EUDE
le reste de ce pays sous l’empire des Romains. ( Voy . nëgrepont.) Entre l’Eubée et la partie de la Béotie appelée Aulide. dans l’endroit où l’île se rapproche le plus du continent, se trouvait le détroit de l’Euripe, célèbre par la singularité de ses flux et reflux.
EUBUL1DE, philosophe de la secte mégarique, né à Milet vers 360 av. J.-C,, n’est connu que par son esprit subtil; il inventa plusieurs sophismes captieux, nommés dans l’école le menteur , le sortie, etc.
EUCHER (saint), évêque de Lyon au ve siècle, assista au premier concile d’Orange, en 441. On a de lui plusieurs écrits dont les principaux sont : Éloge du désert de Lérins ; Traité du mépris du monde , en latin (ces deux ouvrages ont été traduits en français par Arnauld d’Andilly, 1G72, in-12); Histoire des martyrs de la légion thébaine , trad. en franç., Amst., 1705, in-12. On l’hon. le 16 nov. «—Evêque d’Orléans de 721 à 743, est hon. le 20 fév.
EUCLIDE de Mégare, philosophe, reçut d’abord les leçons de Parménide et ensuite celles de Socrate. On dit qu’il était si avide d’entendre Socrate que, malgré la loi qui défendait aux Mégariens, sous peine de mort, d’entrer dans Athènes, il s’introduisait dans la ville déguisé en femme pour assister aux leçons de ce grand philosophe. Après la mort de son maître, il se retira à Mégare et y ouvrit une école de philosophie qui fut nommée école mégarique ; on la nomma aussi école éristique, c.-à-d. disputante , parce qu’elle s’attachait surtout à la dialectique. Euclide florissait vers l’an 400 av. J.-C.
EüClide, célèbre géomètre grec, enseigna les mathématiques à Alexandrie sous Ptolémée, fils de Lagus, vers 320 av. J.-C., et compta le roi luimême au nombre de ses disciples. On raconte que le roi, rebuté des difficultés que lui offrait l’étude de la géométrie, lui demanda s’il n’y avait pas une voie plus facile pour l’apprendre : « Non, lui répondit le maître, il n’y a pas de route royale en mathématiques. » Euclide avait rédigé, sous le titre d 'Éléments, en 15 livres, une sorte d’encyclopédie des sciences mathématiques de cette époque ; la partie qui traite de la géométrie sert encore aujourd’hui de base à l’enseignement. On a en outre de ce savant géomètre : Data (Données) , Introductio harmonica, où il traite de la musique, Optica, Catoptrica, De Divisiotiibus (de la division des polygones) , dont il ne reste qu’une version latine. Les Œuvres complètes d’Enclide ont été données par Grégory, Oxford, 1703, gr.-Iat., et traduites en fiançais par F. Peyrard, Paris, 1814-18, 3 vol. in-4, avec texte grec et traduction latine.
EUDÆMON-JEAN (André), jésuite, né dans l’île de Candie, de parents issus des Paléologues, fut amené très jeune en Italie, entra dans la Société de Jésus en 1581, professa la philosophie à Rome, la théologie à Padoue, fut chargé de plusieurs missions par le pape, et mourut à Rome en 1625. On a de lui plusieurs ouvrages de controverse : Epistola monitoria ad Joann. Barclaium . Cologne, 1613, in-8, où il défend l’autorité du pape; Apologia pro IJenrico Garneto , 1 6 1 0, in-8, où il présente comme un martyr de la foi Henri Garnet, condamné à mort en 1606 à Londres pour n’avoir pas révélé la conspiration des Poudres, dont il avait eu connaissance par la confession, etc. On lui attribue aussi une violente diatribe contre Louis XIII.
EUDAMIDAS, roi de Sparte. Voy. sparte.
EUDES ou ODO (le même nom peut-être qu’Othon), roi de France, fils aîné de Robert-le-Fort, duc de France, porta d’abord le titre de comte de Paris. De concert avec l'évêque Goslin, il défendit courageusement Paris, assiégé par les Normands en 885; il fut en récompense nommé roi de France par ies grands vassaux , après la déposition de Charles-le-Gros (887), et à l'exclusion du faible Charles-le-Simple, dernier rejeton de la race car-