‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 362 sur 1261 · EU GE · texte numérisé non relu

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lovingienne. Eudes eut à combattre Charles-le- Simple, et finit par traiter avec ce prince; il lui laissa tout le pays entre le Rhin et la Seine, et se réserva Paris et toute la France occidentale (893). 11 mourut en 898. — Il y eut aux xi« et xn* siècles plusieurs ducs de Bourgogne du nom d’Eudes.

eudes (Jean), frère de Mézeray, chef des Eudistes. EUD1SÏES, communauté religieuse fondée à Caen en 1643, par Jean Eudes, prêtre de l’Oratoire, et frère de l’historien Mézeray; elle avait pour but l'éducation des ecclésiastiques et des missionnaires. On la connaît aussi sous le nom de Congrégation de Jésus ci de Marie. Elle existe encore (à Rennes).

EUDOXE de Cnide , astronome grec, qui viva t vers 370 av. J.-C., fit de nombreuses observations, donna à l’année 365 jours et un quart, inventa ou perfectionna Voctaétéride , période de huit ans, et composa plusieurs ouvrages qui ne nous sont point parvenus ; il avait composé entre autres un traité de» Phénomènes qui se retrouve presque tout entier dans le poème d'Aratus.

eudoxe de Cyzique, navigateur, qui vivait au. 2e siècle avant J.-C., soupçonna que l’Afrique était entourée par l’Océan, et proposa au roi d’Ëgyple, Ptolémée Evergète II , d’en faire le tour. Selon les uns,. il exécuta ce voyage ; selon une version plus probable, adoptée par Strabon, ee projet ne reçut pas d’exécution.

EUDOXIE, Ælia Eudoxia, femme d’Arcadius, empereur d’Orient , était fille du comte franc Bauton, général de Théodose. Elle aida le ministre Eutrope à se défaire de son rival Rufin, puis se défit elle-même de ce ministre pour être maîtresse absolue. Elle persécuta saint Jean Chrysostôme et l’envoya dans l’exil où il succomba. Elle était montée sur le trône en 395 et in. en 404, d’une fausse couche.

EUDOXIE, Atlienais Eudoxia , femme de Théodose II, empereur d’Orient, était fille de Leontius, philosophe d’Athènes, et se nommait d’abord Athenaïs. Elle fut placée sur le trône par Pulchérie, sœur de Théodose , qui avait remarqué sa beauté et son esprit, et fut d’abord aimée avec passion ; mais dans la suite, son mari, la croyant à tort infidèle, l’exila en Palestine. Elle mourut à Jérusalem en 460. Elle avait mis en vers les huit premiers livres de V Ancien Testament. On a d’elle un Centon d'Homère dans la Bibliothèque des Pères): c’est une vie de .-C. faite avec des vers de Y Iliade et de Y Odyssée. eudoxie , Licinia Eudoxia , femme de Valentinien III, empereur d’Occident, et fille d’Athénaïs Eudoxie, fut forcée, après le massacre de son époux, d’épouser Maxime, son meurtrier. Pour se venger, elle appela en Italie Genséric, roi des Vandales, qui saccagea Rome (455), et emmena l’impératrice elle-même en Afrique. Elle ne recouvra sa liberté que sept ans après.

eudoxie macrembolitissa, femme de Constantin Ducas, empereur d’Orienl (1059), resta maîtresse de l’empire à la mort de ce prince (1067); épousa Romain Diogène qu’elle fit empereur, et fut, après la mort de ce dernier, reléguée dans un couvent par Michel Ducas, l’un des fils issus de son premier mariage, et qui venait d’être placé sur le trône (1071). On a d’elle, sous le titre d’fonto (champ de violettes), un précieux recueil poly graphique publié par Villoison (Ânecdnta græca), Venise, 1781, in*fol. et in-4.

EUGANE1, peuple de la Haute-Italie, sur les confins de la Rhétie, près de la Vénétie, habitait les bords du Haut-Adige, occupés depuis par les Vénètes et les Cénomans. Leur nom s’est conservé dans celui des monts Euganéens, au S. 0. de Padoue.

EUGÈNE, Eugenius , rhéteur et grammairien, professait la rhétorique à Vienne (en Dauphiné), lorsqu’il fut salué empereur par le comte gaulois Arbogast , après le meurtre de Valentinien II. Vaincu et pris par Théodose, il fut décapité en 394.

EUGE

EUME

» „ /fla5nf\ Av^aue Carthage en 481, J EUGUB1UM, Eugubio ou Gubbio, petite ville de EUGÈNE (saint ) , ^^.^SetThral TEtat de l’Eglise, dans l’Ombrie. On y découvrit fut persécutésou» les ‘ e Hi è du ; en 1444 plusieurs tablas d'airain chargées d ’inscrip-

îTioc. On ad *{11^ une Exhortation au x fi- lions étrusques fort anciennes , elle, sont connues Sù rZgo; Exposmo fidei catholicœ; Apo- ! sousle nom de Table, Eugujnnos.

logelicus pro fide ; AUercatio cum Ariams doni 11 ne reste que des fragm. On 1 hon. le 1 3 juill.

Disciple de S. Denys et martyr, hon. le 15 nov Eugène i (saint), pape de 654 a GoT, natit de Rome fut élu du vivant de Martin I, que l'empereur Constantin II avait déposé, et tenta inutilement de ramener les Monothélites. On le range au nombre des saints et on Thon, le 27 août, jour de sa mort.

d ^TKiîi ïSSSSïrl mi EUll» '«aïï™ “S né à Bâle en

EULAL1E (sainte), vierge et martyre, néeàAugasla Emerita (anj. Merida , en Estramadure), n’avait que douze ans lors de la persécution de Dioclétien. D’une piété ardente , elle s’échappa de la maison paternelle pour aller braver le juge, et renversa les idoles en sa présence. On tenta inutilement de la séduire , et on finit par la livrer aux tortures, en 308. On la fête le 12 février.

EULËE, Eulœus , fleuve de l'Asie ancienne, le

1707, reçut les leçons des Bernouilli, les accompagna en Russie en 1727, fut nommé professeur de mathématiques à St-Pétersbourg, vint en 1741 se fixer à Berlin, et retourna en 1775 à St-Pétersbourg où il mourut en 1 7 83. 11 avait perdu la vue dèsl 'âge de 53 ans, mais il ne s’en livrait pas avec moins d’assiduité à l'étude. 11 était membre des Académies de

du clergé,

pauvres. On lui attribue l’épreuve par l’eau froide.

Eugène in, pape de 1145 à 1153, avait été ilabord moine à Clairvaux. Forcé de s’éloigner de Rome , où dominait Arnaud de Brescia, il se réfugia à Paris et y tint un concile pour examiner les erreurs de Gilbert de la Porée. Il visita Clair-

vaux en 1146 et rentra peu après dans Rome. U-- , , , „ ... ... ,

eugène iv, pape de 1431 à 1 447 , Yénitiende nais- 1 Sl-Pélersbourg, de Berlin, associé de 1 Académie des sanoe, neveu de Grégoire XII, eut de longs démêlés] Sciences de Paris, et fut pensionné par la Prusse et avecleconcile de Bâle, qui prétendait s’élever au-des- la Russie, etc. Gel homme infatigable a produit un susde lui, futdéposé par ceconciie, qui lui opposaFé-I nombre prodigieux d ouvrages, et a fait faire de lix Y, prononça ladissol. de cette assemblée factieuse,] grands pas aux sciences mathématiques, surtout au convoq. un autre conc.àFerrare, puis àFlorence (1438 calcul différentiel et intégral ; il appliqua 1 analyse et 39), et réalisa un moment l’union des Grecs et des à la mécanique, à la construction des vaisseaux, etc. Latins; malheureusement, cette union dura trop peu. I II est à regretter qu’il ait eu avec d’AIembert, son EUGÈNE (françois-Eugène de Savoie- carignan, rival de science et de gloire, des démêlés où appelé vulgairement le Prince), généralissime des le bon droit ne paraît pas avoir été de son côté. Enarmées impériales, né à Paris en 1663, était fils tre ses nombreux écrits, presque tous rédigés d’Eugène-Maurice (comte de Soissons, et petit-fils en latin, on doit remarquer l’ Introduction à l'ana du duc de Savoie Charles-Emmanuel I), et d’Olympe lyse de l infini, Lausanne, 1748 ; la Science navale , Mancini, nièce de Mazarin. Louis X1Y n’ayant pas 1749; les Institutions de calcul différentiel , 1755 ; voulu l’employer, il se rendit en Allemagne où il — de calcul intégral , 1768 ; les Lettres à une prinobtint de l’empereur, après avoir servi quelque cesse d'Allemagne (la princesse d’Anhalt-Dessau, temps comme volontaire, un régiment de dragons; ’nièccduroi de Prusse), écrites en français, de 17 60 à il se distingua dans une foule d’actions, et lut 1762, publiées à St-Pétersbourg en 1768, 3 vol. in-8. chargé en 1697 du commandement de l’armée im- Cedernier ouvrage, où l'auteur traite à la fois de phypériale. Cette même année, il gagna sur les Turcs sique, de métaphysique et de logique, et où il comla bataille de Zenta, qui fut suivie de la paix de bat souvent les esprits-forts, a été plusieurs fois Carlowitz. Lors de la guerre de la succession à la réimprimé, notamment à Paris en 1787, par les monarchie d’Espagne, Eugène n’hésita pas à corn- I soins de Condorcet, qui en a retranché les passages battre contre la France. En Italie, dans la campagne lunti-philosophiques. M. Labey en 1812, M. Cournoi de 1701, il repoussa Catinat et Villeroi et s’empara en 1842, en ont donné des éditions justement eslide presque tout le Mantouan. En Allemagne, en mées (2 vol. in-8). Euler a en outre fourni à l’A- 1704 , il remporta avec Marlborough la mémorable 1 cadémie de St-Pétersbourg une foule desavants iné- Tictoire de Hochstett sur les Français et les Bava- ] moires. L'Eloge d'Euler a été prononcé par Conrois. De retour en Italie en 1705, il fut repoussé | dorcet. — Euler eut plusieurs enfants qui presque par le duc de Vendôme à la journée de Cassano tous marchèrent sur ses traces. L’aîné, Jean-Albert, près de l’Adda ; mais dans les deux années sui- né en 1734 à St-Pétersbourg, mort en 1800, partages vantes, il fit rentrer tout le Milanais et la I.ombar- plusieurs prix à l’Académie des Sciences avec Bosdie sous l’obéissance de l’empereur. En 1708, sur sut et Clairaut, et enseigna la physique à Saintles bords de l’Escaut, il mil les Français en dé- Pétersbourg. — Le second, Charles, né en 1740, remroute à Oudenarde; en 1709 il les vainquit encore porta aussi plusieurs prix à l’Académie des Sciences-, à Malplaquet; mais en 1712 il fut à son tour battu il exerça la médecine à St-Pétersbourg et fut mépar Yillars à la bataille décisive de Demain. En decin de l’empereur. — Le troisième, Christophe, né 1716, il remporta sur les Turcs à Peterxvaradin et J en 1743 à Berlin, appliqua avec succès les mathéà Belgrade (1717) deux victoires décisives, qui les forcèrent une seconde fois à demander la paix. Un traité avait été également signé avec la France en 1714 à Rastadt ; mais cette paix ayant été rompue en 1733 au sujet de la succession au trône de Pologne , Eugène reprit le commandement. 11 ne montra plus cette fois la même activité et les mêmes talents; après avoir laissé prendre Philisbourg, il se hâta de signer la paix et se retira à Vienne. 11 y mourut en 1736. L’ Histoire militaire du prince Eu a "" ' " " ‘

matiques au génie militaire.

EUMATH1US, romancier grec, auteur supposé des Amours d'Isménias. Voy. eustathe.

EUMÉE , Eumœus , fidèle serviteur d’Ulysse , avait d’abord été gardien des troupeaux du héros. Ulysse lui confia l'administration de ses biens pendant son absence. Après le retour de son maître à Ithaque, il l’aida à se défaire des poursuivants de Pénélope.

EUMÈNE, Eumenes , un des lieutenants d’Alcxanyene a été écrite par Dumont et Rousset, 1729, dre, né de parents obscurs à Cardie, dans la Cherpar Ferrari, 1747, et par lui-même (publiée enl8 10). sonèse de Thrace , avait d’abord été secrétaire de Fmum?E debeauharnAis. Voy. beauharnais. Philippe. Sous Alexandre, il commanda le corps LUGENES ou euganéens (monts), groupe de pe- des J/elères (c'est-à-dire compagnons). A la mort i tes montagnes, au S. O.dePadoue Eaux thermales. î du conquérant, il reçut en partage la Paphlagonie

EUNO — 589 — EUPO

et la Cappadoce, et eut sans cesse à combattre contre les autres généraux, soit pour protéger la veuve et les enfants de son roi et empocher le démembrement des états macédoniens, soit pour défendre ses propres provinces. Trahi par les siens, il fut battu par Antigone à Orcinium en Cappadoce , (320 av. J.-Ü.j, soutint un long siège dans Nora(319) et tomba enfin entre les mains de son ennemi c|ui le jeta en prison et le fit égorger (315). Plutarque et Cornélius Népos ont écrit sa vie.

eumène i, roi de Pergame de 263 à 241 av.J.-C.» fit quelques conquêtes sur les rois de Syrie, et en* couragea les lettres ; mais il se déshonora par son intempérance, et mourut d’un excès de vin.

eumène il, son neveu, fils d’Attale 1, monta sur le trône l’an 198 av. J.-C., fit alliance avec les Romains, auxquels il conserva toujours la foi jurée; soutint avec avantage différentes guerres contre Persée, roi de Macédoine, Prusias, roi de Ri thynie, et mourut en 157. Eumène II est célèbre par ton amitié pour ses frères Attale et Philétère ; il cultivait les lettres et augmenta beaucoup la bibliothèque de Pergame, où il introduisit l’usage du parchemin. — Il laissa un fils en bas âge, qui ne figura qu’un instant sur le trône (157) et m. au bout d’un an.

eumène, Eumenius , rhéteur,- Woj. eumenius.

EUMÉNIDES, c.-à-d. propices, nom donné aux Furies par antiphrase. Eschyle les a mises en scène dans une de ses tragédies.

EUMÉNIE, Eumenia, ville de l’Asie -Mineure, en Phrygie, sur le Cludre, fut bâtie par Attale en l’honneur d’Eumène 11 son frère.

EUMENIUS, rhéteur du ni' siècle, né vers 2G1, mort en 311, professa l’éloquence à Auguslodunnm (Autun), fut secrétaire de Constance Chlore, et fut chargé de diriger les écoles des Gaules. 11 reste de =» lui quatre panégyriques que l’on trouve dans la ! collect. des Panegyrici veteres (Paris, 1 643 ; trad. en ) franç. par l’abbé Landriot, 1854). Salatinité est généralement supérieure à celle des auteurs de son siècle.

EUMOLPE, roi d’Eleusis, à la fois guerrier, barde ■ et prêtre, né, selon les uns, en Attique, et petit-fils de * Triptolème, ou, selon d’autres, originaire de Thrace, et gendre de Tégyrius, roi de ce pays, disputa le trône d’Athènes à Érechthée, et périt en le combattant à la tête des Éleusiniens. Il institua (vers 1374?) les mystères d’Éleusis. Ses descendants , les EumoJr pides , eurent pendant 1,200 ans le privilège de présider à ces mystères, sous le titre d’ Hiérophantes

EUNAPE , Eunap ius* né à Sardes en Lydie au IVe S., parent et disciple de l'éclectique Chrysanthius, alla sr perfectionner à Athènes, puis retourna en Lydie où il exerça la médecine. Il était zélé partisan du paganisme et ardent adversaire des Chrétiens. 11 fut contemporain de Julien et d’Arcadius. On a de lui des Vies des Philosophes , où il donne des détails intéressants sur plusieurs philosophes éclectiques, sur des médecins et des rhéteurs de son temps. Cet ouvrage, publié en 1 596 par Commelin, à Heidelberg, grec-latin, a été édité de nouveau avec de grandes améliorations par M. Boissonade, Amsterdam, 1822, 2 vol. in-8. Eunape avait aussi écrit une Histoire des Césars en 14 livres (depuis Claude II, en 2G8, jusqu’aux fils de Théodose, 407), dont il ne reste que des fragments (on les trouve â la suite de l’édition de 1822). On doit à M. Cousin de savantes recherches sur Eunape (dans ses Nouveaux Fragments, Paris, 1828).

EUNOME, hérésiarque du ive siècle, né en Cappadoce , adopta les opinions d’Aétius, devint en 360 évêque de Cyzique par la protection d’Eudoxe, patriarche arien de Constantinople , fut dans la suite ! déposé et exilé en Mauritanie, et mourut dans sa pa- ’j trie en 393. 11 niait que le Fils de Dieu se fût fait nomme, rejetait les miracles des martyrs et le culte des reliques. Ses disciples sont nommés Emorniens

EUNUS, esclave romain, natif de Syrie, réussit par des prestiges à aequérir une grande influence sur ses compagnons d’esclavage , se mit à la tête de 50,000 d’entre eux en Sicile, et défit plusieurs généraux romains. Ayant été pris par Perpenna, il fut mis en croix, 136 ans av. J.-C.

EUPATOR. Voy. antiochus et mithridate vii.

EUPATORIA, la Kazlov des Tartares,v. et port de Crimée (côte occident.)," sur la mer Noire, par 45° 14’ lat. N.; env. 9,000 h. Bonne rade, belle mosquée. Kazlov était l’entrepôt du commerce desTartares avec l’Anatolie. Prise en 1736 et 1771 par les Russes, à qui elle fut confirmée en 1783, elle reçut le nom d’Eupatoria en souveuird’uneanc. v. de ce nom. Occupée de 1854 à 1856 par l’armée anglo-franç. —L’antique Eupatoria, fondée en Tauride par Mithridate Eupa tor , paraît avoir été située sur la haieact.de Sébastopol, dans le voisinage et à l’E. de Cherson (avec laquelle qqs-uns la confondent) et près d’Inkermann.

EUPEN, Neaux eu français, ville des Etats prussiens, à lGkil.S. O. d’Aix-la-Chapelle ; 10,300 hab. Manufactures renommées de draps dits du Sérail, de casimirs, etc. (fondées par des réfugiés français). — Eupen appartenait jadis aux Pays-Bas autrichiens; il fut cédé à la Prusse en 1815.

EUPHËMIE (sainte), vierge de Chalcédoine, souffrit le martyre vers 307. On la fête le 16 septembre.

EUPHËMIE (église-sainte-), petit village de l’état de Grèce , près d’Athènes, situé sur remplacement de l’ancien bourg de Colone, est remarquable par une belle église de Ste-Euphémie.

EUPHORBE , guerrier troyen qui porta le premier coup à Patrocle et fut tué par Ménélas. — Pythagorc, pour appuyer sa doctrine de la métempsycose , disait avoir vécu sous le nom d’Euphorbe.

EUPHRANOR , peintre et sculpteur grec , né à Corinthe , contemporain et rival de Parrhasius et de Phidias, vivait vers l’an 3G0 av. J.-C. On admirait surtout de lui un tableau de la bataille de Mantinée, des statues de Paris , de Minerve, etc.

EUPHRAS1E ( sainte ) , religieuse solitaire de la Thébaïde, morte vers 410 , était fille d’ Antigone, gouverneur de la Lycie et parent de Théodosel’Aneien. On la fête le 13 mars.

EUPHRATE, le Pnerat des Hébreux, le Frat des Turcs, riv. de la Turquie d’Asie, naît danslesmontag de l’Arménie méridionale, près de Diudin, sou.' . nom de Mourad ; se grossit d’un autre bras q d vient du N. E. d’Erzeroum ; arrose le pachalik Vis ce nom , sépare celui de Diarbekir de ceux de* Sivas et de Marach, et traverse les pachaliks de Bagdad et de Bassora ; il baigne les villes de Semisat, Bir, Beles, Rukka, Kerkisieh , Anna, Hit , Hilla , Davanieh, Samava ; reçoit le Kara-Sou, l’Erzen, le Mourad- Tchaï , le Khabour, le Tigre à Corna, et prend, à partir de ce point, le nom de Chat-el- Arab; reçoit ensuite le Kerkah, et enfin tombe dans le golfe Persique par 5 bouches. Cours, 1,850 kii. L’ancienne Babylone, Samosute, Nicéphorie, Circesiurn, Cunaxa, étaient jadis sur ses rives. Le vas!e pays compris entre l’Euphrate et le Tigre, qui se nomme auj. Aldjezireh (c.-à-d. les îles), portait, chez les anciens, le nom de Mésopotamie, qui signifie entre les Jleuves. — L’Euphrate commence à être parcouru par les bateaux à vapeur ; il offre par là à l’Europe, et surtout à l’Angleterre, un moyen de communications promptes et faciles avec l’Inde.

EU P H B AT ESI ENNE (syrie). Voy. syrie.

EUPHROSYNE, une des Grâces. Voy. grâces.

EUPOLIS, poüte comique d’Athènes , contempo» rain d’Alcibiade , florissait au milieu du v® siècle av. J.-C. Il appartenait à Y ancienne comédie, et s’attira de fâcheuses aventures par la hardiesse de ses critiques ; on ne sait du reste que fort peu de chose sur la vie de ce poëte. 11 périt, à ce qu’on croit, dans la guerre du Pélouonèse en combattant contre

RURI — 590 — EURO

les Lacédémoniens. On trouve quelques fragments d'Eupolis dans Stobée, Athénée, Pollux, etc. Ils ont été recueillis par Runkel, Leipsick, 1825, in-8.

EURE, Autura, riv. de France, naî-t entre Longnyj et Lalande (Orne) ; baigne Courville, Chartres, Mainlenon, Nogent-le-Roy , Anet, Ivry, Pacy; devient navigable à Saint-Georges, et tombe dans la Seine près de Pont-de-1’ Arche, après un cours de 170 kil. env. Elle reçoit la Biaise, i’Arve et l’Iton.

eu he (dep. de T), département de la France, entre ceux de la Seine-Inférieure au N. , d’Eure-et- Loir et de l’Orne au S. , du Calvados à 10. , de Seine-et-Oise et d’Oise à l’E. : 5,811 kil.; 424,762 hab. 11 est formé d’une partie de la Normandie propre, d’une partie du Perche et du comté d’Evreux. Sol plat; fer, grès à paver, pierres meulières, pierres de taille; eaux minérales; bonnes terres à blé; cidre, vins, légumes, fourrages: belles forêts; culture bien entendue. Belle race de chevaux normands, vaches, mules, ânes, mérinos, gros porcs, etc. Forges et fourneaux, draps fins et autres, tissus de coton, bonneterie, filatures, papeteries. — Le dép. de l’Eure a 5 arrondissements (Evreux, Louviers, Pont-Audemer , Bernay, les Andeiys), 36 cantons et 794 communes; il dépend de la 2e division! militaire, de la cour impér.de Rouen, et forme! le diocèse d’ Evreux.

eure-et-loir (dép. d’), un des dép. de l’intérieur, au N. de celui de Loir-et-Cher, au S. de celui de Seine-et-Oisc , à l’E. des dép. de la Sarthe et de l’Orne, à l’O. de celui du Loiret : 6,028 kil. carrés; 285,058 habitants. Chef -lieu, Chartres. 11 est formé en partie de la Beauce, du Dunois , du Perche, du Drouais et Thimerais. Sol plat; quelques collines et vallées, étangs. Fer, belles pierres de taille, grès à paver, marne, terre à faïence, à porcelaine, à poterie. Blés excellents ; lin, chanvre, vin, fruits à cidre. Gros bétail, mérinos, beaucoup d’abeilles. Assez d’industrie ( usines à fer, toiles, filatures, gros lainages, bonneteries, papeteries, etc.). Commerce de grains et farines, bestiaux, volaille, laines, etc. — Le dép. d’Eure-et-Loir a 4 arrond. (Chartres, Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou); 24 cantons et 437 communes; il fait partie de la lre division militaire, dépend de la cour impér. de Paris et de l’évêché de Chartres.

EURIC ou EVARIC , roi des Wisigoths, sucqéda en 466 à Théodoric II, son frère, après l’avoir fait assassiner. Le sénat romain lui ayant abandonné les provinces au-dslà des Alpes, il ravagea la Gaule, prit Bourges, Clermont, Arles et Marseille, et contraignit Odoacre à lui céder ses droits sur l’Espagne et sur les Gaules. Il recueillit les anciennes lois et en rédigea de nouvelles. Il mourut à Arles en 484, laissant le trône à son fils Alaric.

EUR1PE, auj. Egribo , détroit qui séparait l’île d’Eubée de l’Attique et de la Béotie, entre Chalcis à l’E. et Aulis à l’O. , était célèbre à cause des flux et reflux qui s’y manifestaient , phénomène que l’on ne remarque nulle part ailleurs dans la Méditerranée.

EURIPIDE, célèbre poëte tragique grec, né à Saïamine l’an 480 av. J. -G. , le jour même où les Athéniens remportèrent une victoire sur les Perses à l’embouchure de l’Euripe (d'où lui vint le nom d 'Euripide) , se livra d’abord à l'athlétique , puis étudia la philosophie sous Anaxagore, et se consacra enfin à la poésie. Il devint le rival de Sophocle et fut plusieurs fois couronné. Cependant, se voyant en butte à des accusations d impiété et à des attaques personnelles , il quitta Athènes et se retira en Macédoine auprès du roi Archélaüs qui l’éleva aux plus hautes dignités. 11 y mourut à l’âge de 78 ans. On dit que se promenant dans un bois il fut déchiré par une meute de chiens. Ce poëte, ' dont le style est un modèle d’élégance, brille surtout

par le pathétique. 11 fait débiter à ses héros des maximes philosophiques d’une grande hardiesse. H attaque souvent aussi les femmes. Il eut lui-même pour ennemi Aristophane qui l’a déchiré dans plusieurs de ses p'.èces, notamment dans les Grenouilles. Euripide avait composé, dit-on, 84 tragédies ; il ne nous en est parvenu que 19; les plus estimées sont : Hécube , les Phéniciennes , les Troyennes , Mèdée , Alceste , Hippolyte et Iphigénie ( imitées toutes deux par Racine , la première dans Phèdre , la 2e, dans l’ Iphigénie en Auiide) , Iphigénie en Tauride , imitée par Guimond de La Touche. On estimai les édit, de Barnès, Cambridge, 1694 ; de Musgrave, Oxford, 1778, 4 vol. in-4 ; de Beck, Leipsick,* 1 779-88, 3 vol. in-4 ; l’édition imprimée à Glasgow, 1821, grec-latin, avec tous les commentaires, 9 vol. in-8; celle de Boissonade, 1 825-27 ,5 v. in-1 2, celle de MM. F, Didot, Paris, 1843. Eur. a été trad. en partie par Brumoy, et en totalité par Prévost de Genève, 4 vol., Paris, 1782-97, dans le Théâtre des Grecs, et par M. Artaud, 2 vol. in-12, 1842, avec un grand succès.

EUROPE, fille d’Agénor, roi de Phénicie, et sœur de Cadmus, fut aimée de Jupiter , qui pour l’enlever prit la forme d’un taureau, et qui la rendit mère de Minos, d’Eaque et de Rhadamanthe. Jupiter avait, dans sa course, emmené la jeune Europe dans la partie du monde qui depuis porta son nom.

EUROPE, Europa , une des 5 parties du monde, la plus petite pour la superficie, mais de toutes la plus peuplée, la plus riche, la plus éclairée et la plus puissante ; s’étend de 36° 20’ à 76° 58’ lat. N., et de 27° 5’ long. O. à 60° long. E. Ses bornes sont au N. la mer Glaciale, à 1*0. l’Atlantique, au S. la Méditerranée, à i’E., la rivière Kara, les monts O u rais, le fleuve Oural, la mer Caspienne, le Caucase, la mer Noire, la mer de Marmara et l’Archipel. Elle a env. 4,000 kil. de long sur 3,500 de large. Sa population est d’environ 2 50,000,000 d’hab.

Géographiquement, l’Europe est divisée en 16 contrées principales, dont 4 au N. : les îles Britanniques, le Danemark, la Suède et la Russie ; 7 au centre: la France, la Belgique, la Hollande, la Suisse, l’Allemagne, l’Au triche et la Prusse ; 5 au S. D’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Turquie et la Grèce.— Politiquement l’Europe est actuellement partagée entre 30 états souverains ou indépendants; ee sont: les îles Britanniques ou roy.-uni de la Grande-Bretagne, le roy. de Suède et Norwége, celui de Danemark; les monarchies de France, de Belgique, de Hollande et de Prusse, la Confédération germanique, la Confédération suisse et l’empire d’Autriche; les roy. de Portugal et d’Espagne (avec la république d’Andorre), les États sardes, la principauté de Mo» naco, le grand-duché de Toscane, lesduchés de Parme, Modène et Lucques, les États de l’Eglise (avec la république de Saint-Marin) et le roy. des Deux-Siciles ; l’empire de Russie (y compris la Pologne), la république de Cracovie, l’empire ottoman, les principautés de Servie, Moldavie et Valachie, le roy. de Grèce et la république des îles Ioniennes.

L’Europe est découpée profondément par plusieurs mers intérieures et par des golfes nombreux. Les mers intérieures sont : la m*er Blanche, la mer Baltique, la mer du Nord, la Manche, la mer Adriatique ou golfe de Venise, la mer de Marmara, la mer Noire, la mer d’Azov. Les principaux golfes sont ceux de Botnie, de Finlande, le Zuvderzée , les golfes de Gascogne, de Lion, de Gênes, de Lépante. Les détroits principaux sont : le Skager-Rack, le Cattcgat, le Sund et les deux Belts, entre le Danemark et la Suède, le Pas-de-Calais entre la France et l’Angleterre, le détroit de Gibraltar entre l’Espagne et l'Afrique, le détroit de Bonifacio entre la Corse et la Sardaigne, le détroit de Messine entre l’Italie et la Sicile, le détroit des Dardanelles ou Hellespont, et le canal de Constantinople ou Bosphore, entre la

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