MAS
FRÀNKENTHAL, ville de Bavière (Rhin), à 23 il. N. 0. de Spire ; 3,500 hab. Industrie variée tissus, papiers, faïence, teintureries, etc.).
FRANKENWALD. Voy. franconie (monts de).
FRANKFURTH. Voy. Francfort.
FRANKLIN (Benjamin), né à Boston (Massachusetts) en 1706, était fils d'un pauvre fabricant de savon et fut d'abord ouvrier imprimeur. A force d’ordre et d’économie, il devint lui-même en 1729 chef d’une imprimerie importante à Philadelphie, et acquit bientôt une honnête aisance. 11 s’occupa dès lors d’objets d’utilité publique, fonda une bibliothèque et une société littéraire, publia des journaux et des almanachs qui lui servaient à répandre dans le peuple une utile instruction. Il ne tarda pas à entrer dans l’administration; fut d’abord secrétaire (1736), puis membre de l’assemblée de Pensylvanie (174 7), et fit adopter d’importantes mesures, telles que l’organisation d’une milice nationale , la fondation de collèges, d’hôpitaux, etc. En même temps, il se livrait à l'étude des sciences, faisait de précieuses découvertes sur l’électricité, et inventait le paratonnerre (1752). il fut nommé en 1753 maîtregénéral des postes en Amérique et fut député en 1757 auprès de la métropole pour défendre les intérêts de ses compatriotes; il réussit dans plusieurs né- I gociations délicates et fit révoquer en 1765 Y acte du timbre qui enlevait aux colonies américaines le droit de s’imposer elles-mêmes. Mais de nouvelles vexations ayant allumé la guerre entre l’Angleterre et l’Amérique, il quitta Londres en 1775. Nommé à Bon arrivée député de la Pensylvanie au congrès, il eut une grande part à la déclaration de l’indépendance (1776), et fut envoyé en France pour solliciter des secours. On l’accueillit à Paris avec enthousiasme et il obtint tout ce qu’il demandait (1778). En 1783, il signa le traité de paix qui assurait l’indépendance de sa patrie. Il retourna deux ans après aux États-Unis ; son retour fut un triomphe. Il fut nommé président de la Pensylvanie. En 1788, il se retira des affaires et mourut deux ans après, à l'âge de 84 ans. A la nouvelle de sa mort, l’Assemblée nationale de France prit le deuil , sur la proposition de Mirabeau. — Franklin ne fut pas seulement un excellent citoyen et un habile physicien ; il fut encore un grand moraliste et un modèle de vertu : il s’était créé une méthode de réforme morale, qui consistait à combattre successivement chaque vice. Il contribua au perfectionnement de ses concitoyens par une foule d’écrits populaires, parmi lesquels on remarque la Science du Bonhomme Richard. Turgot a résumé les plus beaux titres de Franklin dans ce vers célèbre :
Eripuit cœlo fulmen, sceptrumque tyrannis.
Les œuvres de Franklin ont été réunies à Londres, 1806-1811, 3 vol.in-8. Barbeu-Dubourg a traduit en français dès 1773 les œuvres de Franklin , 2 vol. in— 4; on a publié depuis la science du Bonhomme Richard, avec divers opuscules, Dijon, 1795; des Mélanges de morale et cVéco?iomie politique, tra* duits par À. Charles Renouard, 1825; les Mémoires de la vie de Franklin écrits par lui-même,, 1818, et sa Correspondance , 1817, 3 vol. in-8. Son Éloge a été prononcé à l’Académie des Sciences par Condorcet.
FRANKLIN, nom commun à un grand nombre de villes des États-Unis, toutes fort peu importantes. Nous citerons : 1° une ville de l’État de Missouri , à 90 kil. N. O. de Jefferson ; 1,800 hab.; — 2° une ville de l’État de Tennessee, à 24 kil. S. O. de Nashville; 1,500 hab.
FRANKSTADT, ville de Moravie (Prerau), i 53 kil. E. de Prerau; 3,200 hab. Toiles ; fromag< renommé.
FR A PAOLO. Voy. sarfi.
FRASCATI, Tusculum , ville de l’État ccclésiasO-