‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 484 sur 1261 · HEIN · texte numérisé non relu

HEIN

HEILTZ-LE-MAURUPT, ch.-l. de canton (Marne), à 17 kit. N. E. de Vitry-le-Françaia ; 900 hab.

HEIN (Pierre), marin hollandais vulgairement appelé Pu Hein , né à Delftshaven , près de Rotterdam, en 1678, fut d’abord mousse, et s'éleva par son courage et son habileté au rang d amiral (1623). En 1628, à la tête d une escadre de 31 vaisseaux, il enleva la flotte espagnole , dite Flotte d'argent , sur laquelle se trouvaient plus de 12 millions. Hein fut tué eu 1629 dans un combat qu’il livrait sur les côtes de Flandre contre trois vaisseaux espagnols sortis de Dunkerque , et qui furent pris par les Hollandais au moment de la mort de leur amiral.

HE1NECC1US ( Jean -Théophile ) , en allemand Heinecke , célèbre jurisconsulte allemand, né en 1681 , à Eisenberg , dans le duché d’ A lien bourg , mort en 1741 , fut successivement professeur de philosophie à Halle (17 13), professeur de droit dans la même ville (1720) , à Franeker (1723), à Francfort - sur -l'Oder ( 1727 ) , et de nouveau à Halle (1733). Sa vie ne fut qu’une suite de travaux utiles et remarquables, sur la jurisprudence, la philosophie et les belles-lettres; mais c’est surtout comme jurisconsulte qu’il est célèbre. Ses nombreux écrits ont été publiés par J.-L. Uhl, sous ce titre: Opéra ad umversam jurisprudennam , phxlosopliiarn et Hueras humaniores pertmentia , Genève, 1744-48, 8 vol. in-4 , et avec un volume de supplément en 1 7 7 1 ; on y remarque : Atuiquiialum rcmanarum jurispYudentiam illustrantiurn syntagma, Strasbourg, 1741, 2 vol. in-8 ; Historia juris romani ac germanici. Halle, 1733, in-8; réimprimé avec les notes de J. -Daniel Ritter et de J. -Martin Silberradt, professeur à Strasbourg, 1761, 1766, in-8 ; Elementa juris civilis secundum ordinem In- Slilutionu.ni , Lyon, 1761, in-8; — secundum ordinem Pandectarum , Utrecht, 1772, 2 vol. in-8, etc. Ses ouvrages jouissent encore auj. d'une grande autorité; malheureusement, ils offrent des propositions erronées qui les ont fait mettre à VIndex.

HEINECKEN (Chrétien-Henri), enfant prodigieux par sa précocité, né à Lubeck en 1721, parla dès les premiers mois de sa naissance ; il savait, dit-on , à un an, les principaux événements du Pentateuque; à 13 mois, il connaissait F histoire de l’Ancien Testament, à 14 mois, celle du Nouveau, et à 2 an» et demi répondait à toutes les questions sur l’histoire et la géographie. Le latin et le français lui étaient familiers à 3 ans. Il ne vivait guère que du lait de sa nourrice: on voulut le sevrer, mais il mourut peu de temps après , en 1726, à l’âge de 6 ans. Sa vie a été écrite par de Schœneich son précepteur.

HE1NR1CH , forme allemande du nom henri.

HEINSBERG, ville murée des Etats prussiens (province Rhénane), à 31 k il . N. d’Aix-la-Chapelle; 1,600 hab. Draps, rubans de velours, papeterie, tisseranderies. Elle était avant le xv' siècle ch.-l. d’une seigneurie , mais en 1642 Charles-Quint la prit et la ruina.

HEINSE (J. -J .-Guillaume), littérateur allemand, né en 1749 à Lange wiesen (Sehwartzbourg-Sondershausen), mort en 1803, étudia le droit à léna, et se forma à la poésie sous Wieland : en 1776 11 se rendit à Dusseldorf, où il coopéra avec Jacobi à la rédaction du journal l’ Iris ; il visita l’Italie «le 1780 à 1783, puis obtint l’emploi de bibliothécaire de I électeur de Mayence. Hemse se tit d abord connaître par des Epigramrnes, par une traduction de Pétrone ai par Latdion ou les mystères d’ Eleusis ( 1 7 7 3) : il publia en 1 787 son chef-d’œuvre, le roman intitulé: Ardinyhello (Leipsick, 2 vol. in-8). Le style de cet ouvrage est d’une énergie admirable et d un coloris brillant; mais on lui reproche une trop grande licence. Nous citerons encore: Hildeourd de Hohen-

HEIS

i/zaZ, Berlin, 1796-96, 2 vol Anastasie, ou Lettres sur r Italie, Francfort, 1803, 3 vol. On a publié la correspondance de Heinse, Zurick, 1806-8, 2 vol.

HE1NS1US (Daniel), philologue hollandais, né en 1680 à Gand, mort en 1666, eut pour maîtres Scaliger et Douza , fui nommé en 1606 professeur d’histoire et de politique à Leyde , puis bibliothécaire de cette ville, et se fit une telle réputation d érudition que la France el plusieurs états étrangers lui firent des propositions avantageuses ; mais il préféra rester dans sa patrie; les États de Hollande, pour le récompenser, le nommèrent leur historiographe 11 devint, en 1618, secrétaire politique du synode de Dordrecht, et se montra dans ces fonctions calviniste zélé jusqu’à l’excès. Daniel Heinsius a donné, de l600à 1639, une fouie d’éditions ou de commentaires d’ouvrages grecs et latins, ielsque la Poétique et la Politique d’ Aristote, Andro nicus de Rhodes, Théophraste, Hésiode, Théocrite, Horace, Ovide, Tite-Live, Silius ltalicus , Sénèquele-Tragique , Maxime de Tyr , Saint Clément , le Nouveau Testament, etc. 11 a laissé des poésies latines très estimées, entre autres un poème De contemptu mortis, en 4 livres, et une tragédie d'Hérode , en hollandais , des vers grecs, des Discours, etc. Ses Poemata ont paru à Leyde, 1613; ses Orationes , en 1616. Heinsius eut de vifs démêlés avec Balzac, et surtout avec Saumaise.

heinsius (Nicolas), fils du précédent, né à Leyde en 1620, mort en 1681, se livra comme son père à l’étude des anciens, el parcourut les principaux pays de l’Europe pour visiter les bibliothèques et consulter les manuscrits. En 1650 la reine Christine l’attira auprès d’elle à Stockholm , et le chargea de faire des achats de livres et de manuscrits pour sa bibliothèque: quatre ans après, les États de Hollande le nommèrent leur résident auprès de cette princesse, il fut aussi chargé de plusieurs autres missions, soit en Russie (1667), soit auprès de divers petits état9 allemands. La fin de sa vie fut empoisonnée par un procès que lui fit une femme qui avait été sa maîtresse, et qui voulait le contraindre à l’épouser. lia donné d’excellentes éditions de Claudien , Amsterdam, 1665; d’ Ovide , Amsterdam, 1652, 1668; de Virgile , Amsterdam, 1676; de Valerius Flaccus , Amsterdam , 1680 ; il a mérité par ces éditions d’être appelé le restaurateur des poètes latins. Heinsius a aussi composé lui-même des poésies latines, principalement des élégies, qui sont remarquables par l’élégance, Amsterdam, 1666.

heinsius (Antoine) , grand pensionnaire de Hollande , né vers 1640, mort en 1720, fut d’abord conseiller pensionnaire de la ville de Delft, et gagna la confiance de Guillaume d’Orange. Chargé parce prince , après la paix de Nimègue (1678), d’une mission auprès de Louis XIV, il se vit menacé par Louvois , auquel il résistait, d’être enfermé à la Bastille; dès ce moment il conçut une haine implacable contre Louis .XIV et la France. II fut nommé grand pensionnaire en 1689, et fut réélu de cinq en cinq ans jusqu’à sa mort; il forma avec Marlborough et le prince Eugène ce triumvirat qui fut si funeste à la France; il ne cessa de s’opposer à la paix, et entraîna ainsi la Hollande dans des dépenses ruineuses.

heinsius (Othon-Frédéric-Théodore), né en Prusse vers 1775 , s est distingué comme grammairien et lexicographe: on a de lui, entre autres écrits: Nouvelle grammaire allemande , 1801 , 3 vol. in-8, et le grand Dictionnaire national de la langue allemande, Hanovre, 1818-1822, 4 vol. in-8; i a été professeur à Berlin au gymnase dit Berlin - Cœln, puis pttk, fesseurde langue et de littérature allemandes au Collège français.

HE1SS (Jean de), seigneur de Kogenheim,histo-

HELE — 800 — HELÏ

rien allemand , né en Allemagne au commencement du xvi/* siècle, suivit la carrière diplomatiue, fut résident de l'électeur palatin à la cour de rance, puis intendant de l'armée française en Allemagne, et mourut à Paris en 1688. On a de lui une Histoire de l'empire cf Allemagne en français , Paris, 1684 , 2 vol. in— 4 , continuée par Bourgeois de Chastenet, Paris, 1711, et par Vogel jusqu'en 1724, Paris, 1731 , 3 vol. in-4, ou 10 vol. in- 1 2.

HE1STER (Laurent), médecin , né à Francfortsur-le-Mein, en 1683, mort en 1768, fut professeur à Altorf en 1710, et vint à Helmstædt en 1720 ; il y enseigna la chirurgie, l'anatomie, la botanique, avec un grand succès. On a de lui : Compendium anatomicum , Paris, 1724, in— 1 2 : Insiituiiones chirurgicœ, Amsterdam, 1760, 2 vol. in-4. Ces ouvrages ont été longtemps classiques. Heister s’est surtout occupé des maladies des yeux : on lui doit un bon traité De cataracta , etc., 1713.

HE1ST-OP-DEN-BERG , ville de Belgique (Anvers) , à 18 kil. N. E. de Malines; 6,200 hab. Bière, eau-de-vie de grains, vinaigre.

HÉKLA, un des monts volcaniques de l’Islande, sur la côte S. O. , à 40 kil. S. Ë. de Skalholt ; 3 cimes principales ; la plus haute a 1,736 mètres. Ses dernières éruptions sont de 1766 et 1845. L’Hécla est le plus connu des volcans de l'Islande, bien qu’il ne soit pas le plus considérable.

HELDEN , ville de Hollande (Limbourg) , à 16 kil. N. de Ruremonde; 2,100 hab. Tisseranderies, brasseries , etc. Eau-de-vie de grains.

HELDER (le), ville de Hollande (Nord-Hollande), sur la mer du Nord , à 36 kil. N. d’Alkmaar; 2,000 hab. Château-fort et excellents ouvrages qui défendent l’entrée du Texel et la rade de Nieuwe- Diep. Poudre, amidon, tanneries, brasseries. Combat naval entre ies flottes anglaise et hollandaise où l’amiral hollandais Van Tromp fut tué en 1663. Occ.parlesAnglairen 1799;reprisaussitôt par Brune.

HËLEE ou vELIÉ, ville de l’Italie anc. Voy. ëlée. i HELENA, ville de Gaule. Voy. illiberrjs.

helena ou helenæ vicus , bourg de la Gaule Belgique , où les Lrancs furent défaits par Majorien, lieutenant d Aélius, vers l’an 447. On n’est point d’accord sur i emplacement de ce bourg; les uns veulent que ce soit la ville actuelle ù'Hesdin , les autres que ce soit celle de Lens ; d’autres le reconnaissent dans le village d 'Allaine ou d ’Ha- Icne , situé près de Péronne.

HÉLÈNE, princesse grecque, célèbre par sa beauté, était, selon la Fable, le fruit des amours de Jupi ter, métamorphosé en cygne, et de Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, et était sœur de Clytemnestre, de Castor et de Pollux. Dès ses premières années, sa beauté fit tant de bruit que, lorsqu’elle avait à peine douze ans, Thésée l’enleva du temple de Diane, où elle dansait ; mais ses frères Castor et Pollux la ramenèrent dans la maison de Tyndare. Celui-ci, la voyant recherchée par un grand nombre de princes, et craignant d’irriter ceux qu’il refuserait , fit jurer à tous les prétendants que , lorsque son choix serait tombé sur l’un d’eux , ils se réuniraient tous pour le défendre contre ceux qui voudraient la lui disputer. Hélène fit choix de Ménélas; elle lui donna une fille, Hermione. Pendant une absence que fil ce prince, Pâris, prince troyer., qui se trouvait alors à Sparte, se fit aimer d’Hélène, l’enleva et l’emmenaà Troie. Cet enlèvement attira sur sa patrie cette guerre sanglante qui se termina par la ruine de Troie (1270). Paris ayant été tué pendant le siège, Hélène épousa Déiphobe, autre fils de Priam ; mais après la prise de la ville, elle livra perfidement ce prince aux Grecs , et rentra ainsi en grâce auprès de Ménélas, qui la ramena à Sparte. A la mort de Ménélas, elle fut contrainte de quitter Sparte, et

se retira à Rhodes, où Polyxo, femme de Tlépolèmt, qui avait péri au siège de Troie, la fit pendre. Suivant une autre tradition, Hélène aurait été enlevée à Pâris par Mercure et conduite en Egypte, tandia qu’une vaine image, ouvrage des dieux, était emmenée à 1 lion par le fils de Priam. Dans cette hypothèse, Ménélas aurait été obligé, après le siège de Troie, de faire un voyage en Égypte pour retrouver Hélène.

Hélène (sainte], première femme de Constance Chlore et mère de Constantin. Son mari la répudia lorsqu’il fut créé césar , pour épouser la fille de Maximien. Constantin, devenu empereur, lui donna le titre d’impératrice, et lui accorda un grand crédit. Hélène embrassa, ainsi que son fils, la religion chrétienne, et en favorisa les progrès. Elle visita Jérusalem en 325, fit construire une église sur le mont Calvaire, et y découvrit en 326 les restes de la vraie croix. Elle mourut en 328. On l’a canonisée. Sa fête tombe le 18 août.

HÉLÈNE (île Sainte-). Voy. sàinte-hélène.

HELENUS, habile devin, était fils de Priam. Il fut fait prisonnier par Ulysse pendant la guerre de Troie, et devint, après la prise de la ville, esclave de Pyrrhus ; il gagna l'amitié de ce prince par de9 services importants. Pyrrhus, pour les reconnaître, lui donna en mariage Andromaque, dont il avait fait 6on épouse, et lui céda en mourant une partie de scs états

HELGOLAND ou HÉL1GOLAND (c.-à-d. pays des saints ), Hertha? île de la mer du Nord, par 5* 32’ long. E., 64° 11’ lat. N., au N. O. et à 65 kil. environ de l’embouchure de l’Elbe et du Weser : 2,600 hab. (Frisons); 435 maisons; deux petits ports. Bains de mer fréquentés. Jadis au Danemark; prise par les Anglais en 1807 , elle fut cédée à cette puissance par le traité de Kiel (1814).

HELI, juge et gr. prêtre des Juifs (1152-12 av. J. C.) succéda à Samson et eut lui-même Samuel pour successeur. Ses fils Ophni et Phinéès abusèrent du pouvoir qu’il leur avait imprudemment confié, et furent battus par les Philistins , qui s’emparèrent de l’arche sainte. A cette triste nouvelle, Héli tomba à la renverse et moun>t de sa chute.

HEL1A, ville de la Bretagne romaine , auj. ely.

HELIADES, filles du Soleil et de Clymène, et sœurs de Phaéton, se nommaient Lampétie, Phaétuse et Phœhé. La mort de leur frère leur causa une si vive douleur qu’elles le pleurèrent quatre mois entiers. Les dieux les changèrent en peupliers, et leurs larmes devinrent des grains d’ambre.

HELIASTES (tribunal des), un des tribunaux d’Athènes, était le premier après l’Aréopage; il connaissait du rapt, de l’adultère, des concussions et des causes civiles les plus graves. Ses membres étaient au nombre de 200 dans les occasions ordinaires ; mais quelquefois on les portait à 500, à 1,000 et même à 1,500.

HÉLICE, ville del’Achaïe septentrionale, près de la mer, fut envahie et détruite par la mer, ainsi que Bura, l’an 373 av. J. C.

HÉLiCON, auj. Zagora-Vouni, mont.de l’Hellade, en Phocide et en Béotie, s’étendait de Stiris à Thespies. On y voyait les fontaines d’Aganippe et d’Hippocrène, le ruisseau du Permesse, les grottes des Libéthrides. Elle était consacrée aux Muses et ornée de quantité de belles statues. Le bourg d’Ascra, patrie d’Hésiode, était au pied de l’Hélicon.

HÉL1GOLAND. Voy. helgoland.

HÉLIODORE, évêque de Tricca en Thessalie , était né à Emèse en Phénicie, et vivait au ive siècle sous Théodose et ses successeurs. On a de lui les Elhiopiques.ou Amours de Thèagène et de Chariclée, roman où l’on trouve des détails intéressants sur l’Égypte. Cet ouvrage est, à ce qu’on croit, le fruit de la jeunesse de l’évêque de Tricca. Le manuscrit

HELL — 80 1 — RELL

en fut trouvé par hasard en 1526 à Bade, par un soldat, dans la bibliothèque du roi de Hongrie, Matthias Corvin, qu’il pillait. Les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles deCommelin, gr.-lat., 1596, de Mitsclierlich , 1798, et de Coray, 1814, 2 vol. in-8. 11 a été traduit par Amyot, 1549 (cette traduct. aétérev. par Trognon, 1822) ; par Quenneville, 1803.

héliodore, ministre de Selcucua Philopator, roi de Syrie, pénétra dans le temple, de Jérusalem pour enlever le trésor, mais fut puni par une main miraculeuse, 176. Ce ministre perfide empoisonna son roi.

HELIOGÀBALE ou ELAGABALE, Varius Aviva Bassianus Hcliogabalus , empereur romain, fils illégitime de Caracalla et de sa nièce Julie Soæmis, qui était femme du sénateur Varias Marcellus, fut dès son enfance grand-prêtre d’Elagabale, dieu du soleil à Emèse en Syrie, et fut proclamé empereur par la légion d’Emèse en 2 1 7 , peu après le meurtre de Caracalla par Macrin. A peine monté sur le trône, il se livra à tous les genres de désordres et de folie, voulut introduire à Rome le culte de son dieu Elagabale, introduisit au sénat sa mère et son aïeule, tua Gannys qui l’avait fait empereur, et mit tous les emplois à l’encan. Il avait adopté Alexandre Sévère, son cousin ; mais bientôt , jaloux de l’ascendant que ce prince exerçait sur l’armée, il voulut s’en défaire ; les prétoriens indignés le tuèrent lui-même, en 222. On a surnommé ce prince le Sardanapale de Rome.

. HELIOPOLIS, en égyptien On, ville de la Basse- Egypte, ch.-l. d’un nome, au S., sur le canal de Trajan, avait un beau temple de Fré (le soleil); on y adorait le dieu sous la forme du bœuf Mnévis. Suivant les Grecs, Apollon ( Hélios ) rendait des oracles à Héliopolis. — Cette ville était située non loin du village actuel de Matarieh. Kléber y remporta, le 20 mars 1800, une victoire éclatante sur les Turcs.

héliopolis, auj. Balbek, ville de Syrie, en Célé— syrie, au N., près de l’Antiliban, avait deux temples du soleil dont les ruines sont au nombre des plus belles que l’on connaisse.

IIELIOS, c.-à-d. soleil, divinité grecque, la même qu’Apollon ou Phœbus. Voy. Apollon.

HELIUM ostium, nom que porta chez les anciens l’embouchure du Wahal et de la Meuse réunis, auj. Hel-Voet ou Brielle.

HELL ( Maximilien ), jésuite allemand, habile astronome, né en 1720 à Schemnitz en Hongrie, mort en 1792, fut nommé en 1755 astronome et conservateur de l’Observatoire de Vienne, place qu’il occupa pendant quarante-six ans , et fut envoyé en 1758 et 1759 dans la Laponie pour y observer le passage de Vénus sur le disque du soleil, et pour y étudier la direction du pôle magnétique. On lui doit des observations exactes, des relations instructives de ses voyages et des Éphémérides astronomiques, qui forment un recueil estimé, Vienne, 1757-1786, in-8.

HELLADA , l’ancien Sperchius , riv. de la Grèce moderne , sort du lieu où se joignent les monts Klytzos et Hellovo, et tombe dans le golfe de Zéitoun , près du défilé des Thermopyles , après un cours de 100 kil. de l’O. à l’E.

HELLADE, nom donné, 1° au roy. primitif d* Hellen ; il était situé en Hémonie , dans la Phthiotide, aux environs de l’Enipée; — 2° à la Grèce propre (Attique, Mégaride, Béotie, Phocide, Locride, Etolie, Acarnanie, plus Ambracie et les îles d’Epbée et de Leucade) ; — 3° à l’ensemble de la Grèce entière, bien qu’il y eût en Grèce plusieurs autres races que les Hellènes.

HELLADIUS, grammairien grec, natif d’Antinoé en Égypte, vivait au IVe siècle sous Constantin. Il avait composé une C/ireslomathie en vers ïambiques, dont il reste quelques fragments conservés par Photius, traduits en latin par A. Schott, et publiés 1

avec des notes par Meursius, Utrccht, 1687. On lui attribue les ouvrages suivants dont il ne reste que le titre: Athènes ; i Égypte; Aminoë ; la Victoire ; la Renommée; l Exhortation.

HELLANICUS de Lesbos, historien grec, né h Mitylène, dans l’île de Lesbos, l’an 495 av. J. C., mort vers 4 1 1, écrivait une quinzaine d’années avant Hérodote. Il avait traité des événements qui se sont passés depuis les guerres Médiques jusqu’à la guerre du Péloponèse ; il ne reste de lui que des fragments publiés par G. Sturz, Leipsick, 1787 et 1826, in-8.

HËLLË, fille d’Athamas, roi de Thèbes, et de Néphélé, fuyant avec son frère Phryxus les fureurs de sa belle-mère Ino, voulut, dit-on, traverser sur un bélier à toison d’or le détroit qui sépare la Thrace de la Troade ; mais elle se laissa choir dans les eaux, et y périt : c’est depuis lors que ce détroit a pris le nom d’Hellcspont (mer dTIellé).

HELLEN, fils de Deucalion et de Pyrrha, régnait sur la Phthiotide vers l’an 1500 avant notre ère; ses sujets reçurent de lui le nom d’Hellènes, qui, plus tard, fut appliqué aux divers peuples de la Grèce. 11 fut père d’Eolus, de Dorus et de Xuthus; ce dernier eut pour fils Ion et Achaeus, qui furent, ainsi qu’Eolus et Dorus, les chefs de tribus puissantes. Voy. hellènes.

HELLÈNES, Ilellenes, race grecque qui du xv* au xic siècle av. J. C. substitua sur beaucoup de points sa domination à celle des Pélasges. Les traditions les plus répandues la font venir de la Scythie ou des environs du Caucase. On lui donne pour 1er auteur Deucalion , qui eut deux fils, Amphictyon et Hellen (vers 1600); ce dernier, à son tour, donna le jour à Dorus, à Eolus, à Xuthus, père d’ion et d Achæus,qui eux-mêmes transmirent leur nom aux quatre grandes tribus des Hellènes, les Doriens, les Eoliens, les Ioniens et les Achéens. Les Hellènes occupèrent primitivement la Phthiotide sous Deucalion; sous Hellen leur demeure prit le nom d’Hellade. Divisés après le règne d’Hellen en quatre grands corps (vers 1440 av. J. C.), ils se répandirent dans toute la Grèce. Les Eoliens ravirent presque toute l’Hémonie aux Pélasges ; ils envoyèrent de nombreuses colonies en Phocide, Béotie, Acarnanie, Etolie, Argolide, Messénie, fondèrent ou agrandirent beaucoup de villes (notamment Graia ou Tanagre , Orchomène des Minyens, Corinthe). Les Ioniens occupèrent insensiblement l’Attique et l’Egiale, qui, l’une et l’autre, reçurent d’eux le nom d’Ionie. Les Achéens restèrent d’abord fixés dans la Phthiotide (1440) ; ils envoyèrent ensuite plusieurs colonies en Laconie et en Argolide vers 1380. Les Doriens secondèrent les Ecliensdans la conquête de l’Hémonie,furentétablis par Hercule, avec lequel dès lors ils formèrent amitié dans la Dryopide, qu’ils nommèrent Doride; puis, unis aux Thesproles-Thessaliens et aux Héraclides* ils soumirent presque toute l’Hémonie ravie aux Eoliens (1220); ils aidèrent les Héraclides à rentrer dans le Péloponèse (1 190) et conquirent avec eux la plus grande partie de cette presqu’île ; Ms fondèrent enfin dans l’Emathie le roy. de Macédoine (796). La rentrée des Héraclides dans le Péloponèse ( 1190 ) occasionna une foule de déplacements. Les Eoliens passèrent de la Messénie en Attique ; les Achéens, de la Laconio et de l’Argolide dans l’Egiale , à laquelle ils donnèrent le nom d’Achaïe; les Ioniens, qui occupaient l’Egiale, se réfugièrent dans l’Attique, que se partageaient d’autres lonienB et des Eoliens, et où bientôt affluèrent des habitants d’Epidaure et de Corinthe fuyant aussi devant les Doriens. De là, des colonies ioniennes se répandirent ensuite dans les îles de la mer Egée et en Asie-Mineure [Voy. ioniens). Plusieurs tribus éoliennes et doriennes quittèrent aussi la Grèce pour aller fonder des colonies sur les côtes de l’Asie-

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Mineure ( Voy . éoliens et doriens), et dans diverses parties de la Méditerranée. Les Hellènes , et surtout les Doriens , avaient ce qui caractérise le génie héroïque, la bravoure, l’esprit guerrier, une ignorance, une grossièreté extrêmes, l’horreur des occupations pacifiques et de l’industrie. Ils firent reculer de plusieurs siècles la civilisation en Grèce. Cependant la religion des Hellènes, toute anthropomorphiste, était supérieure à celle des Pélasges, qui n’était qu’un grossier fétichisme. Apollon, comme dieu, Hercule, comme héros, étaient les deux objets principaux de leur culte. La langue hellénique se substitua aussi à l’ancienne langue pélasgique, et se divisa en 4 dialectes (dorien , éolien, ionien, attique). Du reste, quelque différence qu’il y eût entre les Pélasges et les Hellènes, il semble certain que c’étaient deux peuples de même fam. (Thrace).

HELLÉNISTES, nom donné aux colons juifs qui se rendirent en Égypte après la destruction du roy. de Juda, l’an G00 av. J. C. , et qui furent accrus en 331 par ceux qu’Alexandre appela pour peupler Alexandrie. Au temps d’Auguste on en comptait au moins 1,000,000 en Égypte.

HELLESPONT, Hellespontus, c.-à-d. mer d’Hellé, auj. le canal des Dardanelles , détroit qui unit la mer Egée à la Propontide et sépare l’Europe de l’Asie, doit son nom à la mort tragique d’Hellé [Voy. ce nom); sur ses bords se trouvaient les villes de Lampsaque et celles de Sestos et Abydos, placées en face l’une de l’autre, et célèbres par les amours de Héro et de Léandre. Entre ces deux dernières villes, le détroit a tout au plus 2 kil. de largeur. On peut le traverser à la nage. Xerxès passa l’Hellespont sur un pont de bateaux, l’an 480 av. J. C.

HELLEVOETSLUIS, ville et port de Hollande (Hollande méridionale), à 2G kil. S. O. de Rotterdam; 1,200 hab. Guillaume d’Orange partit de ce port avec 14,000 hommes, le 11 nov. 1688, pour aller conquérir l’Angleterre. Les Français le prirent en 1795.

HELL1N, Ilunum , ville d’Espagne (Murcie) , à 47 kil. S. de Chinchilla ; 8,300 hab. Lainages, toiles, chapeaux, moulins à huile. Eaux minérales et mine de soufre aux environs.

HELLOPES, petit peuple grec. Voy. ellopes. HELMEND, riv. de l’Afghanistan, sort du mont Kohy-Baha, au N. O. de Kaboul, traverse le Khoraçan , l’Afghanistan propre et le Séistan, et tombe dans le lac Zerreh , après un cours de 1,100 kil.

HELMONT ou HELMOND , ville de Hollande (Brabant septentrional), à 35 kil. S. E. de Boisle-Duc ; 2,500 hab. Grand commerce de toiles. HELMONT, médecin. Voy. vàn-hei.mont.

HELMSTÆDT, ville murée du duché de Brunswick, dans le district de Schoening , à 35 kil. S. E. de Brunswick ; G, 400 hab. Remparts, université fondée en 1575, par le duc Jules, supprimée en 1809: on y remarquait surtout la faculté de théologie. Gymnase et autres établissements d’instruction, etc. Chapeaux, vinaigre, tuyaux de pipe, liqueurs. eaux de senteur, eau-de-vic de grains, bière, et Fred. Calixte, H. Conring etc., y enseignèrent. HELOÏSE, aman le d Alielaid et nièce de Fulbert, chanoine de Notre-Dame, naquit à Paris en 1101. Belle, pleine d’esprit et de science, elle inspira une vive passion à son maître Abélard, qui la séduisit et l’épousa ensuite ; il la rendit mère d’un fils qu’elle mit au monde dans le pays natal d’Abélard, au bourg de Palais en Bretagne : il fut nommé Astrolabius. Après la cruelle vengeance exercée par Fulbert sur Abélard, Héloïse se fit religieuse au couvent d’Argenteuil; puis elle alla fonder l’abbaye du Paraclet, dont elle fut la premiàre abbesse. Elle mourut en 1164. Ses restes furent réunis à ceux de son époux dans l’église du Paraclet. Après avoir été transportés en divers endroits, ils ont été,

déposés définitivement au cimetière du Père-Lachaise près de Paris. Il reste d’Héloïse quelques lettres écrites à son amant après leur séparation ; elle y peint toute l’ardeur de sa passion; on les trouve parmi les écrits d’AHlard. Voy. abélard.

HELORE, Helorum , auj. Muriucci, ville de Sicile, au S. É. de Néèthe, dans une situation délicieuse, qui fit donner à ses environs le nom d'Helorina Tempe.

HELOS, auj. Tsili? ville de Laconie, au S. , au fond du golfe Laconique; fut prise deux fois parles Doriens, la lre sous Agis vers 1059, la 2* sous Alcamène vers 813 ; soumise la lr* fois, elle fut détruite la 2e, et ses habitants, vendus à l’encan, restèrent esclaves, eux et leur postérité; ce sont eux que l’on connaît sous le nom d Hélotes ou d’iloies.

HELOUNG-KIANG , ville murée de l’empire chinois (Daourie), sur l’Amour (dit aussi Helong ou Heloung-Kiang), à 1,300 kil. N. E. de Peking, par 50° 1’ lat. N., et 145° G’ long. E. Grand commerce de fourrures avec la Russie.

HELPE. On nomme ainsi deux rivières de France qui arrosent le département du Nord, dites Grande- Helpe et Petite-Ilelpe ; toutes deux tombent dans la Sambre; la grande baigne Avesnes.

IIELSINGBORG, ville de Suède (Malmœhus), à l’entrée du Sund, et vis-à-vis d’Elseneur, par 10° 23’ long. E., 56° 2’ lat. N.; 4,200 hab. Port formé par un môle. Restes d’un château-fort sur une montagne. — Victoire des Suédois sur les Danois en 1709.

HELSINGELAND, ancienne province de la Suède septentrionale, forme auj. deux districts de la préfecture de Gefleborg; elle avait pour villes principales Sœderhamn et Hudiksvall.

HELSINGFORS, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du grand-duché de Finlande, à 295 kil. N. O. de Saint-Pétersbourg, sur une presqu’île du golfe de Finlande; 19,000 hab. (3,534 hab. en 1810). Bon port; plus, forts. Archevêché luthérien. Université, depuis 1827. Grains, bois de construction, planches, etc. — Cette ville fut fondée par Gustave I, brûlée en 1741 pendant la guerre entre la Russie et la Suède, et rebâtie depuis plus régulièrement.

HELSINGLAND. Voy. helsingeland.

HELSINGOER, ville dfi Danemark. Voy. elseneur.

HELSINGS, ancien peuple de race gothique, habitait sur les bords de la Baltique. Son nom a été conservé dans les noms modernes d'Helsingborg, Helsingfors, Helsingeland, Helsingœr, etc.

HÉLSTONE, ville d’Angleterre (Cornouailles), à 85 kil. S. O. de Launceaton; 3,293 hab. Bon port sur la Manche (golfe de Mounts-bay).

HELVETIE. Voy. suisse.

I1ELVET1ENS, Helvetii , peuple de la Grande-Séquanaise, à l’E., était, avant l’invasion des Alemani, bien plutôt celte que germain. Us étaient bornés au N. et à l’E. par le Rhin, au S. par les Alpes et le Rhône jusqu’au lac de Genève , à l’O. par le Jura, depuis le fort l’Ecluse jusque près de Zurzach, où est le confluent de l'Aar et du Rhin. Il se divisait en quatre grandes tribus : les Tigurins, les Tugènes, les Urbigènes ou Yerbigènes et les Ambrons. L’an 6l av. J.-C., les Helvétiens , alors au nombre de 368,000 âmes, émigrèrent en masse, et voulurent envahir les Gaules. César leur barra le passage à Genève, les suivit jusqu’à Autun (Bibracte), les y battit et les força à rentrer dans leur pays.

HELVÉTIQUE (république), ou HELVÉTIE,état d’Europe. Voy. suisse.

helvétique (confession). On nomme ainsi : 1° une exposition de foi des églises réformées de Suisse, que rédigea Zwingle en 1530, et qui fut solennellement adoptée et jurée en 1534 ; ofi la connaît davantage sous le nom de Confession de Bâle • 2° une seconde

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exposition de foi que firent les mômes églises en 1566, et à laquelle Théodore de Bèze et Bullinger eurent la plus grande part. Cette confession ne reconnaît pour juge en matière de foi que la parole de Dieu, proscrit les images, enseigne la prédestin. absolue, n’admet que deux sacrements , le baptême et la Sainte-Cène, et même ne regarde ce dernier que comme une cérémonie commémorative. Elle est encore aujourd’hui la règle de foi dans les

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BHELVÉT1US (Adrien), médecin, né en Hollande vers 1661, d’une famille originaire du Palatinat, mort à Paris en 1727, était fils d’un médecin alchimiste qui l’envoya de bonne heure à Paris pour vendre des drogues de sa composition. Il découvrit lui-même les vertus curatives de l’ipécacuanha, et ayant opéré avec ce remède des cures heureuses, il fut produit à la cour, obtint de Louis XIV ane gratification de 1000 louis pour sa découverte, avec des litres honorifiques, et fit en peu de temps une grande fortune. Le duc d’Orléans, devenu régent, le nomma son médecin. Il a laissé quelques écrits de médecine pratique. — Son fils, Jean-Claude- Adrien, médecin comme lui, exerça son art avec non moins de succès. C’est lui qui sauva Louis XV dans la maladie si grave qu’il fit dans son enfance, en 1719. Il en fut récompensé par une pension de 10,000 livres. Il a aussi laissé quelques écrits.

Helvétius (Claude-Adrien), philosophe, fils de Jean-Claude Helvétius, médecin de la cour, né à Paris en 1715, obtint dès l’âge de 23 ans une place de fermier général qui lui valait cent mille écus de rente; il profita de sa fortune pour se livrer à tous les genres de plaisirs; mais en même temps, il se plut à faire du bien et répandit ses bienfaits sur plusieurs gens de lettres malheureux. Avide de gloire, il quitta la finance pour se livrer aux lettres (1750). Après avoir hésité quelque temps sur le genre qu’il choisirait, et s’être essayé dans la poésie et la tragédie, il se décida pour la philosophie, et publia en 1758 un ouvrage qui attira sur lui l’attention publique, le livre de l’Esprit, où il réduit toutes nos facultés à la sensibilité physique , et où il veut prouver que l'homme n’est guidé dans tous ses jugements et dans toute sa conduite que par l’intérêt personnel. Cet ouvrage, qui renverse toutes les idées de morale, donna lieu à de nombreuses réfutations ; il fut en outre condamné à la fois par la Sorbonne, le pape et le parlement ; il fut brûlé par la main du bourreau en 1759, et l’auteur fut contraint de se rétracter. Depuis cette époque , Helvétius ne publia plus rien ; il voyagea en Angleterre et en Allemagne, et se vit bien accueilli partout. Sa maison à Paris devint le rendez-vous d’une société choisie , dont sa femme (mademoiselle de Ligniville) faisait le principal ornement. Il mourut en 1771, à 56 ans. Helvétius a laissé plusieurs ouvrages posthumes; le principal est intitulé: De l'homme , de ses facultés intellectuelles et de son éducation ; il y soutient que toutes les intelligences sont égales, et que la différence entre elles ne provient que de l’éducation. On a aussi de lui un poème du Bonheur , ouvrage froid et médiocre, auquel il n’a pu d’ailleurs mettre la dernière main. Ses œuvres complètes ont été publiées sur ses manuscrits, en 14 vol. in-18, Paris, 1796 (par les soins de M. Laroche , légataire des manuscrits de l’auteur). Le style d'Helvétius est agréable et fleuri , mais plein d'afféterie; son livre de l 'Esprit est chargé de digressions. En dépit de ses doctrines arides et égoïstes, Helvétius avait un caractère noble et môme généreux ; on cite de lui des traits de bienfaisance qui donnent un éclatant démenti à son système.

HE L VI CUS (Christophe, savant cbronologiste, ! né en 1581 à Sprindlingen près de Francfort, mortj ’en 1617, possédait les langues anciennes et orien-i

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