‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 272 sur 1261 · WO · texte numérisé non relu

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COLC

la Charente, à 37 kil. O. d’Angoulême, 3,830 hab. Excellentes eaux-de-vie. — Cognac faisait anciennement partie de la Saintonge, et eut des seigneurs particuliers jusqu’au xn* siècle; elle fut alors réunie à l’Angoumois. François 1 y naquit et y résida fort souvent. C’est à Cognac que fut signé le traité de la $tc-Ligue(V . ce mot), enl526.Condéassiégeacettev/ inutilement en 1660. — L’arr. de Cognac a 4 cantons fJarnac, Segonzac, Chàteauneuf-sur-Charente, plus Cognac), 70 communes et 51,647 heb.

COHAHUILA, ville du Mexique. Voy. montelovez.

GOHàhuilà-et-texas, ancien état de la Confédéra^tion mexicaine, forme auj. line république indépendante, sous le nom de texas (Voy. ce mot).

COH ARY, mais.hong. aîfiéeàcelle de S. -Cobourg.

COHORN (menno, baron de), habile ingénieur, surnommé le Vauban hollandais , né dans la Frise en 1641, mort en 1704, s’éleva de grade en grade au rang de lieutenant-général, rendit à la Hollande les plus grands services dans les guerres qu'elle eut à soutenir contre Louis XÎV, et se trouva plu3 d’une fois opposé à son rival Vauban. Son chefd’œuvre est la forteresse de Berg-op-Zoom , longtemps regardée comme imprenable. 11 a écrit en hollandais, sur l’art de forliüer les places, un ouvrage devenu classique, traduit en français sous le titre de Nouvelle Fortification , La Haye, 1706.

COIGNY (François de franquetot, duc de), maréchal de France, né en Normandie en 1670, mort en 1759, gagna avec le maréchal de Broglie sur les Impériaux, en 1734, les batailles de Parme et de Guastalla. Il eut pour secrétaire le poêle Gentil Bernard, qui l’a célébré dans ses vers.

COIMRETOUR, ville de l’Inde. Voy. koimbatoür.

COIMBRE, Conimbriya, ville de Portugal, ch.-l. du Beïra, sur le Mondego, à 182 kil. N. E. de Lisbonne; 15,000 hab. Evêché. Muséum d’histoire naturelle, biblioth., etc. Université ( transférée de Lisbonneen 1308), laseulequ’il y ait en Portugal; cathédrale, su perbe couvent de Ste-Cluire, collèges divers. Aux environs, belles cultures; oranges exquises. — Cette ville était très forte sous les Romains; elle fut prise par les Goths, puis par les Maures, et enfin par les Chrétiens. Elle devint alors la résidence de ! plusieurs rois du Portugal; on y voit les tombeaux 1 de ces princes. Coïmbre souffrit beaucoup du trem- i blement de terre qui détruisit Lisbonne en 1755. j

COIRE, en allemand Chur , Curia Rhæiorum chez les anciens, ville de Suisse, ch.-l. principal du canton des Grisons, à 94 k. S. E. de Zurich ; 6,000 h., don* 230 seulement catholiq. Évêché catholiq. Nombreux nionum. gothiques; cathédrale, palaisépisc., collège.

vent réimprimé, et des Rapports sxr des cas nocveaux, 1660. Il eut pour rival et pour adversaire U fameux François Bacon.

COLAPOUR, ville de l’Inde. Voy. kolapour.

COLARDEAU (Ch.-P.), poète français, né en 1732 à Janville (Orléanais), mort en 1776, a composé quelques poésies qui brillent surtout par 1 harmonie. Les principales sont : Épitre d Héloïse à Abélard , imitée de Pope, 1758 ; l'Héroïde dArmide à Renaud; Èpitres à Minette (1762) ; Epitre à Duhamel (1764) ; les Hommes de Prornétliée , 1775. 11 s’essaya aussi, mais avec peu de succès, dans la tragédie et la comédie. Il fut reçu à l’Académie peu de jours avant sa mort. Ses œuvres forment 2 vol. in-8, 1779.

COLBERG. ville maritime des États prussiens (Poméranie), sur la Persante, à 2 ft. de son embouchure dans la mer Baltique, à 106 k. N. E. de Stettin; 5,900 hab. Place forte, petit port. Pêche et navigation très actives. Les navires de Colberg sont exempts des péages du Sund. Cette ville, jadis hanséatique, a soutenu 3 sièges contre les Russes, 1758, 1760, 1761, et un contre les Français en 1807.

COLBERT (Jean-Baptiste), ministre et secrétaire d’état, contrôleur-général des finances sous Louis XIV, né à Reims en 1619, mort en 1683, était fils d’un négociant en draps et en vins, selon les uns, d’un conseiller d’état selon d’autres, et prétendait descendre d’une ancienne famille d’Écosse. 11 fut placé en 1648 dans les bureaux du secrétaire d’état Le Tellier, et passa peu de temps après dans ceux du cardinal Mazarin, dont il devint l’intendant. 11 gagna l’estime de ce nouveau maître , qui le recommanda à Louis XIV au lit de mort (1661), et l’année suivante, à la chute du surintendant Fouquet, il fut nommé contrôleur-général des finances. Bientôt , par sea soins, l’ordre et l’abondance remplacèrent le désordre et la disette; il mit un terme aux déprédations, et liquida les dettes de l’état; il rétablit les anciennes manufactures, en introduisit de nouvelles, particulièrement des manufactures de glaces et de tapis; il fit réparer les grandes routes, en ouvrit plusieurs, et joignit les deux mers par le canal du Languedoc. Il encouragea les sciences, les lettres et les arts, fonda l’Académie des Inscriptions (16631, celle des Sciences (1666), celle d’ Architecture (1671), établit l’école de Rome, fit élever l’Observatoire, où Huygens et Cassini furent appelés, et embellit Paris de quais, de places publiques, de portes triomphales ; on lui doit aussi la colonnade du Louvre et le jardin des Tuileries. En 1669 Louis XIV ajouta aux attributions de Colbert le département de la marine, et bientôt la marine prit un nouvel essor:

Patrie d’Angelica Kaufmann. - V. fondée au iv« siè- fn__1G81 la sVr mercm“eAur de, et bientôt après agrandie par Constance. L’évêché de Coire, institué dès 452, était jadis état d’ Empire. Lors de la formation des trois ligues du pays des Grisons, au xve siècle , Coire fut le ch.-l. de la Li^ue Cadée.

COIT1ER, médecin. Voy. coythier.

COKE (Edouard), célèbre jurisconsulte anglais, né en 1549 dans le comté de Norfolk, devint successivement solliciteur de la couronne (1592), procureur-général , président de la cour des plaids tommuns, premier juge du banc du roi (1613), et rendit dans ces fonctions de grands services à Elisabeth et à Jacques I. Il fut chargé de poursuivre le comte d’Essex, Walter Raleigh, les auteurs de la conspiration des Poudres, et le duc de Somerset, ancien favori du roi. Il était en même temps un des membres les plus influents du parlement et se faisait remarquer par son indépendance. Ayant irrité Jacques I et son favori Buckingham par sa courageuse opposition, il fut dépouillé de toutes ses dignités à la fin de sa carrière. Il mourut dans la retraite, en 1634, à 85 ans. On a de lui des Institutes du droit d’Angleterre, 1628, ouvrage classique, sou-

terre, comptait 198 bâtiments de guerre, tandis que, quelques années auparavant, elle en avait à peine une cinquantaine. En faisant d’une manière si brillante les affaires de l’état, Colbert avait amassé une fortune considérable qui s’élevait à environ dix millions ; aussi à sa mort, le peuple , croyant voir dans cette fortune un signe de déprédation, insulta son cercueil ; la postérité ne l’en a pas moins proclamé un des plus grands hommes du grand siècle. — Colbert laissa plusieurs enfants qui prirent aussi part aux affaires, entre autres le marquis de Seignelay, et un neveu, le marquis de Torcy, qui fut aussi ministre. — On doit à M. Clément une Hisl.de C., 1843.

Colbert (Charles-Joachim), neveu du préeéd., né en 1667, mort en 1738, fut nomméen 1697 évêquede Montpellier, et fit rédiger par le P. Pouget le célèbre Catéchisme de Montpellier; il se montra ardent jansé> nisie. Ses écrits ont été condamnés à Rome.

COLCHAGUA, district du Chili, situé entre ceux de Rancagua et de Maule au N. et au S., Ie3 Andes à l’E., et l’Océan à 10. ; 15,000 hab. Ch.-l., San- Fernando- — On y trouve plusieurs mines d’or et de cuivre et d'excellentes eaux thermales.

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GOLCHESTER, Camalodunum coloma, Colcestria , ville d’Angleterre (Essex), à 80 kiî. N. de Londres; 16,000 hab. Port sur la Colne. Quais , églises assez belles, théâtres. Manufactures d’étoffes de laine; chantiers de construction , pêche d’huîtres pour Londres. C’est dans cette ville que naquit sainte Hélène, mère de l’emp. Constantin. Colchester a soutenu un siège célèbre contre les parlementaires en 1648. — 11 y a deux villes de se nom aux Etats-Unis, dans les états de Connecticut et de Vermont.

CO LC II IDE, Colchis, auj. ïmérèlhie et Mingrélie, contrée d'Asie, entre le Pont-Euxin à 10., le roy. du Pont au S. O., le Caucase au N. , et l lbérie à l’E. , est surtout célèbre par la Toison d'or, que la fable place dans ce pays, et par l’expédition des Argonautes. Elle était arrosée par le Phase dont les eaux , dit-on, roulaient des paillettes d’or. Les Colques [Colchi), ses habitants, étaient farouches, belliqueux, pillards. Les Grecs avaient fondé sur la côte quelques colonies, entre autres Dioscuriade.

COLDINGHAM, ville d’Écosse (Berwick), à 16kil. N. O. de Berwick; 2,700 hab. Ruines d’un château et d'un monastère bâti, dit-on , par le roi Edgard.

COLEAH, Rapida Castra ou Cisse , ville de l’Algérie, à 33 kil. S. O. d’Alger, au fond d’une petite baie.

COLERIDGE (Samuel taylor), poëte anglais, né en 1772 dans le Devonshire, mort en 1834. D’un caractère incertain et mobile, il changea sans cesse de goût et de carrière. 11 se lia d'abord avec Southey et composa avec lui un drame intitulé la Chute de Robespierre. En 1795 il ouvrit un cours public sur l’histoire de la révolution française; 11 eut même un instant l’idée d’aller, avec Soutliey et un autre poète nommé Robert Lovell , établir chez les Illinois, en Amérique, une république qu’il nommait pantisocratie ; ce projet ridicule avorta bientôt. 11 se mit alors à écrire des Adresses au peuple , discours qui firent assez de bruit; puis le Watchman , recueil périodique qui cessa dès le 10* numéro. Abandonnant alors la politique pour la poésie , Coleridge fit paraître sa tragédie du Remords , et plusieurs recueils de ballades lyriques qui eurent un grand succès. En 1798 il alla visiter l’Allemagne avec Wordswortli; à son retour, 1800, il donna la traduction du Wallenstein de Schiller. En 1816, Coleridge publia une ballade intitulée Christabel et le draine de Zapolya. Une édition complète de sea Œuvres a été publ. à Londres en 13 v. in-8, 1849-52

COLETTE (sainte), née à Corbie en 1380, fille d’un charpentier nommé Boilet, entra dans l’ordre de Ste- Claire et y introduisit une réforme qui rétablissait la rigidité primitive. Elle mourut à Gand en 1447. Sa fête se célèbre le 6 mars.

COL1GNI ou COLIGNY, ch.-l. de cant. (Ain) , à 22 kil. N. E. de Bourg; 1,700 hab.; a donné son nom à l’ancienne famille de Coligny.

COLIGNY (Gaspard de chatillon, sire de), amiral de France, fils de Gaspard de Coligny, maréchal de France sous François I, naquit à Châtillon-sur- Loing en 1517. 11 fut élevé dans la religion catholique et jouit d’abord d'une grande faveur à la cour. Après s’être distingué dans plusieurs campagnes, il fut élevé en 1552 par Henri II au grade d’amiral. Mais , après la mort de ce prince, las des intrigues de la cour, il résigna tous ses emplois et se retira dans ses terres : dans cette retraite, la lecture des livres des novateurs changea ses opinions religieuses, et il embrassa publiquement la réforme. En 1562, lorsque la guerre éclata entre le parti protestant et le parti catholique, Coligny fut nommé par le premier lieutenant-général : il combattit sous les orvtres de Condé , et perdit avec ce prince la bataille de Dreux contre le duc de Guise. La mort de ce dernier, assassiné sous les murs d’Orléans, amena quelques années de paix. Les armes ayant été reprises de part et d’auire en 1567, Coligny assista au combat

indécis de St-Denis et aux batailles de Jarnac et de Moncontour, qui furent fatales à la cause des Protestants (1569). Cependant, après le traité de paix conclu à Saint-Germain en 1570, Coligny reparut à la cour ; il y fut accablé de caresses comme tous ceux de son parti. Mais le massacre de la St-Barthélemy se préparait, et l’amiral en fut une des premières victimes. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, un Bohémien , nommé Berne , l’assassina dans son appartement, et jeta son corps par la fenêtre dans la cour. Coligny était d’un caractère grave , doux et Dien* veillant; il a été général habile, mais malheureux.

coligny (odet de ), frère du précédent, né en 1515, occupa de hautes dignités dans l’église et fut nommé cardinal en 1533; mais il embrassa dans la suite la réforme et même se maria. 11 fut excommunié, dépouillé de ses dignités, et contraint de se réfugier en Angleterre, où il mourut en 1570.

coligny dandelot (François), frère des précédents. Voy. dandelot.

COLISÉE. Voy. colossèe.

COLLATIE, Collatia , petite ville à l’E. et près de Rome, sur un ruisseau tributaire de l’Anio. C’est là qu’eut lieu l’outrage fait par Sextus Tarquin à Lucrèce, femme de Tarquin Collatin.

COLLATIN (tarquin), Lucius Tarquinius Collalihus , neveu de Tarquin et mari de Lucrèce, était ainsi nommé parce qu’il possédait de grands biens à Gollatie. Après l’insulte faite à sa femme, il se mit avec Brutus à la tête du peuple pour chasser les Tarquins ; il fut nommé consul avec lui (509 av. J.-C.). Peu après, ayant excité des soupçons dans le peuple, comme tenant de trop près à la famille exilée , il fut forcé de se démettre de ses fonctions et de sortir de Rome.

COLLE, ville du roy. de Naples (Sannio), à 25 kil. S. E. de Campobasso; 4,000 hab.

COLLÉ (Ch.), homme de lettres, né à Paris en 1709, mort en 1783, était fils d’un procureur et cousin de Régnard. 11 se lia avec Gallet, Panard, Piron, Crébillon fils ; fit partie de la société du Caveau , célèbre par sa gaîté, et fut admis, vers 1730, dans celle du duc d’Orléans, qui le nomma son lecteur et son secrétaire. Il composa pour le théâtre de ce prince une foule de pièces et de parades fort gaies , et donna au Théâtre-Français deux bonnes comédies, Dupuis el Desronais , 1763; la Partie de chasse de Henri IV, 1774. On lui doit en outre des chansons grivoises, dont la meilleure est la Vérité dans le vin. Les pièces qu’il avait composées pour le duc d’Orléans ont été réunies sous le titre de Théâtre de société , 1768, 2 vol. in-8 ; quelques-unes de ses parades se trouvent, mais défigurées, dans le Théâtre des Boulevards , 1756. Le recueil de ses chansons forme 2 vol. in— 1 8. On a en outre de lui un Jotrnal historique ou Mémoires littéraires r, etc., 3 vol. n-8, 1805.

COLLETëT (Guill.), mauvais poëte, né à Paris en 1598, mort en 1659, eut de la réputation dans son temps, jouit de la protection de plusieurs grands personnages, entre autres de Richelieu, qui lui donna une fois 600 livres pour 6 mauvais vers. 11 fut un des premiers nommé membre de l'Académie Française. Il épousa successivement trois de ses servantes; son inconduite le réduisit à la misère. On a de lui : 1° des poésies aujourd’hui oubliées, parmi lesquelles on remarque le Banquet des poètes, 1646; des épigrammes ; 2° des traités assez estimés sur la poésie morale, le sonnet, l'églogue, réunis sous le titre d'Ari poétique, 1658. — Son fils, François Colletet, né en 1628, mort vera 1680, a aussi fait des vers ( Noëls nouveaux, 1660; le Tracas de Paris , 1665 ; la Muse coquette, 1665) ; mais il est encore inférieur à son père. Ce second Collctet a été couvert de ridicule par Boileau.

COLL1BERTS. Voy. cagots.

COLLIER (Jérémie), écrivain anglais, né en 1660

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dans le comté de Cambridge , mort en 1 726 , était ecclésiastique et non-conformiste zélé ; il s’opposa de toutes ses forces à la révolution de 1688. Outre des pamphlets de circonstance, on a de lui des Essais de morale , 1697 ; Coup-d'œil sur l' immoralité du théâtre anglais , 1698; une Histoire ecclésiastique d’Angleterre , 1708 ; une traduction du Moréri, et un traité paradoxal, Claris univer salis, 17 13, où il combat l’existence du monde extérieur.

COLLIN, ville de Bohême. Voy. kollin.

COLLIN D’HARLEVILLE (J.-Fr.), poëte comique du 2e ordre, né en 1755 à Mévoisins près de Chartres, mort à Paris en 1806, donna successivement Y Inconstant, 1786; Y Optimiste , 1788; les Châteaux en Espagne, 1789; le Vieux Célibataire, 1792, comédies en vers qui eurent un grand succès ; la dernière est son chef-d’œuvre. Depuis il ne üt que décliner. 11 a aussi laissé des poésies fugitives. On a réuni ses œuvres en 1805 et 1821, 4 vol. in-8. On trouve dans ses pièces une versification facile, mais peu de génie et de force comique. Collin d’Harleville était du caractère le plus aimable; il fut fort lié avec Picard et Andrieux.

COLLINE (Porte), Collina janua, porte de Rome au N., près du mont Quirinal.

COLLINÉE, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), 4 22 kil. N. E. de Loudéac; 650 hab.

COLLINS (John), géomètre anglais, de la Société royale de Londres, né en 1624 près d’Oxford, mort en 1683, était premier commis du bureau de l’excise. 11 fut en relation avec la plupart des savants de son temps et mérita d'être surnommé le Mersenne anglais. Il a laissé quelques ouvrages de mathématiques, mais il est surtout connu par le recueil intitulé ; Commercium epistolicum D. John Collins et aliorum de analysi promota , que la Société royale fit imprimer (1717 et 1725) à l’occasion de la querelle élevée entre Newton et Leibnitz sur l’invention du calcul différentiel ; il attribuait la priorité à Newton. A

Collins (Antoine), libre-penseur, né en 1676, à Heston près de Londres, mort en 1729, fut l’élève et l’ami de Locke. 11 professa sur plusieurs points de la religion et de la métaphysique des opinions hardies, et passa sa viedansdeperpétuellescontroverses ; il fut même plusieurs fois obligé de se réfugier en Hollande. Il exerça néanmoins desfonctionsimportantesdans la magistrature et fut digne d’estime malgré ses doctrines impies Ses princip. ouvr. sont : Essai sur l'usage de la raison , 1707 ; Lettre à Doduiell sur l'immortalité de l'âme, 1708; Discours sur la liberté de penser , 1713 ; Recherches sur la liberté de l'homme, 1717 (elle n’est, selon lui, que l’exemption de la contrainte physique) ; Discours sur les bases et les preuves de la religion chrétienne, 1723 ; Examen des prophéties, 1724. 11 eut pour adversaires Clarke, Winston, Sherlock, Hoadley, etc. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français [la Liberté de penser par Scheurler, Londres 1714 ; Du Principe des actions humaines, par Lefebvre de Beauvray, 1754) ; on en trouve en outre d’amples extraits dans l’ Encyclopédie méthodique ( Philosophie ancienne et moderne, art. Collins ).

Collins (Williams), poëte anglais, né en 1720, à Chichester, se fit connaître de bonne heure par des poésies qui ne reçurent pas d’abord du public l’accueil qu elles méritaient. U vécut dans un étal voisin de la misère, et perdit la raison dans ses dernières années. Il mourut en 1756, dans une maison d aiiéné8. On a de lui des Églogues persanes ou orientales, 1742, et des Odes descriptives et allégoriques, qui le placent au rang des premiers poëtes lyriques de l’Angleterre; on estime surtout Y Ode sur les passions. L’édition la plus récente de ses œuvres a été donnée par Alex. Dyce, avec notes, Londres, 1827.

COLLIOLJRES , Caucoliberis ou Caucoliberum, en.-i. de cant. (Pyrénées-Orientales), à 27 kil. E. de

Céret, sur la Méditerranée ; 3,274 hab. Petit port, château-fort au sommet d un rocher. Fabriques de liège. Commerce de laine , de sardines, de thons Vins blancs exquis. — Prise par Louis Xlll en 1642.

COLLO, ville de l’Algérie. Voy. CULLU.

COLLOBRJERES. ch.-l. de cant. (Var) , à 33 kil. E. de Toulon ; 1 ,350 hab. .

COLLONGE, ch.-l. de c. (Ain), à 28 k. de Gex.

COLLONGUE oo SIM1ANE. Voy. «umiane.

COLLOQLES, du latin colloquium, conférences religieuses tenues dans le but de discuter un point de doctrine ou de concilier des opinions diverses. Parmi les principaux colloques, on cite, dans les premiers temps du christianisme, celui de Cascar en Mésopotamie, entre l’évêque Archélaüs et Manès; celui de Carthage, entre saint Augustin et les Üonatistes ; puis ceux de Marbourg (1529), de Ratisbonne (1541), de Montbéliard (1586), de Berne ( 1 588), et surtout celui de Poissy en 1561, sous Charles IX : ce dernier avait pour but de réunir à l’église catholique les Calvinistes de Genève. Le cardinal de Lorraine d’un côté et Théodore de Bèze de 1 autre y jouèrent le principal rôle ; mais ce colloque n amena aucun résultat et ne fit qu’aigrir les esprits

COLLOT D’HERBOIS (Jean-Marie), conventionnel, né en 1751 , était comédien ambulant lorsqu’édata la révolution française. Il vint alors à Paris, et se fit bientôt remarquer dans les clubs populaires par sa forte voix, autant que par son audace. Au 10 août 1792, il fut nommé membre de la municipalité de Paris, quelques jours après député à la Convention, et enfin membre du comiié de salut public. Envoyé l’année suivante en mission à Lyon, il y exerça les plus horribles cruautés, employant tour à tour contre cette malheureuse ville la main du bourreau, la fusillade et le canon. Au 9 thermidor, il fut un des premiers dénonciateurs de Robespierre, qu’il avait longtemps secondé, mais dont les hauteurs l’avaient éloigné. Toutefois la chute du tyran ne lui profita pas ; un mois après il fut accusé, et déporté à la Guyane. Il mourut, dans cet exil, d’une fièvre chaude, en 1796.

COLMAN (George), poëte comique anglais, né en 1733 à Florence, était fils du résident de l’Angletene à la cour du grand-duc de Toscane, et mourut à Londres en 1794. Après avoir donné plusieurs pièces qui eurent beaucoup de succès , il devint un des entrepreneurs du théâtre de Covent-Garden ; il vendit peu de temps après sa part d’intérêt et acheta l’entreprise du théâtre de Hay-Market, qu’il conserva jusqu’à sa mort. Il devint fou à la fin de sa vie. Ses meilleures comédies sont : Polly-Honeycomb, 1760 la Femme jalouse (imitée par Desforges) ; le Mariage clandestin, avec Garrick. 11 a traduit en anglais Térence et Y Art poétique d’Horace. 11 publia pendant quelque temps le Connaisseur, recueil périodique.

COLMAR, Argenluaria ou Argenlovaria che* les anciens, Columbaria, Colmaria au moyen âge, ch.-l. du dép. du Haut-Rhin , sur 1' 111 et sur le canal de la Fecht, à 427 kil. E. de Paris (468 par Lunéville); 15,958 h. Ville forte. Cour impériale, lycée (1856). Ou y remarque l’hôtel-de-ville, la préfecture; l’église des Dominicains, la bibliothèque du collège. Fabriques d’indiennes, de châles, de foulards très-recherchés. Commerce de grains et de vins du Rhin. — Colmar du temps des Francs n’était encore qu’une tnanse ou villa royale; sous l’empereur Frédéric II , en 1220. elle était devenue une ville; au xive siècle, elle figure comme ville impériale, et bieniôt après comme capitale de la H. -Alsace. En 1632, pendant la guerre de trente ans, les Suédois s’en emparèrent. Louis XIV la prit et la rasa en 1675. Elle fut enfin réunie à la France par le traité de Ryswick en 1696, et devint la résidence du conseil souverain de l’Alsace. Séjour du graveur Schœn; pat. des2Pfeffel, le publiciste et le

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poète; du directeur Rewbell, et du général Rapp. ! C’est dans le couvent des Dominicains de cette ville que furent rédigées les célèbres Annales de Colmar. — L’arr. de Colmar a 13 cant. (Andolsheim, Ensisheim, Guebwillcr, Kaysersberg, Sainte-Marieaux-Mines, Munster, Neuf-Brisach, La Poutroye, Ribeauvillé, Rouffaeh, Soultz , Wintzenheim , plus Colmar), 142 communes et 198,403 hab.

COLMARS, Colhs Maruj, ch.-l. de cant. (B.-Alpes), à 50 1< N. E. deDiffne, surleVerdon; 960 h. Fortifié. Fontaine intermittente ^pii tarit de 7 en 7 minutes).

COLMENAR - Y1EJO, ville d’Espagne (Guadalaxara), à 31 kil. N. de Madrid; 3,600 hab. Eaux minérales et pierres à bâtir.

COLNE, ville d’Angleterre (I.ancastre), à 44 kil. S. E. de Lancaster, sur le canal de Leeds-et-Liverpool ; 7,580 hab. Fabriques de calicots et de basins.

COLOCZA, ville de Hongrie (Pesth), à 120 kil. S. de Pesth ; 4,000 hab.

COLOGNE, Colenia Agrippinù des anciens, Kœln en allemand, vi le des Etats prussiens, ch.-l. d’un dv gouv. de la prov. Rhénane, sur la rive gauche du R b in, à 450 k. N. E. de Paris, 480 k. S. 0. de Berlin; 65,000 hab. Ville très forte; rues étroites et sombres ; maisons en général mal bâties. Parmi les monuments on remarque la cathédrale, commencée par l'archevêque Engelbert en 1248, et encore inachevée (on en admire surtout lechœur);un nombre inlini d 'églises, dont les principales sont celles de Sainte- Ursule, des Apôtres, des Macchabées; l’hôtel-deville, le musée, le cabinet d’histoire naturelle, le Jardin botanique, la bibliothèque des Jésuites. Au moyen âge, on venait de toutes les parties de l’Europe adorer dans cette ville ses nombreuses reliques, celles des trois Mages et surtout des prétendues onze mille vierges. Les moines et les mendiants y pullulaient. Industrie : lainages, bonneteries , étoffes de coton et de velours, chapelleries, raffineries de sucre, distilleries, etc. Cologne a acquis une renommée européenne par son eau spiritueuse si connue sous le nom d'eau de Cologne , et qui y fut inventée par Jean-Marie Farina à la fin du dernier siècle. — Cologne fut fondée par les Ubiens, 37 ans av. J.-C.; agrandie plus tard par- l’empereur Claude, à l’instigation de sa femme Agrippine, qui y était née, elle prit de là le nom de Colonia Agrippina; elle devint ensuite capitale de la Deuxième Germanie , puis fut comprise dans la monarchie des Francs, 475. Elle eut dès l’an 314 un évêché, et ce siège fut érigé en archevêché au vme siècle. En 957, Cologne fut déclarée par l’empereur Othon-le-Grand ville libre et impériale. Du xnc au xve siècle, Cologne tint un rang considérable dans la ligue hanséa tique et fit un grand commerce avec le Nord. Prise en 1795 par les Français, Cologne devint de 1801 à 1814 ch.-l. d’arr. dans le départ, de la Roër. Depuis 1814 elle appartient à la Prusse. Patrie de l’impératrice Agrippine, de saint Bruno, de Corneille Agrippa, du poêle Vondel, de Rubens, etc. Chemin de fer de Cologne à Bonn. — Le gouv. de Cologne, un des cinq gouvernements de la province Rhénane actuelle, comprend une partie de l’anc. électorat de Cologne, des duchés de Berg et de Juliers, etc., et se divise en 11 cercles : 360,000 hab. Il a pour ch.-l. Cologne. Villes principales : Duitz, Altenberg, Brühl, Bonn, Zülpich , etc.

Cologne (électorat de) , état de l’empire d’Allemagne et l’un des trois électorats ecclésiastiques, Faisait partie du cercle du Bas-Rhin, et se compoaait de provinces ou terres assez éparses ; on peut i les réunir en 4 groupes : 1° Haut-Èlectorat (sur le Rhin, entre les duchés de Juliers et de Berg); 2° Bas-Electorat (entre les états de Juliers et de Trêves); 3° duché de Reeklingshausen: 4° duché de Westphalie. Villes principales : 1° Bonn (ch.-l. général), Koenigswinter, Andernach Zulpich. Brühl, Duitz;

2° Nuys, Zons, Rheinsberg; 3° Recklingshaunen ; 4° Gesecke, Arensberg, Werl. — L’électorat de Cologne date de l’an 1357 ; il fut constitué en faveur dei archevêques de Cologne; mais par une singulière bizarrerie la ville de Cologne ne faisait pas partie de l’électorat ; elle était ville libre et se trouvait comprise dans le cercle de Westphalie. Au xvr siècle Gebhard Truchsess de Waldbourg, archevêque-rélecteur de Cologne, embrassa la réforme et épousa Agnè3 de Mansfeld tout en conservant l’épiscopat. Il fut chassé par les Bavarois. Louis XIV s’empara un instant de l’électorat que possédait alors l’archevêque Joseph- Clément, duc de Bavière. Le dernier électeur, mort en 1801, Maximilien-François-Xavier, était aussi duc de Bavière et frère de Marie-Antoinette. L’électeur de Cologne portait le titre de grand-électeur. L’électorat de Cologne est auj. compris dans les États prussiens.

Cologne, bourg de France (Gers), ch.-l. de canton, à 33 kil. N. E. d’Auch; 900 hab.

COLOMAN , roi de Hongrie de 1095 àlll4, ajouta la Dalmatie à ses Etats (1102).

COLOMB (Christophe), célèbre navigateur, né en 1436 ou 144 1 dans l’état de Gê.ues, à Gênes même se Ion l’opinion la plus probable, ou, suivant des tradi tions locales, àSavone, à Cogoreo ou à Cogoletto, étai t fils, d’un fabricant de drap de Gènes. Après avoir étudié profondément la géométrie, l’astronomie, la géographie et la cosmographie, et avoir parcouru sur mer presque toutes les parties du monde connu, il conjectura qu’il devait y avoir des terres à 10. dd l’Europe, ou que du moins on pourrait arriver aux Indes par celte route. I) proposa, d’abord au roi de Portugal, puis aux Génois, de lui donner les moyens de faire cette recherche; mais il fut refusé durement et traité de visionnaire. 11 s’adressa alors à l’Espagne, où régnaient Ferdinand et Isabelle, et obtint, après 8 ans de sollicitations, trois vaisseaux avec lesquels il s’embarqua au port de Palos, en Andalousie, le 3 août

1492. Au bout de 65 jours de navigation, il découvrit la terre, le 8 octobre 1492. Il aborda d’abord dans 1 îleSan-Salvador, une des Lucayes; découvrit ensuite Cuba et St-Domingue, et revint en Espagne en mars

1493. Il fut nommé à son retour vice-roi des pays qu’il avait découverts. En septembre 1493, il entreprit un2cvoyage, il découvritla plupartdes Petites-Antilles, soumit Bile de St-Domingue et y fonda la ville de ce nom. Dans un 3e voyage, exécuté en 4498, il découvrit le continent et parcourut la côle de l’Amérique méridionale depuis l’embouchure del’Orénuque jusqu’à Caracas; enfin dans une quatrième et dernière expédition, 1502, il poussa jusqu’au golfede Darien. Colomb eut plusieurs fois à réprimer des révoltes parmi ses compagnons ; il eut aussi cruellement à souffrir de l’envie. Accusé après son premier voyage par ceux qu’il avait châtiés, il les confondit aisément; mais pendant sa troisième expédition, il devint la victime de la calomnie, fut dépouillé de son commandement, et remplacé par Bovadilla qui le renvoya en Espagne chargé de fers. Il obtint facilement sa liberté mais il ne put recouvrer son crédit, et après son quatrième voyage, il se vit négligé par le roi Ferdinand; il mourut en 1506, accablé d'infirmités et de chagrins. Il n’eut pas même la gloire de donner son nom au continent qu’il avait découvert; cet honneur lui fut enlevé par Améric Vespuce, pilote, qui avait accompagné un de seu lieutenants en 1499, et qui prétendit avoir le premier découvert la terre ferme. Outre ses découvertes, Colomb a fait faire de grands progrès à la navigation : il se servit le premier de l’astrolabe et sut déterminer exactement avec Je secours de cet instrument la position des vaisseaux par la longitude et la latitude. 11 ne reste de Colomb qu’une lettre écrite en latin et datée de 1493. Sa vie a été écrite par son fils, Fernand Colomb (traduite en français par Cotolendy, 1681); par Bossi (traduite en français par Urano, 1824), et par plusieurs au-

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très. Washington Irving a donné une histoire estimée des Voyages et aventures de Colomb , traduite en Zranç. par M. Paul Merruau, Paris, 1838, in-12. Ses travaux ont été chantés par madame Dubocage, par Barlow, etc.— Colomb fut accompagné dans ses expéditions par son frère, D. Barthélemy Colomb, qui lui rendit de grands services, conquit la plus grande partie de l’ile et y fonda S. -Domingo.— Les restes de Chr. C. furent dép. à S.-Dom.; transf. à la Havane en 1795.

CQLOMBAN (saint), moine, né en Irlande vers 540, mort en 615, parcourut la France pour y réformer les mœurs; fonda le monastère de Luxeuil (690), d’où sortirent tant d'hommes, célèbres par leur sainteté et leur science. Ayant osé blâmer les désordres de Brunehaut et de Thierri II, roi de Bourgogne, il fut chassé de Luxeuil ; il alla en Lombardie et y fonda le couvent de bobbio où il mourut. Nous avons encore de ce saint une Règle, dans le Codex Regu larum , Paris, 1663, ln-4, et plusieurs fragments recueillis par le père Sirmond et par Thomas Sirin, Louvain, 1667. On l’hon. le 21 nov.

COLOMBANO, ville du roy. Lombard-Vénitien (Lodi), à 4 kil. S. de Borghett > ; 4,500 hab.

COLOMBES, village du dép. de la Seine, à 1 1 kil

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COLONNA , bourg de l’État ecclésiastique, à 24 kil. de Borne. C’est de ce village que l’illustre famille des Colonna tire son nom.

COLONNA, famille illustre d’Italie, originaire du bourg de Colonna, près de Rome, a fourni plu sieurs personnages célèbres, entre autres un pape, Martin V (Othon Colonna). Les plus connus sont .

colonna (Ægidius), célèbre scolastique, surnommé docior f undatissirnus et lheologorum princeps , né h Rome en 1247, mort en 1316. Il enseigna avec éclat dans l’université de Paris et devint général des Augustins. Il fut chargé de T éducation de Philippe-le- Bel , et composa pour ce prince le traité De régi mine principum , Rome, 1492. 11 composa aussi plusieurs ouvrages de philosophie et de théologie. Il était zélé thomiste et réaliste.

colonna (Jacques), créé cardinal par Nicolas III, comblé de faveurs par Nicolas IV, et proscrit avec toute sa famille par Boniface VIII, à l’élection duquel il s’était opposé. Il fut réintégré dans ses dignités en 1305 par Clément V, à l’intercession de Philippe-le-Bel, et mourut en 1318. — Son frère, Sciarra Colonna , qui commandait à Palestrina, fut comme lui proscrit par Boniface VIII, et nedutégale-

COLOMBEY, dit A ux- Relies-* Femmes , ch.-l. de canton (Meurthe), à 16 kil. S. de Toul; 900 hab. Commerce d’huile de pavots.

COLOMBIE (république de), état fédéral de l’Amérique du Sud, était composé de la ci-devant viceroyauté de la Nouv.-Grenadc et de la ci-devant capitainerie-générale de Caracas ou Vénézuela; il fut ainsi nommé en l’honneur de Christophe Colomb, il s’étendait de 12° 25’ à 6° 15’ Iat. S., et de 86° 15’ à 60° 15’ long. 0., et avait pour bornes : au N. la mer des Antilles et l’Océan Atlantique ; à l’E., la Guyane; au S. E. l’empire du Brésil; au S. O., l’empire du Pérou; à l’O., le Grand-Océan et l’état de Costa-Rica dans la Confédération de l’Amérique centrale. Il était partagé en 12 départ. : Cundinamarca, Cauca, l’Isthme ou Panama, Magdalena, Boyaca, l’Equateur, Guayaquil, Assuay; Vénézuela, Zulia , Orenoco et Maturin (ces quatre derniers départements formaient la capitainerie de Caracas ; les huit autres, la Nouv.-Grenade). Capitale générale, Bogota, dans le dép. de Cundinamarca, — La Colombie, composée de provinces enlevées à l’Espagne, dut principalement son indépendance aux efforts de Bolivar; la république se constitua au congrès d’Angosturale 17 décembre 1819; mais dès l’année 1831, le nom deColombie cessa d’exister; les 12 dép qui Informaient se séparèrent pour former trois républiques qui devinrent indépendantes, quoique réunies sous te nom de Confédération des Etats-Unis de l'Amérique du Sud. Les cinq premiers formèrent la république de la Nouv.-Grenade ; les trois suivants, celle de Y Équateur ;\es quatre derniers, celle de Vénézuela. [Yoy. ces noms, et pour l’histoire, l’article bolivar.)

Colombie, territoire des États-Unis. Voy. çolump.ia.

COLOMBINO (Jean), fondateur de l’ordre des Jésuates. Voy. jésuates.

COLOMBO, capit. de l’île de Ceylan, par 77° 30’ long. E., 7° 4’ lat. N. ; 65,000 hab. Siège du gouverneur anglais qui régit l’île. Port, place forte. Aux environs, on cultive de la cannelle excellente, du bétel, du poivre, etc. Commerce d’ivoire et de perles. Prise par les Portugais en 1517, par les Hollandais (1603), et en dernier lieu par les Anglais (1796).

COLONE, Colonos , auj. Église de Sainte-Euphémie, bourg près d’Athènes, célèbre par un bois consacré aux Euménides et où Sophocle, qui était né dans ce bourg, place la scène d’OKdipe d Colone COLON IA AGGRl OPINA, auj. cologne.

COLONIA EQUESTlilS OU N010DUNUM, ailj. NYON.

colonia trajani, auj. koeln, près de Trêves.

N. O. de Paris; 1,663 hab. Ancien château royal où nient son salut qu’à Philippe-le-Bel. Celui-ci l’associa m. en 1669 Henriette de France, reine d’Angleterre à Guillaume de Nogaret pour aller enlever le pontife dont Sciarra avait eu lui-même à se plaindre.

colonna (Etienne), frère des précédents, créé comte de Romagne par Nicolas IV en 1290, se rattacha au parti des Guelfes, qu’avait combattu sa famille, et en fut le chef à Rome jusqu’en 1347, époque à laquelle il fut chassé de cette ville par Rienzi. — Son Ois, Jacques Colonna, évêque de Lombez, fut l’ami et le protecteur de Pétrarque.

colonna (Prosper) , arrière-neveu du pape Martin V (Othon Colonna), s’acquit une réputation de grand gén. danslaguerre contre Charles VIII, roi de France, quiavaitenvahileroy.de Naples, 1495, etsecondaGonsalve. Entré dep.au servicedu duc de Milan, il fut pris p. les Franç.à Villafranca en Piémont, 1515; mais lesbattità la Bicoque et prit Gênes, 1522.M.1523.

colonna (Marc-Antoine), duc de Palliano, commandait douze galères pontificales à la bataille de Lépante (1571), où l’Espagne, Venise et Rome luttèrent de concert contre les Musulmans pour la défense de l’île de Chypre.

colonna (Victoire), marquise de Pescaire, de la famille des précédents, fi lie de Fabrice Colonna, grand connétablede Naples, née en 1490, m. en 1547, ép. F. d’Avalos, marquis de Pescaire, général de Charles- Quint. Elle cultiva la poésie avec succès et se plaça au rang des plus heureux imitateurs de Pétrarque; elle ne se rendit pas moins célèbre par son amour conjugal. Ses œuvres ont été réunies sous le titre de Rime délia diva Vittoria Colonna de Pescara, etc., Parme, 1 838 ; Rome, 1 840 (par te ch. P. E. Visconti).

COLONNE (cap), Sunium promontorium , à 36 kil. S. E. d’Athènes, par 37° 39’ lat. N., 21° 42’ long. E. Son nom lui vient de plusieurs colonnes de marbre blanc, restes du temple de Minerve Suniade. — On donna aussi ce nom à un cap de l'Italie, sur la côte orientale, dans la Calabre Ultérieure 2e, au S. du golfe de Tarente. On y voit les restes d’un temple de Junon Lacinienne.

COLONNES D’HERCULE. Voy. hercule, calpé

et AB VLA.

COLOPIION, ville de Lydie (Ionie), sur l’Halèse, près de la mer, au N. O. d’Ephèse. Patrie de Mimnerme, Nicandre, tfénophane; elle prétendait aussi être la patrie d’Homère. Détruite par Lysimaque. COLORADO ïrjo). Voy. Rio Colorado.

COLOSSE DÉ RHODES. Voy. rhodes.

COLOSSÊE ou COLISÉE, immense et magnifique amphithéâtre de Rome, fut commencé par Vespasien et achevé par Titus. Il fut appelé Colossée parce que près de là était la statue colossale de

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Néron. C’est dans le Colossée que se livraient les combats des gladiateurs, et que les martyrs chrétiens étaient livrés aux bêtes. Le Colossée fut en partie détruit lors de la prise de Rome par les Barbares; néanmoins ce qui en reste offre encore un asngct imposant.

(ÜOLOSSES, Colossœ, ville de Phrygie, au S. O., surleLycusprèsde sajonction au Méandre, renversée en 65 par un trembl. de terre. Uue des lres villes converties au Christian.; encore auj. archev. in-partibus.

COLOT, nom d'une famille de chirurgiens célèbres qui se sont distingués pendant plus d'un siècle et demi par l’opération de la taille. Ils la pratiquaient suivant une méthode dont ils faisaient un secret. François Colot, mort en 1706, livra le secret de sa famille dans un ouvrage estimé, intitulé : Traité de l’opération de la taille , et qui fut publié après sa mort, Paris, 17*L

COLOURI, Salamine, tle delà Grèce, danslegolfe Saronique, par 21" 10’ long. E., 37° 55’ lat. N. Oliviers, pin, blé, coton, amandes. VoiJ. SALAMINE. — Colouri doit à sa forme, qui est celle d’un fer à cheval, le nom qu'elle porte ( colouri en grec moderne veut dire fer à cheval).

COLQUHOUN (Patrick), économiste, né à Dumbarton en Écosse, 1745, mort en 1820, s’embarqua fort jeune pour la Virginie, s’y occupa six ans du commerce et de l’étude des lois et de la politique. De retour dans sa patrie, il s’y enrichit par le commerce, devint magistrat, et fut nommé consul des villes hanséatiques. On a de lui : Traité de la police de la métropole , etc., Londres, 1795; Traité de la population de l’empire britannique , Londres, 1815, in-4, 2e édition, etc.

COLUM BARIA, nom de colmar en latin moderne.

COLUmbaria, île de la Méditerranée, auj.CERVoLi. i COLUMBlAou OREGON, territoiredes États-Unis, sur le Grand-Océan, n’est point encore organisé et ne contient que de vastes solitudes habitées par des peuplades indigènes indépendantes, et couvertes d’immenses forêts où se voient les arbres les plus hauts peut-être du globe entier. Un grand fleuve le Columbia ou Orégon, dont le cours atteint 2,00( kil., traverse ce territoire. V.orégon (au Supplément).

columbia, ditaaïKi District feaeral, territoire des États-Unis, entre la Virginie et le Maryland, sur les deux rives du Potomac, offre une étendue de 256 kil. carrés, et se divise en deux comtés, Alexandria et Washington ; 40,000 hab. Ch.-L, Washington. Il est sous la direction immédiate du gouvernement général de l’Union, dont Washington est le siège.

COLUMBUS, ville des États-Unis, ch.-l. de l’Ohio, par 85° 20’ long. O., 39° 57’ lat. N. ; 8,500 hab.

COLUMELLE, Lucius Junius Moderatus Columella , le plus savant agronome de l’antiquité, né à Gades dans le Ier siècle de l’ère chrétienne, possédait des terres considérables qu’il ht valoir luimême. Il voyagea dans diverses parties de l’empire romain, afin d'en connaître toutes les productions et de s’instruire de tout ce qui concerne l’économie rurale. S’étant fixé à Rome vers l’an 42 de J.-G., il y composa le traité De Re rustica, en 12 livres (le 10* est en vers); en aaussi de lui un traité De Arboribus, que quelques-uns joignent au précédent. Ces deux traités ont été imprimés en 1543 à Strasbourg, et se trouvent dans les recueils d’ouvrages sur l’agriculture. Ils ont été traduits en français f»ar Claude Cotereau, Paris, 1552, par Saboureux de la Bonneterie, 1771, et par L. Dubois, 1816 Collect. Panckoucke.)

COLUTHUS, poète > ec, né à Lycopolis, dans la Thébaïde. vers la fin du v* siècle de J.-C. On lui attribue un petit poème de Y Enlèvement d'Hélène, retrouvé au xve siècle par Bessarion , et imprimé pour la première fois chez les Aides, vers 1505, avec Quintus Calaber; il a été traduit en français par Dumolard, 1742. M. Stanislas Julien a donné en 1822

une nouvelle édition 6e ce poème, avec traductions latine et française. Coluthus est un faible imitateur d’Homère.

COLYSÉE. Voy. colossée.

COMACCHIO, Comacula, ville de l’État ecclésiastique, à 44 kil. S. E. de Ferrare; 4,500 hab. Cette ville est célèbre par la grande quantité de poissoni. et surtout d’anguilles que l’on pêche dans les lagunes qui l’avoisinent.

COMAGËNE, partie des pachaliks de Marach et d’Alep, petite contrée de Syrie, au N. E., entre la Cyrrhestique et l’Euphrale. Ch.-l., Samosate. Elle forma, de 65 av. J.-C. jusqu’à Domitien , un petit roy. vassal de l’empire romain et gouverné par des roi3 particuliers , dont plusieurs portèrent le nom d’Antiochus ; après cette époque , la Comagène fut convertie eu province romaine.

COMANA, auj. El Rostan, ville de l’Asie Mineure (Cappadoce) , sur un aftluent du Mêlas. Elle était régie par un prêtre souverain qui demeurait dam un temple desservi par 6,000 prêtres. Ce chef des prêtres était choisi d’ordinaire dans la famille royale de Cappadoce. La divinité de ce temple était celle que les Romains nommaient Rellone ( VEnyo des Grecs et probablement VAnaïtis arménienne). — 11 y avait dans le Pont mérid. , non loin de l’Iris, une autre Comana (Tokat?) où l’on puice aussi un t. deü^ilpne

COMARQUE. On appelle ainsi, dans la division territoriale du Brésil et du Portugal, les subdivisions des provinces.

COMA\ AGUA ou VALLADOLID, capit.de l’état de Honduras (Amérique centrale), par 90° 34’ long. O., 14° 15’ lat. N.; 18,000 hab. Cette ville portait autrefois le nom de Nosira-Senora-de-la-Concepcion.

COM BEAU-FONTAINE, ch.-l. de cant. (Haute- Saône), à 20 kii. N. O. de Vesoul; 500 hab.

COM DÉFIS (François), savant dominicain, né à. Marrnande en 1605, mort à Paris en 1679, a publié des suppléments à la bibliothèque des Pères , 1648 et 1672 ; une édition complète de Saint Basile , 1679; les Historiens Byzantins depuis Théophane jusqu'à Nicéphore Phocas, grec-latin (1685), posthume, et une collection des prédicateurs, Bibliolheca Patrum coucionatoria, 1682.

COMBES-DOUNOUS (J.-J.), né à Montauban eh »758, mort en 1820, occupa plusieurs places dan3 la magistrature et cultiva en même temps les lettres. On a de lui : Introduction à la philosophie de Platon, traduit du grec d’Alcinoüs, Paris, 1800, in-12; Histoire des guerres civiles de la république romaine, traduit du grec d’Appien, 1808, 3 vol. in— 8 ; Dissertations de Maxime de Tyr, Irad. du grec, 1 802, 2 vol. în— 8 ; Essai historique sur Platon, 1809,2 vol. in-12.

COMBLES, ch.-l. de cant. (Somme), à 11 kil. N. O. de Péronne; 1,600 hab.

COMBOUKG, ch.-l. de cant. (lUe-et- Vilaine), i 3i kii. S. E. de St-Malo ; 4,707 hab. Vieux château, berceau de Chateaubriand. — Gr. étang aux envir-

COM BRAILLES (baronie de), pays de la B.-Auvergne, au N. O., riche en pâturages, bois, grains, etc. Ch.-l., Evaux. Autres places: Lespau, Auzance, Chambon, Sermur, Montaigu. Il est auj. compris dans le dép. de la Creuse.

COMBRONDE, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), â 10 kil. N. de Riom; 1,800 hab.

COME, Comum , ville du roy. Lombard- Vénitien, ch.-l. de la délégation deCôme, sur la branche S. O. du lac de Côme, à 40 kil. N. O. de Milan ; 1 6,000 hab» Evêché, cathédrale, théâtre. Velours, soieries; instruments de physique. Commerce d’expéditioi pour la Suisse. Les 2 Pline, Paul Jove, InnocentXl, Voila y sont nés. Républ. gibeline aux xi® et xn* s.

come (lac de), Larius lacus, an pied des Alpes, dans le roy. Lombard-Vénitien; il se partage au S. en 2 bras» séparés par la pointe de Bellaggio, et

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