , bois de fer, cambogia à gomme gutte, riz en quantité. Buflles et animaux féroces, panthères, tigres, rhinocéros. Le bouddhisme est la religion dominante. Le Cambodje, indépendant jadis, est devenu, vers le milieu du xvm® siècle, prov. de l’emp. d’Annam. il a repris son indépendance depuis 1835, pendant les guerres d’Annam et de Siam.
CAMBODJE, ville de l’empire d’Annam, par 102° 20’ long. E., 11° 40’ lat. N., dans une île du fleuve Cambodje. Maisons en bois ; grand palais, pagodes. Jadis capit. d’un roy. indépendant. Les Hollandais y ont eu un comptoir jusqu’en 1043.
cambodje, riv. d'Asie. Voy. mé-kiang.
CAMBODUNUM, auj. Kempien , ville de la Vindéîicie, au S.; — v. de Bretagne, auj. lluddersûeld.
CAMBOLECTHI, peuple de la Oaule. Voy. agesinates.
CAMBON (Joseph), conventionnel, né à Montpellier en 1734, mort à Bruxelles en 1820, fut membre de l’Assemblée législative, puis de la Convention, et vota la mort de Louis XVI. 11 présida plusieurs fois la Convention', lit partie du Comité de salut public et de celui des finances; fit en 1793 lur l’administration des finances un rapport remarquable qui contribua puissamment à rétablir l’ordre et fit créer le Grand-Livre de la Dette pubi.
( 24 août 1793 ). Il participa à la chute de Bobespierre ; mais, lors de la réaction qui suivit, il fut décrété d’arrestation. 11 échappa par la fuite et vécut caché à Montpellier. En 1 8 1 5, il fut envoyé à la chambre des représentants, mais il ne prit de part active qu’aux discussions sur les réquisitions de guerre et sur le budget. 11 fut exilé en 181 6.
CAMBORITUM, ville de la Bretagne ancienne, auj. CAMBRIDGE.
CAMBRAY, Cameracum , ville du dép. du Nord, ch.-l. d arr., sur l’Escaut, à 24 kil. S. E. de Douai ; 17,846 hab. Archevêché ; tribunal , collège. Forte citadelle. Cathédrale, hôtel-de-ville. Bibliothèque. Toiles renommées; filatures, mégisserie. Cambray eut, de 1559 à 1789, des archevêques, parmi lesquel* Fénelon ; de 1 801 à 1842 ce ne fut qu’un évèclié. Pr. par L. XI Ven 1677, assurée à la Fr. par le traité de Nimègue. Cambray est célèbre par la ligue dite Ligue de Carnb'ai, formée en 1508 par l’empereur Maximilien 1, le roi de France Louis XII, le roi d’Aragon Ferdinand - le-Catholique , et le pape Jules II, contre la république de Venise; et par la paix de Cambray , connue aussi sous le nom de paix des Dames (1529), parce qu’elle fut négociée par Marguerite d’Autriche, tante de Cbarles-Quint, et Louise de Savoie, mère de François 1 ; cette paix, peu avantageuse à la France, fut rompue en 1536. Patrie de Monstrelet, de Dumouriez, etc. — 7 c. (Carnières, Le Cateau, Clan. Marcoing, Solesmcs et Cambia),
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qui compte pour 2), 113 communes et 157,362 hab.
CAMBREMER, ch.-l. de cant. (Calvados) , à 17 kil. S. O. de Pont-P Évêque ; 1,200 hab.
CAMBRES1S, petite prov. de France, qui faisait partie du pays occupé jadis parles Nervii , était bornée au N. et à l’E. parla Flandre elle Hainaut, au S. parla Picardie, à 10. par l’Artois. Villes principales : Cambray, Cateau-Cambrésis, Crèvecœur, Vaucelles. — Après avoir été soumis par les Francs au v* siècle, leCambrésis fut gouverné, dès le x* siècle, par des comtes, et fit partie du roy. de Lorraine jusqu’à l’ avènement de Henri II, empereur d’Allemagne, qui, en 1007, donna ce comté à l’évêque de Cambray. Philippe de Valois acquit le Cambrésis en 1340, et ses successeurs le conservèrent jusqu’en 1435, époque où Charles Vil l’engagea à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne. Louis XI le reprit en 1477; mais en 1543, Charles-Quint le confisqua et rendit à l’évêque tous ses droits. LeCambrésis fut définitivement acquis à la France en 1678, par le traité de Nimègue.
CAMBRIA, auj. le pays de galles.
CAMBRIDGE, Camboritum, Cantahrigia , ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Cambridge, sur la Cam (d’où le nom de la ville, Pont sur la Cam), à 90 kil. N. de Londres ; 21,000 hab. Université célèbre, qui remonte à l’an 1229. Elle possède 17 collèges, dont les principaux sont ceux de Peterhouse, fondé en 1257 ; King’s college, 1441 ; Christ’s college, 1505, etc. Biblioth. de 140,000 vol.; musée d’antiquités ; jardin botanique ; observatoire, etc.
Cambridge (comté de) , comté d’Angleterre, situé entre ceux de Lincoln, Norfolk, Suflolk, Essex, Hertford, Bedford, Huntingdon, et la mer; il a 80 kil. sur 40. Grande fertilité, inondations au S. et S. O. ; bonnes terres coupées de pâturages et de bruyères. Ch.-l., Cambridge; 143,500 hab.
Cambridge, nom commun à plusieurs villes de* États-Unis, dont la princi [taie est dans l’état de Massachussets, à 4 kil. de Boston avec lequel elle communique par un pont jeté sur le Charles-River ; env. 10,000 hab. Université^, fondée en 1638 par Harvard : c’est la lre qui ait éfé fondée aux États-Unis.
CAMRR1DGE (Richard owen) , poète. Voy. owen.
CAMBRIENS, nom donné par les Romains aux Galls, issus de la race belgo-kymrique, qui habitaient la Bretagne.
CAMBK1N, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 7 kil. E. de Béthune ; 450 hab.
CAMBUNIENS (monts), C ambunii montes , se détachaient de l’Olympe, et courant àl’O., séparaient la Thessalie de la Macédoine.
CAMBYSE, prince perse, delà famille royale de» Achéménides, épousa Mandane, tille d’Astyage, roi des Mèdes, et fut père du célèbre Cyrus. Ce prince était tributaire du roi des Mèdes. 11 vivait vers 595 av. J.-C.
cambyse, roi de Perse, 530-522 av. J.-C., fils et successeur du grand Cyrus, porta la guerre en Egypte. Ne pouvant se rendre maître de Péluse, il plaça, dans un dernier assaut, au premier rang de son armée, des chiens , des brebis et d’autres animaux que les Egyptiens regardaient comme sacrés: le* assiégés rendirent la place plutôt que de s’exposer à hlessercesanimaux. Vainqueur de l’Egypte, il tourna ses armes contre la Libye, et détacha 50,000 hommes de son armée pour détruire le fameux temple de Jupiter Ammon ; mais tous, furent ensevelis dans les sables de la Libye. En Éthiopie, il ne fut pas plus heureux : une horrible famine réduisit se* soldats à se dévorer mutuellement. A son retour en Égypte, il tua le boeuf Apis; il allait retourner eu Perse, où un faux Smerdis s’était fait proclamer roi, lorsqu’il mourut d’une blessure qu’il se fit à la cuisse en montant à cheval. Ce prince est représenté par tous les historiens comme un tyran fu-
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rieux : 11 fit périr son frère Smerdis, ainsi que Méroé, sa sœur et son épouse.
CAMDEN (William ), célèbre antiquaire, surnommé le Pausanias anglais, né à Londres en 1551, mort en 1623, fut pendant longtemps maître ou directeur de l'école de Westminster, et devint en 1597 roi d’armes de Çlarence, fonction qui était parfaitement en rapport avec ses goûts. On lui doit un grand ouvrage sur les antiquités de son pays : Briuinniœ deseripiio, qui parut pour la 1 r<‘ fois en 158G, et qu’il ne cessa depuis de perfectionner (la meilleure édition est celle de Londres, 1 607, in— fol.) ; une histoire du règne d'Élisabeth intitulée: Annales rerum anylicarum régnante Elizabetha, dont la première partie parut en 1615, et la seconde en 1625, après sa mort (le tout a été réuni en 3 vol. in-8, Oxford, 1717); une Collection des anciens historiens anglais , écossais , danois, etc., Francfort, 1602; une Description des monuments de l'abbaye ae Westminster ; une Grammaire grecque , etc.
CAMKLFORD , dite autrefois Cambalu , ville d’Angleterre ^Cornouailles), sur le Camel, à 35 kil. N. O. de Callington; 1,000 habitants. Patrie du roi Arthur.
CAMEN, ville des États prussiens (Westphalie), à 15 kil. S. 0. de itamrn ; 2,000 hab. Patriede Buxtorf.
CAMENTZ ou CAMENZ, Camentia, ville du roy. de Saxe, sur l'Elster Noir, à 27 kil. N. 0. de Buutzen : 5 noo bat. O'-ips, lainages, etc. Patriede Leasing. Bruléeen 1842. — V.dePrusse(Silés.),s.laNeiss. Célèbre abbaye üe Liteaux, fondée en 1094, supprimée en 1811.
CAMERACUM, ville de la Gaule, auj. cambra y.
CAMERARUJS (Joachim), savant, né à Bamberg en 1500, mort en 1574, était issu d’une famille dont le premier nom était Liebhard, et qui avait reçu le surnom de Camerarius, jjarce que plusieurs de ses membres avaient été chambellans. 11 se lit de bonne heure connaître par des ouvrages pleins d'érudition, enseigna le grec et le latin à Nuremberg (1526), réorganisa les universités de Tubingue (1550) et ue Leipsick (1552). 11 joua aussi un grand rôle dans les affaires politiques et religieuses, embrassa un des premiers la réforme, se lia étroitement avec Mélanehthon, l’aida à rédiger la Confession d'Augsbourg, fut chargé par le sénat de Nuremberg de plusieurs missions importantes, et jouit d'un grand crédit auprès des empereurs Charles-Quint et Maximilien, et des ducs de Saxe Henri et Maurice. On doit à Camerarius des traductions latines estimées d’un grand nombre d’auteurs grecs, tels qu’Homère, Hérodote, Xénophon, Aristote, Sophocle, Thucydide, Démosthène, etc.; des éditions avec commentaires de Plaute, Térenee, Quintilien, Cicéron, Virgile ; des Éléments de Rhétorique, une Vie de Mèlanchthon , des Lettres, desFabl. — ü’aulr. membres de la même famille se sont fait connaître avantageusement dans 'es sciences et dans les lettres, entre autres :
camerarius (Joachim) , son fils, dit Cum. junior, sav. médecin, 1534-98, auteur de: flortus medicus, 1588; Symbola et emblemata ex hevbis et anirnaiibus , 1590-7 ; de Commentaires sur Matttaole, etc.
camerarius (Rodolphe-Jacques), botaniste , né à Tubingue en 1665; il publia en 1694 une lettre De Sexu plantarum ; il y établit dans les plantes la distinction des sexes, sur laquelle Linnée a plus tard établi sa classification.
< CAMERINO, Camerinum, ville de l’État ecclésiastique, à 145 kil. N. E. de Rome; 7,000 hab. Archev., université fondée en 1 727. Cathédrale et palais archiépiscopal. Soieries. Elle était jadis dans l’Ombrie.
CAMERLINGUE, camerlengo en italien, en allemand *œmTncrfi;jy,chambrier,chambellan; nom que porte à la cour de Rome le cardinal qui administre la justice et les finances. Lorsque le saint-siège est T caiit ,c est le cardinal camerlingue qui gouverne.
— Dans l’ancien empire d’Allemagne, le trésorier de l’empereur portait le même nom.
CAMICUS, auj. Plaianella, ville de la Sicile ancienne, non loin de Trioculu (auj. Calata Belloti ), à l’embouchure de la rivière du même nom, auj. Fiume di Plaiani).
CAMILLE, Camilla, femme guerrière, fille de Métabus, roi des Volsques, joue un rôle dans X Enéide. Occupée, dès son enfance, des exercices de la chasse et de la guerre, elle se distingua surtout par sa légèreté à la course et son habileté à tirer de l’arc. Venue au secours de Turnus contre Enée, elle fut tuée en trahison par Aruns. Virg. Æn., VII et XI.
Camille, M. Furius Camillus, célèbre général romain. Créé dictateur l’an 395 av. J. -G., il s’empara de Véïes , dont le siège durait depuis 10 ans , triompha des Volsques et fit la guerre contre les Falisques. Dans cette dernière guerre, un maître d école des Falisques étant venu pour lui livrer la jeunesse qui lui était confiée, Camille fit dépouiller le traître de ses vêtements, en ordonna ... à ses élèves de le ramener à coups de verges. Les Falisques, touchés de cette noble action , se soumirent à la république. Camille, de retour à Rome, fut accusé d’avoir détourné une partie du butin de Véïes, et, pour ne pas être jugé, il s’exila volontairement. Peu après, les Gaulois s’étant emparés de Rome, le sénat le rappela et le nomma dictateur (389). Camille , survenant à l’improviste avec les Romains échappés au fer des barbares, rompit le traité par lequel Rome achetait la paix [Voy. brennus), chassa les Gaulois de l’Italie, et rentra en triomphe dans sa patrie. Il détourna le peuple de s’établir à Véïes, et le détermina à relever la ville détruite par les Gaulois, ce qui lui valutîe surnom de Romulus et de second fondateur de Rome. 11 fut encore deux fois nommé dictateur : la première, il battit les Volsques, les Berniques, les Toscans et les Latins ; la seconde , il extermina les Gaulois qui avaient de nouveau envahi l’Italie, et débarrassa pour jamais les Romains de ces formidables ennemis. Il mourut, ditr-on, de la peste, 365 av. J.-C.
CAMINHA, ville du Portugal (Entre-Douro-fr- Minho), à 29 kil. S. O. de Valença ; 2,500 hab. Place forte; salines.
CAMIRE, Camirus, une des cinq villes principales de l’île de Rhodes, à l’ü.
CAM1SANO, ville du roy. Lombard -Vénitien, k 9 kil. N. E. de Crema; 2,050 hab. Château gothique et grosse tour très ancienne. — Autre ville du roy. Lombard-Vénitien, à 13 kil. S. E. de Vicence; 3,700 hab.
CAMISARDS. Ce nom fut donné aux Protestants des Cévennes et de la Lozère qui prirent les armes après la révocation de l’édit de Nantes (1685). Il paraît dérivé du mot camisade , attaque nocturne, ainsi nommée parce que l’ennemi pouvait être surpris en chemise, ou plutôt parce que les soldats se revêtaient d’une chemise par-dessus leurs armes, dans la crainte que l’éclat de l’acier ne vînt à les trahir. On envoya contre les Cam isards, en 1702, le maréchal de Montre\el qui ne put les réduire, et lemaréchalde Villars en 1704, qui ne les soumit qu’en détachant de leur parti un de leurs principaux chefs, Jean Cavalier. La plupart périrent dans les supplices. L 'Histoire des Camisards a été rédigée par le P. de Court de Gébelin, 1760.
CAMMIN, ville des États prussiens (Prusse), à 64 kil. N. de Stettin ; 2,100 hab. Lainages, distilleries. Jadis évêché.
CAMOENÆ. Voy. muses.
CAMOENS (Luis de), dit le Camoëns, célèbre poëte portugais, né à Lisbonne en 1517 ou 1525, d’une famille noble, mais pauvre, conçut dans sa remière jeunesse une vive passion pour une dame ela cour, ce qui le fit exiler à Santarem ; dans son