‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 205 sur 1261 · CANA — 301 — CANA · texte numérisé non relu

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conomie dans toutes les parties de l’administration. Il fut un des commissaires envoyés er Belgique par la Convention pour arrêter le général Dumouriez; mais celui-ci les prévint et les livra aux Autrichiens. Camus fut échangé en décembre 1795 contre la fille de Louis XVI. En 1796 , il entra au Conseil des cinqcents, et en sortit en 1797. 11 avait été nommé en 1792 archiviste national et bibliothécaire du Corps législatif; il conserva ces fonctions jusqu'à sa mort. Il a publié : Lettres sur la profession d'avocat, Paris, 1772, in— 1 2, souvent réimprimées, et reproduites par M. Dupin sous le titre de Manuel de l avocat, et beaucoup d écrits sur les Matières ecclésiastiques. Camus cultivait en outre avec succès ia littérature grecque. On lui doit une traduction de Y Histoire des animaux d’Aristote, Paris, 1783, la première qui ait été publiée en français; une traduction du Manuel d'Épiclète et du Tableau de Cébès, Paris, 1796; cette dernière traduction fut faite pendant qu’il était dans les prisons de l’Autriche. Ces travaux le firent admettre de bonne heure à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

CAMUS (J.E). Voy. LE CAMUS.

CANA, ville de Galilée, à 44 kil. S. E. d'Acre. Jésus, invité à une noce dans cette ville, y changea l’eau en vin.

CANAAN (terre de). Voy. chanaan.

CANADA, vaste contrée de l’Amérique du Nord (possessions anglaises) , située entre 42° l2’-52° 16’ lat. N. et entre 66° 30 -97° long. O., a pour borne? au N. le Labrador, la mer d’Iludson et la Nouvelle- Galles mérid., à 10. de vastes solitudes, au S. les États-Unis, à l’E. le Nouveau-Brunswick, le golfe St-Laurent et le Labrador; 2,200 k. sur 900 ; env. 1,800,00011., la plupart d'origine franç. Le Can ad.ua été divisé par les Anglais en deux parties : le Haut- Canada ( Upper-C . ) au S. O., et le Bas-Canada [Lower-C.) au N. E. — Le Haut-Canada est borné au rï. et à 10. par la Nouvelle-Galles mérid. , au S. par les États-Unis dont il est séparé par le golfe de St- Laurent et la chaîne des grands lacs, au S. E. et à l’E. par le Bas-Canada. Sa population, qui, en 1783, n’était que de 10,000 individus, s’élevait à 232,000 en 1826; auj. elle peut être évaluée à 950,000 hab. Le pays est divisé en 1 1 districts : Eastern, Johnstown, Midland, Newcastle, Home, Niaara, London, Western, Gore, Bathurst et Ottawa, h.-l ,YorkouToronto, puis Ottawa; v.princ.: Kingston , Niagara, Brockville, Chippcway. Le Haut-Canada renferme une moitié des grands lacs Ontario, Erié, St-Clair, Huron, Supérieur, lac des Bois ; il est arrosé par le St-Laurent, l’Ottawa, la Niagara, etc. On y compte un grand nombre de «maux dont le principal est le canal du Rideau. — Le Bas-Canada est borné au N. et au N. E. par le Maine oriental, à l’E. par le golfe de St-Laurent, au S. E. et au S. parle Nouveau-Brunswick et plusieurs états de l’Union (Maine, New-Hampshire , Vermont et New-York); au S. O. et à 10. par le Haut-Canada; population, 70,000 en 1763, 335,000 en 1814, dont 275,000 Français; auj. 8 à 900,000 environ. Le Bas-Canada se divise en cinq districts : Montréal, Trois-Rivières, Québec, Gaspé et Sl-François. Ch.-l., Québec; villes principales : Montréal , Trois-Rivières, William-Henry, Sew-Carlisle, St-John’s, etc. Les rivières et les lacs du Bas-Canada sont peu remarquables. Le Canada est encore couvert dans sa plus grande partie de vastes forêts vierges. Le sol est très fertile en grains et en fruits ; il renferme de riches mines de fer, de plomb et de mercure. Le climat est assez froid; le commerce y prend tous les jours des accroissement* de plus en plus considérables. — Le Vénitien Cabot découvrit le Canada en 1497 ; après lui, le Français Denys et le Vénitien Verazzani visitèrent le golfe St-Laurent au commencement du xvi*8.,1524; ib Curent suivis par des Espagnols qui, n’ayant trouvé

sur le3 côtes aucune trace de mines d’or ou d’argent, se retirèrent en réglant, dit-on, le mot acanada (ici rien); ce mot, répété plus tard par les indigènes aux Français, aurait été pris par ceux-ci pour le nom de la contrée. On fait aussi dériver Canada d’un mol iroquois qui signifie réunion de cabanes. Quoi qu’il en soit, Jacques Cartier remonta le St- Laurent en 1535, prit possession de tout le paya au nom de François 1 et l’appela Nouvelle-France. La Roque de Roberval, en 1542, fonda non loin de l’endroit où fut bâti Québec le fort de Charlebourg. En 1608, Samuel Champlain jeta les fondements de Québec. Une compagnie française se forma en 1617 pour exploiter la colonie. Les Anglais avaient déjà tenté plusieurs fois (1689, 1711), mais inutilement, de s’en emparer, lorsque In guerre éclata avec la France en 1754. Après de nombreux combats, dans l’un desquels succomba le brave Montcalm, les Anglais finirent par conquérir tout le Canada en 1759 et 1760; il leur fut définitivement cédé en 1763 par le traité de Paris. Au commencement de la guerre de l’indépendance, les Américains envahirent le Canada (1775), mais sans succès. Le Bas-Canada fut, en 1 8 1 2 le théâtre de longues hostilités entre les Anglais et les Américains. — Dès 1791, un arrêt du parlement anglais proclama la séparation du Haut et du Bas-Canada. Ce dernier est régi en grande partie par l’ancienne coutume de Paris, et les habitants ont encore conservé les mœurs françaises. Le catholicisme y domine. Les habitants du Haut-Canada sont plus Anglais, et professent en grande partie la religion de la métropole. Les deux Canadas étaient régis chacun à part par des gouverneurs envoyés d’Angleterre et par des chambres locales. Depuis plusieurs années, des restrictions apportées au commerce et à la liberté ont excité de grands mécontentements, surtout dans la population française; en 1838 et 1839 éclatèrent des insurrections que l’Angleterre est parvenue à comprimer. Les 2 Canadas ont été réunis en 1840. biége du gouv. ; d’abord Kingston, puis Montréal (1843).

CANADIENNE (riv.j, eu anglais Cunadiun river , dans l’Amérique septentrionale, 6ort des monts Rocheux , traverse le désert qui occupe le N. E. du Mexique, arrose 10. de létat d’Arkansas, puis tombe dans l’Arkansas par 97° 20’ long. O., 35° lat. N. : cours, 1 ,200 kil.

CANALE, ville des États sardes, à 14 kil. N. O. d’Alba ; 3,200 hab. Eaux minérales.

CANANOR, ville de l’Inde anglaise (Madras), par 11° 52’ lat. N. et 73° 20’ long. E., au fond de la petite baie de Cananor; 10,500 hab. Commerce assez actif avec l’Arabie , Sumatra et tout l’Hindoustan. Petit fort bâti par les Portugais en 1501 ; pris en 1664 par les Hollandais, qui en furent chassés par Tippoo-Saëb; les Anglais le prirent en 1790.

CANAR, petite ville d’Amérique dans la Nouvelle-Grenade, à 250 kil. S. de Quito, est célèbre par ses ruines nombreuses et par un palais des incas merveilleusement conservé.

CANARA. Voy. kanara.

CANAR 1E ou GRANDE-CANARIE , île de l’archipel des Canaries, la plus grande après Ténériffe, par 17° 43’- 18° 11’ long. O., et 27° 45’-28° 14’ de lat. N.; 45 kil. de diamètre; 50,000 hab. Ch.-l., Palmas. Côtes inaccessibles, si ce n’est du côté d’Isleta, presqu’île située au N. E. La baie de Palmas est une rade excellente.

CANARIES (îles), Insulœ Fortunalœ , groupe d’île» de l’Océan Atlantique, à 200 kil. de la côte N. O. de l’Afrique, entre 15° 40’ et 20° 30’ long. 0., 27° 39’ et 29° 30’ lat. N. On en compte 7 principales Ténériffe, Fortaventura, Canarie, Palma, Lascerote, Gomera, Hierro ou île de Fer; toutes appartiennent à l’Espagne; 1 99,1.00 hab. environ. Ces îles, quisont de formation volcanique, offrent partout des côtes

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escarpées, dos montagnes très hautes, entre autres le pic de Ténériffe, qu’on voit à près de 200 kil. en mer. Le climat des Canaries, supportable au N. et à 10., est d'une chaleur accablante et mortelle au S. et au S. E. Le sol y est d une fertilité extrême; on élève dans toutes ees îles une grande quantité de bétail. Vins fxqnis. Serins renommés. — Les Phéniciens et les Canhaginois ont eu jadis des comptoirs aux îles Canaries, mais après la ruine de Carthage, les Canaries demeurèrent ignorées, et le nom seul d 'îles Fortunées resta dans le souvenir des navigateurs. Retrouvées en 1330 par des Français , elles furent d'abord négligées. En 1402, les îles Fortaventura. Cornera et de Fer furent soumises par Jean de Béthencourt, gentilhomme cauchois, pour le roi de Castille ; la soumission des Canaries par les Espagnols ne fut complète qu'en 1512, après l’extermination des indigènes, dits Guanehes. Les Africains de la côte N. O. firent jusqu'en 1749 de fréquentes, mais vaines tentatives pour s’emparer des Canaries. — Le premier méridien passait jadis par l'île de Fer, une des Canaries.

CANAYE (Philippe) , sieur de Fresne, né à Paris en 1551 , mort en 1610, fut conseiller d’état sous Henri 111, puis ambassadeur en Angleterre, en Allemagne et à Venise sous Henri IV. 11 avait été élevé dans le calvinisme, et s’était converti au catholicisme. Il a laissé une relation de ses ambassades et des Mémoires , 3 vol. in-fol., 1635; on lui doit aussi une traduction française de Y Oryanon d’Aristote, un vol. in-fol., 1589.

C ANC A LE, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine) , à 13 kil. E. de Saint-Malo , sur la côte O. de la haie de Cancale; 5,151 hah. Les rochers de Cancale fournissent d’excellentes huîtres.

CANCELLARA, ville du roy. de Naples, à 13 kil. N. E. de Potenza; 3,140 hah.

CANCHE, riv. de France ( Pas-de-Calais ) , naît près d’Estrées, baigne Hesdin, Montreuil, Ltaples, et se jette dans la Manche. Cours, 80 kil.

CANCLAUX (J. -B. Camille, comte de), lieutenant-général des armées françaises , né à Paris en 1740, mort à Paris en 1817 , eut deux fois le commandement en chef de l’armée de l’Ouest, servit la cause républicaine et sauva Nantes attaqué par 60,000 Vendéens. Il fut envoyé à Naples en 1799 en qualité d’ambassadeur.

CANCOBKLLA, ville de la Nigritie méridionale ch.-l. du roy. de même nom, sur la Baneora, affluent du Coango ; 2,000 hab.

CaNCON, ch.-l. de tant. (Lot-et-Garonne), à i5 kil. N. O. de Villeneuve-d’Agen ; 1,500 hab.

CANDACE, reine d’Ethiopie au temps d’Auguste, fit une irruption en Egypte l’an 20 av. J.-C.., et pilla toutes les villes sur son passage jusqu'à Éléphantine. Battue enfin par les troupes romaines, elle demanda la paix, et rentra dans ses états. ; — Il y eut plusieurs autres reines du même nom en Ethiopie. Les Actes des Apôtres , VIII, 27, mentionnent une d entre elles, dont un des eunuques fut baptisé |>ar saint Philippe. — On a pensé que le mot Candace était chez les Ethiopiens un mol générique qui pouvait signifier reine, comme le mot Pharaon lignifiait roi chez les Égyptiens.

CANDAHAR. Voy. kandahar.

CANDAULE, roi de Lydie, 735-708 av. J.-C. On raconte que ce prince était si vain de la beauté de sa femme, qu’il voulut la faire voir à son favori Gygès pendant qu’elle était dans le bain : celle-ci, l'ayant su, s’indigna d’un tel affront, força Gygès à assassiner Candaule, puis l’épousa et le fit asseoir sur le trône. Avec Caudaule finit la dynastie des rois héraclidos.

CANDAVES (monts), Candavii montes , dans 111lyrie méridionale ancienne, à 10. du fleuve Génuse (Seomhi), donnaient leur nom à cette partie de l’illyrie qui se nommait Cuudavie.

CANDÉ, ch.-l. de cant. ( Maine-et-Loire ), suï l’Erdre, à 38 kil. N. O. d’Angers; 1,000 hab. Mines de fer aux environs.

CANDEICH. Voy. kandeich.

CANDELARO, riv. de l’Italie mérid. (Capitanate), coule au S. E., reçoit le Triolo, la Salzola, le Celone, et tombe dans le golfe de Manfredonia.

GAiNULnAlUA, pet. v. de la Plala (Corrienles), à 250 k. E. de Corrientes, sur la rive gauche du Parana. Belle éelise. Ch.-l. de mission sous les Jésuites.

CANDIAC (montcalîæ de). Voy. montcalm.

CAND1ANO, famille vénitienne qui a donné cinq doges à la république de Venise dans les ix* et x* siècles. Le premier, Pierre Candiano , fut élu doge en 8-87 , et périt cinq mois après dans un combat naval livré contre les Narentins (en Dalmatie) et les Esclavons. — Son fils, Pierre II, devint doge en 932 ; il fit la guerre avec succès aux Narentins, et mourut en 939. — Pierre 111 , 3* fils du précédent, fut élu en 942. Pendant son gouvernement, dei pirates de Trieste ayant enlevé, au milieu de léglise de Castello , douze jeunes Vénitiennes qu on allait marier , il les poursuivit avec toutes les galères de Venise, et leur enleva leur proie après un combat acharné. Une fête annuelle fut instituée en commémoration de cet événement. — Pierre IV, fils de Pierre III, succéda à son père en 959, et déploya des talents pour la guerre et l’administration; mais son faste et son orgueil lui suscitèrent de puissants ennemis. Une révolte, dirigée par Pierre Urséolo, éclata en 976, et Pierre Candiano fut massacré avec son fils. — Son frère, Vital Candiano, succéda en 978 à Pierre Urséolo qui s’était fait moine. Après 14 mois de règne il revêtit lui-même l’habit de moine, dans le couvent de Saint-Hilaire, où il mourut 4 jours après.

CANDIDUM promontorium, cap d’Afrique, auj. le cap BLANC.

CANDIE (île de), Crete, grande île de la Méditerranée, par 34° 52’ -35° 41’ lut. N., 21°-24°long. E.; 265 kil. de l’O. à l’E., sur 57 du N. au S. ; env. 300,000 hab. Ch.-l. Candie. Division ordinaire, 3 livahs. Candie, la Canée et Retimo. Sol fertile en grains, coton, fruits, miel, etc. Cette île changea sou nom de Crète ( V. ce mot) en celui de Candie après la fondation de la ville de Candie (Chandah, retranchement), bâtie en 823 par les Arabes, qui s’étaient emparés de tout le pays. Nicéphore Phocas la rcpr't sur les Arabes en 961. Venise l’obtint en partage (1204), après la prise de Constantinople par les Croisés. Les Turcs la lui enlevèrent de 1645 à 1669. Elle appartint un instant au pacha d’Egvple, qui la rendit au sultan en 1841 Elles’estdep. insurgée.

candie, H eraclœa, cap. de l’île de Candie, sur la côte N., par 22° 45’ long. E., 35° 2F lat. N.; 15,000 hab. Château et port pour les barques; les gros bâtiments mouillent à l’île Dia, qui est vis-à-vis. Commerçante sous les Vénitiens, mais bien déchue. Les Turcs la prirent apres un siège cél., qui dura de 1645àl669. Détruite en 1856 par un trcmhl.de terre.

CANDY, ville de l’île de Ceylan, par 78° 15’ long. E., 7° 23’ lat. N. : se compose d’une rue unique de 3 kil. de long. Candy a été plusieurs fois brûlée par les Européens. C’était jadis la cap. du petit état de Candy, srtué au centre de l’île. Les Anglais, après avoir en vain tenté de s’en emparer en 1802, en sont restés maîtres en 1815.

CANÉE (la), Cydonia , ville de l’île de Candie, sur la côte N., par 21° 51’ long. E., 35° 28’ lat. N., 7,300 hab. Citadelle, port avec un phare. C’est la ville la plus commerçante de l’île; elle appartient aux Turcs depuis 1645.

CANETE, ville du Pérou, par 78® 50’ long. O., 13° lat. S., dans la vallée de Guarco. Environs fertiles en blé, maïs, canne à sucre.

CANF.TTA (don André hurtado de mendoza.

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