‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 271 sur 1261 · COCU · texte numérisé non relu

COCU

fut associé à celui de Pitt dans la haine nationale.

COCAGNE, pays imaginaire où le peuple avait tout en abondance, et sans travail. On a beaucoup disputé sur la position de ce pays : ce nom viendrait selon les uns du canton de Cuccaana en Italie, sur U route de Rome à Lorette, où l’on v-’ten effet à très bas prix ; selon d'autres, du poète macaronique Folengo, surnommé Merlin Coccaie, qui dans ses vers aurait décrit ce pays délicieux; ou d’une fête instituée à Naples, dans laquelle on distribuait au peuple des comestibles et du vin.

COCAJON, auj. Kaszon? mont, qui fait partie de la chaîne des Carpathes, en Dacie, et d’où sortait une riv. Cocajon, qu’on croit être le Bistricz, était le séjour du zamolxis ou grand-prêtre des Gètes.

COCCAIE ou COCGAIO. Voy. folengo.

| COCCE1US ou Jean COCK, théologien allemand, né à Brême en 1603, mort en 1669, professa l’hébreu et la théologie à Brême, Franeker et Leyde, et imagina un système d’interprétation de la Bible, qui consistait à entendre à la fois les mots et les phrases de3 Écritures dans tous les sens dont ils sont susceptibles. Ses œuvres forment 8 vol. in-fol., Amsterdam, 1673. Ses partisans furent appelés Coccéiens.

COCHABAMBA , ville importante de la Bolivie (Amérique du Sud), à 220 kil. N. de Potosi, par 69° 35’ long. O., 18° 20’ lat. S.; donne son nom à une prov. fertile qui compte plus de 100,000 hab.

COÇHEREL, village de France (Eure), à 13 kil. E. d’Ëvreux; 350 hab. Célèbre par la victoire que Du Guesclin y remporta en 1364 sur le Captai de Buch. lieuten. deCharles-le-Mauvais, roi de Navarre.

COCHIN, ville de l’Inde anglaise (Madras), sur la côte de Malabar, par 73° 56’ long. E., 9° 56’ lat. N.; 30,000 hab. Jadis évêché. Fondée en 1503, à ce qu’on croit, par Albuquerque; prise par les Hollandais (1663) ; possédée par les Anglais depuis 1795.

COCIilN (Henri), célèbre avocat, né à Paris en 1687, mort en 1747, s’attacha au grand-conseil du parlement. Dès son début, à 22 ans, il se plaça à la tête des avocats de son temps. On le regardait comme le modèle de l’éloquence du barreau français. Ce qui nous reste de lui ne semble pas justifier cette haute réputation, mais c’est qu’on n’a pu conserver les morceaux qu’il Improvisait, et qui étaient les plus brillants. Ses œuvres ont été recueillies en 1751, 6 vol. in-8, et publiées de nouveau par un de ses descendants, M. Cochin, avocat à la cour de cassation, 1821-24, 8 vol. in-8. Cochin joignait au talent oratoire beaucoup de piété et de modestie.

cochin (Jacques-Denis), fondateur de l’hospice Cochin, né à Paris en 1726, mort en 1783, était curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Chargé d’une paroisse pauvre, il se consacra tout entier au soulagement de ses paroissiens ; c’est pour les pauvres du faubourg Saint-Jacques qu’il fonda l’hospice qui porte son nom. Cette fondation eut lieu en 1780, et se fit au moyen de souscriptions volontaires. Cochin a laissé quelques œuvres spirituelles.

cochin, famille de dessinateurs et de graveurs, a fourni plusieurs artistes distingués. Le plus connu est Charles-Nicolas Cochin, né à Paris en 1715, mort en 1790, qui fut garde des dessins du Cabinet du Roi, membre et secrétaire de l’Académie de Peinture. Son œuvre contient plus de 1,500 pièces, parmi lesquelles on remarque Lycurgue blessé dan s une sédition ; la Mort d'Hippolyte ; David jouant d & la harpe devant Saül ; le Frontispice de YEncyclo pédie ; les Figures de la Jérusalem délivrée , de YArioste ; Seize Batailles de la Chine. Il a aussi laissé quelques écrits sur les arts.

COCH1NCH1NE, dite aussi Annam méridional , contrée de l’Asie orientale, dans l’empire d’Annam, par 100° 40’-107° long. E., 8° 46 -18* lat. N.; bornée par le Tonquin au N. , le Laos et le Cambodje à l’O. et ailleurs par la mer; .1 j 300 kil. sur 320*

CODO — 3J

3,000,000 hab., dont 70,000 environ chrétiens. Chefîieu, Hué, capitale de tout l’empire d’Annam. La religion dominante est le bouddhisme. Climat brûlant ; riz, sucre, cannelle très prisée à la Chine, thé de qualité inférieure , etc. : tigres, éléphants, vers à soie en immense quantité. — Les Portugais ont donné à ce pays le nom de Cochinchine, d’abord parce qu’il est voisin de la Chine, puis à cause de la ressemblance qu’ils lui trouvaient avec le pays de Cochin, situé sur la côte du Malabar. — La Coichinchine, autrefois province du royaume de Tonquin, devint indépendante au moyen âge. Au commencement du xvme siècle, elle s’accrut du Cambodje et du Tsiampa, et devint ainsi le noyau de l’empire d’Annam, que l’on désigne quelquefois sous le nom d’empire de Cochinchine. Voy. annam.

COCHON (Charles), comte de Lapparent, né dans la Yendée en 1750, mort en 1825, fut député du tiers-état du Poitou aux états-généraux, 1789 ; membre de la Convention, et vota la mort du roi sans restriction. 11 fut membre du comité de salut public, 1794, membre du Conseil des anciens, 1795, et ministre de la police sous le Directoire. Le 13 fructidor, il fut relégué à l’île d’Oléron. Après le 1 8 brumaire il devint préfet de la Vienne et plus tard des Deux-Nèthes. Il fut nommé sénateur en 1809, fut exilé en 1816, et rentra en France en 1818. H a publié me Descj'iption du départ, de la Vienne, 1802, in-8.

COCHRANE (sir Alexandre forester-inglis), amiral anglais, né en 1748. Il devint capitaine en 1782, soutint un combat glorieux contre une escadre de cinq vaisseaux français dans la baie de Chesapeak, 1795, suivit ensuite lord Abcrcromby dans la Méditerranée, et fut chargé d’opérer le débarquement des troupes anglaises en Égypte, 1799. De retour en Angleterre, il entra au parlement. En 1804, il fut nommé contre-amiral et contribua à la destruction de la flotte française dans la baie de San-Domingo. Pendant la guerre avec l’Amérique en 1813, il tenta vainement de s’emparer de la ville de Washington, et dans la campagne de 1 8 1 5, il ravagea la Louisiane et la Nouvelle-Orléans. En 1821, il fut nommé commandant en chef à Plymouth. Il mourut à Paris en 1832. — Il était oncle d’Alexandre-Thomas lord Cochrane, né en 1775, si célèbre comme marin et comme démocrate, et l’un des plus puissants promoteurs de la liberté dans l’Amérique du Sud et la Grèce ; — et de John-Dundas Cochrane , dit le Voyageur pédestre , qui traversa à pied la France, l’Espagne, le Portugal, puis l’Allemagne, la Russie et l’Asie jusqu’au Kamtchatka, et mourut en 1825 en Colombie, lorsqu’il se disposait à visiter à pied l’Amérique du Sud.

COCKERMOUTH, ville d’Angleterre (Cumberland), à l’emb. de la Cocker, à 17 k. N. O. dehesv/ick; 6,050 h. Assez jolie. Chapeaux, lainages, gr. toile, etc

COCLÈS. Voy. horatius coclès.

COCOS (île aux) ou BOSCAWEN, une des îles Tonga, par 175° 15’ long. O., 15° 40’ lat. N. Découverte par Lemaire et Schouten (1616). Beaucoup d’autres îles ou groupes d’îles portent le meme nom.

COCOSATES, peuple de la Novempopulanie, enclavé dans le pays des Tarbelli. Ch.-l., Cocosa. Leur pays répond à peu près à l’arr. de Dax (Landes).

COCYTE, Cocytus, ruisseau d’Epire, tombait dans le lac Achérusie ; il roulait des eaux noires et bourbeuses, ce qui t’a fait placer par les mythologues au nombre des fleuves des Enfers.

COD, cap des États-Unis (Massachussets), à 70 kil. S. E. de Boston, par 42° 4’ lat. N., 72° 27’ long. O., à l’extrérnité d’une presqu’île. Découv. en 162U.

CODANUS sinus, auj. mer Baltique.

CODJAH, livah de la Turquie d’Asie (Anatolie), lo même que celui d’iSNiK-MiD.

CODOGNO, ville du roy. Lombard-Vénitien , à 22 kil. S. E. de Lodi; 8,000 hab, Le* Espagnols

9 — COGN

enl746,atlesFrançaisen 1796, y défirent les Aulrichiens.

CODOMAN (darius). Voy. darius.

CODRUS, dernier roi d’Athènes, célèbre par sca dévouement, était fils de Mélanthe. Ayant «appris de 1’or.acle que, dans la guerre faite par lesDoriens aux Athéniens, l’avantage resterait à celui des deux peuples dont le chef serait tué, il se dévoua volontaire* ment pour les siens, en se jetant au milieu de la mêlée. Les Athéniens, ne trouvant personne digne de régner après lui, abolirent la royauté et confièrent l’autorité à un archonte perpétuel. Codrus avait régné 28 ans, de 1160 à 1132av. J.-C.

codrus , mauvais poète du temps de Domitien , n’est connu que par ce vers de Juvénal (ie sat.):

Yexatus toiles ranci Theseide CodrI.

COELESYRIA, contrée d’Asie. Voy. célésyrie.

COELIUSmons, auj. Saint-Jean-de-Latran , une des sept collines de Rome, à l’E. et près du mont Palatin, formait avec celui-ci un coteau parallèle à l’Aventin et séparé de ce mont par VAqua Crabra.

COELLO ( Alonzo-Sanchez), peintre portugais, élève de Raphaël et d’ Antonio Moro, mort en 1590 à 75 ans. Son talent distingué le fit appeler le Titien portugais. Philippe II le nomma son peintre, et le combla de ses bienfaits. Ses principaux ouvrages sont : le Martyre de saint Sébastien, le portrait de saint Ignace.

COESFELD, COESLIN, villes des États prussiens.

Voy. KŒSFELD, KŒSLIN.

COETHEN, ch.-l. du duché d’Anhalt-Coëthen, sur la Ziette, à 20 kil. S. O. de Dessaû ; 5,500 hab. Eaux minérales. Voy. anhalt.

COETVERDEN. Voy. koetvorden.

COEUR (Jacques), célèbre commerçant franç., né 7. 1400 à Bourges, d’un marchand de cette v., envoya ses vaisseaux dans presque toutes les parties du monde alors connu, et acquit en peu de temps la fortune la plus considérable de l’Europe. Charles VII le nomma son argentier ou trésorier de son épargne, lui confia plusieurs missions diplomatiques, et eut plus d’une fois recours à sa bourse : en 1448, Jacques Cœur lui prêta 200,000 écus d'or. Mais ses ennemis et ses envieux parvinrent à le perdre, et Charles, oubliant ses services, l'abandonna à l’avidité des courtisans, qui partagèrent ses dépouilles. Accusé de différents crimes imaginaires, il fut jeté en prison (1453); mais il parvint à s’échapper et se sauva à Rome. Le pape Calixte III lui donna le commandement d’une partie de la flotte qu’il avait armée contre les Turcs. J. Cœur tombamalade pendant la campagne, et m. à Chioen 1456. M. P. ClémentaécritsaFïe, Paris,! 852.

COFFIN (Charles), né à Reims en 1676, mort à Paris en 1749, enseigna les belles-lettres au collège dit de Beauvais, puis remplaça Rollin comme principal de ce collège (1712), et fut élu en 1718 recteur de l’université de Paris. On a publié ses œuvres en 1755, 2 vol. in— 12 ; elles se composent de discours latins et français et de vers latins. On y remarque les Hymnes qu’il composa pour le bréviaire de Paris et une 0<ie sur le vin de Champagne.

COGER, professeur d’éloquence au collège de M«azarin, et recteur de l’université, né à Paris, 1723, mort en 1780, a donné un Examen de ! Éloge du dauphin par Thomas, 1766, in-8, et du Bélisaire de Marmontel, 1767, in-12. Ayant dans ce dernier ouvrage censuré les philosophes, il s attira la colère de Voltaire, qui Ta fort maltraité dans ses écrits.

COGGESHaLF, (great-), ville d’Angleterre (Essex),! à 19 kil. N. E. de Chelmsford; 3,000 hab. Manufactures d’étoffes de laine.

COGGIA-EFFENDI. Voy. saad-eddyn.

COGLIANO, Cosilinum. ville du roy. de Naples (Prineip.Citérieure), à 45 kil. E. de Salerne;2,600h.

COGNAC, Gondate, ch.-l. d’arr. (Charente), sur

Page 1