HEMS
taies, la théologie, la médecine ; professa le grec e t l’hébreu (1605), puis la théologie (1610) à l’uni - \ ersité de Giessen. Ses principaux ouvrages sont; Theatrum chronologicum , Giessen, 1609, in-fol.j 1618 ; Chronologia universalis , etc., 1618.
H PjLX 1DIUS PRISCUS, Romain célèbre par son républicanisme et son stoïcisme, natif de Terracine, ami et gendre de Thraséas, fut exilé sous Néron. Il rentra sous Galba; mais Vespasien , irrité de son opposition perpétuelle , le fit mettre en prison, puis l’exila, et le fit tuer en 75. — Son fils, homme consulaire, qui partageait ses vertus et ses sentimentSi fut mis à m. par Domitien (94). Il était ami de Pline.
HELVIE, mère de Sénèque , pour qui ce philosophe écrivit le traité intitulé: Consolutio ad Hciviam , au sujet de la mort d’un de ses parents.
HELVIENS7 Helvii , peuple de la Gaule, dans la Narbonnaise lr«, au N., habitait le pays nommé depuis Vivarais , et avait pour chef-lieu Alba Helviorum (auj. Aps en Vivarais, dans l’Ardèche).
HEL\ OETSLUYS. Voy. hellevqetsluis.
HËLYOT (Pierre), dit le Père llippolyte , savant, religieux, né à Paris en 1060, mort au couvent de Picpus en 1716, est auteur d’une Histoire des ordres monastiques religieux et militaires, Paris, 1714 — 1721, 8 vol. in-4 ; les 3 derniers vol. sont du père Maximilien Bu Ilot. On a encore du père Hélyot quelques ouvrages ascétiques.
HKLYS1CES, ancien peuple de la Gaule, peutêtre le même que les liébryces , habitait dans la Province romaine, vers l’embouchyre de VAtax (Aude) ; des traces de leur nom se retrouvent dans celui d 'Iletice Palus (auj. étang de la Bobine).
HKMEL-IIEMPSTEAD, ville d’Angleterre (Hertford), à 28 kH. O. d’Hertford ; 5,200 hab. Grand commerce de grains.
HEMEROSCOPHJM , auj. Dénia , ville d’Hispanie. Voy. dianium.
HËM1MONT, // œmimonius ou Hœmi montes , une des six provinces du diocèse de Thrace, au N. et au S. de l’Hémus, avait pour ch -1. Adrianopolis.
HEMMEL1NCK (Hans ou Jean), peintre flamand, né à Damme, près de Bruges, ou à Constance, fut l’un des premiers maîtres de l’école flamande. On connaît de lui la Nativité de J. C., conq>osé en 1479 pour l’hôpital Saint - Jean de Bruges, où il avait reçu des soins, la Châsse de sainte Ursule et saint Christophe portant l'Enfant Jésus.
HËMONIE, Ilœmonia, nom de la Thessalie avant l’invasion des Thesprotes-Thessaliens. On y comptait au temps de la guerre de Troie neuf royaumes: 1° celui des Ënianes et Perrhèbes au N. E. (places: Cyph, Dodone l’Olympique) ; 2° celui de Gyrton dans la vallée du Tilarèse et du Pénée, à l’O. du premier (places : Gyrton, Oloosson , Argissa) ; 3° celui d’OEchalie, encore plu» à 10., sur le haut Pénée (OEehalie , Tricca , Ithome); 4# celui de3 Myrmidons , Hellènes et Achéens , état fédératif dont Achille était le prince suprême (places: Trachis, Phthie, Alope, Alos); 5° de Magnésie au S. ’E. , vers le Pélion ; 6° celui de Méthone, encore plus au S.; 7° celui d’Orménium, au N. de celui de Magnésie; 8° celui de Phvlace, dans la péninsule entre les golfes Pagasétique et Maliaque (places : Phvlace, Ptélée, Iton, Antron , Pyrrhace) ; 9° celui de Phères et Glaphyre, aux environs du lac Bébéis. Ce* neuf états ensemble envoyèrent contre Troie 28* vaisseaux. Voy. thessalie.
HEMS, ville de Syrie. Voy. homs.
HEMSKERCK (Martin van), peintre hollandais, surnommé le Baphaël de la Hollande, né en 1498 au bourg d’Hemskerck, mort en 1574, était fils d’un maçon et devait suivre la profession de son père ; mais son goût [tour le dessin le décida à quitter la maison paternelle ; il étudia sous J. Schorel , et partit ensuite pour l’Italie, où il travailla d’après les " 51*
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chefs-d’œuvre anciens et avec les conseils de Michel- Ange. De retour dans sa patrie il l’enrichit de ses productions. Lorsqu’en 1572 les Espagnols s’emparèrent de Harlem , les tableaux de ilemskerck furent en grande partie la proie des flammes ou des pillards. On cite parmi ses ouvrages : Saint Luc peignant la Vierge et l'Enfant Jésus ; Mars et Vénus surpris par Vulcain .
HEMSTER11UYS (Tibère), savant critique hollandais, né à Groningue en 1685, mort en 1766, professa la philosophie et les mathématiques à Amsler., puis le grec à Leyde (1740) et ranima le goût de la littérature grecque en Hollande. Il a du reste peu écrit. Un a de lui une édition de Lucien avec Commentaires, qui fut terminée par Reitz et Gesner, 1720-1737; le Plutus d’Aristophane avec des Notes , 1744 ; des harangues latines , etc. On a publié en 1825 à Leyde un vol. d ’Anecdota d’Hemsterhuys.
hemsterhu vs (François), écrivain hollandais, fils du précédent, né en 1720, mort en 1790, vécut à La Haye, fut premier commis de la secrélairerie du conseil d’état des Provinces-Unies des Pays-Bas, et consacra à la philosophie le loisir que lui laissaient ces fonctions. On a de lui : Lettres sur la sculpture , Amsterdam, 1769, in-4; Lettre sur les désirs , 1770; Lettre sur l' homme et ses rapports , 1773 ; Sophyle, ou la Philosophie , dialogue, 1778 ; Aristée, ou de la Divinité, dialogue, 1779 ; Alexis, ou de l'Age d’or, 1787 ; Simon, ou des Facultés de l'Ame ; Lettre de Diodes à Diotime , sur l’athéisme. Tous ses ouvrages sont écrits en français. On les a recueillis sous le titre d 'Œuvres philosophiques d’Hemsterhuys, Paris, 1792 et 1809, 2 vol. in-8. Hemsterhuys s’est surtout occupé delà théorie des arts: il explique le plaisir que cause le beau par le nombre plus ou moins grand d’idées que l’âme peut embrasser à la fois, et par l’exercice plus ou moins facile des facultés de l’intelligence. Dans la philosophie, il penche en général vers le platonisme.
HÉMUS, Hœmus , auj. le Balkan, chaîne de montagnes qui sépare la Thrace d’avec la Mésie-Inférieure et qui court de l’O. à l’E., jetant au S. E. les monts Rhodope et aboutissant par YHœrni ex tréma (Emineh-Dagli), au Pont-Euxin. L’Iiémus est très élevé, et n’offre que peu de pas ou cols par lesquels on puisse le franchir. Voy. balkan.
HENARÈS, riv. d’Espagne , naît au-dessus de Maduana, baigne Siguenza, Guadalaxara, Alcala-de- Henarès, et tombe dans la Jarama. Cours, 150 kil.
RENAULT (Ch. -Jean-François, dit le Président), né à Paris en 1685, mort en 1770, à 85 ans, était iils d’un fermier général; il fut nommé conseiller dès 1706, devint en 1710 président de la première chambre des enquêtes au parlement de Paris, et peu après, la reine, qui l’affectionnait, lui donna la charge lucrative de surintendant de sa maison. Ilénault s’était fait de bonne heure remarquer à la cour et dans le monde par son esprit et son amabilité ; il s’exerça dans différents genres de littérature , fit d’assez bons vers, et finit par s’adonner aux recherches historiques. Il fut reçu à l’Académie Française ,T723), et peu après à celle des Inscriptions. Il était lié avec les hommes les plus distingués de son temps, et se vit recherché par Voltaire. L’ouvrage qui a valu au président Ilénault sa réputation est un Abrégé chronologique de i Histoire de France, publié pour la première fois en 1744, in-4 ; malgré quelques erreurs et des incorrections, cet ouvrage a eu une foule d’éd. ; il a été continué par M. Walckcnaer ( 1 822) et par M.Michaud ( 1 835 ) ;il a été trad .dans presque toutes les langues de l’Europe : c’était le premier ouvrage qui eût paru en ce genre. Le président Ilénault a laissé un poème ,l’ Homme utile , .des tragédies et des poésies diverses. Sôrieys a publié ses Œuvres inédites, Paris, 1808, in-8; le baron duYigan, son arrière-neveu, adonné ses 1855, 'n-8.
hénault, poëte français. Voy. hesnault.
HENDAYK, ville de France. Voy. andàye.
HENÈTES, Heneti, peuple de la Paphlagonie, habitait primitivement entre le Sangarius et lt Parthenius. Il émigra sous la conduite d’Anténor, vers 1270 ou 1180 avant J. C., et s’établit au fond du golfe Adriatique, d’où il chassa les Euganei. Les Hénètes semblent d’après leur nom avoir été de race vende et par conséquent slave, comme les Venètes. Voy. venètes.
HENG-K1ANG, riv. de Chine (Hou-nan), sort des montagnes qui séparent les provinces de Hou-nan etKouang-tong, et tombe dans le lacThoung-thing. Cours, 550 kil.
HENG-TCHEOU, ville de Chine (Hou-nan), ch.-l. de dép. , sur le Heng-kiang, à 150 kil. S. O. de Tchangeha, par 110° 2’ long. E., 26° 55’ lat. N.
HENGIST ET HORSA, nom de deux frères saxons qui abordèrent vers l’an 449 à l’embouchure de la Tamise, où les avait appelés Vortigern, roi des Prêtons, qui était alors en guerre avec les Pietés. Par le secours des Saxons, les Bretons repoussèrent les Pietés; mais après la victoire, les Saxons prétendirent rester dans le pays. Sur le refus de Vortigern, ils s’allièrent avec les Pietés et marchèrent contre les Bretons. Vorlimer avait pris la place de son père Vortigern, que les Bretons avaient déposé; il fut complètement défait au combat d’Eglesford (auj. Ailsford), où périt Horsa, l’un des chefs saxons. Hengist vainqueur s’établit à Cantorbéry (455), et y fonda le roy. de Kent, l’un des sept de l’Heptarchie saxonne, et qui comprenait les comtés actuels de Kent, Middlesex, Essex et Surrey.
HENIN-LIETARD, ville du dép. du Pas-de-Calais, à 25 kil. S. E. de Béthune; 2,839 hab. Batiste.
HËN10QUES, Heniochi (c.-à-d. qui tient les rênes), peuple de l’Asie-Mineure, dans le roy. de Pont, à l’E., près de la mer et aux environs de Pityonte, descendait, suivant les Grecs, d’Amphytus et de Telechius, écuyers de Castor et Pollux.
HEN1SCH (George), Henischius, savant allemand, né en 1549 à Burtfeld en Hongrie, mort en 1618, fut professeur de rhétorique et de mathématiques à Augsbourg , puis bibliothécaire de la ville. On a de lui des éditions des Œuvres d’Hésiode, Bâle, 1580, d ’Arètèe, Augsbourg, 1603, in-8; Enchiridiomedicinœ, Bâle, 1573, in-8. 11 a traduit le Commentaire de Proelus sur la Sphère , 1609, a donné une dissertation estimée De asse et parlibus ejus; il avait commencé, sous le titre de Thésaurus linguœ et sapienlice germanicæ, un excellent dictionnaire, que malheureusement il ne put achever.
HENKE (Henri-Philippe-Conrad), théologien protestant, né en 1752 à Hehlen (dans le duché de Brunswick), mort en 1809, fut successivement premier professeur de théologie à Helmstædt, 1788, directeur du séminaire des prédicateurs, abbé du couvent de Kœnigslutter, vice-président du consistoire de Wolfenbultel. 11 a laissé ; une Histoire de l’Église (en allemand), 9 vol. in-8, 5e édition, 1818- 1823; Lineamenta instilutionum fidei chrislianœ , 1793, ouvrages entachés de rationalisme.
HENKEL (Jean-Frédéric), chimiste et minéralogiste allemand, né en 1679 à Freyberg (Saxe), mort en 1744, fut conseiller des mines du roi Auguste II. On a de lui : Flora saturnisans, etc., Leipsick, 1722, in-8; Histoire naturelle de la Pyrite, etc., in-8, traduit en français par le baron d’Holbach et Ad.-Hen. Charas, Paris, 1760, in-4; Introduction à la Minéralogie, Dresde, 1747, traduit par d’Holbach, Paris, 1756, 2 vol. in— 1 2.
HENLEY- SUR -TAMISE , ville d’Angleterre (Oxford), à 40 kil. S. E. d’Oxford; 3,600 hab. Beau pont. Grand commerce avgc Londres, surtout en farine, grains, bois, etc. — On le distingue de lien deu-en-Arden dans le comté de Warwick ; 2,000 hab.
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HENNEBERG (comté d’), ancienne principauté d’Allemagne, dans le cercle de Franconie, était située entre la Hesse, la Thuringe, les territoires de Fulde et de Wurtzbourg, et comptait plus de 100,000 hab. Schmalkalden, Meiningen, Oslheim, Schleusingen en étaient les places principales. — Ce comté eut d’abord des seigneurs particuliers, issus de la famille des comtes des Grabfelde; en 1583, cette maison s’étant éteinte, le comté d’Henneberg fut possédé en commun par les diverses lignes de la maison deSaxe ; en 1660, elles se le partagèrent entre elles après en avoir cédé une partie à la Hesse- Cassel. Enfin en 1815 la Prusse devint maîtresse de la partie appartenant à l’électorat de Saxe ; le reste est possédé par les ducs de Saxe-Weimar, de Saxe- Cobourg-Gotha et de Saxe-Meiningen.
HENNEBON, ch.-l. de canton (Morbihan), sur le Blavet, à 7 kil. N. E. de Lorient; 4,749 hab. Commerce de grains, miel, cire, suif, chanvre, vins, peaux, fer, etc. Place très forte au xiv* siècle. Charles de Blois y assiégea vainement la comtesse de Montfort en 1342. Jean de Montfort y m. en 1345.
HENNEQUIN ( Ant. -Louis-Marie ) , avocat distingué, né à Monceaux près de Paris en 1786, mort en 1840, porta un moment les armes sous l’empire, revint à Paris en 1813 et se voua au barreau. Une élocution facile, jointe à une logique serrée, lui acquirent bientôt une haute réputation. Il se fit surtout remarquer dans les causes politiques, et prêta l’appui de son talent à la cause royaliste. En 1830, il défendit le ministre Peyronnet devant la Chambre des Pairs; en 1832, il assista la ducli. de Berry après son arrestation. Il fut nommé en 1834 député par la ville de Lille. Il a paru en 1824 un Choix de ses Plaidoyers. — 11 ne faut pas le confondre avec Joseph-François-Gabriel Hennequin, son cousin-germain, né en 1775 en Lorraine, qui, après avoir servi avec distinction dans la marine, entra dans l’administration et fut longtemps chef de bureau au ministère de la marine. On doit à celui-ci , entre autres publications : l 'Esprit de V Encyclopédie , 1822, 15 vol. in-8. Mort en 1842.
HENNERSDORF, nom de deux villes de Saxe (Lusace) : l’une, Gross-Hennersdorf , à 12 kil. N. de Zittau; 3,000 hab. ; coutellerie, brasseries; patrie du comte de Zinzendorf; — l’autre, Seif-llennersdorf, à 15 kil. O. de Zittau; 4,300 hab.; horlogerie, orfèvrerie, ouvrages au tour, toiles, etc.
HENNUYER (Jean le), évêque de Lisieux, né en 1497, mort en 1578 , fut précepteur de plusieurs princes de la famille royale, et confesseur de Henri II, de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis. II se montra en toute occasion adversaire ardent des Calvinistes, et fit une vive opposition à l’édit de 1562 qui leur était favorable. Quelques historiens lui attribuent cependant une conduite généreuse, lors 4e la Saint-Barthélemy (1572), et disent qu’il préserva des massacres les protestants de son évêché, en refusant d’obéir aux ordres du roi ; mais il paraît que cette supposition n’a aucun fondement, et n’est que l’effet d’une confusion de l’édit de 1562 avec celui de 1572: si l’évêque de Lisieux résista au premier, qui favorisait les Calvinistes, il ne fit rien pour s’opposer au second.
HÊNOCH, patriarche. Voy. énoch.
HENON, ville du dép. des Côtes-du-Nord, à 5 kil. N. O. de Moncontour ; 3,262 hab.
HÉNOTIQUE, Hènolicon (du grec hénotès , unité), édit d’union, rendu l’an 482 par l’empereur Zénon, à la sollicitation d’Acaeius, patriarche de Constantinople, ordonnait l’union des Catholiques et des Eutychéens ; il excita dans l’empire d’Orient de 'ives disputes et provoqua de longues persécutions.
HENRI. Ce nom est commun à un grand nombre de personnages historiques que nous répartirons dans les cinq séries suivantes : I. Empereurs
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d’Allemagne; II. Rois de France ; 111. Roîb d’Angleterre ; IV. Rois de Castille et de Portugal ; V. Princes et personnages divers.