‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 376 sur 1261 · FIES — 620 — FIGE · texte numérisé non relu

FIES — 620 — FIGE

Mein), par 50° lat. N., 9° 15’ long. E., lie le Bœhmerwald aux monts de Franconie ; son sommet le plus haut atteint 1,060 mètres. De ses flanc3 portent la Naab au S., l’Eger à l’E., la Saale au N. et le Mein à 10.

FICIN (marsile), Marsilio Ficino, né à Florence en 1433, mort en 1499, fils du médecin de Côme de Médicis, étudia dès sa première jeunesse avec ardeur la langue grecque et la philosophie de Platon. Il devint recteur de deux églises de Florence, puis chanoine de la cathédrale, et fut comblé des bontés de Côme, Pierre et Laurent de Médicis. Il rendit à Platon un culte presque idolâtre et fit établir à Florence une académie platonicienne. 11 croyait à l’astrologie, à la divination, à l’alchimie. On lui doit la traduction latine de Platon, Venise, 1491; de Plotin, Florence, 1492; de Denys l’Aréopagite, Cologne, 1636; de quelques traités de Jamblique, Porphyre, etc., Venise, 1497; il a en outre composé un grand nombre d’ouvrages, entre autres : Theologia platonica de immorialiiale , etc., 1488; De Vila, 1489. Ses œuvres ont été publiées en 2 vol. in-fol., Paris, 1641.

FIDANZÂ /Bonaventure de). Voy. bonaventure.

FIDÉLITÉ (marquis de la). Voy. elio.

FIDÉLITÉ (ordre de la). On nomme ainsi : 1° un ordre institué en 1701 par Frédéric III, électeur de Brandebourg, et plus connu sous le nom d’ordre de T Aigle-Noir (Voy. aigle); — 2° un ordre institué en 1715 par le margrave Charles-Guillaume de Bade- Dourlach, à l’occasion de la fondation de Carlsruhe.

FIDÈNES, Fidenœ, petite ville des Sabins, au confluent du Tibre et de l’Anio, fut prise par Romulus, Tullus Hostilius, Ancus Martius, Tarquin l’Ancien, mais ne reçut de colonie rom. qu’en 425 av. J.-C. Son ampliith. s’écroula l’an 26 de J.-C.; 20,000 h. y périr.

F1DENT1A, ville d'Italie, auj. borgo-san-donino.

FIDJI (archipel). Voy. viti.

FIEF, en latin mod. Feodum (du saxon fee> salaire, et od, bien, propriété), d’où féodalité et feudaiaire (Voy. ces noms). On désignait par ce mot la terre donnée à titre de récompense par un chef germain ou franc aux guerriers de sa bande, qui l’avaient suivi dans les combats. C’est dans une charte de Charles-le- Gros en 884 que le mot fief est employé pour la première fois pour désigner ces sortes de conces- .sions, que jusqu’au ix* siècle on avait appelées beneficium, bénéfice. (Voy. bénéfice). On distinguait les fiefs en grands fiefs ou pairies féodales (Voy. pairs) ; en fiefs simples , qui relevaient de la couronne, et arrière-fiefs dont les possesseurs ne relevaient qu'indirectement de la couronne et dépendaient d’un seigneur qui lui-même était feudataire et soumis à un suzerain plus puissant. Le nombre des fiefs varia en France d’une manière infinie.

FIELDING (Henri), romancier anglais, né en 1707 à Sharpham-Parck (Somerset), mort à Lisbonne en 1754, fut d’abord destiné au barreau. Il se livra dans sa jeunesse à la dissipation et épuisa sa fortune. Il fit alors pour vivre des comédies et des romans, Il obtint ensuite la place de juge de paix à Londres. Le plus célèbre de ses romans est Tom Jones ou V Enfant trouvé , 1750, que l’on regarde comme un modèle du genre. On a encore de lui : Jonathan Wild , Joseph Andrews , 1742; Amélie, 1751. Plusieurs de scs comédies sont imitées de Molière. Tom Jones a été tra«Iuit par Laplace, 1760, Chéron, 1804, Labédollière,1833, Defauconpret, 1836. Les Œuvres complètes de Fielding ont été plusieurs fois publiées, et dernièrement à Londres, 1833, 10 vol. in-8. — Sa sœur, Sarah Fielding, a donné le roman de David Simple , 1749, et quelques autres écrits.

F1ESCHI (Joseph), auteur d’un des plus horribles attentats dont l’histoire ait conservé le souvenir, né en Corse en 1790, tenta en 1835 de faire périr d un seul couple ro> de France Louis-Phiiirme et les

princes de la famille royale. Il dressa dans ce but une machine infernale dans une maison du boulevard du Temple, et le 28 juillet, pendant une grande revue, il la fit partir au moment où le roi passait devant ses fenêtres, accompagné de son état-major : 18 personnes perdirent la vie, au nombre desquelles on compte le maréchal Mortier, duc de T révise; 22 autres personnes furent grièvement blessées; le roi n’échappa que par miracle. Fieschi fut pris et condamné à mort avec Pépin et Morey, ses complices. Cet homme avait d’abord été berger, puis militaire ; il était, peu avant l’exécution du crime, employé à Paris par le gouvernement comme gardien du moulin de Croullebarbe sur la Bièvre; mais ayant perdu celte place, il se trouvait sans ressources. Il avait été précédemment condamné pour vol à 10 ans de réclusion.

FIESOLE, Fœsulœ, ville de Toscane, à 6 kil. N. E. de Florence. Evêché. Voy. fésijles.

FIESOLE (Giovanni dà), peintre. Voy. giovànni.

FIESQUE, en italien Fiesco , et au pluriel Fieschi , illustre famille de Gênes qui remonte aux premiers temps du moyen âge ; elle posséda d’abord en pleine souveraineté et à titre de comté la ville de Lavagna, située à l’E. de Gênes; mais elle la céda à cette république en 1198, et reçut en échange le droit de bourgeoisie et de noblesse. Les Fiesques possédaient de nombreux fiefs dans la Ligurie, le Piémont, la Lombardie, l'Ombrie, et même dans le royaume de Naples. Ils ont donné à l’Église "'deux papes (Innocent IV et Adrien V), un grand nombre de cardinaux, de patriarches, d’archevêques, etc. On compte parmi eux plusieurs nobles du Saint- Empire, un maréchal de France sous Louis IX, plusieurs généraux , quatre amiraux ; mais le plus célèbre de tous est Jean-Louis Fiesque (qui suit) , auteur de la conspiration dite conjuration de Fiesque.

fiesque (J .-Louis), noble génois, né vers 1524, conspira en 1547 contre André Doria, qui exerçait le pouvoir suprême à Gênes, et contre Jeannetin Doria, son neveu, qui devait lui succéder. Il s’était déjà rendu maître de la ville, et avait fait massacrer Jeannetin Doria, lorsqu’il tomba à la mer en passant sur une planche et se noya, Après sa disparition , la conspiration fut bientôt étouffée; ses complices furent cruellement punis. L’histoire de cette conspiration a été écrite en italien par Mascardi, 1629, in-4, et en français par le cardinal de Retz. Schiller a mis sur la scène la Conjuration de Fiesque , et M. Ancelot a donné en 1824 une tragédie de Fiesque.

F1FE, comté maritime de T Écosse, appelé d’abord Othelinia , est situé au N. du golfe de Forth, à l’E. des comtés de Perth, Clackmannan, Kinross, et sur la mer : 66 kil. sur 25; 129,000 hab. Ch.-L, Cupar. Houille, chaux, beau marbre , culture florissante. — Ce comté fut en 840 érigé par Kenneth, roi d’Ecosse, en faveur de Fife-Macduff qui lui donna son nom. Le comté de Fife fut le théâtre des premiers troubles qui éclatèrent en Écosse au xvie siècle.

FIFE (comtes de), illustre famille d’Ëcosse, dont l’origine remonte à Fife-Macduff, qui reçut le titre de comte sous le règne de Kenneth II , vers 840, en récompense des services qu’il avait rendus dans les guerres contre les Pietés. Ses descendants, parmi lesquels on remarque Macduff qui soutint Malcolm contre l'usurpateur Macbeth, portèrent le titre de comtes de Fife jusqu’en 1353 ou 1424. Le nom de Duff subsista seul à partir de cette époque ; mais en 1750, William Duff de Bracco reprit le titre de comte de Fife. Ce titre est aujourd’hui représenté par James, 4e comte de Fife, vicomte Macduff, et pair d'Angleterre.

F1GEAC, ch.-l. d’arr. (Lot), à 50 kil. N. E. de Cahors ; 6,237 hab. Toiles, étoffes de coton. Société d’agric., collège. Pat.de Fr. Champollion, auquel on doit la connaissance du système hiéroglyphique, et

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