‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 456 sur 1261 · GROS — 75‘2 •- GROU · texte numérisé non relu

GROS — 75‘2 •- GROU

GROOTE-EYLANDT, c.-à-d. grande île , île située sur la côte N. de la Nouvelle-Hollande, dans le golfe de Carpentarie, a 80 kil. de long.

groote— visch-ri vier, riv. du cap de Bonne-Espérance, sépare la colonie du Cap d a\ec la Cafrerie et tombe dans la mer des Indes : cours, 400 kil.

GROS (Antoine-Jean, baron), un de nos plus grands peintres d’histoire, né à Paris en 1771, lut d’abord élève de David. Atteint par la réquisition, il fit partie de l’armée d’Italie, dans laquelle il fut attaché à l’état-major (1800). Il y exécuta les tableaui de Bonaparte au pont d' Arcole et de Sapho à Leucade , 1 80* De retour à Paris, il remporta en 1802 le prix de peinture dont le sujet était la Bataille de jSazareth. Bientôt parurent, au temps du Consulat et de l’Empire, une foule de tableaux célèbres: les Pestiférés de Jaffa, la Bataille d'Aboukir , le Champ de bataille d'Eylau , François I et Charles - Quint visitant les tombeaux de Saint-Denis , etc. Sous la restauration , Gros fut surtout occupé à peindre la coupole de Sainte-Geneviève (le Panthéon) ; il y représenta de la manière la plus heureuse quatre sujets tirés des grandes époques de l’histoire de France. Ce grand ouvrage, qui avait demandé dix ans, fut achevé en 1824 , et valut à l’auteur des applaudissements universels. Depuis celle époque, Gros ne fit plus rien de remarquable ; le regret de se survivre et de voir son talent décliner paraît l’avoir porté à se donner la mort. On trouva son corps dans un étang, près de Meudon, le 2G juin 1835.

GROS de boze, numismate. Voy. boze.

GROSBOiS, village du dép. de Seine-et-Oise, à 2 kil. S. de Boissy -Saint-Léger. Beau château avec grand parc qui appartint successivement à Monsieur, frère de Louis XVI (1789), à Barras, à Moreau et à Berthier, dont le fils le possède auj.

GROS1ER (J. -B.), savant jésuite, né en 1743, mort en 1823, vécut de sa plume après la suppression de la Société. Il écrivit d’abord dans Y Année littéraire, et continua seul la rédaction de ce journal après la mort de Fréron. De 177 7 à 1784, il lit paraître, avec le concours du savant orientaliste Deshauterayes, Y Histoire de Chine , traduite à Pékin par le P. Mailla, sur les originaux chinois, 12 vol, in-4; il y joignit un Discours préliminaire , et le fit suivre d’une Description de la Chine , 1785, 1 vol. in-4, ouvrage excellent et qui lui appartient en entier. Grosier donna en 1 7 92 : Mémoires d'une société célébré (les Jésuites) considérée comme corps littéraire et académique, Paris, 1792, 4 vol. in-8. 11 fut nommé à la fin de sa vie bibliothécaire à l’Arsenal.

GROSLEY (Pierre-Jeanj, avocat, membre associé de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, né à Troyes, 1 7 1 8. mort en 1785, a donné: Recherches pour l'histoire du droit français, Paris, 1752, in-12; Vie des frères Pithou , Paris, 1756, 2 vol. in- 12; Essais historiques sur la Champagne; Ephémérides troyennes , 1767 etc. ; Opuscules polémi - ! qiies ; Eloges littéraires , publiés de 1771 à 1785, etc. ! Dans ses écrits il mêlait sans cesse la bouffonnerie | à l’érudition

UROS-MbRNE. Voy. morne.

GBOSS-A ''PERN. village des États autrichiens, pr.d’Essling, a o K. N. O. d’Rnzersdorf, sur la rive gauche du Danube ; 700 hab. Victoire importante ' d e Napoléon sur les Autrichiens (21 et 22 mai 1809). j

GROSS-beeren, village des États prussiens (Brandebourg) dans la régencede Potsdam, près de Wettslork. 11 s’y livra le 23 août 1813, entre les Prussiens ! commandés par Bulow et Bernadotte) et ’e maréchal français Oudinot, un combat dont l’issue fit perdre à Napoléon les fruits de la victoire de Dresde.

GROSS-GLOGAU. Voy. GLOGAU.

gross-goerschen. Voy. lutzen.

GROSSEN-11 aYN. Voy . hayn.

GROSSE-TÊTE (robert), tliéolog. Voy. robert/

GROSSETO, ville du grand-duché de Toscane, à 65 kil. de Sienne; 2,500 hab.

GROS-TENQUIN, ch.-l. de eant. (Moselle), à 30 kil. S. O. de Sarreguemines ; 1,300 hab.

GROTIUS , Hugues ou Hugo de groot, célèbre Hollandais, né à Delft en 1583, se fit remarquer par sa précocité et composa dea vers latins dès l’âge de 8 ans. Après avoir étudié à Leyde, où il cultiva à la fois les lettres, la théologie, la philosophie et le droit, il accompagna dans son ambassade en France le grand-pensionnaire Barneveldt, n’étant encore âgé que de 15 ans, et se fit dès lor* remarquer de Henri IV. De retour en Hollande, il suivit quelque temps le barreau de La Haye; il publiait en même temps des poésies latines qui eurent un grand succès, et des ouvrages d’érudition qui le placèrent au premier rang des philologues. Nommé dès 1601 historien des états de Hollande, il se mit à rédiger les annales de son pays. 11 obtint en 1607 la place d’avocat fiscal des provinces de Hollande et de Zélande; devint en 1613 conseiller pensionnaire de la ville de Rotterdam, membre des états de Hollande, et eut bientôt après entrée aux états-généraux. Ayant pri-s parti pour Barneveldt contre le stathouder Maurice, et ayant soutenu la secte des Arminiens contre celle dea Gomaristes que protégeait le stathouder, il se vit disgracié, et fut en 1 6 1 9 condamné à une prison perpétuelle ainsi qu’à la confiscation de ses biens. Après deux ans de captivité, sa femme le fit évader, en renfermant dans une caisse de livres. 11 se réfugia en France, et y fut bien accueilli par Louis XIII, qui lui fit une pension. A la mort de Maurice (1631), il tenta de rentrer dans sa patrie ; mais il fut de nouveau proscrit. Christine, reine de Suède, lui offrit un asile sur la recommandation du chancelier Oxenstiern, et le nomma son ambassadeur en France. Il résida dix ans auprès de cette cour (1635-45) ; mais J ayant éprouvé quelques dégoûts, il demanda son rappel. Assailli par une tempêteàson retour, il débarqua près de Dantzick et se fit transporter malade à Rostock (Mecklembourg), où il mourut en 1646. Grotius s’est exercé avec succès dans les genres les plus différents; cependant c’est comme publiciste qu’il est le plus célèbre. C’est lui qui créa le droit des gens. Ses principaux ouvrages sont: en politique, le traité De Jure belli et pacis , Paris, 1 624, souvent commenté, et traduit en français par Barbeyrac, Bâle, 1746 ; le traité de la Liberté des mers ( Mare liberum), 1608; en histoire, les Annales de Hollande , en 18 livres (depuis la mort de Philippe 11 jusqu’en 1609), publiées après sa mort, en 1 657 ; Y Histoire des Goths, des Vandales et des Lombards , en latin, 1655; en théologie, De veritate religionis chrislianœ , 1636, souvent traduit ; en philologie, des travaux sur Marcien-Capella, Lucain , Sénèque le tragique; sur Aratus, Stobée ; des Excerpta ex tragœdiis et comœdiis grœcis , traduits en vers latins fort élégants; Y Anthologie grecque, avec une traduction en vers latins ; en littérature, une foule de poésies héroïques, élégiaques, épigrammatiques, des tragédies chrétiennes, etc. On a de lui une correspondance étendue. Plusieurs de ses ouvrages ont été mis à VIndex pour des erreurs relatives à la religion. Sa vie a été écrite par G. Brandt en hollandais, et par Burignv enfranc

GROTONGUES, peuple barbare de la famille des Ostrogoths, envahit l’em pire sous Théodose le Grand.1 Ils furent battus en 386 par Théodose et Arcadius/

GROTTAGLIE, ville du roy. de Naples (Terra d’Otrante), à 17 kil. N. E. de Tarente ; 6,000 hab.

GROl’TE DU CHIEN. Voy. chien.

GROU (J.), traducteur, né en 1731, dans le Calalsis (Pas-de-Calais), mort en 1803, entra chez les Jésuites, quitta la France lors de la suppression de son ordre, et se retira en Hollande, puis en Angleterre. 11 a donné des traductions estimées de plu-

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sieurs ouvrages de Platon :1a République , 1762; les Lois , 1769, et quelques Dialogues, 1770. llestaussi auteur de la Morale tirée des Confessions de saint Augustin, 1786, et de divers ouvrages de dévotion.

GRUBENHAGEN (principauté de), ancien état d’Empire, dans le cercle de Basse-Saxe, entre les principautés de Kalenberg, Wolfenbtittel, Blankenbourg, etc.: 44 kil. sur 81 ; 63,000 hab. Capitale, Eimbeck. Autres villes : Osterode, Rotenkirchen, Clausthal , Zellerfeld. Ce petit état fut donné en 1815 au Hanovre, qui l a gardé depuis; ’l fait auj. partie du gouvernement de Hildesheim. — La principauté de Grubenhagen doit son nom à un château en ruines, situé sur le mont Grubenhagen, à 2 kil. de Rotenkirchen, qui fut jadis la demeure de la noble famille de Gruben. 11 fut ensuite possédé par les Guelfes de Brunswick. I.a ligne de Grubenhagen, sortie de cette maison, s’éteignit en 1596 (après s’être divisée en Grubenhagen et Osterode, et celle-ci en Salz et Eimbeck). Après de longues contestations, trois branches de la ligne de Gœttingue (sortie aussi de la maison de Brunswick), se partagèrent la principauté.

(jRUDll, peuple de la Gaule, dans la Belgique lr#, chez les Nervii , dans un pays marécageux et presque aussi bas que la mer, possédaient eiVlre autres districts l’île de Kadsand actuelle.

GRUISSAN, village du départ, de l’Aude, à 12 kil. S. E. de Narbonne, sur l’étang dit de Gruissan qui communique à la Méditerranée ; 2,100 hab. Port. Pêche, cabotage.

GRUMENTLM, petite ville de Lucanie, uur l’Aciris, à 10. de Métaponte, est auj. Agrimonte , ou plus probablement Armento , près de Saponara.

GRUMO, ville du roy. de Naples (Naples), à 5 kil. S. E. d’Aversa; 3,300 hab.

GRumo, ville du roy. de Naples (Terre-de-Bari), à 22 kil. S. O. de Bari ; 3,140 hab.

GRUNBERG, ville du grand-duché de Hesse- Darmstadt, à 22 kil. E. de Giessen ; 12,500 hab. Toiles, étoffes de laine, de coton„

GRUNEBERG, ville murée des États prussiens (Silésie), à 95 kil. N. O. de Liegnitz ; 8,900 hab. Draps, tabac, chapeaux de paille, toiles imprimées.

GRUNSTADT, ville de la Bavière rhénane, à 31 kil. N. O. de Spire; 2,400 hab. Tissus de coton, indiennes; faïence. Patrie du peintre Holbein.

GRUSIE ou GROUS1E, nom russe de la Géorgie ( Voy . ce mot), désigne quelquefois l’ensemble des provinces géorgiennes, telles que l’Iméréthie, la Mingrélie, la Gourie, etc.

GRUTER (Jean), en latin Janus Gruterus , laborieux et savant philologue, né à Anvers en 1560, mort en 1627, professa les belles-lettres à Rostock, àWittemberg, à Heidelberg; passa dans cette dernière ville la plus grande partie de sa vie, et vit son existence troublée par les guerres qui désolaient le Palatinat. Il a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels on distingue des éditions annotées de Sénèque, Tacite, Tite-Live, Stace, Plaute, Paterculus, Florus, Cicéron, etc. On lui doit en outre : Deliciœ poelarum Gallorum , Italorum, Relgicorum, etc., Francfort, 1603-1612; Corpus inscriptionum, Heidelberg, 1701, in-fol., vaste trésor qui a été encore enrichi par Grævius, 1707 ; Lampas sive Fax artium, etc., Francfort, 1602-1634, 6 vol. in-8 , recueil précieux de commentateurs et de critiques.

GRUYERES, Griers ou Greyerz en allemand, vallée suisseducanton de Fribourg, à25k.S.de Fribourg, arrosée par la Sarine. Riches pâturages ; fromages estimés, que l’on imite ailleurs. — Dans la vallée est un bourg de même nom, avec château, où résidèrent jusqu’en 1555 les victea de Gruyères, vass. ducle de Savoie.

GRYNÆUS (Simon), célèbre théologien protestant, ami de Mélanchthon, né en 1493 à Veringen en Souabe, mort de la peste à Bâle en 1541, pro¬

fessa la langue grecque à Vienne, puis à Heidelberg, et la théologie à Baie, et propagea la réforme en Souabe, surtout à Tubingue. On lui doit ladécouverte des cinq derniers livres qui nous restent de Tite-Live, qu’il trouva au monastère de Laurisheim près de Wormsen 1531 ; quelques traductions d’Aristote, de Plutarque, de saint Jean-Ghrysostôme ; des éditions de différents ouvrages, et d’un recueil de voyages modernes, sous le titre de Novusorbis, Bâle, 1532, in-fol.

GRYPHIUS ou GRYPHE, nom d’une famille d’imprimeurs, qui formèrent des établissements importants à Lyon, à Paris, à Venise, etc. Le plus connu est Sébastien Gryphe, né en 1493 à Reutlingen en Souabe, et mort en 1556. 11 exerça son art à Lyon de 1528 à 1556. Ses impressions sont remarquables par la beauté et la netteté des caractères; il cultiva lui-même la littérature avec succès, et les savants de son temps, tels que G. Gesner et Scaliger, l’honoraient de leur amitié. On cite parmi les chefs-d’œuvre sortis de ses presses: une Bible latine, 1550, 3 vol. in-fol. ; Thésaurus linguœ sanctœ de Sanctes Pagnin, 1529, in-fol. On lui attribue la préface d’une édition de Virgile , et une autre mise en tête de Politien. — Son frère, François Gryphe, vint exercer sa profession à Paris vers 1532, et mourut vers 1542. Il s’est fait un nom par plusieurs belles éditions.

gryphius (André), en allemand Greif , poète allemand, né en 1616 à Gross-Glogau, en Silésie, mort en 1664, fut précepteur dans la maison du comte palatin George de Schœnborner, voyagea en Hollande, en France, en Italie; puis se fixa dans sa ville natale, et fut nommé en 1650 syndic provincial de la principauté de Clogau. On le considère comme étant en Allemagne le père du drame moderne. Il a ausü composé des odes, des chants religieux et des poésies funéraires. Son fils, Chrétien Gryphius, a publié ses œuvres, Breslau, 1698.

GRYPSWALDE. Voy. gkeifswalde.

GUACARA, ville de la république de Vénézuek sur le bord septentr. du lac deValencia; 4,000 hab."

GUADALAV1AR, Turia , riv. d’Espagne, sort de la Sierra de Albarracin; baigne Albarracin, Téruel, Ademuz, Valence, Grao, et tombe dans la Méditerranée, après un cours de 200 kil.

GUADALAXARA, YArriaca de* Romains, ?ille d’Espagne, ch.-l. de l'intendance de Guadalaxara, à 53 kil. N. E. de Madrid, sur le Hénarès; 6,800 hab. Elle était jadis entourée de gros murs dont il reste des débris. Palais du duc de l'Jnfantado, église des Cordeliers. Manufacture royale de draps (célèbre jadis, bien déchue auj.). — Les Maures conquirent cette ville en 714 et lui donnèrent le nom qu’elle porte encore auj. Alphonse VI, roi de Castille et Léon, la reprit en 1081. — L’intendance de Guadalaxara est située dans la Nouvelle-Casiille, sur les confins de la Vieille-Castille, et se compose de plusieurs morceaux épars dont le plus considérable , situé à l’E. de l’intendance de Madrid, a pour eh.-l. Guadalaxara r dans un autre se trouve Buytrago; dans un troisième est Colmenar.

guadalaxara, ville du Mexique, capitale de l’état de Xalisco ou Guadalaxara, sur le Rio-Grande, à 450 kil. N. O. de Mexico, par 105° 22’ long. O,, 21° 91’ lat. N.; 60,000 hab. Vases de terre très recherchés. Elle fut fondée en 1531. — Pour l’état de Guadalaxara, Voy. xalisco.

GUADALCANAL, ville d’Espagne (Séville), à 27 kil. S. E. de Llerena; 4,400 hab. Aux environs, argent, plomb, mercure; houille en quantité.

GUADALCANAR, île de l’Australie, par 157°

158» 30’ long. E., 9° l0’-10° lat. S. Montagne*, belles vallées Elle fut découverte par Orlega(1567),

GUADALETE , riv. d’Espagne (Séville) , tombe dans l’Océan Atlantique, à 5 kil. E. de Cadix, sous le nom de Rio-do-San-Pedro, après un cours de 140 ksi,

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GUÀDALIMAR, riv. d’Espagne, un des affluents du Guadalquivir, naît dans la proy. de Chinchilla (Murcie), arrose celle de Murcie, et se jette dans le Guadalquivir, à 22 kil. N. de Jaën, après un cours de 110 kil.

GUADAL1X , bourg d’Espagne (Guadalaxara) , à 13 kil. N. de Colmenar-Viejo, sur la Jarama. Il y a aux environs des mines d’or et d’argent.

GUADALOPE, riv. d’Espagne, naît à 35 kil. E. de Téruel (Aragon), et tombe dans 1 Ebre, près de Caspe, au S. O. de Lérida. Cours, 130 kil.

GUADALQUIVIR (de l’arabe Oued ou Quad-al- Kibir , c’est-à-dire le grand fleuve y Bœtis des anciens, riv. d’Espagne naît dans la Sierra de Cazorla, aux confins des intend. de Jaeneide Murcie. à24 kil. S. E. d’Ubeda; baiq-ne Andujar, Cordoue, Séville, San-Lucar-de-Barameda ; reçoit à droite le Guadalimar (grossi du Guadarmena et du Guadalon) , la Campana , le Guadamellato , le Guadabarbon , le Guadiato , le Biar ; à gauche, la Guadiana-Menor, le Guadalentin, le Jaën, le Guadajoz, le Xenil, le Corbones, et se jette dans l’Océan Atlantique à San-Lucar. Le Guadalquivir forme deux îles très grandes, dites Isla Mayer et Isla Menor.

GUADALUPE, ville d’Espagne (Tolède), à 84 kil. L. de Cacerès, au pied des monts Guadalupe, sur le Guadalupejo; 3,000 hab. Couvent d’Hiéronymites guadalupe (Sierra de), Carpetani montes , momta-

fnes d’Espagne , sur les contins des provinces de olède, Cacerès et Badajoz ; elles sont couvertes de forêts de châtaigniers remplies de gibier ; elles renferment des mines de cuivre et de fer et des marbres précieux.

GUADARMENA, riv. d’Espagne, naît près d’AIcaraz (Manche), tombe après un cours de 150 kil. dans le Guadalimar dont le cours est cependant moins long que le sien (il n’a que 120 kil. environ). On pourrait regarder la Guadarmena comme la véritable origine du Guadalquivir. .

GUADARRAMA, rivière d’Espagne, sort des monts dits Sierra de Guadarrama, traverse la prov. de Madrid et tombe dans le Tage à 17 kil. audessous de Tolède, après un cours de 130 kil.

guadarrama (Sierra de), mont. d’Espagne, entre les provinces de Ségovie et d’Avila, font partie de la sierra d’Estrella, et lient le Somo-Sierra aux monts de Gredos. Son étendue est d’environ 90 kil. La riv. Guadarrama et le Mançanarès prennent naissance sur son versant S. E.

GUADELOUPE, une des petites Antilles françaises, par 63° 20 -64° 9’ long. O., 15° 59’-16° 40’ lat. N., entre les îles d’Antigua au N., de la Dominique au S., de la Martinique au S. E. : 35 kil. sur 37 ; 127,574 hab. dont 96,322 noirs. Sa forme est très irrégulière. Un canal, dit la Rivière-Salée, la coupe en deux parties qui sont comme deux îles, l’une à l’O., qui garde le nom de Guadeloupe, l’autre à l’E., qu’on appelle Grande-Terre (on appelle celle-ci Grande-Terre pour la distinguer des Petites-Terres , groupe d’îlots situé à la pointe S. E. de la Grande-Terre). La superficie de l’île entière est de 138,000 hectares. La Guadeloupe propre est montueuse, et n’est cultivée que sur les côtes; elle a pour ch.-l. Basse-Terre; la Grande- Terre est plate, partout fertile et très riche ; ch.-l., Pointe-à-Pitre. Dans la Guadeloupe propre est un mont volcanique, la Soufrière, qui fume perpétuellement ; il a 1,558 mètres. Les principaux objets de culture de la colonie sont la canne à sucre, le café, le coton, le cacao, le girofle, le tabac et les autres productions tropicales. Cette île est exposée aux ouragans et aux trembl. de terre. — La Guadeloupe, habitée originairement par les Caraïbes et appelée par eux Karukera, fut découverte le 4 novembre 1493 par Christophe Colomb, qui lui donna le nom de Guadeloupe ( Guadalupe ) à cause

de la ressemblance qu’il croyait trouver entre ses montagnes et la Sierra da Guadalupe en Espagne. Négligée par les Espagnols, elle fut envahie en 1635 par les Français qui en chassèrent les Caraïbes et qui la possèdent encore actuellement. Cette île fut occupée à diverses reprises par les Anglais (1759, 1794, 1810 et 1815). La Guadeloupe est la patrie des généraux Coquille, Dugommier et Gobert, du poëte Léonard, etc. — De la Guadeloupe dépendent administrativement les îles de Marie Galande, les Saintes, la Désirade, et la partie française de l’île St-Martin.

GUA DE MALVES (J.-P. de), savant français, né à Carcassonne en 1712, mort en 1786, entra dans les ordres , s’occupa spécialement de mathématiques, fut admis en 1740 à l'Académie des Sciences, et professa quelques années la philosophie au Collège de France. Il publia en 1740 T Usage de l’Analyse de Descartes , ouvrage estimé ; il a donné plusieurs traductions de l’anglais, entre autres celle des Dialogues d'Hylas et Philonoüs de Berkeley, 1744. Il fut un des premiers en France à s’occuper d’économie politique.

GUADET (Marguerite-Ëlie) , un des Girondins , né en 1758 à St-Ëmilion près de Bordeaux, était avocat dans celte dernière ville en 1789. Il fut député à l’Assemblée législative et à la Convention, et s’y fit remarquer par un beau talent oratoire ainsi que par la générosité de ses sentiments. Plusieurs fois il accusa avec courage Marat et Robespierre ; il finit par succomber sous les coups de ce dernier. Mis hors la loi ainsi que les autres Girondins le 31 mai 1793, il se sauva avec quelques-uns de ses amis politiques dans sa ville natale ; mais il fut saisi dans la maison de son père, et périt sur l’échafaud à Bordeaux (1794). Guadet, considéré comme orateur, était inégal, mais sensible, impétueux, entraînant; il improvisait toujours.

GUADIANA, primitivement Anas (d’où le nom arabe Oued ou Onadi-Anas) , riv. d’Espagne et de Portugal, naît dans les marais de Ruidera (Ciudad Real) , disparaît près d'Alcaçar et coule sous terre pendant 22 kil.; reparaît au lieu dit Ojos de Guadiana (les Yeux de Guadiana), coule à l’O. (entre les chaînes Lusitanique et Marianique ) , puis au S.; sépare à deux reprises l’Espagne du Portugal, arrose Argamasilla, Medeilin, Mérida, Badajoz. Jurumenha, Mourao, Moura, Mertola ; forme entre ces deux dernières villes une cascade appelée Sautdu-Loup et se jette dans l’Océan Atlantique entre Castromarim et Ayamonte. Elle reçoit à droite les riv. de Zangara, Rianzarès (grossie de laGiguela), Caya, Corbes ; à gauche Azuer, Jabalon, Guadalema, Matachel, Chanza, Ardila. Cours, 660 kil. (dont 65 seulement navigables).

guadiana menor, riv. d’Espagne, formée du Guadix et de la Barbata, tombe dans le Guadalquivir.

GUADIX, Acci , ville d’Espagne (Grenade), à 65 kil. N. E. de Grenade, sur le Guadix; 9,110 hab. Murailles fortes. Evêché. Soieries, toiles à voiles, clouteries, etc. Antiquités romaines. Patrie du poëte dramatique Antoine de Niva de Mesena. — Les Maures ont possédé cette ville jusqu’en 1589.

GUADUAS, ville de la Nouv.-Grenade (Cundinamarca), à 49 kil. S. O. de Mariquita, sur la Magdalena. Un peu de commerce.

GUAIMAR, nom de plusieurs princes de Salerne. Guaimarl régna de 880 à 901, repoussa les Sarrasins et les Grecs, mais se rendit odieux à ses sujets et fut surnommé Guaimar de Mauvaise-Mémoire.— Son fils, Guaimar II, 901-933, fut plus sage et obtint le nom de Bonne-Mémoire. — Guaimar III, 994-1031, se servit de quelques aventuriers normands venus en pèlerinage dans ses états pour repousser les Sarrasins, et leur donna en récompense des établissements qui furent le berceau de

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