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Turquie d’Europe et la Turquie d’Asie. Beaucoup d’ilea de toute dimension font partie de l’Europe ; nous citerons : la Nouv.-Zemble et le Spitzherg dans l’Océan Glacial ; la Grande-Bretagne, l’Irlande . les Ues Hébrides, Orcades, Shetland, Færoer entre l’Océan Atlantique et la mer du Nord ; les Baléares, la Sardaigne, la Corse, la Sicile, les îles Ioniennes, les Cyclades et les Sporades, Candie et Chypre, dans la Méditerranée. — Le sol do l’Europe orientale est plat, surtout au nord; elle n’offre que peu de mont., sauf sur les frontières, où les monts Ourals et le Caucase s’élèvent à d’assez grandes hauteurs. Partout ailleurs, l’Europe est hérissée de hautes montagnes: aucentre s’élèvent les Alpesd’ou sortentde nombreuses ramifications, formant elles-mêmes de nouvelles chaînes, et portant des noms particuliers; tels sont en Italie les Apennins; en France, le Jura, les Vosges, les Cévennes; en Espagne, les Pyrénées, les monts deGata, Estrella,de la Sierra-Morena, desAlpuxarras; en Allemagne le Ilarz, le Bœhmerwald, l’Erzgebirge, le Riesengebirge, les Sudètes; en Hongrie les Carpathes; en Turquie le Glioubotin, le Tchardagh,le Balkan: entre la Norwége et la Suède s’étendent les Dofrines ou Alpes Scandinaves ; dans la Grande-Bretagne les monts Cheviotet Grampian. — Les principaux fleuves de 1 ’ Europe sont (outre l’Oural, commun à l’Europe et à l’Asie) le Volga, le Don, le Dniepr, le Dniestr, les deux Dwina , le Danube, la Vistule, l’Oder, l’Elbe, la Meuse, le Rhin, la Seine, la Loire, la Garonne, le Rhône, l’Èbre, le Tage, le Pô, etc. Parmi les rivières qmi se jettent dans les fleuves, celles dont le cours est le plus étendu sont : la Kuma, la Theiss, le Prulh, la Drave, la Save, la Varia. — L’Europe est presque tout entière comprise dans la zone tempérée ; elle n’a que peu de territoires dans la zone glaciale; aussi le climat y est-il en général doux et sain. L'aspect de l’Europe est moins brillant, moins riche que celui des belles contrées de l’Amérique et de l’Asie ; le sol y est moins productif; mais l'agriculture, bien mieux dirigée, fait produire immensément à la terre ; nulle part il n’y a moins de jachères, de steppes et de lieux Inhabitables ; nulle part les animaux féroces ne sont devenus plus rares. — On trouve en Europe quelques mines d’or et d’argent, notamment en Transylvanie, en Hongrie, en Valachie, et dans les monts Ourals; le cuivre, l’étain, le platine y sont plus communs; tous les autres métaux, surtout le fer, s’y trouvent en abondance, ainsi que la pierre à bâtir, le3 marbres, le sel gemme, la houille, etc. --Presque tous les habitants de l’Europe sont de la race blanche caucasienne ; ceux qui habitent le Nord appartiennent à la famille finnoise ; au centre se sont répandues les familles celte, germaine et slave; au S., les familles ibère, thraeo-pélasgique , turque, sémitique. — La religion dominante en Europe est le christianisme , mais il se divise en plusieurs églises, dites : catholique romaine (Italie, France, Espagne, Portugal, Autriche, Irlande et Belgique); grecque (Grèce et Russie): luthérienne, réformée ou calviniste (Allemagne, Suisse, Suède, Norwége, Hollande); anglicane (Angleterre); presbytérienne (Ecosse). On y trouve encore le judaïsme, professé par les restes du peuple juif répandus par toute l’Europe, mais surtout en Allemagne, et l’islamisme, pratiqué par les Turcs. — La plupart des gouvernements de l’Europe sont monarchiques ; mais les uns sont absolus (Russie, Turquie, Êtatsdu pape); les autres, dont le nombre s’est accru depuis 1848, sont des monarchies représentatives : France , Angleterre, Prusse, 4 Autriche, Suède, Danemark, Hollande, Belgique, Saxe, Bavière, Wurtemberg, Bade , Grèce , Portugal, Espagne, Italie. Quelques-uns sont des républiques : Suisse, Francfort, Brême, Hambourg, Lubeck; îles J Ioniennes, St-Marin, Andorre ; ces 3 dernières : sont sous la protection de puissances voisines et n’ont j
qu’une ombre d’indépendance. De toutes les puissances européennes, il en est cinq surtout qui sont prépondérantes, et de qui dépendent les destinées de 1 Europe ; on les nomme les 5 grandes puissances; ce sont : la France, l’Angleterre, la Russie, l’Autriche et la Prusse. — Les lettres, les beaux-arts, les sciences et leurs applications, le commerce et l’industrie ont atteint en Europe un degré de développement inconnu aux autres partiesdu monde. Les peuples de l’Europe régnent, par leur marine, sur toutes les mers; ils ont formé dans tonies les autres parties du monde des établissements importants: l’Amériqu8 presque entière est occupée par les Européens ; l’Afrique, l’Asie, l’Océanie ont aussi reçu d’eux de nombreuses colonies.
Histoire. L’Europe a reçu ses premiers habitants de l’Asie, et tandis que de vastes et puissants empire* florissaient dans cette partie du monde, l’Europe resta longtemps plongée dans la barbarie ; la Grèce en sortit la première et elle s’éleva bientôt au plus haut degré de civilisation ; elle répandit en même temp* ses colonies dans l’Italie méridionale et sur les côtes de l’Espagne et de la Gaule. Rome, fondée au vin* siècle av. J.-C., conquit peu à peu toute l’Italie, et finit par étendre sa domination sur l’Europe presque entière (la Gaule, l’Espagne, la Grande-Bretagne, une partie de la Germanie et la Grèce ellemême). Après la chute de l’empire romain, des Barbares, venus pour la plupart de l’Asie, envahirent l’Europe, et pendant plusieurs siècles il régna dans cette contrée une anarchie effroyable. On vit s’élever alors l’empire des Wisigoths en Espagne, ceux des Francs dans les Gaules, des Lombards en Italie, des Saxons au nord de la Germanie, des Avares au sud, et quelque temps après des Angles réunis aux Saxons dans la Bretagne. L’empire grec, seul reste de la grandeur romaine, subsista néanmoins dans l’Europe orientale. La fin du vin* siècle vit Charlemagne créer un vaste empire qui occupait la plus grande partie de l’Europe occidentale; mais un siècle ne s’était pas écoulé, que déjà ce vaste empire était démembré. De ses ruines, sortirent les royaumes particuliers de France, de Germanie ou d’Allemagne, d’Italie, de Lotharingie ou Lorraine, de Provence, de Bourgogne, etc. Au X* siècle les puissances du Nord sortent de leur obscurité ; la Russie, la Suède, la Norw ége et le Danemark commencent à prendre rang parmi les états européens ; en même temps les Maures, qui avaient envahi la péninsule hispanique du vin* au x* siècle , commencent à reculer devant les rois chrétiens de Léon, de Castille, d’Aragon et de Portugal. Au xv* siècle enfin, après la prise de Constantinople par les Ottomans (1453), tous les grands états de l’Europe se trouvaient à peu près fondés. On n’a plus guère à citer parmi les nouveaux états nés depuis cette époque que les Provinces -Unies ou Pays-Bas , détachées de la monarchie espagnole au xvi# siècle, et le royaume de Prusse, créé au xvme siècle seulement. La guerre générale qui éclata après la révolution de 1789 changea un instant la face de l’Europe; de nouveaux états furent créés, d’autres anéantis, et l’Empire français embrassa presque toute la partie occident, de cette partie du monde ; mais après la chute de cet empire, l’ancien ordre de choses fut en grande partie rétabli. Les délimitations des états fixées par les traités de 1815 sont celles qui subsistent encore aujourd’hui, à l’exception de celles du royaume des Pays- Bas, partagé depuis 1831 en royaume de Belgique et royaume de Hollande, et de l’empire ottoman duquel la Grèce s’est définitivement séparée en 1827.
Europe ancienne. L’Europe connue des anciens était bornée au N. par l’Océan Sarmatique, le golfe Codanus et l’Oc&in Germanique; à l’O. par l’Océan Atlantique, au S. par le détroit de Gadès el
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la mer Intérieure; à l’E. par la mer Egée, l’Hellesponl, la Propontide, le Bosphore de Thrace, le Pont-Euxin, le Bosphore Cimmérien, le Palus-Méotide et le Tanaïs. — On peut diviser l’Europe ancienne en 19 parties : au N. les îles Britanniques, la Chersonèse Cimbrique , la Scandinavie ; au N. E. de vastes contrées peu connues et désignées sous le nom de Sarmatie ou Scythie européenne ; au centre, la Gaule, la Germanie, la Yindélicie, la Bhétie, le Norique, la Pannonie, la Dacie et l’illyrie ; au S. l’Hispanie, l'Italie, la Mœsie, la Thrace, la Macédoine, l’Épire et la Grèce.
EUROTAS, auj. 17ri ou le Vasili-potamo, fleuve de Laconie, arrosait Sparte et se jetait dans le golfe Laconique. Les Spartiates l’adoraient comine un dieu et lui donnaient le nom de Fleuve- Roi (Basileus potamos ), d’où le nom moderne. Le laurier, le myrte l’oliv. ornaient ses bords. — eurotas, roi. V. sparte.
EURUS, dieu du vent d’Est chez les Grecs.
EURYALE, Troyen, ami de Nisus. Voy. nisus.
EURYB1ADE , général Spartiate, commandait avec Thémistocle à Salamine. Effrayé à la vue de la multitude des vaisseaux de Xerxès, il voulait s’éloigner au moment du combat; et comme Thémistocle s’y opposait, il s’emporta au point de lever 6ur lui le bâton qu’il tenait à la main : « Frappe, lui dit Thémistocle , mais écoute. » Ramené par ce trait de modération et de grandeur d’âme, Eurybiade se rendit à l’avis du général athénien.
EURYCRATE, roi de Sparte. Voy. sparte.
EURYDAMUS, roi de Sparte. Voy. sparte.
EURYDICE, femme d’Orphée, remarquable par sa beauté. Elle fut, selon la fable, piquée par un serpent pendant qu’elle fuyait les poursuites du berger Aristée et périt de cette blessure. Orphée descendit aux Enfers pour l’y chercher; mais trop impatient de la posséder, il la perdit au moment môme où elle allait revoir le jour. Voy. orphée.
Eurydice, reine de Macédoine, femme d’Amyntas. Cette princesse ambitieuse et déréglée, voulant placer sur le trône son gendre pour lequel elle éprouvait une passion incestueuse, lit périr son époux et deux de ses propres enfants. Philippe, le 3e de ses fils, sut se soustraire à ses embûches et régna paisiblement.
Eurydice, femme de Philippe Arrhidée, qui fut reconnu roi de Macédoine après la mort d’Alexandre, son frère, gouverna quelque temps sous le nom de son faible époux; combattit Olympias et Roxane, qui voulaient faire reconnaître le jeune Alexandre ; mais étant tombée entre les mains d’Olympias, elle reçut ordre de se donner la mort, 316 av. J. -G.
EURYMEDON, riv. de Pamphylie, se jetait dans la mer. près de Side. Cimon y battit les Perses, 470.
EURYNOME, Océanide, mère des Grâces.
EURYPON, roi de Sparte, 1028-21 , donna son nom aux Eurypontides ou Proclides. Voy. PROCLÈs.
EURY’STHEE, lils de Sthélénus, régna sur My cèpe» versl367 av. J .-C., et eut, dit la Fable, toute sa vie lasunériorité sur llercule, parce qu’il était né quelques heures avant lui ( Voy. hercule ). 11 imposa au héros les pénibles entreprises connues sous le nom des douze travaux d’Hercule. Il périt dans un combat contre Hyllus, fils du héros, à l’isthme de Corinthe.
EURYSTHÈNE et PROCLÉS, fils jumeaux d’Aristodème, un des troischefs héraclidesqui conquirent 1« Péloponèse (1180 av. J.-C.), montèrent ensemble sur le trône par ordre de l’oracle de Delphes, et régnèrent simultanément, le premier 43 ans, et le second 42. 11 y eut toujours depuis à Lacédémone deux rois (un de chacune des deux branches): les' uns s’appelaient Eurysthénides (ou Agides), et les autres Proclides (ou Eurypontides).
EURYSTHÉNIDES. Voy. eurysthène.
EURYTUS, roi d’OEchalie, avait promis sa fille lole à celui qui le surpasserait dans l’art de tirer de 1 arc. Vaincu par llercule, il voulut éluder sa
promesse; mais celui-ci assiégea OEchalie, enleva lole et força Eurytus à s’enfuir dans l’île d’Eubée où il fut tué par Apollon.
EUSÈBE, surnommé Pamphile , célèbre évêque de Césarée (en Palestine) , dit le Père de l' histoire ecclésiastique , né vers 270, se lia de bonne heure avec le vertueux Pamphile, dont il joignit le nom au sien en preuve d’affection; visita les solitaires de l’Egypte et de la Thébaïde, et fut fait évêque de Césarée en 316. Il jouit de l’estime de l’empereur Constantin qui voulut même l’élever sur le siège d’Antioche, mais il refusa cet honneur. On lui reproche d’avoir penché vers l’arianisme, d’avoir contribué avec les évêques ariens à faire déposer Eustathe au concile d’Antioche (330), d’avoir sollicité de Constantin l’exil de saint Athanase et le rappel d’Arius. D’anciennes chroniques le placent au nombre des saints, mais l’Eglise ne le reconnaît pas comme tel. Eusèbe était un des hommes les plus savants de l’antiquité : il a laissé un grand nombre d’ouvrages précieux pour l’histoire , surtout pour l’histoire ecclésiastique ; tous sont écrits en grec. Les principaux sont : Histoire ecclésiastique, en 10 livres, depuis J.-C. jusqu’à la défaite de Liciniui (publiée par Valois, grec-latin, Paris, 1639, in-fol„ dans sa Collection des historiens ecclésiastiques grecs, et séparément par Reading, Cambridge, 1720; Heinichen, Leipsick, 1829, 2 vol. in-18; traduite en français par le président Cousin) ; Préparation et Démonstration évangéliques (publ. par Fr. Vigier, Paris, 1628, gr.-lat., 2 v. in-fol. et trad. en fr. par Séguier de St-Brisson, 1845, 2 v. in-8) ; on y trouve un fragm.deSanchoniaton ; Vie de l’emp. Constantin et Panégyrique de ce prince (publiés par Heinichen, Leipsick, 1830); Apologie d’ Or igène; quelques ouvrages de théologie; enfin une célèbre Chronique, qui va depuis le commencement du monde jusqu’à la vingtième année du règne de Constantin, ouvrage d’une grande importance pour la chronologie. L’original grec de cet ouvrage s’est perdu, mais noua en possédons une traduction latine avec une continuation par saint Jérôme. On en a retrouvé en 1784 une traduction arménienne qui a été publiée par MM. Zohrab et Mai, Milan, 1818, in-4.
Le nom d 'Eusèbe, qui en grec veut dire pieux, a été porté par plusieurs autres personnages, entre autres: un évêque de Nicomédie et de Constantinople, qui fut un fauteur déclaré de l’arianisme et un adversaire acharné de saint Athanase; — un évêque de Samosate , sous Tliéodosc, qui , au contraire, combattit les Ariens ; — un évêque de Dorylée, qui combattit l’hérésie de Nestorius; — un pape, élu en 310, mort la même année; — un pieux évêque de Verceil, mort en 370, qui fut canonisé, et que l’on fête le 15 décembre; — enfin un saint prêtre romain, qui confessa la foi et souffrit le martyre au IVe siècle; on l’honore le 14 août.
EUSEB1A, ville de l’Asie-Mineure. Voy. césarée.
EUSTACHE (saint), martyr à Rome, portait d’abord le nom de Placideetreç.aprèssa conversion le nom d’Eustache (c’est-à-dire constant). 11 souffrit la mort sous Adrien, vers l’an 130 de J.-C., avec sa femme et ses deux fils. Sa fête tombe le 20 septembre. Les actes de saint Eustache ont été publiés en grec par Combefis, Paris, 1660. Ils renferment des contes incroyables. — L’Eglise fête le 29 mars un S. Eustache ou plutôt Eustase, abbé de Luxeuil auvii's.
eustache, nom de plusieurs comtes de Boulogne dont le plus célèbre est Eustache III, frère de Godefroy de Bouillon, mort en 1125. Il eut pour fille et pour héritière Mathilde , qui épousa Etienne de Blois, depuis roi d’Angleterre.
eustache de saint-pierre, Voy. saint-pierre.
eustache (Barthélemy), Eustachi en italien , savant anatomiste et médecin, né vers 1510 à San- Severino dans la Marche d’Ancône, mort en 1574,
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fut archiatre et professeur du collège de la Sapience à Rome. On lui doit une foule de découvertes anatomiques dans le système des os, des muscles, des nerfs, des veines, entre autres celle du canal de communication de l’oreille interne avec l’arrièrebouche, qui a conservé le nom de trompe d'Eustache, et celle de la valvule qu’on nomme valvule cTEustache. Il a publié le Lexicon d’Erotien , Venise, 1656; des Dissertations De Renibus, 1663, De Denlibus, 1563; des Opuscules, 1564, parmi lesquels se trouve la description de l’organe de l’ouïe. 11 avait laissé des Tables anatomiques d’une admirable exactitude, qui n’ont été publiées qu’en 1714, par Lancisi.
EUSTATHE (saint), évêque de Bérée, puis d’Antioche en Syrie, né à la fin du me siècle. Il fut le premier à attaquer Arius. Les Ariens parvinrent à le faire déposer et exiler vers l’an 337. Léon Allacci a publié sous le nom de ce prélat un Traité sur la Pythonisse , Lyon, 1629, in-4. On le fête le 16 juillet.
eustathe de Constantinople , archevêque de Thessalonique au xne siècle, mort vers 1198, fut le plus savant grammairien de son temps. Avant d’être élevé au siège épiscopal, il avait été maître des orateurs , c’est-à-dire chargé d’expliquer au peuple les livres saints, et s’était fait connaître par de nombreux ouvrages. On a de lui d’excellents Commentaires sur l'Iliade et l’ Odyssée, qui renferment des extraits de tous les scholiastes antérieurs, Rome, 1542, Bâle, 1569, Leipsick, 1825-30, 4 vol. in-4; des Remarques sur Denys le Périégete , dans les éditions deDenys; des notes sur saint Jean Damascène, dee fragments d’un Commentaire sur Pindare. On a encore sous le nom d’Eustathe un roman grec intitulé les Amours d'Isménias et d'Ismene; cet ouvrage, aBseï mal écrit et de mauvais goût, doit être attribué à un grammairien égyptien qui paraît avoir vécu au xiv* siècle, et que certains auteurs nomment Eumathius; ce roman a été publié avec une traduction latine et des notes par Gilles Gaulmin, Paris, 1617, et par Teucher, Leipsick, 1792, in-8. Beauchamps i’a traduit en français sous le titre à' Amours d’Ismène et Isménias, Paris, 1729, La Haye, 1742, in-8.
EUTERPE, une des neuf Muses, présidait à la musique. On la représente une flûte à la main ou à la bouche. Son nom veut dire : Qui plait bien.
EUTHYDÈME, roi de la Bactriane vers l’an 220 avant J.-C., fut quelque temps en guerre contre Antiochus III, qui voulait rentrer en possession de cette contrée, autrefois soumise à la domination des rois de Syrie ; mais il réussit à se faire reconnaître par ce monarque comme souverain indépendant et régna jusqu’à l’an 196.
EUTIN,villedu grand-duché d’Oldenbourg, à 1 3 kil. de la mer du Nord, 31 kil. N. de Lübeck; 2,400 hab. Yieux château, palais moderne. Eutin était jadis un riche évêché, et valut à une branche de la ligne de Holatein-Gottorp le nom d’Holstein-Eutin. Cette branche s’est ensuite divisée en trois rameaux dont l’un a occupé le trône de Suède de 1751 à 1818, et n’est pas encore éteint ; le 2*, dit Holstein-Oldenbourg ou Eutin-Oldenbourg, a possédé le grandduché d’Oldenbourg jusqu’en 1823; le 3e, nommé Holstein-Eutin proprement dit ou Eutin-Eutin, a succédé au 2* dans la possession de ce duché depuis 1 823.
EUTOCIUS d’Ascalon, géomètre grec, vers l’an 540 de J.-C., est auteur de Commentaires sur Apollonius de Perge (dans l’édition d’Apollonius par Halley); et sur Archimède (Bâle, grec-latin, 1544).
EUTROPE, Flavius Eutropius , historien latin du IVe siècle, florissait sous Constantin et sous Julien, avec lequel il *narcha contre les Perses, et vivait encore sous Valens. On a de lui un abrégé d’histoire romaine sçcet aride, mais commode, le Breviarium rerum Romanarum, en 10 livres, qui va depuis la fondation de Rome jusqu’à l’emDereur Valens, auquel cet
ouvrage fut dédié. Les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles d’Havercamp, Leyde, 1729- de Tzschucke, Leipsick, 1804 ; de Zell, Stuttgard, 1829* il a été traduit par l’&bbé Paul, 1809. On ne’ sait si cet historien est le même qu’un Eutrope préfet du prétoire en 381. — Eutrope, célèbre eunuque, favori d’Arcadius, empereur d’Orient, réussit, à l’aide de l’impératrice Eudoxie, à renverser le ministre Rufin, qui avait été longtemps touî-puissant, mais il fut bientôt lui-même renversé par Eudoxie..
eutrope (saint) , premier évêque de Saintes , au in* siècle, subit le martyre. On le fête le 30 avril. — Il y a deux autres SS . de ce nom (7 déc. et 27 mai).
EUTYCIIÉENS. Voy. eutychès.
EUTYCHÈS, célèbre hérésiarque grec, était archimandrite d’un monastère près de Constantinople lorsque s’éleva l’hérésie de Nestorius. Il sortit de sa retraite pour défendre la foi ; mais il tomba luimême dans une hérésie nouvelle qu’il commença à répandre en 448. Il enseigna qu’il n’y avait qu’une nature en J.-C., la nature divine, par laquelle avait été absorbée la nature humaine comme une goutte d’eau par la mer. Eutychès fut accusé par Eusèbe de Dorylée etFlavien, patriarche de Constantinople, et forcé de comparaître dans un concile tenu à Ephèse, et qui reçut le nom de brigandage d'E phèse , à cause des violences qui s’y commirent. Secrètement soutenu par l’empereur Théodose II, Eutychès fut absous; mais après la mort de ce prince il fut condamné dans le concile de Chalcédoine en 451. Il mourut peu après, âgé d’environ T5 ans. Son hérésie prit de grands accroissements après sa mort, et chaque jour enfanta de nouvelles sectes, dont quelques-unes subsistent encore en Orient. Ses partisans sont nommés Eutychèens on Monophysiies (partisans d’une seule nature).
EUX1N (pont-), Voy. noire (Mer).
EVAGORAS, nom de deux rois de Salamine dans l’île de Chypre, dont le premier, issu deTeucer, s’éleva sur le trône vers l’an 410 av. J.-C., conquit presque toute l’île de Chypre, accueillit Conon à sa couaprès la défaite d’Ægos Potamos (405), et résista longtemps au roi de Perse; il fut tué par un eunuque l’an 374. lsocrate a fait de ce prince un pompeux panégyrique. — Le second, petit-fils du précédent, succéda à Nicoclès, son père, mais fut renversé du trône par son oncle Protagoras et trouva un refuge à la cour du roi de Perse Artaxerce-Ochus.
EVANDRE, prince arcadien, conduisit une colonie dans le Latium v. 1300 et bâtit près de l’Aventin la ville de Pallantée, qu’il appela ainsi du nom de son fils Pallas. Il donna l’hospitalité à Hercule et secourut Enée contre les Rutules.
EVANGELIQUE (église), nom donné à l’église formée par la fusion qui, en 1817, se fit entre les Luthériens et les Calvinistes dans le duché de Nassau. Cette fusion eut lieu la même année à Francfort-sur-le-Mein , puis à Weimar, Hanau et dans la Bavière rhénane (1818), dans la principauté d’Anhalt- Bernbourg (1819), dans celle de Waldek et le grand-duché de Bade (1821), dans la Hesse (1822), ainsi que dans une partie du Wurtemberg. En France cette fusion ne s’est pas encore totalement opérée ; en Prusse elle a éprouvé une grande résistance.
ÉVANGÉLISTES (les Quatre). On nomme ainsi les écrivains sacrés qui ont rédigé la vie et la doctrine de J.-C. : ce sont saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean ; ils sont désignés par les quatre animaux de l’Apocalypse, le l*r par l’ange le 2* par le lion , le 3e par le taureau, le 4e par l’aigle
EVANGELISTES ( les quatre-), îles du Grand- Océan austral, sur la côte S. 0. de la Patagonie, par 77e 25’ long. O., 52° 34’ lat. S. Elles forment avec 8 autres situées plus à l’O. le groupe des Douze-Apôtres. Elles sont stériles et désertes.
EVANS (Olivier)* mécanicien des États-Unis, n '
EX Cl
EVIVE
en 1755 aux environs de Philadelphie, mort en iSll, est l'inventeur des machines à vapeur à haute pression. 11 avait d'abord imaginé une machine à fabriquer des cardes (1777), et avait apporté des perfectionnements importants aux moulins de meunier ( 1782;. 11 exposa en 1797 ses idées sur le3 machines à haute pression ; mais il trouva peu d’approbateurs et mourut avant d'avoir vu son invention prendre le rang qu’elle occupe aujourd'hui.
EVAK1C, roi des Wisjgoths. Voy. euric.
EVÀUX, ch.-l. de cant. (Creuse), à 33 kil.N. E. d’Aubusson; 2,000 hab. Grains, bétail, grosses toiles. Tanneries, mégisseries. Eaux thermales renommées. Ruines du fameux château de la Roche-Aymon. — Evaux était jadis le ch.-l. du pays de Combraillcs.
Eve, première femme, et mère du genre humain, fut créée après Adam. Selon la Genèse, Dieu la tira du corps de l'homme et, la plaça avec lui dans le paradis terrestre. S'étant laissé tromper par le démon caché sous la forme d'un serpent, elle mangea du fruit défendu et en fit manger à son époux ; cette désobéissance les fil chasser tous deux du paradis et entacha toute la race humaine du péché originel.
EYÈCHES (trois-). Voy. trois-évêchés.
EVEL1US. historien allemand. Voy. oefels.
EVERGÈTE (ptolémjée). Voy. ptolémée.
EVERGHEM, village de Belgique (Flandre orientale), à 1 kil. N. O. de Gand; 4,000 hab.
EYESHAM, ville d’Angleterre (Worcester), à 24 kil. S. E. de Worcester, sur l’Avon ; 4,000 hab.
11 se livra en 1265, près de celte ville, une bataille entre Simon de Montfort, comte de Leicester, et le prince Edouard qui devint roi sous le nom d’Edouard I. Simon de Montfort y fut tué.
EVHÉMÈRE, philosophe grec, natif de Messène, dans le Péloponèse, selon les uns, ou d’Agrigente en Sicile, suivant l’opinion la plus probable, vivait dans le iv* siècle av. J.-C., et fut ami de Gassandre, roi de Macédoine, qui le chargea de missions importantes. 11 visita pour ce prince l’Océan indien et séjourna dans l’île de Panchaïe, île qu’il place sur les côtes orientales de l’Arabie. On le regarde comme l’auteur du système qui explique la mythologie par l’histoire. Suivant lui, Jupiter, Saturne, et tous les dieux de l’Olympe, n’étaient que d’anciens rois , ou des personnages puissants attachés à leur suite, qui avaient autrefois vécu dans I’île de Panchaïe. Ses écrits furent vantés par les Epicuriens. Ennuis les traduisit en latin. Il reste quelques fragments d’Evhémère, placés à la suite de ceux d’Ennius, recueillis par Golomna, 1591, et par Hesselius, 1707. L’abbé Sevin, Fourmont et Loucher ont inséré de savantes dissertations sur Evhémère dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions.
EV1LMËRODAGH, roi de Babylone (562-60), fils et succès s. de Nabuchodonosor II, rendit la liberté à Joachim II, roi de Juda, et périt victime d’une conspiration. Il pruieDea Daniel.
EV1SA. ch.-l. de cant. (Corse), à 36 kil.N. d’Ajaccio.
EYORA, Eb ura, puis Liberalilas Julia, ville du Portugal (Alentéjo), à 128 kil. E. de Lisbonne ; 12,000 hab. Place forte, citadelle. Archevêché. Jadis université. Monuments antiques: restes d’un temple de Diane, dont on attribue la fondation à Sertorius; aqueduc, etc. Quincaillerie tanneries — Sertorius en fit sa résid. EnievéeauxMauresenll66. Les Espagnols s’en emparèrent en 1663 ; mais le maréchal de Schomberg la reprit peu «le temps après.
EVRAN, ch.-l. de canton (Côtes-du-Nord), à 1 1 kil. S. de Dinan ; 4,000 bah. Environs couverts de landes.
EVRECY, ch.-l. de cant. (.Calvados), à 13 kil. S. O. de Caen ; 800 hab.
EYREUX, Mediolanum , puis Eburovices chez tes anciens, Ebrocca , Ebroïcum au moyen âge, ch.-l. du département de l’Eure, sur Filon. à 99k.N. j 0. de Paris- 10.287 hab. évêché. Belle cathédraie., ;
palais de l’évôque, hôtel de la préfecture, beau chàt. dé Navarre (en partie détruit)'. Soc. sav., bibliothèq., collège, érigé en lycée en 1856, jardin botaniq. Draps, coutils , étoffes de coton, satinettes, etc. Commerce trèsactif. — Evreux était jadis la ville princip. des Aulerci Eburovices ; & lie portait primitivement le nom de Mediolanum, qu’elle changea contre celui du peuple dont elle était la capitale. Elle soutint plusieurs sièges , fut saccagée par Henri I, roi d’Angleterre (1120), et brûlée par Philippe-Auguste (1195). Elle était depuis le x' siècle capitale du comté d’Evreux. — L’arrond. d’Evreux a 11 cantons (Breteuil, Conciles, Damville, Nonancourt , Paey, Rugles , Saint- André, Yerneuil, Vernon, plus Evreux qui compte pour deux), 263 communes et 119,657 hab.
EVREUX (comtes d). Robert, fils de Richard \f duc de Normandie , fat en 989 le premier comte d’Evreux. Richard , fils de Robert (1037-1067) et Guillaume son petit-fils (1067-1 1 18) lui succédèrent. Sons ce dernier, le comté d’Evreux devint fief vassal de l'Angleterre (1104). Amaury IV de Montfort, neveu de Guillaume, et ses descendants!, disputaient la possession du comté d’Evreux aux rois d’Angleterre qui finirent par s’en emparer. Mais Philippe- Auguste, roi de France , après avoir pris deux foi3 la ville d’Evreux, se fit céder tout le comté par Jean-sans-Terre en 1200; toutefois, le nom d’Evreux resta, avec une légère corruption (Devereux), à une famille anglaise, issue probablement des anciens possesseurs du comté (Voy. essex). Quant au comté lui-môme, il resta quelque temps réuni au domainede lacouronne; maisen 1298 Philippe-le-Belle donna en apanage à Louis, 5e fils de Philippe-le- Hardi, et en 1317 Philippe-le-Long l’érigea en pairie. En 1328, Philippe-le-Sage, fils de Louis, devint roi de Navarre par son mariage avec Jeanne H, fille unique de Louis-le-Hutin , et n’en conserva pas moins le comté d’Evreux ; Charles II le Mauvais, son fils, lui succéda sur le trône de Navarre, mais il perdit le comté d’Evrenxqui fut confisqué en 1378 par le roi de France Charles V, puis cédé définitivement à la France en 1404 par Charles III, dit le Noble, fils de Charles-le-Mauvais. 11 reçut en échange une rente de 12,000 livres. Le comté d’Evreux resta réuni à la couronne jusqu’en 1569; à cette époque Charles IX .le donna à son frère le duc d’Alençon, qui le posséda jusqu’à sa mort, 1584. Enfin, en 1642 Louis XIII le donna à Frédéric-Maurice, duc de Bouillon, en échange de la principauté de Sedan. La maison de Bouillon conserva le comté d’Evreux jusqu’en 1789.
EYIUPO, détroit de la Turquie d’Europe. Voy.
EUR1PE, EGRIRO et NÉGREPONT.
EYRON, ch.-l. de canton (Mayenne), à 28 kil. N. E. de Mayenne ; 3,867 hab. On y remarque l’hospice de la Charité et une ancienne abbaye de Bénédictins ; toile , linge de table. Commerce en vin, eau-de-vie, fil, laine, etc.
EX, Isca , riv. d’Angleterre , naît dan3 la forêt d’Exmoor (Somerset) , passe à Exeter, et tombe dans la Manche à Exmouth. Cours, 90 kil.
EXARCHAT. Voy exarque et ravenne.
EXARQUE, mot grec qui signifie prince , servait à désigner dans l’empire romain d’Orient de grands dignitaires ecclésiastiques et civils. Les premiers étaient des délégués du patriarche de Constantinople ou du Saint-Synode, chargés de visiter les diocèses, et de surveiller la discipline et les mœurs du clergé : aujourd’hui même on donne en Orient le titre d 'exarques à des évêques chargés de fonctions semblables à celles des légats de la cour de Rome.—*, Lee exarques civils étaient de véritables vice-rois, à qui l'on confiait le gouvernement de plusieurs provinces. L’histoire fait surtout mention des exarques de Rome, d’Afrique, d’ Italie ou de Ravenne; cesl j derniers sont les plus connus. Voy. ravenne.
! EXC1DEUIL. ch.-l. de cant. ^Dordogne) , sur
EXSU
l’Isle, à 31 kil. N. E. de Perigueux; 1,000 hab. Usines à fer.
EXEA-DE-LOS-CABALLEROS, Setia, ville d’Espagne (Aragon), à 40 kil. E. de Tudela ; 12,000 hab. Aux environs, jolie colonne élevée en 1348. Exea fournit des taureaux renommés pour les jeux. Elle était plus importante jadis ; mais elle a souffert pendant la guerre de succession sous Philippe V.
EXETER, Isca , ville d'Angleterre , ch.-l. du comté de Devon, sur l’Ex, à 26S kil. S. O. de Londres ; 28,000 hab. Évêché. Port pour les bâtiments de 150 tonneaux; beau quartier deSouthernbay ; cathédrale de construction anglo-normande, dont l’origine remonte à 932, et qui ne fut achevée qu'au xve siècle. Fabriques considérables de toiles ; grand commerce de laine. — Isca était le ch.-l. des Dumnonii ; deux fois les Danois la détruisirent.
exeter, ville des Etats-Unis (New-IIampshire), à 17 kil. S. O. de Portsmouth; 2,500 hab. Collège: fonderie de canons, chantiers de construction, etc. EXHÀM, y. d’Angleterre. Voy. hexüam.
EX1LI, empoisonneur. Voy. Brinvilliers.
EXILLES, bourg des Etats sardes, à G5 kil. O. de ( Turin, dans un défilé près de la Dora Rinaria. Fort qui commande la vallée de iioulx; 1,400 hab.
EXMES , ch.-l. de canton (Orne), sur la Dives, à 14 kil. E. d’Argentan ; 700 hab. Ville ancienne fondée par les Romains ; prise au moyen âge par les Anglais à qui elle fut enlevée par Dunois.
EXMOUTH, ville d’Angleterre (Devon), à 13 kil. S. d’ Exeter, et à l’embouchure de l'Ex dans la Manche ; 3,000 hab. (y compris ceux de Littleliam). Bains de mer. Patrie de Walter Raleigh.
EXMOUTH (Edouard pellew , lord), amiral anglais, né à Douvres en 1737, mort en 1833; entra dans la marine à 14 ans, parvint au grade de capitaine en 1782 ; se distingua dans plusieurs combats contre la marine française en Amérique et dans les Indes, devint contre-amiral en 1804 et vice-amiral en 1808. Il entra à la Chambre des pairs en 1814. Deux ans après il fut chargé du commandement des ilottes britanniques dans la Méditerranée, et se signala en châtiant l’insolence des Algériens ; le 27 août 1816 il bombarda la ville d’Alger et força le dey à lui remettre 1,200 esclaves. Rentré en Angleterre, lord Exmouth consacra le reste de sa carrière à l’instruction morale et religieuse des marins.
EXODE, d'Exodos, sortie, undeslivresdela Bible, contient l’histoire des Hébreux depuis la sortie d’Egyptejusqu’à ladédicacedu tabernacledans ledésert. EXPERIENS (Callimachus). Voy. buonaccorsi. EXP1LLY (Jean-Joseph, abbé), né à Saint-Remy (Provence), en 1719, mort en 1793, avait été successivement secrétaire d’ambassade du roi de Sicile, examinateur et auditeur général de l’évêché de Sagona en Corse, chanoine de Tarascon. 11 parcourut une partie de l'Europe en recueillant des observations intéressantes sur les pays qu’il visitait. Il a laissé plusieurs ouvrages géographiques qui sont encore estimés pour l’exactitude des détails sur 1« climat, les mœurs, la population et les rapports politiques des diverses contrées. Les principaux sont: Cosmographie (en 5 parties), 1749, in-8 ; Topographie de l'univers , 1757, 2 vol. in-8; Description historique et géographique de V Angleterre , de l Écosse et de l'Irlande, 1759, in— 1 2 ; De la population de la France , 1765, in-fol. , écrit d’économie politique, supérieur à tous les ouvrages de ce genre qui, avaient paru jusque-là; le Géographe manuel, 1767, in-8, souvent réimprimé ; Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, 1762-70, 6 vol. in-fol.; ce dernier ouvrage est très estimé, quoiqu’il ne soit pas terminé (il va jusqu’à la lettre S).
EXSUPERANTIUS (Lucius ou Julius), historien latin que l’on croit être du v* siècle , passe pour être l’auteur d’un livre intitulé ^/)e Marii Lepidi
EZEG
et Sertorii bcllis civilibus, qui se trouve souvent à la suite de Salluste, et que l’on suppose tiré d*s histoires de ce grand écrivain.
EXTRAVAGANTES. On appelle ainsi les constitutions des papes postérieures aux Clémentines (bulles de Clément V), et dont la plupart ont ité publiées par Jean XXII. On leur donna ce nom, parce qu’elles furent longtemps dispersées et en dehors des recueils du droit canon ( extra voyantes).
EXUMA ou GRANDE-EXUMA, une des îles Lucayes, par 78° 20’ long. O., 23° 30' lat. N. : 40 kil. sur 4; 1,500 hab. Au S. est une île plus petite qu’on appelle la Pelile-Exuma. On cultive le coton dans ces deux îles ei on en exporte une quantité considérable de sel pour l’Amérique. — On donne le nom de Cayes-d’Exuma à la chaîne d’îlots qui s’étend au N. O. de l’île jusqu’à 24° 38’ lat. N.; et celui de canal d’Exuma au détroit qui sépare l’île de San- Salvador de celles d’Exuma et de Stocking.
EYALET. Voy. eiàlet.
EYBAR, ville d’Espagne (Bilbao), à 17 kil. N. de Mondragon ; 2,000 hab. Grosses forges pour la construction des navires ; manufactures d'armes ; hdtlogerie ; grosses toiles.
EYCK (Jean d') ou Jean de Bruges, peintre. Voy. VAN EYCK.
EYDER, Ægidora ou Egidora, rivière du Danemark, naît dans le duché de llolstein, à 13 kil. S. de Kiel; coule au N., puis à l’O. ; sépare le Sleswig du llolstein, et tombe à Tonnïngen dans la mer du Nord, après un cours de 92 kil.
EYE, ville d'Angleterre (Suffolk) , à 28 kil. N. d’Ipswich ; 2,300 hab. Belle église. Dentelles.
EYGUES, riv. de France, naît dans le dép. de la Drôme et se perd dans le Rhône, à 7 kil. O. d’Orange, après un cours de 90 kil.
EYGU1ÈRES, ch.-l. de cant. (Bouches-du- Rhône), à 33 kil. E. d’Arles; 5,838 hab. Cadis, filatures de soie. Oliviers et mûriers.
EYGURANDE, eh.-l. de cant. (Corrèze), à 16 kil. N. E. d’Ussel ; 1,000 hab.
EYKENS (Pierre), dit le Vieux, peintre d’histoire, né vers l'an 1599 à Anvers, mort vers 1640, a composé un grand nombre de tableaux; les plus remarquables sont : la Dispute de sainte Catherine contre des docteurs païens ; la Sainte Cène ; Saint Jean prêchant dans le désert. — Jean et François Eykens , fils du précédent, se sont aussi distingués dans la peinture.
EYLAU, ville des États prussiens (Prusse orient.), à 36 kil. S. E. de Kœnigsberg; 2,200 hab. Il s’y livra une bataille sanglante et acharnée où Napoléon défit les Russes et les Prussiens les 7 et 8 févr. 1807. On appelle cette ville Preussich-Eylau , pour la distinguer de Dcutsch-Eylüu , ville de la Prusse occid., à 44 kil. S- E. de Marienwerder.
EYMERY. Voy. emery.
EYMET, ch.-l. de cant. (Dordogne), sur le Dropt, à 22 kil. S. de Bergerac; 1,600 hab.
EYMOUT1ERS, Acuti Monasterium, ch.-l. de cant. (H.-Vienne) , à 39 kil. S. E. de Limoges , sur la Vienne; 3,543 h. Collège. Tanneries, filât, de coton.
EYOS, peuple de la Nigritie. Voy. ayos.
EYRAGUES, bourg du dép. des B.-du-Rhône, a 4 kil. N. de Sl-Remy; 2,272 hab. Uôlel-deville ; remparts construits en 1560.
EZCARAY, ville d'Espagne (Burgos), à 12 kil. S. O. de Calzada; 2,600 hab. Mine de cuivre.
EZÉCHIAS, roi de Juda, 723-G94 av. J. -C., fila et successeur d’Acbaz, rétablit le culte du vrai Dieu, battit les Philistins, et tenta de délivrer la Judée du tribut qu’elle payait aux Assyriens. Leur roi Sennachérib allait s’emparer de Jérusalem , lorsqu’un ange exterminateur vint faire périr 185,000 hommes de son armée. Ezéchias, attaqué d'un ulcère, était sur le point de mourir, lorsque Dieu,