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FERU

elle resta, à quelques interruptions près, et en dépit des efforts de Jules II, à la maison d’Este qui Ui garda jusqu en 1507. A celte époque, la ligne ducale s’étant éteinte (par la mort d’ Alphonse II), Clément V 111 prit possession du duché de Ferrare, comme suzerain de ce ûef. Les Français prirent Ferrare en 17 90 et en firent le ch.-l. du dép. du Bas-Pô (roy. d’Italie). L’Église recouvra Ferrare en 1814; mais les Autrichiens ont le droit d’y entretenir une garnison. Eugène lVy transporta momentanément le sonc. de Bâle, 1438. — La lég. de F. est au N. de celle da Ravenne, à l’E. de celle de Bologne et du duché de Modène, au S. du royaume Lombard - Vénitien, à l’O.de l’Adriatique: 70 kil. sur GO; 170,000 hab. Air malsain, surtout aux environs des marais de Comaccliio ; grande fertilité , mais absence totale de bois.

FERRARE (ducs de). Voy. este (maison d’). t ferrare (Hippolyte d’este, dit le cardinal de), fils d’Alphonse Ier d’Este, duc de Ferrare, né en 1609, fut envoyé de bonne heure à la cour de François Ier à laquelle sa famille était alliée; jouit de la faveur de François Ier, de Henri II et de ses fils; fut nommé cardinal en 1639, obtint successivement les archevêchés de Milan, de Lyon, de Narbonne ; gouverna pendant deux ans le duché de Parme pour la France, 1662-64; assista au colloque de Poissy, 1661, et mourut à Rome en 1672. 11 protégea Paul Manuce, Muret et d’Ossat.

FERRARI, nom commun à un grand nombre de 6avunts et de littérateurs italiens; les principaux sont: Louis Ferrari, habile mathématicien, né à Bologne en 1622, mort en 1666; il était disciple de Cardan et inventa une méthode ingénieuse pour résoudre les équations du 4* degré ; il enseigna les mathématiques à Milan et à Bologne ; — Philippe Ferrari , religieux servite, né vers 1670 à Orvillo (près d’Alexandrie), mort en 1626; on lui doit un Lexicon geographicum (Milan, 1627), qui a servi de base au Dictionnaire de Baudrand; — Gui Ferrari, jésuite , né à Novare en 1717, mort en 1791 ; on lui doit plusieurs ouvrages historiques estimés, entre autres : De rebus gtsiis Eugenii principis bello Pannonico, Rome, 1747 ; — bello Italico , Milan, 1762; — beJlo Delgico , Zul.phen, 1773.

FERRATUS mons, auj. Jurjura , chaîne de montagnes d’Afrique au N. O., dans la Mauritanie Césarienne, est peut-être Y Atlas des poètes Voy. atlas.

FERREIRA, Iiarapia, ville de Portugal (Alentéjo), à 24 kil. O. de Béja. Château-fort. Elle a donné son nom aux marquis de Ferreira , de la maison de Cadaval. Voy. cadaval.

FERREIRA (Antonio), poète portugais, né à Lisbonne en 1628, mort en 1669, occupait une place déjugé. Il réussit dans l’élégie, l’épître, l’ode, la comédie, la tragédie; sa meilleure pièce est Inès de Castro, une des premières tragédies régulières qu’aient produites les temps modernes. On a réuni ses poésies à Lisbonne, 1698, et ses comédies ont paru avec celles ile Sà de Miranda, 1621. Il fut de son temps le chef d'une école classique, et mérita d'être surnommé l Horace portugais .

FERREOL (saint) , évêque d’Uzès, 663-581, est fêté le 18 septembre. — Un autre saint Ferrâol fut tribun dans l’armée rom., et subit te martyre à Vienne en Dauphiné en 304. Ojj le fête avec le précédent. — Martvr au ni* siècle. Voy. fargf.au.

FERRERAS (Jean de) , historien espagnol, né à Labaniza ( Astorga ) on 1652, mort à Madrid en 1735, occupait une cure de village, quand le cardidinal de Porto-Carrero , instruit de son mérite, l’appela à Madrid. Il jouit de la faveur de Phi- } îippe V , qui le nomma son bibliothécaire et l’éleva à des charges importantes; par un excès de modestie, il refusa les plus hautes dignités de l’Eglise. Ferreras a laissé un grand nombre d’ouvrago3 tur l’histoire, la théologie et la politique; lc

plus célèbre est 1 Histoire d’Etpagne (jusqu’en 15S91 Madrid, 1720-27, 16 vol. in-4 f traduit en françah par Vaquette dllermilly, 1761. Cette histoire est moins remarquable par le style que par l’esprit de critique et par l’exactitude.

FERRET, dit le Grand Ferret à cause de sa grande taille, né vers le milieu du xiv* siècle au village de Rivecour près de Verherie , était d’une force prodigieuse. 11 se signala d’abord dans la faction des Jacquiers, mais il servit ensuite le dauphin (Charles V). Les Anglais ayant surpris le château de Longueil, le grand Ferret , armé d’une hache et suivi de quelques domestiques, se précipite sur eux, tue de sa main 45 ennemis, culbute le reste et délivre la place; une nouvelle troupe se présente, elle est encore taillée en pièces par ce héros. Accablé de fatigue après deux jours de combat, Ferret était sur le point de succomber à une fièvre brûlante, lorsqu’il apprit que douze Anglais s'avançaient pour lui arracher la vie : il s’élance de son lit, saisit sa hache , tue cinq ennemis et force les sept autres à chercher leur salut dans la fuite. Épuisé par ce dernier effort, il mourut peu de jours après,

FERRETTE, PJiri en allemand, petite ville de France, cli.-l. de cant. (II. -Rhin), à 22 kil. S. O. de Huningue. — Tout près est Yieux-Ferrette, jadis ch.-l. du comté de Fcrrette.

ferrette (comté de), petit comté formé lors du démembrement du comté de Montbéliard au xii* siècle, comprit d’abord les seigneuries de Ferrette, de Thann, d’Allkirch; puis celles de Belfort, de Delle, et de Rougemont. Frédéric 1, son premier comte, le posséda dès 1104, mais n’en prit le titre qu’en 1125. En 1271 le comté de Ferrette devint vassal de l’église de Bâle. Jeanne, fille d’Ulric 11 , le porta au xiv* siècle dans la maison d’Autriche par son mariage avec Albert, 4* fils de l'empereur Albert, et le comté fut incorporé au landgraviat de Haute- Alsace. En 1469, l’archiduc Sigismond l’engagea , comme toutes ses possessions en Alsace, au duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, qui le fit administrer par le sire de Hagenbach [Voy. ce nom). Mais la tyrannie de ce dernier ayant fait éclater une révolte à Brisach (1474), le comté de Ferrette revint à la maison d’Autriche ; il fut compris comme les possessions autrichiennes dans le lot de Ferdinand, par le partage de 1622 entre ce prince et son frère Charles- Quint. Parle traité de Westphalie (1648), en cédant le Sundgau, la France devait recevoir en échange le comté de Ferrette ; mais il y eut contestation, et le comté ne fut définitivement réuni à la couronne qu’en 1660. — Le bailliage de Ferrette appartenait à la famille de Mazarin.

FERRIER (saint Vincent). Voy. Vincent.

FËRRIERE , bourg du dép. de l’Ailier, à 2 kil,

S. E. de Cusset; 2.600 hab.

FERRIERE (Claude DEj , docteur en droit de l’université de Paris, né dans cette ville en 1639, mort en 1715, professa la jurisprudence et se fit la réputation d’habile jurisconsulte. Il a laissé une traduction des Instiuaes de Justinien avec des analyses du Code, du Digeste et des Novelles , Paris, 1677, 6 vol. in-4 ; des Commentaires sur la coutume de

Paris, 2 vol. in- 12; Introduction à la Pratique; la Science parfaite du notaire , 1684, in-4, etc.

ferrière (Claude-Joseph de), fils du précédent, doyen des professeurs en droit de Paris, travailla à perfectionner les ouvrages de son père, refondit Y Introduction à la pratique, et en fit un Dictionnaire de ! Droit, Paris, 1740, 2 vol. in-4 : augmenta la Science parfaite du notaire , Paris, 1761, qui a été plusieurs fois publiée depuis.

FERRIÈRES, Aquœ Segestæ, ch.-l. de cant. (Loiret), à il kii. N. de MontargU; 1,600 hab. Tannories ; ancienne abbaye. Voy. loup.

FERRIÈRES (Charles-Eiie, marquis de) , membre

tlîCT — G16 — FERU

de 1 Assemblée constituante, né à Poitiers en 1741, | mort le 30 juillet 1804 au château de Marsaj près de Mirebeau , a laissé , outre plusieurs ouvrages littéraires, des Mémoires pour servir à l'histoire de l'Assemblée constituante et de la révolution de 1789, an vil, 3 vol. in-8, réimprimés dans la Collection des Mémoires relatifs à la révolution française , publiés chez les frères Baudouin, Paris, 1821 , 2 vol. in-8; un 3e vol. jusqu’alors inédit fut publié la même année par MM. Berville et Barrière. Cet ouvrage est remarquable par l’impartialité avec laquelle il a été

écrit.

' FERROL (le), ville d’Espagne (Santiago), dans l’anc. Galice, à 20 kit. N. E. de La Corogne, sur la baie du Ferrol, par 10° 35 long. O., 43° 29 lat. N.; 10,000 hab. Place forte ; port superbe ; forts, caserne, arsenal, chantier de construction, corderie, laminoir: toiles à voiles , etc. Cette ville n’était qu’un petit bourg avant 1752. Les Anglais essayèrent vainement de s’en emparer en 1799.

FERRONNIËRE (la belle), une des maîtresses de François I, était une bourgeoise de Paris et reçut, à ce qu’on croit, son nom de la profession de son mari qui aurait été ferronnier ou marchand de fer; selon d’autre3, elle aurait été la femme d’un nommé Féron, avocat célèbre alors. Cet homme, dit-on, feignit d’autoriser les désordres de sa femme, et imagina un odieux moyen de se défaire à la fois d’elle et de son amant. En effet, la belle Ferronnière mourut bientôt et François I ne guérit jamais. — Cette femme a donné son nom à une sorte de parure de femme consistant en une étroite bandelette qui entoure la tête et qui ferme sur le front avec un camée ou une pierre précieuse.

FERRY (Nicolas), nain célèbre. Voy. bébé.

ferry de saint-constant (J.-L.), littérateur, né en 1755 à Fano, dans les États romains, mort sn 1830, vint de bonne heure en France, fut avant 1789 secrétaire de l’ambassadeur français en Hollande, devint en 1807 proviseur du collège d’Angers, et fut envoyé à Rome en 1811, pour y organiser l’instruction publique et y fonder un lycée. En 1814, il se retira à Fano, sa patrie. On a* de lui : De l'éloquence et des orateurs anciens et modernes , Paris, 1789 et 1805; les Rudiments delà traduction, 1808 et 1811, 2 vol. in-12.

FERSEN (axel, comte de), feld-maréchal suédois, d’une famille illustre de Livonie, se distingua dans les diètes de la Suède par son éloquence et son désintéressement, et fut trois fois élu président du corps de la noblesse. 11 se montra toujours opposé au parti de la cour; en 1756, il fit condamner à mort le comte de Brahé, ainsi que plusieurs autres seigneurs qui voulaient faire une révolution en faveur du roi. Il perdit toute influence après l’avénement de Gustave 111. — Son fils, nommé aussi Axel de Fersen , jouit de la faveur du roi de Suède Charles XIII , qui le nomma chancelier de l’univ. d’Upsal, fit la campa g. d’Amériq. , puis vint en France, et montra pend. laRévol. un nobledévouem. àlafam. royale. Il périt en 1810 à Stockholm, dans l’émeute qui eut lieu au convoi du prince d’Augustenbourg.

FERTÉ (la), nom commun à une foule de lieux en France,vien t du lat. firmitas, forteresse, maison forte.

FERTÉ-ALEPS (LA) , OU LA FERTE-ALAIS , Firmitas Balduini , puis Firmitas Adelaïdis , ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 15 kil. N. E. d’Etampes; 800 hab. Filatures de coton, carrières de grès.

ferté-bernard (la), ch.-l. de cant. (Sarthe), sur l’IIuisne, à 27 kil. S. E. de Mamers; 2,604 hab. Église paroissiale du xiv* au xv* siècle ; bibliothèque publique. Grande industrie (grosses toiles, calicots, étamines, etc.); commerce. Patrie du poète ftob. Garnier et de 1 archevêque de Tolède Glapion.

ferté-fresnel (la), ch.-l. de cant. (Orne), à 12 kil. N. E. de L’Aigle ; 300 hab.

ferté-gàucher (là) , ch.-l. de cant. (Scine-et- Marne), sur le Grand-Morin, à 15 kil. S. E. de Coulommiers ; 1,000 hab. Tanneries, mégisseries : commerce de grains. Il s’y livra en 1814 un combat entre leB Français et les alliés.

ferté-imbault (la), bourg du dép. de Loir-et- Cher, à 19 kil. de Romorantin. Antique chateau.

ferté-macé (la), ch.-l. de cant. (Orne), à 19 kil. E. de Domfront ; 4,744 hab. Grande industrie : toiles de coton, rubans de fil, ouvrages de buis, teintureries , distilleries d’eau-de-vie , calandres.

ferté-mîlon (la), ville du dép. d.e l'Aisne, sur l'Ourcq, à 25 kil. N. O. de Château-Thierry; 2,000 hab. Beau château ; commerce. Patrie de J. Racine.

fehté-saint-aubin (la), jadis la ferté-nabert, Firmitas Naberti, ch.-l. de cant. (Loiret), sur le Cosson, à 19 kil. S. d’Orléans ; 1,600 hab.

FERTÉ-SENNETERRE OU SÉNECTÈRE (LA), Ville du dép. de Puy-de-Dôme. Voy. saint-nectaire.

ferté -sous-jouarre (la), ch.-l. de cant. (Seineet-Marne), à 17 kil.'E. de Meaux; 3,907 hab. Pierre meulières ; filature de laine ; cardes. Commerce (blé, bois, charbon). Aux environs, château de la Barre, flanqué de tourelles.

ferté-sur-amance (la), ch.-l. de cant. (Haute- Marne), à 10 kil. de Fay-Billot; 500 hab.

ferté-sur-aube (la), Firmitas ad Albulam , ville du dép. de la H.-Marne, à 7 kil. S. de Clairvaux; 1,000 hab. Forges; commerce de bois. Combat entre les Français et les alliés.

ferté-sur-grosne (la), ville du dép. de Saôneet-Loire, à 1 1 kil. S. de Châlons ; 500 hab. Abbaye célèbre, une des quatre dites filles de Cîteaux. Voy . CÎTEAUX.

ferté-vidàme (la), ch.-l. de cant. (Éure-et-Loir), à 36 kil. S. O. de Dreux ; 1,000 hab. Château.

FERTÉ (H. de senneterre ou saint-nectaire, duc de la), maréchal de France, né à Paris en 1600, mort en 1681, reçut le bâton de maréchal en 1651, après s’être distingué au siège de La Rochelle (1628), aux batailles d’Avesnes, de Rocroy, de St-Nicolas, où il défit le comte de Ligneville (1650). Fait prisonnier à Valenciennes en 1656, il fut racheté par le roi, prit Montmédy (1657), Gravelines (1658), et ne se reposa qu’à la paix des Pyrénées (1659).

ferté-imbault (Jacques d’étampes, marquis de la), maréchal de France, né en 1590, mort en 1668, se distingua au combat des Ponts-de-Cé, en 1620, aux sièges de St-Jean-d’Angély, de Montauban (1621), et surtout au combat de Veillane (1630), où avec sa seule compagnie il chargea et tailla en pièces 3,000 ennemis; servit dans les campagnes de Flandre, 1646-48, et fut fait maréchal en 1651. Il avait été quelque temps ambassadeur en Angleterre et rendit de grands services à son pays pendant son séjour à Londres.

ferté-imbault (la marquise de la), fille de la célèbre madame Geoffrin, se distingua comme sa mère par son esprit, mais fut aussi opposée aux philosophes que sa mère leur avait été dévouée. Elle avait épousé en 17331e petit-fils du maréchal de La Ferlé; elle resta veuve à 21 ans. Elle fut chargée, sous madame de Marsan, gouvernante en titre, d’une ! partie de l'éducation de mesdames Clotilde et Éli*

! sabeth, sœurs de Louis XVI.

I FERUSSAC (François d’audebàrd, baron de), né ! au Chartron (Tarn-et-Garonne) en 1786, mort en 1836, lieutenant-colonel d’état-major, s’est rendu célèbre par ses travaux sur la géologie et sur les mollusques. Il compléta et publia un grand ouvrage auquel son père (J .-B. -Louis de Férussac, officier d’artillerie et géologue distingué) avait déjà consacré trente années : Histoire naturelle des Mollusques, Paris, 1819-32, 4 vol. in— 4. Il fullefondateur et le directeur du Bulletin universel des sciences

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et de F industrie, journal périodique publié de 1823 à 1831, qui obtint du succès et qui contribua à répandre le goût des sciences. Férussac fut quelque temps député de son département après 1830.

FÊRYD-EDDIN-ATTHAR, poëte persan, né vers 1226, dans le Khoraçan, quitta un commerce lucratif pour embrasser la doctrine dessofis e tse faire derviche,et se livra à tous les excès du mysticisme.il fut massacré vers 1280 par les Mogols qui avaient envahi son pays. On a de lui plusieurs poèmes moraux et mystiques dont le plus célèbre est le Pend-Nâmeh (Livre des Conseils), trad. parM. deSacy, 1819, in— 8.

FERYDOUN, roi fabuleux de la Perse , fils ou petit-fils de Djemchid, délivra les peuples iraniens du joug de l’usurpateur Zohak, et gouverna avec sagesse. Le Zend-Avesta lui donne un règne de 500 ans. Ses successeurs furent les derniers Pischdadiens. On a longtemps cru voir dans Férydoun l’Arbacès des Grecs : depuis, quelques savants ont combattu cette opinion.

FESA ou PASA, Pasargadœ, ville d’Iran (Fars), à 136 kil. S. E. de Chiraz, dans un défilé. Tissus de soie, de coton, de laine. Culture et commerce de tabac.

FESCENNINS (vers), chants satiriques et licencieux en usage à Rome, tiraient leur nom de Fescennia, petite ville d’Etrurie (au N. de Faléries), d'où ils avaient été importés à Rome. Les vers fescennins ont donné naissance aux pièces appelées chez les Romains exodes et atellanes.

FESCH (Joseph), cardinal, archevêque de Lyon, né à Ajaccio en 1763, mort en 1839, était oncle maternel de Napoléon. Il fut nommé archevêque de Lyon en 1802, cardinal en 1803, puis envoyé comme ambassadeur à la cour de Rome. En 1805, il fut élevé aux dignités de grand-aumônier de l’Empire, de comte et de sénateur. Il refusa l’archevêché de Paris et ne craignit pas , dans le concile tenu à Paris en 1810, de s’opposer aux volontés de Napoléon à l’égard de Pie VII. Tombé en disgrâce, il se retira dans son diocèse où il resta jusqu'en 1814. Après l’abdication de l'empereur, il alla vivre à Rome où il passa ses derniers jours dans l’étude des lettres et des arts, sans vouloir jamais consentir à se démettre de iion archevêché. 11 avait formé une riche collection de tableaux : il en a légué 1200 à la ville d’Ajaccio.

FESTUS (Sext.-Pomp.), écrivain latin, qui vivait vers la fin du me siècle ou au commencement du IVe siècle de J.-C., abrégea le traité De Verborum significatione de Verrius Flaccus, et fut lui-même abrégé par Paul Diacre. Il ne reste que des fragments de Festus ; ils ont été publiés par Ant. -Augustin, Venise, 1559; par Fulvius Ursinus, Rome, 1581 ; par Dacier, Paris, 1681, ad usum delphini ; l’édition la plus récente et la plus complète est celle d’Egger, Par.,l839,trad.en fr. par A.Savagner, 1846.

FESULES, Fœsulœ, auj. Fiesole, ville de l’Etrurie scptent., près de l’Apennin, devint colonie romaine sous Sylla, et fut en 63 le centre des tentatives de Mallius en faveur de Catilina.

FÊTE-DIEU, ou FÊTE DU SAINT-SACRE¬ MENT, festum Corporis Christi, fête religieuse qui a pour but d’honorer la présence réelle de Jésus-Christ dansle sacrem. de l’eucharistie, est célébrée le jeudi qui suit la Trinité. Cette fête fut instituée le 8 septembre 1 264 par le pape Urbain IV, qui fit à cet effet composer des prières par saint Thomas d’Aquin. Ce ne fut néanmoins qu’en 1312 que la bulle d’Urbain IV fut confirmée au concile de Vienne sous Clément V et 4U0 la célébration de la Fête-Dieu devint générale. Cette fête était autrefois accompagnée de processions publiques où l'hostie sainte était portée en grande pompe à travers i es rues ; depuis 1830, ces processions ne se font plus à Paris et dans quelq. gr. villes.

FETES. Pour les anciens : Voy. mégalésies, PAN¬ ATHÉNÉES, BACCHANALES LUPERCALES, SATURNALES,

etc., etc. Pour les modernes : Voy. pàques, ascension, ASSOMPTION, FÊTE-DIEU, NOËL, etc.— \oy. aUSSÎ carnaval, fête des fous, etc.

fêtes fêtées ou fêtes chômées , dites aussi fêtes carillonnées, fêtes obligatoires, pendant lesquelles il était défendu de travailler ou d’ouvrir boutique. Avant 1789, on comptait, avec les dimanches, 82 fêtes chômées; le concordat de 1802 ne conserva en dehors de* dimanches que quatre fêtes d’obligation : l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et Noël.

fêtes mobiles. L’Eglise catholique distingue parmi les fêtes annuelles des fêtes mobiles et dea fêtes non mobiles. Parmi les fêtes mobile* se trouvent Pâques, l 'Ascension, la Pentecôte , la Drinilé , la Fête-Dieu. C’est le jour auquel on célèbre la fête de Pâques qui décide de toutes les autres [Voy. paques). Les fêtes non mobiles reviennent tous lea ans au même jour du mois ; telles sont : la Circoncision (1er janvier), l’Epiphanie (6 janvier), l’Assomption (15 août), la Toussaint (l#r novembre), Noël (25 décembre).

FETH-AL1-SCHAH ou BABAKHAN, roi de Perse, 2e prince de la dynastie turcomane des Kadjars, né en 1762, mort en 1834, fut d’abord gouverneur du Farsistan pour son oncle Aga-Mohammed, et monta sur le trône de Perse en 1797 après la mort de ce dernier. Après avoir triomphé de plusieurs compétiteurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1803), mais ne put soumettre le prince George qui avait appelé les Russes à son secours. En 1805, il fit alliance avec Napoléon contre la Russie ; mais après la paix de Tilsitt, il abandonna cette alliance pour celle de l’Angleterre. En 1813, il conclut à Gulistan un traité de paix avec les Russes, en abandonnant ses prétentions sur la Géorgie. La même année, Feth-Ali enleva au roi de Kaboul la province d’Hérat ; mais la mésintelligence qui éclata entre ses fils Abbas-Mirza et Mohammed-Ali l’empêcha de la conserver. En 1821, il déclara la guerre à la Porte! et obtint pour la Perse un traité avantageux (1823). Après la mort de l’empereur Alexandre, Feth-Ali conçut le projet de reconquérir sur les Russes les places qu’il avait perdues. D’abord vainqueur, il fut ensuite défait en plusieurs rencontres par le général russe Paskevitch et signa en 1828 une paix onéreuse : l’Araxe devint alors la frontière entre la Russie et la Perse. Feth-Ali mourut six ans après, laissant le trône à 6on petit-fil* Mohammed-Mirza, fils d’Abbas-Mirza, qui était mort peu avant lui.

FÉTICHISME, adoration des fétiches , idolâtrie grossière, ainsi appelée du mut fetisso (chose féée, ensorcelée), nom donné par les Portugais aux objets du culte des nègres d’Afrique : c’est le culte des peuple* les moins civilisés. Elle s’étend depuis les hordes sauvages du continent austral jusqu’aux peuples moins barbares du centre de l’Asie et de l’Afrique ainsi que de l’Amérique septentrionale. C’est dans les éléments, surtout le feu, c’est dans les arbres, les fleuves, et parmi ces êtres invisibles, ces génies bienfaisants ou malfaisants, créés par la superstition et la crainte, que tous ces peuples ont été chercher leurs fétiches. Tels sont les grisgris de l’Afrique centrale, les manitous et les ockis de l’Amérique, les bur khans de la Sibérie. Des sacrifices humains, des actes atroces, distinguent la plupart de ces religions barbares. Les prêtres de ces idoles sont appelés griots en Afrique , jongleurs en Amérique/ chamanes dans l’Asie centrale.

* FEU (culte du). Le feu a été l’objet de l’adoration d’un grand nombre de peuples. Chez les anciens, les Perses regardaient le culte du feu comme la partie fondamentale de leur religion, et les cérémonies de ce culte sont retracées avec détail dans le Zend-Avesta. Les Perses saluaient tous les matins le soleil levant, symbole du feu le plus pur; ils regardaient le feu comme le protecteur des états, et con-

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servaient dans des sanctuaires particuliers le feu

cré qui ne devait s’éteindre jamais. Behram, fils d Ormuzd et l’un des 28 lzed3, était le génie du feu. Chez le3 Perses actuels, lesGuèbres, qui habitent dans le Kcrman et le Guzzerat, ont conservé encore auj. toutes les cérémonies des anciens Perses à l’égard du feu. Le pyr asbeston des Grecs qui brûlait sans cesse à Athènes et à Delphes, le feu qu’entretenaient à Rome les prêtresses de Ve3ta ( Estia ou Festia des Grecs), le culte de Vulcain ( Héphestios ), rappellent encore la déification du feu, commune du reste à tous les peuples de race pélasgique. On la retrouve aussi dans la religion des Péruviens.

FEU GREGEOIS. Voy . CAI.LINiCUS.

FEU (terre de), Terra-do-Fogo en portugais, ou archipel de Magellan , à la pointe S. de l’Amérique mérid., se compose d’une infinité d’îles et d’écueils situés par 52* 30 -65° 59’ lat. S. et 67° 10’ long. ü. C’est un pays effroyable, hérissé de montagnes volcaniques et couvert de neiges éternelles. Les naturels de ces îles sont dans un état de misère et d’abrutissement profond. Ils se nourrissent de poisson, surtout de la chair des phoques et des loutres qu’ils prennent sur les côtes. L’île principale ou Terre-de- Feu proprement dite (King Charles Southlund des Anglais), située à l’E. des autres, est remarquable par son étendue: on y remarque le mont Sarmiento et un volcan qui lui a valu son nom. Ensuite viennent les îles Occidentales (ou Souih-Desolation ), Clarence, des États, et Horn (que termine au S*, le cap Horn, la pointe la plus mérid. de l’Amérique). La Terre de Feu est séparée du continent par le détroit de Magellan dont la navigation est très périlleuse. — Cet archipel fut aperçu pour la première fois en 1520 par le navigateur portugais Magellan; Cook en 1768, et peu après sir Banks et Solander le visitèrent. Les capitaines Weddel et King l’ont récemment exploré. Les Anglais y ont formé un établissement.

feu (île de), une des îles du Cap-Vert. Voy. fogo.

FEUDATAIRE. Voy. féodalité et fief.

FEUILLADE, village du dép. de la Charente, à 25 kil. S. E. d’Angoulême ; 800 hab. Mines de fer.

FEUILLADE (Franç. d’aubusson , vicomte de la), maréchal de France, issu de la famille du grandmaître d’Aubusson, fut un des plus zélés serviteurs de Louis XIV. Il fit avec distinction la campagne de Flandre (1651-54); alla, après la paix des Pyrénées, servir sous Montécuculli contre les Turcs,- accompagna Louis XIV en 1674 dans la conquête de la Franche-Comté; prit Salins (1674), et emporta, l’épée à la main, le fort St-Etienne qui défendait Besançon. Il fut fait maréchal en 1675, gouverneur du Dauphiné en 1681, et mourut en 1691 . Courtisan flatteur, il avait fait ériger à ses frais en lGSG sur la place des Victoires une magnifique statue de Louis XIV couronné par la victoire, et tenant à ses pieds quatre esclaves enchaînés représentant autant de nations vaincues ; cette statue a depuis été détruite. — Son fils, Louis de La Feuillade, fut aussi maréchal (1724), mais il était loin d’égaler son mérite. Il se laissa battre en Piémont par leprince Eugène.

FEUILLANTS, Folieiani , ordre religieuxde larègle dfiCîteaux, fut institué en 1577 par Jean de La Barrière à l’abbaye de Feuillant près de Toulouse, ils devaient avoir la tête et les pieds nus , dormir sur des ülanches, manger à genoux, s’impos. des privations surhumaines; l’austérité de cette règle fut bientôt adoucie. Les Feui’.lants prirent une grande part aux troubles de la Ligue, surtout un Bernard de Montgaillard, dit le Petit Feuillant , qui se signala par la véhémence de ses sermons. En 1630, Urbain VIII sépara les Feuillants d’Italie, sous le nom de Réformés de Saint-Bernard, des Feuillants de France qui, en 1789, comptaient 24 maisons. — Feuillantines , religieuses qui suivaient la réforme des Feuil-

antset dont le premier convent fut établi en 1590

à Montesquiou prè3 de Toulouse. En 1622, Anne d’Autriche fonda une maison de Feuillantines au faubourg St-Jacques à Paris.

feuillants (club des), société formée de la scission de la partie modérée du club des Jacobins qui s’appela d’abord Société de 1789, tint ses premières séances au Palais-Royal, et prit le nom de Feuillants quand elle vint s’établir au couvent des Feuillants près des Tuileries. On comptait parmi les principaux membres de ce club Lal’ayette, Bailly, Duport, les frères Lameth. Leurs adversaires leur avaient donné le nom de club monarchique. Il ne fut plus question de ce club après le 10 août.

FEUILLÉE (Louis), minime, de l’Académie des Sciences, néàMane, près de Forcalquier, en 1660, mort en 1732, voyagea par ordre du roi dans les différentes parties du monde, visita en 1709 et 1710 le Pérou et le Chili, et détermina avec exactitude la position des côtes de ce pays, il a laissé : Journal des observations physiques , mathématiques et botaniques, Paris, 1714 et 1725, 3 vol. in-4 ; Voyage aux Canaries, pour la fixation du premier méridien Histoire des plantes médicinales du Pérou et du Chili , etc.

FEUILLET (Nicolas), chanoine de Saint-Cloud, né en 1622, mort en 1693, se fit un nom par ses prédications et son esprit de prosélytisme, et fil plusieurs conversions remarquables, entre autres celle de M. de Chanteau; il a écrit l’histoire de cette conversion, 1712, in- 12. Il a laissé une Oraison funèbre de Henriette d' Angleterre.

FEUQUIÈRES, village du dép. de l’Oise, à 7 kil. O. de Grandvilliers ; 1,300 hab. Étoffes de laine, bonneterie. Commerce de grains et bestiaux.

FEUQUIÈRES (Manassès de pas, marquis de), lieutenant-général sous Louis XIII, né à Saumuren 1590, contribua puissamment à la prise de La Rochelle, fut chargé en 1633 d’une mission en Allemagne pendant la guerre de Trente-Ans, et fit en 1639 le siège de Thionville; il y fut blessé et pris, et mourut quelques mois après. 11 a laissé des mémoires sur ses négociations en Allemagne , pu< bliés en 1753, 3 vol. in-12.

feuquières (Antoine de pas, marquis de), petit-fils du précédent, né en 1648, mort en 1711, se signala sous Louis XIV par une bravoure extraordinaire; servit sous Luxembourg, Turenne et Catinat, et contribua beaucoup au gain de la bataille de Nerwinde (1693), où il commandait avec le titre de lieutenant-général. Disgracié pour avoir parlé trop librement, il occupa ses loisirs à écrire des Mémoires sur la guerre, qui sont très estimés ; ils ont été publiés par son neveu en 1770, 4 vol. in-4.

FEURS, Forum Segusianorum , ch.-l. de cant. (Loire), sur la Loire, rive droite, à 19 kil. N. E. de Montbrison; 2,600 hab. Restes de construction romaine (digues qui resserrent la Loire, etc.). — Feura a été la capitale du Forez jusqu’en 1441. Les Calvinistes la prirent en 1562. C’est de cette époque que date sa décadence.

FEVE, riv. des États-Unis (Arkansas), naît à 310 kil. S. O. de Cadron, et grossit l’Arkansas, après 350 kil. de cours.

FEVEDA, île de l’Amérique du Nord, sur la côte N. O., entre le continent et l’île Quadra-et-Vancouver; 58 kil. sur 5. Elle fut découverte en 1791

par des Espagnols.

FEVERSHAM, ville d’Angleterre. Voy. faversham.

FEYJOO (Benoît-Jérôme), écrivain espagnol, né à Compostelle en 1701, mort en 1764, abbé du monastère Saint-Vincent à Oviédo, avait de bonne heure renoncé au monde pour se livrer tout entier à l’étude des langues, de l’histoire, des belles-lettres. Il fit paraître en 1726 son Théâtre critique universel, espèce de revue satirique des opinions,

| les hommes et des principales professions de la vie

FEZZ

FICH

qui eut un succès prodigieux : cet ouvrage, successivement augmenté, a été traduit en français par d’Hermilly, Paris, 1742-1746, 4 vol. in-12. On a encore du même auteur des Lettres curieuses et instructives, Madrid, 1748, 8 vol. in-8. La meilleure édition des œuvres de Feyjoo est celle qu’a donnée Campornanès avec une Vie de l’auteur, Madrid, 1780, 33 vol. in-8.

FEYZ-ABAD, ville de l’Inde tributaire des Anglais (Aoude), sur la rive droite de la Gograh, par 26° 47' lat. N., 79° 43’ long. E. Ville grande et peuplée, mais en partie ruinée. Elle fut au xvnr siècle la résidence des nababs d’Aoude, qui l’ont abandonnée pour Lacknau en 1775.

FEZ, ville de l'empire de Maroc, ch.-l. delaprov., et jadis du roy. de Fez, à 375 kil. N. E. de Maroc, par 7° 18’ long. O., 34° 6’ lat. N.; 80,000 hab. (bien qu'ordinairement on ne lui en donne que 20,000). C’est la ville la plus importante de l’empire, et la plus belle de la Barbarie ; mais elle n’a pas de beaux monuments. On y fabrique des couvertures de laine, des armes blanches et à feu, du maroquin, de la poudre à canon, etc. Son commerce est actif. Elle a eu des écoles renommées parmi les Mahornétans ; elle possède une bibliothèque considérable pour le pays. Elle fut fondée en 807 par Ldris 11 • prise en 1459 pûV Alphonse de Portugal.

fez (roy. de), au N. E. ou Maroc proprement dit, au N. O. du roy.de Tafilet, a pour bornes au N. la Méditerranée, à l’O. l’Atlantique. Il a 520 kil. sur 450. Ch.-l., Fez. Autres villes princip., Meksanah (Méquinez), Tetouan, Tanger, Rabat. Ses monts principaux sont les monts Errifs qui réunissent le grand et le petit Atlas. Le climat est brûlant dans les lieux bas, tempéré dans les mont. Le sol est très fertile. — Ce pays, après avoir formé la plus grande partie de la Mauritanie Tingitane, fut annexé sous les derniers empereurs au diocèse d'Hispanie, devint ensuite et successivement la proie des Vandales et des Arabes (678). Ceux-ci lui donnèrent le nom d’Acssay [éloigné). Le royaume de Fez fit d’abord partie du grand califat de Damas; mais il s’en démembra de bonne heure, et devint le centre de la puissance des Edrisites en 782. 11 fut ensuite annexé par Abdérame III (931-960) au califat de Cordoue ; mais il lui échappa en 960 pour passer sous les lois des califes fatimites. En 1070, les Almoravides s’emparèrent du royaume de Fez, et en firent une dépendance de leur empire. Les Almohades leur succédèrent en 1 145, mais ils établirent leur résidence à Maroc. Sous les Mérinites (1248), Fez reprit sa prééminence, soumit les royaumes voisina de Sous, de Maroc et de Tafilet; mais en 1536, il perdit toutes ces provinces ; depuis ce temps, il fut sans cesse en guerre avec l’empire de Maroc ; il fut subjugué en 1730 par les souverains de cette dernière ville, et finit par devenir partie intégrante de cet empire dont il n’est plus auj. qu’une province.

FEZENSAC (comté de). Voy. vic-fezensac.

FEZEIS’SAGUET (vicomté de), apanage formé en 1163 par Bernard IV, comte d’Armagnac, pour son 4* fils. Roger. Gérard V, fils de Roger, devint en 1256 comte d’Armagnac par l’extinction des lignes aînées; mais en 1285, son fils cadet fonda une nouvelle branche de comtes de Fézensaguet.

FEZZAN, Phazania , prov. de l'état de Tripoli, s’étend de 23° 55’ à 30° 50’ lat. N., et de 10° 15’ à 17° 5’ long. E. : 576 kil. sur 310; 90,000 hab. Ch.-l., Mourzouk. Autres villes, Ghermah, Sebha, Bangem, Tesaouah. Le Fezzan se compose de plusieurs oasis séparées par d’immenses plaines de sable. Le sol est très fertile dans les oasis; les

ment habité par les Garamantes, dont la ville ao tuelle de Ghermah rappelle le nom. Au temps de Flirte, ce pays portait le nom de Phazanie, d'où est dérivé le nom moderne. Conquis par les Arabes ?e Fezzan devint, grâce à sa position au milieu dos sables du désert, un état indépendant; cependant cet état finit par payer tribut au bey de Tripoli, tout en conservant ses chefs indigènes; mai» en 1811 Mohammed-el-Mokuy, envoyé par le bev de Tripoli pour percevoir le tribut, s’empara de Mourzouk pour son propre compte, massacra la famille régnante, et se fit confirmer par le bey dans sa nouvelle conquête en lui offrant un tribut triple de celui qu’il recevait précédemment.

HACHE (saint), patron des jardiniers, né en Irlande vers 600, vint en France , établit dans la Brie, près de Meaux, à l’endroit où se trouve aujourd’hui un village de son nom, un hospice pour les pèlerins, et mourut en 670. On dit que les voitures de louage appelées fiacres ont pris le nom de saint Fiacre parce qu’elles avaient servi d’abord à transporter les voyageurs à l’hospice fondé par ce saint. On célèbre la Saint-Fiacre le 30 août.

FIBONACCI (Léonard), nommé auc*; Léonard, de Pise, du nom de sa patrie, né à Pise au xii° siècle, voyagea parmi les Arabes d’Afrique, et en rapporta, dit-on, les chiffres araoes et la notation aigeonqu dont d’autres attribuent l’introduction à Gerbert. On a de lui en manuscrit: Liber Abaci , écrit en 1202 et ( Juaarai i numeri, pub. par ttoucompagnoin, 1 854 .

F1CAROLO, ville de Lombardie, à 27 k. S. 0. de Rovigo; 3,000 h. Port, pont sur le Pô. Soie.

FICHTE (J. Gottlieb), philosophe allemand, né en 1762 à Ramenau en Lusace, fils d’un marchand mercier, fut d’abord précepteur particulier à Kœnigsbcrg, où il se lia avec Kant; se fit connaître de bonne heure par la Critique des Révélations (1792), et par un écrit sur la Révolution française (1793), et devint en 1793 professeur de philosophie à léna où il excita un grand enthousiasme par son éloquence et par la nouveauté de ses idées. Accusé d’athéisme dans cette ville, il se démit de ses fonctions en 1799 et se retira à Berlin. Il fut nommé en 1805 professeur à Erlangen, et peu après professeur et en même temps recteur à l’université de Berlin. Lors de l’invasion des Français en Prusse, il prononça des Discours à la nation allemande, qui ranimèrent vivement l’esprit public. Il mourut à Berlin en 1814, attaqué d’une épidémie que la guerre avait fait naître. Fichte voulut compléter le système de Kant et donner une base inébranlable aux connaissances humaines; il imagina pour cela une théorie qu’il appelle la doctrine de la science. Partant de la seule idée du moi, il prétend en faire sortir la notion du monde et celle de Dieu même. Ce système est connu sous le nom d 'idéalisme transcendental. Il le modifia lui-même considérablement dans la suite, et tomba dans une espèce de panthéisme. Il reconnut enfin la vanité de la spéculation et la nécessité de s’en rapporter aux convictions naturelles de la conscience. Fichte eut un grand nombre de disciples, entre autres Schelling, qui devint ensuite son adversaire. Ses principaux ouvrages sont : Idée de la Doctrine de la science, 1794 ; Principes fondamentaux de la Doctrine de la science, 1794 ; Dcstinaiioii de l'homme de lettres, 1794; Droit naturel, 1796; Système de morale, 1798 ; Destination de l'homme , 1800 (traduit en français par Barchou de Penhoën, 1832); Théorie de la religion , 1806. Il a en outreexposé ses opinions dans un Journal philosophique, publié à léna, 1797 et années suivantes. Une Vie ae Fichte a été publiée par son fils, aujourd’hui

dattes y sont les meilleures connues. C’est le grand prof, à Bonn, 1830, 2 v. in-8. M. Grimblot traduit marché intérieur de l’Afrique septentrionale, et le ses OEuvres choisies , 1843, in-8. rendez-vous des caravanes du Caire, de Tripoli, de F1CHTELBERG ou FlCHTELGEBlRGE (c.-à-d. Tunis, de Ghadamès. — Le Fezzan était primitive- le mont aux sapins) , montagne de Bavière (Haut-

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