‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 306 sur 1261 · DEMI · texte numérisé non relu

DEMI

femme, irritée de se vo;r répudiée, épousa Ant. Sidète, frère de Démétrius, et le fit reconnaître pour roi. Cependant Démétrius Nicator, s’étant échappé de chez les Parthes, réussit à remonter sur son trône; mais il se rendit odieux à ses sujets et fut détrôné par Alexandre Zébina. Il avait pris le nom de Nicator (vainqueur) après sa victoire sur Alexandre Bala.

démétrius iii, surnommé Euccerus ( l'heureux ), 4* fils d’Antiochus VIII ou Grypus, monta sur le trône de Syrie avec son frère Philippe, l’an 95 av. J.-C. Les deux frères se firent la guerre; Philippe ayant appelé les Parthes à son secours, Démétrius fut fait prisonnier par eux. Il fut traité avec beaucoup de douceur par Mithridate leur roi, jusqu’à la fin de sa vie, 87 ans av. J. -G.

démétrius de Phalère, célèbre orateur et homme d’état d’Athènes, s’attacha au parti des Macédoniens et fut élu par leur influence archonte décennal, l’an 318 av. J.-C. 11 goiwerna sagement, et les Athéniens charmés de son gouvernement lui élevèrent 300 statues de bronze. Il y avait dix ans qu’il gouvernait la république, lorsque Démétrius Poliorcète s’empara de la ville, et proclama la liberté des Athéniens pour les soustraire à l’influence macédonienne. Démétrius de Phalère perdit dès lors tout Bon crédit; il se retira en Égypte, où Ptolémée Lagus l'accueillit avec honneur. On dit que le musée et la célèbre bibliothèque d’Alexandrie furent créés par son conseil. A la mort de Ptolémée Lagus (283), Ptolémée Philadelphe , successeur de ce prince, irrité contre Démétrius qui avait voulu l’éloigDer du trône, le relégua dans la H.-Égypte, où il le fit garder à vue. Démétrius, ne pouvant supporter la captivité, se donna la mort en se faisant piquer par un aspic. Il avait composé des harangues et des histoires dont on n’a plus rien aujourd’hui. 11 nous reste, sous oon nom, un Traité de l'élocution , publié par Schneider, Altenbourg, 1779, in-8.

démétrius cantacuzè.ne, fut nommé deux fois hospodar de Moldavie au commencement du xvn* siècle, et se fit détester des Moldaves par sa tyrannie. Il voulut accuser d’intelligence avec les Russes le général moldave Constantin Cantemir afin de s’en défaire ; mais sa fraude ayant été découverte, il fut expulsé et remplacé par Constantin lui-même.

DÉMÉTRIUS CANTEMIR. Voy. CANTEMIR.

démétrius ou dmitri, fils d'Iwan IV, czar de Russie. était encore au berceau à la mort de son père. 11 était te seul frère et l’héritier du nouveau czar, Fédor I . L’ambitieux Boris Godounow le fit lâchement assassiner en 1592, espérant se frayer par là le chemin au trône. — La disparition de Démétrius fournit à une foule d’imposteurs l’occasion de se faire passer pour le véritable héritier du trône. L’un deux, dont te vrai nom était Grégoire Otrepieff, et qui était moine, se fit reconnaître pour souverain en 1605, et conserva quelque temps la couronne. Les faux Démétrius ne cessèrent de se montrer qu’à l’avénement de la maison de Romanov(161 3).

DËMIDOFF, riche famille russe, a pour tige Demide , armurier fondeur à Toula (gouvernement de Toula ), qui fut chargé par Pierre-le-Grand de fondre les canons dont ce prince avait besoin pour ses nombreuses expéditions militaires, et qui seconda puissamment l’activité du czar. 11 découvrit en 1725 les mines de Koliwan dont l’exploitation l’enrichit. — Il laissa un fils, Nikita, et plusieurs petits-fils, qui tous se distinguèrent dans la même carrière et finirent par amasser une fortune colossale. Les plus connus sont : Procope Demidoff, né à Moscou vers 1730, qui exploita avec un grand profit les mines de fer, de cuivre et d’or des monts Ourals; et Nicolas Nikitich, comte de Demidoff, zélé philanthrope, né en 1773 près de Saint-Pétersbourg. Il dota sa patrie de plusieurs industries y créa des établissement*

DEMO

d’utilité publique, porta au plus haut degré de perfection l’exploitation des mines, et se fit par son industrie un revenu qui s’élevait à 5 millions. 11 passa ses dernières années en France et en Italie, vivant dans la société des savants et répandant autour de lui d’innombrables bienfaits. 11 mourut à Florence en 1828. — 11 a laissé deux fils, Paul et Anatole Demidoff, qui, en héritant de sa fortune, ont conservé sa bienfaisance et son goût éclairé pour les lettres. L’un d’eux, le comte Anatole, s’est allié à la famille de Napoléon en épousant une de ses nièces, fille de Jérôme, comte de Montfort (1840). Il vit à Florence.

DEM1R-HISSAR, c.-à-d. château de fer, jadis Heraclea, ville de la Turquie d’Europe, à 00 kil. N. E. de Salonique, sur un mont au haut duquel est un vieux château-fort ; 8,000 hab.

demir-kapou , c.-à-d. porte de fer, défilé célèbre et très important delà Turquie d’Europe, dans le Balkan, mène de Selimnia en Roumélie à Staréka en Bulgarie. — Autre défilé du Daghestan. Voy.

DERBEND et PORTE-DE-FER.

DEMM1N, ville des Etats prussiens (Poméranie), à 97 kil. N. O. de Stetlin , sur 3 riv. (Peene, Tollensc, Trebel); 4,200 hab.

DÉMOCÈDE , médecin de Crotone, né vers 558 av. J.-C., vécut quelque temps à la cour de Polycrate, tyran de Samos, dont il gagna la faveur; après la fin tragique de ce prince, il devint esclave du roî de Perse Darius. Le grand roi s’étant luxé le pied à la chasse, Démocède put seul le guérir; il fut dès lors rendu à la liberté et comblé de richesses et d’honneurs par ce prince qui voulut le retenir à sa cour. Néanmoins, Démocède, préférant sa patrie, renonça à tous ces avantages pour retourner à Crotone.

DEMOCRITE, philosophe grec, né à Abdère vers l’an 490, ou, selon d’autres, 470 av. J.-C., fut élevé par des mages qui étaient restés dans son pays après l’expédition de Aerxès en Grèce ; étudia sous Leucippe; voyagea en Égypte et en Asie pour augmenter son instruction, et dissipa sa fortune dans ces voyages, ainsi que dans les expériences qu’il fit en étudiant la nature. De retour dans sa patrie, il lut devant les Âbdéritainsuntraitéqu’ilav.comp.sur le Monde; ses concitoyens en furent tellement charmés qu’ils lui firent présent de 50 talents. La bizarrerie de son genre de vie le fit plus tard passer pour fou, et les Abdéritains appelèrent Hippocrate pour le guérir ; mais le sage médecin , après l’avoir entendu, déclara aux Abdéritains qu’ils étaient plus fous que lui. 11 vécut, dit-on, 109 ans. Démocrite riait sans cesse des folies humaines ; on l’oppose à Héraclite qui, dit-on, pleurait toujours. Comme Leucippe, son maître, Démocrite expliquait tout par les atomes, le mouvement et le vide. Il admit pour expliquer la connaissance des corps des images ou idoles pui, émanant des objets , sont reçues par nos sens'. Mullach a recueilli les Fragments de D., Berl., 1843. G. Ploueqoet a écrit : De Placitis D., 1767. On doit à M. Lafaye une excellente dissertation surlauhilosopniealoinistiqiie.l 833

DEMONA (val di), une des 3 anciennes divisions de la Sicile, ainsi nommée de ce qu’elle renfermait l’Etna, qui, dans les superstitions vulgaires, était regardé comme le séjour des démons ; elle comprenait le N. E. de la Sicile et avait pour ch.-l. Messine. Auj. elle forme l’intendance de Messine et une partie de celles de Païenne et de Catane.

DEMONTE, ville des États sardes (Coni), à 19 kil. S. O. de Coni, sur la Stura ; 6,000 hab.

DÉMOSTHÈNES, le prince desorateurs grecs, né à Athènes l'an 381 av. J.-C., suivit les leçons d Isée et de Platon et plaida dès l’âge de 17 ans contre ses tuteurs qui voulaient le dépouiller de son bien. Il gagna sa cause ; mais lorsqu’il voulut parler dans 'assemblée du peuple, il fut loin d'avoir le même ccès : l’imperfection de son style et plus encore un

DEMO

vice de prononciation le rendirent ridiculo et le firent couvrir de huées. Il alla vivre alors pendant plusieurs années dans une retraite profonde/se mit a lire et à relire les grands maîtres, surtout Thucydide ; lutta contre les vices de son organe, en s'exerçant à parler avec des cailloux dans la bouche et au bruit des vagues de la mer. Étant ainsi parvenu à force de constance à corriger tous ses défauts, il reparut en public à l’âge de 27 ans et emporta tous les suffrages. Après avoir passé quelques années au barreau, il entra dans l’administration publique et fut bientôt porté aux plus hautes charges. Il employa tout son crédit et toute son éloquence à combattre les projets ambitieux de Philippe qui méditait l’asservissement de la Grèce; prononça contre ce prince ces admirables harangues connues sous le nom de Philippiques et d ' Olynthiennes, et réussit enfin à former contre lui une ligue à la tête de laquelle étaient Athènes et Thèbes. 11 combattit lui-même à Chéronée contre le roi de Macédoine (338 av. J.-C.), mais il ne fut pas heureux. Malgré ce mauvais succès, il n’en conserva pas moins toute son influence. A la mort de Philippe, il chercha à rallumer la guerre; mais Alexandre, déjà vainqueur de Thèbes, se fit livrer les orateurs d’Athènes , et Démosthènes ne dut la liberté qu’à la générosité du jeune prince. Quelques années après, il fut exilé sur l'accusation de s'être laissé corrompre par Harpalus, qui s’était révolté contre Alexandre, et cherchait à soulever les Athéniens ; mais dès que le roi fut mort, on le rappela. Il reprit tout son ascendant, et fit déclarer la guerre à Antipater, gouverneur de Macédoine. Les Athéniens ayant échoué, Antipater exigea qu’on lui livrât Démosthènes, ainsi que tous les orateurs. 11 s'enfuit alors dans l'île de Calçiurie, et se voyant près de tomber entre les mains de son ennemi, il s'empoisonna, l’an 322 av. J.-C. On admire surtout dans Démosthènes la concision, l’énergie , le mouvement, le sublime. Ce grand homme travaillait beaucoup scs ouvrages, ce qui faisait dire à ses envieux que ses harangues sentaient l’huile. Ceux de ses discours que l’on estime le plus, avec les Phi lippiques et les Olynthiennes , sont le discours sur Y Ambassade d'Eschine, dans lequel il accusait cet orateur de s’être laissé corrompre par Philippe, et le discours pour la Couronne , où il justifie Ctésiphon qui avait proposé de lui décerner une couronne d’or en récompense de ses services, et qu’Eschine accusait pour cette proposition. On a de Démosthènes 61 discours, 65 exordes, et 6 lettres écrites au peuple d’Athènes pendant son exil. Les éditions les plus estimées de ses œuvres sont celles de Jér. Wolff, avec version latine, Bâle, 1549, souvent réimprimée; de Reiske, dans ses Oratores grœci, Leipsiek, 1770-75; de Rekker, dans les Oratores Attici, Oxford, 1822, Leipsiek, 1823, tom. I-IV ; de Dindorf, 1825, et celU gui a été publiée & Londres. 1827, 10 vol. in-8, avec les notes des commentateurs. Ses harangues oui eu? trad.en fr . par l’ab. Auger,1777,5v. in-8; nouv. éd., ter. p. .1 Planche, avec le grec, 1810-21. 10 v. in-8; et par M. StiCvenart, 1842, gr. in-8 . Sa Fie a été écrite par Plutarque et Libanius; son Éloge, par Lucien.

démosthènes, général athénien, remplaça Alcibiade dans le commandement de la flotte qui devait conquérir la Sicile (416), fut chargé avec Nicias de la conduite de cette expédition, et attaqua Syracuse. Après de nombreux revers, il fut enfin complètement battu et se tua de désespoir; d’autres disent qu’il tomba entre les mains des Syracusains, qui lu firent périr cruellement.

DEMOURS (Pierre), né à Marseille en 1702, mort en 1795, fils d’un pharmacien de Marseille. Il était déjà un chirurgien distingué lorsque, par le conseil d’Antoine Petit, il se livra au traitement des maladies des yeux. Il y obtint bientôt un grand succès et enrichit de plusieurs découvertes la chirurgie oculaire. — Son file, Antoine-Pierre, né à Pari* en

DENH — 478 — DENO

1162, mort en 1836, poussa au dernier degré l’habileté dans son art; on lui doit entre autres perfectionnements la première opération de pupille artificielle. 11 a laissé un Traité des maladies des yeux , Paris, 1818, 3 vol. in-8, où sont consignés les fruits de V expérience du père et du fils.

DEMOUSTIEK (Charles-Albert), écrivain, né à Villers-Cotterets en 1760, mort en 1801, exerça quelque temps avec distinction la profession d’avocat, et ensuite se livra entièrement à la littérature. On a de lui: Lettres à Emilie sur la mythologie , 1786- 1798, ouvrage mêlé de prose et de vers qui eut un succès prodigieux, mais auquel on reproche beaucoup d’afféterie; le Conciliateur , comédie en 6 actes ; les Femmes , comédie en 6 actes ; Alceste à la campagne , comédie ; le Divorce , l' Amour filial, Agnès et Félix , opéras; le Siège de Cythère , la Liberté du cloître , poômes, 1790; etc.

DEMPSTER (Thomas), savant écossais, né en 1579, mort en 1625, quitta son pays à cause de son attachement au catholicisme; enoeigna les humanités à Louvain, à Paris, à Rome et à Bologne où il mourut. On a de lui : Etruria regalis, composée par ordre deCosmell de Médicis, et publiée seulement en 1723; Antiquitatum romanarum corpus posi Rosinum , etc., 1613; Apparatus ad historiam scoticam , 1622, ouvrage où il montre une grande partialité. Ses Antiquit. rom, furent mises à Vlndex.

DENA1N, village du Hainaut , au.j. dans le dép. du Nord, à 9 kil. N. E. de Bouchain ; 5,000 hab. Le maréchal de Villars y remporta en 1712, sur les impériaux et les Hollandais, commandés par le prince Eugène, une victoire éclatante qui sauva la France? menacée d’une invasion. Mi nés de houille: forges importantes, laminoirs, fonderies. Chemin de fer.

D’ÉNAMBUC (Diel), marin , d’une fam. noble de Normandie, partit de Dieppe eu 1625, prit possession pour, la France de File St-Christophe, dont il dev. gouverneur, fit occuper la Guadeloupe par un de ses lieut., occupa lui-même et colonisa la Martinique en 1635, et y bâtit le fort St-Pierre. 11 mourut en 1636.

DENANA, nom latin de la ville d’ABEKDEEN.

DENB1GH, ville d’Angleterre (pays de Galles), ch.-l. d'un comté, à 330 kil. N. O. de Londres; 3,800 hab. Ruines d’une ancienne abl»aye de bénédictins de même nom. — Le comté de Denbigh, situé entre la mer d'Irlande et les comtés de Flintet de Gaernarvon, a 75 kil. sur 35, et 83,000 hab. Pays montagneux, belles et fertiles vallées; plomb, houille.

DENDER ou DENDRE, riv. de Belgique, prend Ba source au N. de Mona, passe à Ath, Lessines, Grammont , Alost, et se jette dans l’Escaut à Dendermonde, après 95 kil. de cours.

dender, rivière de l’Abyssinie, prend sa source près de celle du Bahr-el-Azrek, arrose le Sennaar, et va se jeter dans le Bahr-el-Azrek après un cours de 450 kil.

DENDER Ail, Tentyra ou Tentyris , ville de la II.-Egypte, à 80 kil. S. E. de Djirdjeh, à 10. du Nil. Ruines magnifiques , parmi lesquelles on distingue celles du grand temple où se trouvait le fameux zodiaque trans[>orté en France en 1821 et à l’aide duquel on a voulu, bien à tort, faire remonter très haut l'origine de l’astronomie égyptienne. Il paraît que ce zodiaque ne remonte pas au-delà des Ptolémées.

DENDERMONDE ou TERMONDE, ville de Belgique (Flandre orientale) , à 26 kil. E. de Gand , au confluent de la Dender et de PEscaut; 6.000 hab. Grand commerce de grains. Château fort dont on peut inonder les approches. Louis XIV l’assiégea en 1667, mais ne put le prendre; les Français s’en emparèrent en 1745.

DENllAM (J.), poêle, né à Dublin en 1615, mort en 166s, étudia à Oxford où il se fit la réputation de joueuretde dissipé, puis réforma sa conduite et écri¬

vit même un Essai sur le jeu, 1636. Il donna en 1651 le Sophi , tragédie qui eut du succès , et publia deux ans après la Colline de Cooper ( Cocper's hilt) , 1« premier poème descriptif qui ait été publié en anglais et le meilleur de ses ouvrages. Pendant les guerres civiles, 11 prit le parti de Charles I et l’aida à correspondre avec la reine. Il obtint à la restauration un emploi lucratif. On le regarde comme un de ceux qui ont le plus contribué à former la langue poétique.

denham (le major), officier anglais, né à Londres en 1786, visita de 1822 à 1825 le Bournou, le lac Tchad, et le pays des Felfatahs. 11 fut ensuite' nommé directeur de l’établissement de Sierra-Léone sur la côte occidentale d'Afrique; mais il y mourut des fièvres au bout de peu de temps en 1823. Il avait publié en 1825 à Londres la relation de ses voyages avec celle de Clapperton ; elle a été traduit** par Eyriès.

DENIA, Dianium , ville murée d’Espagne (Valence), à 60 kil. E. de San-Felipe, près de la Méditerranée; 3,000 hab. Port d’un accès dangereux. Forte tour. — Cette ville est très ancienne. Elle avait jadis un temple consacré à Diane, d’où lui vint son nom. Primitivement elle s’appelait Hemeroscopium.

1) EN1N A (Cli.-J. -Marie), littérateur italien, né à Revel eu Piémont en 1731, enseigna d’abord la rhétorique au collège de Turin, puis obtint la chaire d’éloquence italienne et de langue grecque à l’université de la même ville. Frédéric II l’appela à Berlin en 1782, et le fit entrer dans son Académie. NajKiléon le nomma en 1804 son bibliothécaire ; il vint alors se fixer à Paris où il est mort en 1813. 11 a laissé un grand nombre d’ouvrages, la plupart en italien; les principaux sont : Discours sur les vicissitudes de la littérature , 1760; Révolutions d Italie,

1 769 ; réimprimé en 1 820, avec additions (traduit par Jardin, dès 1770). Histoire politique et littéraire de la Grèce , 1 7 8 1 ; Essai sur la vie de Frédéric II, 1788 (en français); Révolutions de la Germanie, 1804; la Clef des langues (en français), 1805.

DENIS. Voy. denys et sainc-denis.

DENISART (J.-B. ), procureur au Châtelet, né près de Guise en 1712, mort en 1765, a donné une Collection de décisions , plusieurs fois réimprimée de 1754 à 1771. Cet ouvrage renfermait des inexaotitudes qu’on a cherché à faire disparaître dans un nouveau recueil publié de 1783 à 1808, et connu soub le nom de Nouveau Denisart.

DENNER (Jean -Chrétien ou Christophe), né à Leipsick en 1655, mort à Nuremberg en 1707, est l’inventeur de la clarinette.

DENNEWITZ, village des États prussiens (Brandebourg), près de Potsdam ; 200 hab. Bernadette et le général prussien Bulovv y défirent en 1813 le maréchal Ney qui avait tenté de s’emparer de Berlin. Bulow reçut en récompense le titre de comte de Dennewitz.

DENNIS (Jean), critique anglais, né à Londres en 1657, mort en 1733, fut le Zoïle des poètes anglais contemporains, et attaqua surtout Pope, qui se vengea en lui donnant une place dans sa Dunciade. Il finit ses jours dans la misère, sans amis, sans consolateurs. On a de lui, outre un grand nombre de pamphlets oubliés aujourd’hui, deux tragédies : la Liberté défendue et Appius Claudius ; defl comédies; un Essai sur la critique.

DENNIS, commune des États-Unis (Massachusetts), à 9 kil. E. de Barnstable ; 2,000 hab.

DENON (le baron Dominique vivant), célèbre par son goût pour les arts, né à Châlon— stir-Saône en 1747 , mort à Paris en 1825, fut d’abord chargé d'affaires à Naples (1782), entra en 1787 à l’Académie de Peinture, accompagna Bonaparte en Egypte, fut à son retour nommé directeur-général des musées et conserva cette place jusqu’en 1815.11 dQii&na

Page 1