‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 269 sur 1261 · CLER · texte numérisé non relu

CLER

CLÊRES, ch.-l. de cant. (Seine-Infér.), à 16 kil. N. de Rouen ; 500 hab.

CLERFAYT (le comte de), feld-maréchal des armées autrichiennes , né à Bruxelles en 1733, mort en 1798, s’était déjà distingué dans la guerre de sept ans et dans celle contre les Turcs en 1788 et 1789, lorsqu’en 1792 il fut mis à la tête d’un corps de 12,000 Autrichiens pour attaquer la France de concert avec l’armée prussienne. Il entra en Champagne, s’empara de Stenay, et fit une savante retraite après la bataille de Jemmapes. En 1793, il fit lever le siège de Maêstricht, et décida le succès de la bataille de Nerwinde, mais en 1794 il fut vaincu par Jourdan à Aldenhoven. En 1795, il força successivement trois armées françaises à se retirer devant lui, et délivra Mayence assiégée par l’une d’elles.

CLERMONT, ch.-l. d’arr. (Oise), sur une hauteur, près de la Bresche, à 63 kil. N. de Paris ; 3,235 hab. Tribunal ; coll. comm. Vieux château qui sert auj. de maison de détention. Fabriques de toiles dites de Hollande et demi-Hollande. Brûlée par les Anglais en 1415 et reprise encore par eux en 1434. — Clerm. était dans le Beauvoisis; cap. d’un comté qui date de 1054 et qui a eu quatre dynasties de comtes. La première s’éteignit en 1191, la seconde en 1218, la troisième en 1250 : celle-ci se composa de Philippe de Hurepel, seigneur capétien, et de Jeanne sa fille ; la quatrième commence avec Robert, comte de Clermont, 6e fils de saint Louis, et chef de la maison de Bourbon, qui fut investi dececomté en j 1269. La postérité de Robert a joui de ce fief jusqu’au connétable de Bourbon, sur lequel il fut confisqué parFrançois I pour être réuni à la couronne. Le comté de Clermont fut depuis joint à l’apanage de la branche de Bourbon-Condé. — L’arr. de Clermont a 8 cant. (Breteuil, Crèvecœur, Froissy, Liancourt, Maignelay, Mouy, SainWust-en-Chaussée, plus Clermont), 178 comm. et 89,837 hab.

Clermont, ville des États-Unis, état de New- York, comté de Columbia, à 7 kil. de la rive gauche de l’Hudson, à 70 kil. d'Albany. Célèbre par une bataille gagnée en 1780 par lord Cornwallis, général anglais, sur les Américains commandés par le baron de Kalb, qui périt dans l’action.

clermont-de-lodève , ch.-l. de cant. (Hérault), à 14 kil. S. E. de Lodève ; 6,582 hab. Belle église de Saint-Paul (qui date du xm* siècle) ; fabriques de draps londrins pour le Levant, vert-de-gris, tanneries; commerce d’eaux-de-vie, etc.

clermont-en-argonne , ch.-l. de cant. (Meuse), près de l’Aire, à 24 kil. S. O. de Verdun ; 1,600 hab. Commerce de bois, fers, clouterie. Ancienne place forte, démantelée après 1648. — Cette ville était avant 1789 ch.-l. du Clermontais, petit pays de France qu’on joignait tantôt à l’Argonne, tantôt au Barrois. Il avait pour places principales : Clermont, Vienne et Varenne. Le Clermontais fut donné d’abord à l’église de Verdun par Olhon I, puis régi au nom de cette église par des châtelains qui se rendirent bientôt indépendants. Thibaut, comte de Bar, et ses descendants, le possédèrent ensuite, d'abord comme fief de l’église de Verdun (1204-1564), puis comme fief immédiat de l’empire (1564-1641). A cette époque, Clermont-en-Argonne fut cédé à la France en même temps que Dun, Jametz et Stenay.

CLERmont-en-dauphiné, bourg de l’anc. Dauphiné, domaine de la maison de Clermont-Tonnerre ( auj. dans ledép. de l’Isère). Voy. monestier-de-clermont.

Clermont-Ferrand, Ntmossus, Nemetum et Augustonemetum des anciens, Clarus Mons au moyen âge, ch.-l. du dép. du Puy-de-Dôme, à 382 kil. S. de Paris; 32,427 hab. Évêché fondé au ni* siècle par saint Àustremoine ; trib. de lr* instance et de commerce; acadérn. univ.,fac. des lett. et dessc., lycée sociétés savantes et littéraires. Commerce de toiles* ! filatures de citon et de chanvre, raffineries de sal- i

pêtre, tanneries, corroieries ; fromages, conflturee sèches, etc. Clermont se compose de deux villes jadis distinctes, Clermont et Mont-Ferrand; elles n’ont été réunies que sous Louis XII. Belle cathédrale non terminée; plusieurs belles places; bibliothèque publique, etc. — Clermont était jadis la capit. des Arverni ; elle fut considérabl ement agrandie par Auguste qui lui donna le nom d ' Augustonemetum. Détruite plus tard, ses habitants la rebâtirent et lui donnèrent le nom du château qui la défendait [Clarus Mous); elle devint alors la capitale de l’Auvergne et suivit les destinées de ce pays(Voÿ. Auvergne). Elle fut réunie à la couronne par Philippe-Auguste. Cette ville est la patrie de Pascal, Thomas, Chamfort, Domat, etc. Il s’y tint un assez grand nombre de conciles (535, 549, 587, 1095, 1110, 1124, 1130); dans celui de 1095, le pape Urbain II prêcha la première croisade. Charles V convoqua à Clermont, en 1374, les étatsgénéraux de la langue d’Oc. — L’arr. de Clermont a 14 cant. (Billom, Bourg-Lastic, Herment, Pontdu-Château, Rochefort, St-Amand-Tallende, Saint- Dier, Vertaizon, Veyre-Monton, Vic-le-Comte, plus Clermont qui compte pour quatre), 106 comm. et 175,910 hab.

CLERMONT (Robert, comte de), 6e fils de saint Louis, né en 1256 , mort en 1318, épousa, en 1272, Béatrix, héritière de Bourbon, et devint ainsi chef d'une nouvelle maison de Bourbon, celle qui depuis Henri IV régna sur la France.

CLERMONT (Louis DE BOURBON-CONDÉ , COUlte de), né en 1709, mort en 1770. Tonsuré à l’âge de 9 ans, et doté de plusieurs abbayes, il obtint, en 1733, une dispense du pape qui lui permettait de suivre la carrière des armes sans renoncer à ses bénéfices. Il fut reçu à l’Académie Française en 1754 sans aucun titre littéraire; sa nomination donna lieu à une foule d’épigrammes et de plaisanteries. En 1758, ayant remplacé le maréchal de Richelieu à l’armée de Hanovre, il fit les plus grandes fautes et compromit le succès de lacamp.(F.CREVELT). Il se retira dès lors dans ses domaines, et ne reparut plus à la cour.

clermont-tonnerre (maison de). Les comtes de cette maison remontent à Sibaud, seigneur de Clermont en Dauphiné, qui vivait au commencement du xne siècle et qui défendit le pape Calixte II contre l’antipape Maurice Bourdin (Grégoire VIII). Ils acquirent le comté de Tonnerre par le mariage de Bernardin de Clermont, vicomte de Tallart, avec Anne de Husson, héritière du comté de Tonnerre, en 1496; le comté fut érigé en duché par Charles IX en 1571. Cette maison s’est divisée en plusieurs branches: celles qui existent encore aujourd’hui, outre la branche aînée, sont les Clermont-Tonnerre- Thoury, les Clermont- Monioison et les Clermont-Monf-Saûu- Jean. Les principaux personnages qui ont illustré la maison de Clermont-Tonnerre sont :

clermont-tonnerre (François de), évêque et comte de Noyon, né en 1629, mort en 1701; il était conseiller d’état, commandeur de l’ordre du Saint- Esprit et membre de l’Académie (1694). 11 est un des fondateurs du prix de poésie que l’Académie Française propose tous les ans ; il a fait imprimer luimême plusieurs ouvrages.

clermont-tonnerre (Gaspard, marquis de), doyen des maréchaux de France, né en 1688, mort en 1781, se distingua à l’armée de Bohême en 1741, à la défense de l’Alsace, au siège de Fribourg; commanda l’aile gauche à la bataille de Fontenoy, et eut sous ses ordres 32 escadrons à celle de Lawfeld.

clermont-tonnerre (Stanislas, comte de), petitfils du précédent, né en 1747, fut nommé en 1789 député de la noblesse de Paris aux états-généraux ; il fonda avec Malouet un club sous le nom de club des Amis de la monarchie et rédigea avec Fontanes le Journal des Impartiaux , qui n’eut pas une longue durée II présida deux fois rassemblée, et y fit adopter

CLÈV — 395 — CLIO

des esures sages. Il périt victime de ses opinions monarchiques ; i-1 fut massacré par la populace dans la journée du 10 août 1792. Ses Opinions ont été recueillies et imprimées en 1791, 4 vol. in-8.

GLER MONTAIS. Voy. clermont-en-argonne.

CLERSELL1ER (Claude), cartésien, né à Paris en 1614, mort dans cette ville en 1684, a été l’éditeur et le traducteur de plusieurs des ouvrages de Descartes, spécialement de ses Lettres, Paris, 1667. Il eut pour gendre Rohault.

CLERVAL. ch.-l. de canton (Doubs), à 10 kil. E. de Baume-les-Dames ; 1,200 hab. Fondée par l’empereur Othon de Souabe en 1195.

CLÉRY (notre-dame-de-), ch.-l. de canton (Loiret), à 15 kil. S. O. d’Orléans; 2,500 h. Tomb.de Louis XI.

CLERY, \alet de chambre de Louis XVI, montra à son maître au milieu de ses malheurs une inviolable fidélité. Cléry rejoignit la famille royale en 1794, fut employé par elle dans différentes missions , et mourut à Vienne en 1809. On a de lui un Journal de ce qui s’est passé à la tour du Temple pendant la captivité de Louis XVI, Londres, 1798, in-8; la meilleure édition est celle qui se trouve dans la Collection des Mémoires sur la Révolution française .

CLES1US, riv. de la Gaule Cisalpine, auj. cuiese.

CLET (saint). Voy. anaclet.

CLEVELAND, ville de l’Ohio aux États Unis, sur le lac Erié, à l’embouchure de la Cuyahoga ; très commerçante ; 6,000 h. Evêché catholiq. (f. en 1847).

CLÈVES, Olivia en latin moderne, ville des Etat* prussiens (prov. Rhénane), à 19 kil. S. E. de Nimègue; 7,400 hab. On y remarque le palais du gouverneur, le jardin royal, la tour du Cygne. Ecole de médecine, synagogue, etc. — Cette ville est très ancienne ;slle fut détruite par les Normands au ix® siècle ; rebâtie peu de tempsaprès, elle devint le ch.-l. du comté (depuis duché) de Clèves. Sous l’empire, elle appartint à la France, et fut de 1794 à 1814 ch.-l. de sous-préfect. dans le dép. de laRoër.

Clèves (duché de), ancien état immédiat de l’empire d’AMemagne, le long de la Meuse et du Rhin, entre l’évêché de Münster à l’E., le Brabant à l’O., la Gueldre au N. O. et au N., le duché de Berg au S. I Il faisait partie du cercle de Westphalie, et se sub- j divisait en 3 cercles particuliers, Clèves, Wesel, Em- j merich. Villes principales : pour le premier, Clèves (ch.-l. général), Calcar, Cranenburg, Gennep; pour le deuxième, Dinslacken, Duisbourg, Wesel, Xanten; pour le troisième, Emmerich, Rees, Sevenaer. — Le pays de Clèves porta d’abord le titre de comté, Jean, dernier comte de la première maison de Clèves, mourut en 1368 et sa nièce Marguerite porta le comté à Adolphe II, comte de la Marck, en qui commence la deuxième dynastie des comtes de Clèves, ou dynastie des Clèves-et-la-Marck. Celleci fit ériger Clèves en duché (1417) par l’empereur Sigismond, et y réunit les duchés de Berg et de Juliers, le comté de Ravensberg, les seigneuries de Ravenstein, Winnenthal, Breskesand. Elle posséda même la Gueldre pendant 5 ans (1538- 1543). Elle s’éteignit en 1609 dans la personne de Jean- Guillaume III. Sa succession, composée des 8 états nommés ci-dessus, est fameuse dans l’histoire sous le nom de succession de Juliers (Voy. juljers). Les traités de Dusseldorf, 1624, et de Dorsten, 1666, donnèrent à Sigismond, électeur de Brandebourg, qui avait épousé la princesse Anne, nièce du dernier duc, presque tout le duché de Clèves, la Marck, Ravensberg; le reste échut au comte palatin de Neubourg. Cet état de choses dura jusqu’à 1794 , époque à laquelle la France conquit le duché , qui alors entra dans le département de la Roër. Rendu en 1814 à la maison de Brandebourg, il devint la régence de Clèves, dan3 la province prussienne de Clèves-et-Berg . Auj. aucune grande division des États prussiens ne oorte le nom de Clèves. i

clèves (régence de), naguère une des 3 parties de la prov. de Clèves-et-Berg , est réunie auj. à la régence de Dusseldorf, une des cinq de la province Rhénane, dans les États prussiens.

CLÈVES-ET-BERG OU CLÈVE&-JULIERS-BERG (prov. de), une des trois prov. du grand-duché prussien du Bas-Rhin, comprenait les deux duchés et le comté qu’indique son nom et se divisait en trois régences, Cologne, Dusseldorf, Clèves. Auj. que le grand-duché du Bas-Rhin n’existe plus, la prov. de Clèveset-Berg et celle du B.-Rhin réunies forment la prov. Rhénane. (Voy. ces mots).

CLIGHIENS. On appelait ainsi les membres d’un parti qui désirait le retour de la royauté et qui avait formé, après le 9 thermidor an n (27 juillet 1794), une réunion politique qui s’assemblait à Clichy. Ce parti fut renversé par le Directoire dans la journée du 18 fructidor an v (4 septembre 1797).

CLICHY-LA-GARENNE , commune de France (Seine), à 7 kil. N. O. de Paris; 3,605 hab. Ancien château , où se tint un concile en 636, et où le roi Jean institua l’ordre de l’Étoile en 1351 ; église construite en 1612 par saint Vincent de Paul. Rendez-vous du parti dit clichien dans la révolution. Produits chimiques; blanchisseries, cristalleries.

CLIFFORD (George), comte de Cumberland, né dans le Westmoreland en 1558, mort en 1605, fut un des favoris de la reine Elisabeth. 11 servit dans la marine anglaise, arma plusieurs bâtiments à ses frais, contribua à la destruction de l 'invincible Armada, et fit onze expéditions contre les Espagnols et les Portugais. Il fut l’un des pairs qui condamnèrent à mort Marie Stuart. — Un autre Clifford (George), jurisconsulte hollandais, s’est fait un nom comme botaniste; il avait réuni à Hartecamp la pins belle collection de fleurs qui existât de son temps, il fut le protecteur de Linné.

CLIFFORD, groupe d’îles de l’archipel de Corée. Voy. CORÉE.

CLIFTON, beau village d’Angleterre (Gloeester), près de l’Avon, à 7 kil. O. de Bristol. Eaux thermales, sites pittoresques, air salubre et chaud, au: lui ont valu le nom de Montpellier ae l’ Angleterre , 12,400 hab. Evêché catholique, récemment créé.

CLIMAQUE (saint jean), docteur de l’Eglise, né en Palestine vers 525, mort en 605, se consacra à la vie solitaire et passa 59 ans dans les déserts du mont Sinaï. Il a laissé des œuv. spirituelles, imprimées en grec et en latin, Paris, 1653. Son principal ouvrage est le Climax ou Échelle du Ciel , traduit en français par Arnauld d’Andilly, Paris, 1688. C’est de cet ouvrage qu'il a tiré le surnom de Climaque.

CLINTON, nom de plusieurs communes des États- Unis, dont la principale est située dans l’état de New-York, à 95 kil. S. d’Albany; 6,700 hab.

CLINTON (sir Henry), général anglais. Après avoir servi dans la guerre d’Amérique (1775), sous Burgoyne et Howe, il commanda en chef. Il entra à New-York et s’empara de Rhode-Island et de Charlestown ; mais il éprouva ensuite des revers et fut rappelé (1781). 11 mourut en 1795 à Gibraltar, dont il avait été nommé gouverneur. 11 a publié en 1784 des Réflexions sur l’histoire de la guerre d’Amérique .

clinton (George), vice-président des États-Unis d’Amérique, né en 1739, mort en 1812. Élu membre de l’assemblée coloniale de 1773, il s’opposa aux prétentions du gouvernement anglais, et siégea au congrès, 1775; il prit les armes avec le titre de brigadier, fit avec succès contre Henry Clinton une guerre défensive, et l’empêcha de se réunir à Burgoyne. En 1777 il fut nommé gouverneur de l’état de New-York, et pendant 30 ans travail la avec succès au bien-être de cette province. En 1804 il fut élu vice-président des États-Unis et président du sénat.

CLIO, une des neuf Muses, préside à l'histoire. Elle a pour attributs une couronne de lauriers, une

CLOD — 396 — CLOT

trompette qu’elle porte de la main droite, et un rouleau de papier qu elle tient de la main gauche.

CLISSA, Andetrium , en allemand Clulz , c.-à-d. clef , forteresse des États autrichiens (Dalmatie), à 9 kil. N. E. de Spalatro; 1,300 hab. Souvent prise et reprise par les Turcs et les Vénitiens.

CLISSON, ch.-l. de canton (Loire-Inf.), sur la Sèvre Nantaise, à 26 kil. S. E. de Nantes; 2,563 hab. Tanneries, papeteries. Elle a beaucoup souffert pendant les guerres civiles de la Vendée ; elle perdit alors la plus grande partie de sa population. Héloïse y séjourna.

CLISSON (Olivier de), connétarne de France, né en Bretagne, était ûls d'Olivier II ! de CUsson, à qui Philippe de Valois fit trancher la tête, le soupçonnant d’ entretenir des intellig. avec Edouard 111 qui soutenait Jean de Montfort contre Charles de Blois, 1343.Cbsson servit d’abord le duc de Bretagne et se signala en 1364 à la bataille d’Auray, où se termina en faveur du comte de Montfort la querelle des maisons de Montfort et de Blois. Il passa ensuite au service de la France, 1368, devint le frère d’armes du connétable Du Guesclin, et aida ce héros à détruire les grandes compagnies qui ravageaient le royaume. Il fut créé connétable à la mort de Du Guesclin (1380), et en 1382 il contribua puissamment à la victoire de Rosebeeq gagnée sur les Flamands. En 1392, pendant la démence de Charles VI, il fut privé de sa charge : il se retira en Bretagne, et mourut en 1407 à son château de Josselin. Clisson ternit sa gloire par sa cruauté. On le surnommait le Doucher. Il eut beaucoup d’ennemis, entre autres Pierre le Craon qui tenta de l’assassiner ( Voy . craon).

CLISTHENE, Athénien, de la famille des Alcméonides, fils de Mégaclès et aïeul de Périclès, se mit à la tête du parti démocratique, chassa Hippias (510) , fut lui-même exilé par les intrigues d’isagoras, chef du parti aristocratique que soutenait Cléomène, roi de Sparte; mais rentra bientôt et devint tout-puissant. On lui attribue l’institution de ï ostracisme.

CL1THEROE, ville d’Angleterre (Lancaster), sur laRibble, à 15 kil. N. E. de Blackbürn; 1,800 hab. en 1811 , auj. 9,000. Étoffes de coton. Beau canal.

CL1TOMAQUE, philosophe carthaginois , fut disciple de Carnéade, vint à Athènes et y dirigea l'Académie de 140 à 128 av. J.-C. Il se donna la mort.

CL1TON , prince normand. Yoy. Guillaume cli- TON.

CLITOR, auj. Calivia-di-Carnesi , ville d’Arcadie, vers le N. O., remarquable par un temple de Castor et Pollux.

CLITUS, général macédonien , frère d’Hcllanice, nourrice d’Alexandre-le-Grand, suivit ce prince dans ses expéditions militaires, et lui sauva la vie au passage du Granique. Dans un festin , Alexandre , échauffé par le vin, le tua de sa propre main (326), irrité de ce qu’il mettait les exploits de son père Philippe au-dessus des siens. Revenu à lui , il le pleura et lui fit faire des funérailles magnifiques.

CLIVE (Robert, lord), pair d’Irlande, gouverneur du Bengale, né en 1725 dans le comté de Shrop. Il éleva au plus haut degré de prospérité la Compagnie des Indes, s’empara de Calcutta en 1755 chassa les Français des ports du Gange, défit le nabab du Bengale à Plassey, 1758, et le força, ainsi que ceux du Bahar et de l’Orissa, à reconnaître la domination de la Compagnie, 1768. A son retour, il fut, malgré ses services , accusé de concussion : la chambre des communes le déclara innocent; néanmoins il fut si vivement affecté d’une telle accusation, que dans an accès de désespoir il se donna la mort, 1774.

CLODION, dit le Chevelu , passe pour le second roi de France. On le fait succéder à Pharamond vers 427. Il prit, dit-on, Tournay, Cambray; fut défait par Aétius, se rendit maître ensuite de l’Artois et T Amiens. On ajoute qu’après la prise de cette ;

ville, il envoya un de ses fils assiéger Soissong Ce jeune prince ayant été tué au siège de cette ville, Clodion en mourut de douleur, vers 448.

CLODIUS (P.), citoyen turbulent, issu de la famille patricienne des Claudius, dénatura son nom de noble et se fit plébéien afin de briguer le tribunat ; promu en 69 à cette dignité , il fit rendre une foule de lois populaires, persécuta les citoyens les plus estimés, et fit exiler Cicéron. Il fut tué par les esclaves de Milon, l’an 51 av. J.-C., à la suite d’une querelle qu’il eut avec celui-ci sur une grande route, et qu’il avait lui-même provoquée. Aussi libertin et impie que séditieux , il fut accusé d’inceste et de sacrilège ; il avait pénétré déguisé en femme dans le lieu secret où se célébraient les mystères de la Bonne-Déesse, d’où les hommes étaient exclus.

CLODIUS MACER. Yoy. MACER.

CLODOALD. Voy. cloud (saint).

CLODOMIR,ûlsdeCloviset de Clotilde, eut le roy. d’Orléans (511), s’unit à ses frères pour combattre Sigismond, r. de Bourgogne, le prit et le fit m. en 524, mais périt la même année, dans une bataille contre Gondemar, suce, de Sigismond. 11 laissa 3 enfants: les deux premiers , Gonlaire et Théobaîd , furen massacrés en 533, par Childebert et Clotaire , leur* oncles ;le3e, Clodoald (S. Cloud), parvintàse sauver.

CLONMELL, v. d’Irlande, sur le Suir, à 40 k. N. O. de Waterford, ch.-l. du comté de Tipperary; 18,000 h., la plupart catholiques. Patrie de Sterne.

CLONTARF, v. d’Irlande, à 4 k. N. E. de Dublin, sur la côte. Q’ Brien y tailla les Danois en pièces, 1 0 1 4.

CLOOTZ (J. -B. du val-de-grace), connu sous le nom d’ Anacharsis Clootz , baron prussien, d’une famille riche, né à Clèves en 1765, fit ses études à Paria, et adopta avec enthousiasme les principes de la révolution. 11 échangea ses prénoms de Jean-Baptiste contre celui de l’ancien philosophe Anacharsis, se mit en tête de réformer les peuples et les états, et prit le titre d 'Orateur du genre humain Naturalisé Français, il fut nommé député à la Con vention par les électeurs de l’Oise, et se signala par l’exaltation et l’extravagance de ses idées. Cependant Robespierre se méfia d’un sans-culotte qui avait 100,000 livres de rente, l’accusa d’être agent de l’étranger, et le fit monter sur l’échafaud (1794). Il a publié quelques écrits où il attaque toutes les puissances, Dieu lui-même ; le principal est intitulé-* Certitude des preuves du Mahométisme , Londres, 1780, in— 1 2.

CLOP1NEL. Voy. meung (Jehan de).

i CLOSTERCAMP,*SE VEN. Yoy. klostercamp,- etc.

CLOS VOUGEOT. Yoy. vougeot.

CLOTAIRE I, roi de France , fils de Clovis et de Clotilde, né en 497, ne futd’abord que roi deSoissons, 511, et devint en 558 maître de la France entière par la mort successive de ses frères. Il assassina les fils de son frère Clodomir, héritiers du royaume d’Orléans ; fit périr son propre fils Chramne , qui s’était un instant révolté contre lui, et surpassa tous les princes de son temps par ses débauches. Il ne manqua pourtant pas de courage, et entreprit quelques expéditions heureuses. 11 mourut en 561.

clotaire ii, roi de France, fils de Chilpéric et de Frédegonde, succéda à son père dans le royaume de Soissons à l’âge de 4 mois, en 684. Il fut défendu par Frédegonde, régente du royaume, contre Childeb- II, son cousin, roi d’Austrasie. Après la mort de Thierry II, il s’empara de l’Aastrasie (613), et fit périr Brunehautd’un affreux supplice. Maître detoute la France, il attaqua les Saxons et tua de sa main Ber- ! toalde, leur duc. Après cette victoire il ne s’occupa 1 plus qu’à faire régner dans ses états la justice et l’abondance. Il mourut en 628, laissant deux fils, Dagobert et Aribert. C'est du règne de Clotaire II que date l’inamovibilité des maires du palais (614).

clotaire ni, fils aîné de Clovis H, eut en p rlage

CUJN — 397 — COAI)

la Ncustrieet la Bourgogne , l’an 656, et régna sous la tutelle de sa mère Bathilde et d'Ebro'm , maire du palais. Ceiui-ci finit même par concentrer toute i autorité entre ses mains. Clotaire mourut, à ce que 1 on croit , vers l’année 670, à l’âge de 18 ans.

Clotaire iv, roi d’Austrasie en 717, mort en 719, dut son élévation à Charles-Martel, maire du palais, et ne régna que de nom. Charles-Martel se servit de tUi pour couvrir son usurpation.

CLOTHO , la plus jeune des trois Parques; elle tient la quenouille , et file la destinée des hommes.

CLOTÎLDE (sainte), fille de Chilpéric, roi des Bourguignons, épousa en 493 Clovis, roi des Francs, et contribua beaucoup à la conversion de son époux. Après la mort de Clovis, en 511 , Clotilde vit avec douleur la guerre s’allumer entre ses enfants ; n’ayant pu les accorder , elle se retira à Tours auprès du tombeau de saint Martin. Elle y mourut en 545. Clotilde fut canonisée ; on célèbre sa fête le 3 juin. Elle fut mère de Clotaire 1, de Clodomir et de Childebert.

CLOTILDE DE SURVILLE. Voy. SURVILLE.

CLOUD (saint), ou CLODOALD, fils de Clodomir et petit-fils de Clovis. Après la mort de son père et le meurtre de ses deux frères aînés par Childebert et Clotaire (533) , il se consacra à la vie monastique, et vécut près de Paris dans une retraite qui a pris de lui le nom de St-Cloud ( Voy. sàint-cloud). Il y m. en 560. On le fête le 7 sept.

CLOVIS , fondateur de la monarchie française, né l’an 465, succéda l'an 481 à son père Childéric 1. Le royaume qu’il reçut en héritage était resserré à l’orient par l’Escaut, au nord par la mer, à l’ouest par les diocèses de Thérouane et de Boulogne, au sud par le diocèse de Cambray. Il ne tarda pas à l’étendre. Il attaqua d’abord et vainquit Syagrius , qui gouvernait pour les Romains le diocèse de Soissons (486) ; et s’étant emparé de ce diocèse, il fit de Soissons sa capitale. Quelques années après (493), il s'empara aussi de Paris et y transporta sa résidence. En 496 Clovis tourna ses armes contre les Allemands et les défit à Tolbiac ; après cette victoire, il embrassa le christianisme, à la sollicitation de son épouse Clotilde, et reçut à Reims le baptême et, l’onction sainte des mains de saint Remy. Il envahit en 497 l’ Armorique et battit en 500 Gondebaud, roi de Bourgogne. En 507, il gagna la bataille de Vouiilé sur Alarie, roi des Visigoths, qu’il tua de sa main, et lui enleva l’Aquitaine. Ce fut alors que Clovis, au faîte de la puissance, reçut les honneurs du consulat qui lui furent conférés par l’empereur Anastase. Mais il souilla la fin de son règne par le meurtre de plusieurs chefs dont il redoutait l’ambition, de Clodéric , roi de Cologne , de Ragnacaire , roi de Cambray, etc. 11 mourut en 511, laissant ses états à ses 4 fils, Thierri, Clodomir, Childebert et Clotaire.

CLOVIS il , dit le Fainéant , 2e fils de Dagobert, régna après lui sur la Neustrie et la Bourgogne (638). Il fut continuellement sous la tutelle de sa mère Nantilde et des maires du palais Ega et Erchinoald, et mourut en 656, à l'âge de 22 ou de 23 ans.

Clovis ni , dit le Fainéant , roi de France, fils de Thierri III, lui succéda en 691 , à l’âge de 9 ans, et régna 4 ans sous la tutelle de Pepin-le-Gros, maire âu palais.

CLOYE, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), sur le Loir, 1 13 kil. S. O. de Châteaudun ; 1,500 hab.

CLOYNE, ville d’Irlande (Cork), à 26 kil. E. de Gork. Evêché dont Berkeley fut titulaire. Cathé- Irale et palais épiscopal remarquables.

CLUN1A , auj. Coruna-del-Conde, ville d’Ilispanie [Tarraconaise), chez les Arevaci. Les Vaccœi y vainquirent Métellus Népos (98 av. J.-C.).

CLUNY, Cluniacum. ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), à 20 kil. N. 0. de Mâcon, sur îa rive g. de la Grosne ; 3.407 h. Collège communal. Dépôt d’étalons. Pape¬

terie, poterie, vannerie. Bois, blé , bestiaux. Restes d’une célèbre abbaye de Bénédictins (F. ci-après); belle église gothique. Patrie du peintre Prudhon.

CLUiSY (abbaye de),cél. abb.de Bénédictins, chef d’ordre, instituée par Bernon, abbé de Gigniac, avec les libéralités de Guillaume i,duc d’Aquitaine Fondé en 910, réformé en 930 par saint Odon , cet ordre compta parmi ses abbés Pierre le Vénérable, mort en 1156, et le card. L, de Guise, mort en 1622. L’abbé de Cluny s’appela longtemps Y Abbé des Abbés; mais un concile de Rome, en 1126, ayant adjugé ce titre à l’abbé du Mont-Cassin, l’abbé de Cluny prit le titre d 'archi-abbé. En 1770 plusde60Q bénéfices et 2,000 maisons en Europe dépendaient de l’abbaye de Cluny. Elle possédait une immense bibliothèque, dont une grande partie existe encore aujourd’hui à la Bibliothèque royale.

CLUSES, ch.-l. de c. (H. -Savoie) , sur l’Arve, à 14 kil. S. E. de Bonneville ; 2 ,000 hab. Horlogerie.

CLUSIUM, primitivement Carnars, auj . Chiusi, ville d’Étrurie, sur le Clanis, fut une des 12 villes de la confédération étrusque. Assiégée par les Gaulois, elle sollicita la médiation romaine (391 av. J-.C.), et attira par là contre Rome les armes des Gaulois.

CLUSIUS, botaniste. Voy. lécluse.

CLUSONE, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 26 kil. N. E. de Bergame; 4,400 hab. Entrepôt des fers et des grains des environs.

CLUVIER, ou plutôt CLUWER (Philippe), Cluverius, célèbre géographe, né à Dantzick en 1580, voyagea en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie. 11 enseigna avec distinction à Leyde, et y mourut en 1623. Ses ouvrages les plus importants sont : Germania antiqua , Leyde, 1616, 1 vol. in-fol.; Italia antiqua , Leyde, 1624, 2 vol. in-fol.; Introductio in universam geographiam, tam veterem quam novam, Leyde, 1629, et Amsterdam, 1729, traduite en français par le père Labbe, Amsterdam, 1697, in-4, avec les notes de Reiskius, etc.

CLYDE, Glota, rivière d’Ecosse, naît près d’Elvanfoot ; reçoit la Mouse, le Caider, le Douglas, l’Avon ; baigne Lanark, Hamilton, Bothwell, Glasgow, Renfrew, et se perd par une large embouchure dans le Frith-of-Clyde, après un cours de 128 kil.

clyde (frith-of-), golfe sur la côte S. 6. de l’Écosse, à l’embouchure de la Clyde, entre les comtés de Bute et d’Argyle à 10., et ceux de Renfrew et d’Ayr à l’E ; 53 kil. de long ; sa largeur varie de 4 à 20 k. Les Romains i appel. Glotæ œstuarium.

CLYDESDALE, comté d’Ecosse. Voy. lanark.

CLYPEA, auj. Aklib, ville d’Afrique. Voy. aspis.

GLYTEMNESTRE, fille de Tyndare, roi deSparte, et de Léda, fut mariée à Agamemnon. Pendant que ce prince était au siège de Troie, elle s’abandonna à de criminelles amours avec Egisthe. Agamemnon, de retour de son expédition, fut massacré en sortant du bain par les deux amants ; ils furent punis dans la suite par Oreste, fils d’ Agamemnon. Lemercier et Soumet, après les poêles grecs, ont mis sur la scène la fin tragique d’Agamemnon.

CNÉMlS,m.etv. desLocriens Epicnémidiens , au S. E. de Scarphe, à l’opposite du promontoire Ca> neum, en Eubée.

CNEPH ou CNUPHIS. Voy. knef.

CN1DE, CniduSy ville de Carie (Doride), à l’entrée du golfe Céramique, sur la côte mérid., était particulièrement consacrée à Vénus. C’est là qu’était la fameuse Vénus de Praxitèle. Patrie de Ctésias et d’Eudoxe. Conon y battit la flotte lacédém. , 394

CNOSSE, Cnossus, auj. Enadieh ou Ginossa, capit de la Crète sous Minos, sur la côte septentr. Patrie d’ Epiménide.Aux environs était le fameux Labyrinthe ÿ construit par Dédale et qui renfermait le Minotaure.

CO, ville d’Egypte, auj. samalhout.

co, île de l’Archipel. Voy. cos.

COADJUTEUR tde co-adjuvare, aider), prélat ad-

Page 1