‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 406 sur 1261 · FR AN · texte numérisé non relu

FR AN

morddom ( major domus , maire du palais), rendait la justice. Les coutumes, très simples d’abord, ne furent rédigées qu’après Clovis et tinrent lieu de lois. 11 y eut deux de ces codes grossiers, la Loi salique , la Loi ripuaire : ils répondaient à la division de la nation en deux groupes, les Saliens et les Ri-

puaires.

francs (en Orient). Dans tous les états du Levant on désigne sous le nom commun de Francs tous les Européens, quelle que soit d’ailleurs leur origine ou leur nation. Ce nom dérive du nom du peuple franc , soit qu’il remonte au temps des croisades où les Français jouèrent le rôle le plus important, soit qu’il dérive des privilèges que la Porte a toujours accordés aux Français, qui furent très souvent ses alliés. On appelle langue franque un jargon qui est parlé dans le Levant et qui sert d’intermédiaire entre les Européens et les Orientaux; il est surtout composé d’italien. Ce dialecte prit sans doute naissance pendant les croisades.

FRANCS-MAÇONS, société secrète répandue dans différentes contrées du globe, surtout en Angleterre, en Allemagne et en France, a pour objet, d après les statuts publiés par l’ordre môme (art. 1): « l’exercice de la bienfaisance, l’étude de la morale universelle, et la pratique de toutes les vertus ». Les Francs- Maçons se considèrent comme frères et doivent s’entr’aider en quelque lieu qu’ils se trouvent, à quelque nation , à quelque classe de la société qu’ils appartiennent. On n’est admis dans l’ordre qu’après certaines cérémonies initiatrices etcertainet' épreuves ; les adeptes jurent de ne rien révéler des^l secrets de l’ordre. Us ont des signes convenus pourse reconnaître. Les Francs-Maçons ont adopté certain? symboles qui sont tous empruntés à l’art de bâtir, tels que le tablier de peau, la truelle, l’équerre, le compas ; ils sont distribués en un certain nombrede petites assembl. [loges), qui se réuniss. dans desfemple*: ils reçoiv., selon qu’ils sont plus ou moins avancés dans l’initiation, des grades divers dont le nombre ne s’élève pas à moins de 33 ; mais il n’y a que troi? de ces grades qui soient vraiment essentiels, ceus d 'apprenti, de compagnon et de maître; les initiés qui sont arrivés aux grades les plus élevés forment une espèce de conseil qu’on nomme Grand-Orient; le Grand-Orient de France réside àParis. Les Francs- Maçons ont deux banquets par an pour célébrer les deux fêtes de l’ordre, l’une au solstice d’été, l’autre au solstice d’hiver. — L’origine de la maçonnerie :st enveloppée d’une grande obscurité: les uns la font sortir des mystères de l’Egypte ou de la Grèce, les autres la font remonter à la fondation du temple de Jérusalem sous Salomon, et lui donnent pour instituteur Hiram, architecte chargé de construire ce temple ; d’autres enfin la regardent comme un reste de l’ordre des Templiers ou de la société secrète des Rose- Croix. Selon l’opinion la plus probable, l’institution

exigeaient un long noviciat. Avec le temps, et lors que les procédés de 1 architecture furent universellement connus , 1 association maçonnique perdit son caractère primitif ; un grand nombre dopersonnes étrangères à l’architecture y furent admises les noms et les instruments tirés de l’art do cotisé truiro furent néanmoins conservés, mais ils ne furent plus que des symboles; les réunions persistèrent, mais elles ne conservèrent de l’organisation primitive que l’esprit de fraternité. C’est en Angleterre que l’on trouve les traces les plus anciennes de l’ordre maçonnique organisé à peu près comme il l’est aujourd’hui : en 1327 tous les lords étaient maçons; en 1502 Henri VII se déclara protecteur de l’ordre et tint une loge dans son propre palais. Ce n’est qu’en 1725 que la maçonnerie a été introduite en France ; elle le fut par lord Derwent-Waters. Elle ne tarda pas à se répandre; elle avait pour grand-maître en 1771 le duc de Chartres (depuis duc d’Orléans); et sous l’empire, le roi Joseph, frère de Napoléon.

Les associât, maçonniques ont de tout temps excité ladéfiance des gouvernements, par la facilité qu’elles offrent aux conspirateurs de se réunirsecrètement,; on les a regardées comme hostilesà la religion aiusi qu'au pouvoir établi. Elles furent proscrites en 1425 par le parlement anglais, en 1561 par la reine Elisabeth; en 1757, le Châtelet de Paris procéda contre elles; elles furent également poursuivies en Espagne, en Rus¬

sie, eu Italie : les papes Clément XII, Benoît X1Y, PieVH et Léon Xll les ont condamnées.

FRANEKER, ville de Hollande (Fri sel, sur un ranal, à 17 kil. O. de Leeuwarden ; 4,000 nab. Bien bâtie, très propre. Université longtemps florissante, fondée en 1585, supprimée en 1811 , rétablie en 1815 sous le titre d’Athénée ; bibliothèque, etc. Bons instruments de mathématiques. Corderies.

FRANGIPAN1 (les) , famille romaine dont la r.om dérive, à ce qu’on croit, des mots latins fran \ gere panem , fut ainsi nommée, dit-on, parce que dans un temps de famine l’un de ses membres distribua du pain au peuple de Rome. Elle se signala dans les xii* et xni® siècles par son acharnement contre ie parti guelfe et contre le Saint- Siège, surtout contre Gélase II qui, arraché de l’autel et indignement maltraité par Cencio Frangipani, fut obligé de s’enfuir en France. Les Frangipani furent longtemps les zélés défenseurs de fempire contre les papes; mais après la bataille de Tagliacozzo, Conradin fut trahi et livré par un Frangipani, qui reçut pour prix de sa trahison des fiefs considérables et s’établit à Naples, où il devint chef d’une nouvelle branche de la même famille. On trouve encore auj. des Frangipani en Hongrie et dans le Frioul.

FRANK E, philanthrope. Voy. fràncke.

FRANKENAU ou FRANKENHEÏM , bourg de maçonnique devrait son existence h une confrérie de Bavière (Rézat), à 25 kil. 0. d’Anspach ; 1,700 hab. maçons constructeurs qui ne commence à être con- Château, résidence du prince de Hohcnlohe-Schilnue qu’au vins siècle de notre ère ; ces architectes, lingsfürst.

voyageant d’un bout de l’Europe à l’autre, auraient FRANK ENBERG, ville du roy. de Saxe, à 12 construit ces basiliques, ces cathédrales (lu moyen kil- N. K. de Vieux-Chomnitz ; 3*600 hab. Laina- ,âge si remarquables et par leur élégance et par leur gea, toiles, étoffes de coton, indiennes, brasseries, uniformité qui appartiennent à ce genre d’archi- Cuivre aux environs. Jadis fortifiée par Charlemagne pour la garantir des Saxons. — Une autre Frankenberg se trouve dans la Hesse Electorale, à 27 kil. N. de Marburg; 2,800 hab.

FRANIvHENHAUSEM, ville de la principauté de Scliwartzbourg-Rüdolstadt, sur laWiper, à 55 kil. N. E. de Gotha; 3,000 hab. Teintureries. Grande Saline. Eaux thermales. Les Anabaptistes de Th. Munzer y furent taillés en pièces en 1525.

FRANKENSTEIN, ville murée des États prussiens (Silésie), à 60 kil. S. O. de Breslau; 5,370 bah. Draps, toiles, amidon, etc. Commerce. Jardin botanique, cabinet de peinture,

tecture que l’on a nommé gothique. Ce fut en Lombardie que ces maçons exercèrent d’abord leurs ta- *ntf*Lide i,s répandirent dans la Gaule, et pénétrèrent dans 1 Allemagne à la suite de Charlemagne ; ils passèrent ensuite en Angleterre où ils formaient déjà au x* siècle une puissante corporation, qui eut pour président le prince Edwin, frère du roi Athelstan ; on les voit au xin» siècle construire la magnifique cathédrale de Strasbourg (127 7) ils avaient obtenu le privilège exclusif d’exécuter certains travaux d architecture ; pour éviter toute concurrence ils tenaient leurs procédés serre ls et

Page 1