‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 513 sur 1261 · HUBE · texte numérisé non relu

HUBE

HRUDIM. Voy. chrudim.

HUAHEINE, une des îles de la Société, dans le Grand-Océan équinoxial, au N. O. de celle d’Otaïti : 40 kil. de tour. Port dit d’Ouahuara, sur la côté occidentale. Habitants plus grands et plus forts que ceux d’Otaïti.

HUALLAGA , riv. du Pérou, naît dans la prov. de Tarma, au N. du lac Chinchaycoche, dans les Andes, se nomme d’abord Huanuco, arrose la ville de Huanuco, puis celle de Muna, où il prend le nom de Huallaga, entre dans la Colombie, et tombe par deux bras différents dans le Tunguragua, affluent de l’Amazone : 800 kil. de cours.

HUAMANGA, ville du Pérou. Voy. guamanga.

HUANCAVEL1CA , ville du Pérou (Ayacucho) , dans une vallée des Andes, à 230 kil. S. E. de Lima, jadis ch.-l. d’une province de même nom ; 5,000 hab. Climat froid et tempérât, variable. Mercure.

HUANUCO, ville du Pérou, ch.-l. d’une province de même nom, près du Huallaga, à 250 kil, N. E. de Lima : jadis grande et bien peuplée; très déchue auj. — La province de Huanuco, située entre celles de Truxillo, de Tarma, de Guamalies, a 90 kil. sur 66 et compte 18,000 hab.

huanuco, riv. du Pérou. Voy. huallaga.

HUARAS, ville du Pérou, à 310 kil. N. O. de Tarma; 6,000 hab. Source thermale.

HUARTE (Juan), philosophe espagnol, né en 1520 à Saint-J ean-Pied-de-Port (Basse-Navarre), mort à la fin du xvie siècle, exerça à Madrid la profession de médecin. On a de lui : Examen de ingenios para las sciencias ( Examen des esprits propres aux sciences ), Pampelune, 1578, souvent réimprimé, et traduit dans toutes les langues, entre autres en français par G. Chappuis, Lyon, 1580. 11 y indique à quels signes on peut reconnaître les dispositions naturelles de chacun; il est à regretter qu’il ait mêlé à cet ouvrage des idées bizarres sur un moyen de procréer les sexes à volonté et de faire naître de grands talents. H fut réfuté par J. Guibelet, Paris, 1631, et condamné à Rome.

HUARTE-ARAjQUlL , Ara-Cœli ou Racillum , bourg d’Espagne (Pampelune), à 24 kil. N. E. de Pampelune.

HUASCO, ville du Chili, à 40 kil. N. de Coquimbo, sur la riv. de Huasco : port vaste, mais peu sûr. Florissante jadis, très déchue aujourd’hui,

HUBER (Jean), dessinateur et naturaliste, né à Genève en 1722, mort en 1790, était membre du conseil des Deux-Cents de sa ville natale. 11 avait un talent singulier pour l’art de tracer des portraits en découpant du papier; il apprit seul la peinture, et représenta avec bonheur plusieurs scènes de la vie privée de Voltaire, dans l’intimité duquel il avait vécu vingt ans. On lui doit des Observations sur le vol des oiseaux de proie, Genève, 1784.

huber (François), naturaliste distingué, fils du précédent, né à Genève en 1750, mort à Lausanne en 1831, fut porté de bonne heure, par l’exemple de son père, à observer la nature, et étudia avec une patience admirable les mœurs des abeilles; ayant perdu la vue jeune encore, il n’en continua pas moins ses recherches avec le secours de François Burnens son domestique et de sa femme Aimée Lullin. Il publia ses travaux et ses découvertes en 1792 sous le titre de : Nouvelles observations sur le abeilles , et sous la forme de lettres à Charles Bonnet; il en donna une édition plus complète en 1814. On lui doit aussi des recherches sur l’influence de l’air et du gaz par rapport à la germination.

huber (Michei), professeur de langue française à Leipsick, né en Bavière en 1727, mort à Leipsiok en 1804, vint.de bonne heure se fixer à Paris. Il a traduit de l’allemand en français la plupart das ouvrages de Gessner {Mort d’Abel, 1761, les Idylles} 1762, Daphnis, 1764); et en outre Wilheimine,

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1769 ; des Lettres de Gellert , 1770; Y Histoire de l'art dans l'antiquité par Winckelmann , 1781, etc. Il a puissamment contribué par ces traductions à répandre en France le goût de la littérature allemande. — Son üls, L.-Ferdinand Huber, né à Paris en 1764, mort en 1804, était un littérateur distingué. Il dirigea longtemps l’ ALIcjemeine-Zeilung , journal estimé qui paraissait à Ulm. 11 avait épousé la fille de Heyne ( Voy . l’art, suivant).

huber (Thérèse), née à Gœttingue en 1764, morte à Augsbourg en 1829, était fille du célèbre Heyne. Elle épousa d’abord en 1792 J .-George - Adam Forster [Voy. ce nom), puis, après la mort de ce premier mari (1794), Louis-Ferdinand Huber, fils de Michel ; elle devint veuve de nouveau en 1804. On doit à Thérèse Huber une série de contes et de nouvelles qui eurent le plus grand succès. Ses écrits ont été réunis après sa mort par son fils sous le titre d’ Œuvres complètes de Th. Huber , 6 vol., Leipsick, 1830-1833. De 1819 à 1824, Thérèse dirigea à Stuttgard le journal intitulé : Moryenblati.

HUBERT (saint), évêque, né vers l'an 656, était fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, et issu de Clovis. 11 vécut d’abord à la cour de Neustrie, la quitta en 674 pour fuir la tyranniedu maire Ebroin, et se réfugia auprès de Pépin d’Héristal, maire d’Austrasie, à la cour duquel il occupa un emploi éminent. Après avoir vécu dans les plaisirs et la dissipation, il se convertit, vers 683, se lia étroitement avec saint Lambert, évêque de Maëstricht, et lui succéda en 708. 11 transporta son siège épiscopal à Liège, et m. en 728 ou 730 à Tervueren, près Bruxelles. Il fît de nombreuses conversions et mérita le titre d 'apôtre des Ardennes . On le regarde comme le patron des chasseurs, et on accorde à ses reliques le pouvoir de guérir la rage. Son corps fut longtemps conservé dans la forêt des Ardennes , à l’abbaye d’Andain, qui a pris de lui le nom de Saint-Hubert. On le fête le 3 nov. et le 30 mai, jour de sa mort.

HUBERT (ordre de saint-), ordre chevaleresque de Bavière, avait été créé dès 1444 par Girard V, duc de Berg-el-Juliers , afin de perpétuer le souvenir d’une victoire qu’il avait remportée le jour de la Saint- Hubert, et fut transporté en Bavière au xvme siècle par l’électeur Charles-Théodore. Il ne compte que 12 chevaliers et un commandeur. L’insigne de l’ordre est une croix d’or à huit pointes avec une image de saint Hubert au centre. — Un autre ordre du même nom fut fondé en 1416 par Louis 1, duc de Bar; il fut conservé par le roi Stanislas, successeur des ducs de Lorraine; après la révolution de 1789, il fut transporté en Allemagne et adopté par le grandduc de Francfort. L’insigne est une croix d’or avec l’adoration de saint Hubert et les armes de Lorraine.

HUBERTSBOURG , village du roy. de Saxe, à 40 kil. E. de Leipsick, est célèbre par la paix qui y fut conclue le 15 février 1763, entre la Prusse, l’Autriche et la Saxe, et qui mit fin à la guerre de Sept-Ans. Marie-Thérèse y renonça à ses prétentions sur la Silésie et sur Glatz ; Frédéric II, de son côté, rendit l’électorat de Saxe au roi de Pologne.

HUBNER (Jean), géographe et historien allemand, fflé dans la Haute-Lusace, en 1668, mort en 1732, à Hambourg, fut professeur de géographie à Leipsick, et reeteur de l’école de Hambourg; il est auteur d’une Géographie universelle , Leipsick, 1705, qui a été traduite en français, Bâle, 1757* 6 vol. in-8. Il a écrit aussi : Questions sur la géographie ancienne et moderne, Leipsick, 1693, in-8; Questions sur l'histoire politique jusqu’à la fin du XVIIe siècle, 1697 et années suivantes, 10 vol. in-8; Bibliotheca historien Hamburgensis , Leipsick, 1715; Musœum geographicum, catalogue des meilleures cartes, publié par son fils, Hambourg, 1746.

; HUCH-EON, ville de Chine (Kouang-tong), dans l’Jle de Haï-nan , à 8 kil. dn Khioung-tcheou, on lui

donne 200,000 hab. Grand mur en briques; bibliothèque, bains, jardins célèbre académie chinoise. Beaucoup d’industrie.

HUCQUEL1ERS, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), à 15 kil. N. E. de Montreuil; 800 hab.

HUDDERSF1ELD. ville d’Angleterre (York), à 12 kil. S. E. d’Halifax; 30,000 hab. Un des principaux entrepôts du commerce des draps et lainages. Canal d’Huddersfield à Ashton. — On croit que la station romaine nommée Cambodunum était aux environs de Huddersfield.

HUD1KSVAL, ville de Suède, sur le golfe de Botnie, à 130 kil. N. de Gèfle ; 1,500 hab. Fusils. Commerce de chanvre, .planches, bois de construction, etc.

HUDSON (Henri), navigateur anglais, fit plusieurs voyages pour le compte d’une compagnie de négocians auglais , dans le but de découvrir un passage pour pénétrer en Amérique, soit par le nordouest, soit par le nord-est (au N. de l’Asie). Il découvrit dans l’Amérique septentrionale en 1609 et 1610, d’abord le grand fleuve qui porte son nom, puis le détroit et la grande baie auxquels Bon nom est également resté, enfin une autre baie, qu’il nomma baie de Saint-Michel, du jour où il l’avait reconnue. Les vivres étant venus à manquer, l’équipage se révolta, et le malheureux Hudson fut déposé, avec son fils et quelques matelots, sur une chaloupe et abandonné (1611); depuis on n’a plus entendu parler de ces infortunés. On a fait des recherches pour les retrouver, mais sans aucun succès. Les détails de la dernière expédition de Hudson se trouvent dans le tome IV du recueil de Purchas.

hudson (John), philologue anglais, né en 1662, dans le Cumberland, mort en 1719, fut conservateur de la bibliothèque Bodléienne, ensuite principal du collège de Sainte-Marie à Oxford. On a de lui des éditions de Velleius Paterculus, 1693, in-8; de Thucydide, 1696, in-fol.(très estimée); de Denys d’Halicarnasse, 1704,2 vol. in-fol.; des Geographiœ vetens scriptores grœci minores , etc., Oxford, 1698, 1712, 4 vol. in-8; de Longin, Ï7l0, in-4; d'Esope, grec et latin, 1718, Oxford, in-8; de Josèphe, avec une version latine, Oxford, 1720, 2 vol. in-fol.

HUDSON ou NORTH RIVER, fleuve des États- Unis (New-York), prend sa source dans les montagnes à l’O. du lac Champlain, communique avec ce lac par un canal, et après un cours de 450 kil. se jette dans l’Océan Atlantiq., par 40° 41’ lat. N., au-dessous de New-York. Il communique aussi par des canaux avec le lac Erié et le fleuve Delaware. H doit son nom au navigateur Hudson, qui le découvrit en 1609.

hudson (baie ou mer d’), vaste golfe àe l’Ôcèan Atlantique, dans le nord de l’Amérique septentrionale, s’étend de 51° 15’ à 70° lat. N. et de 78° à 98° long. O., et s’avance dans la partie septentrion nale de la Nouvelle-Bretagne, entre la Nouvelle- Galles à l’O., le Canada au S., et le Labrador à l’E. Au N. ses limites sont peu connues. Elle communique probablement avec la mer Éolaire par le canal de Fox, et est fermée en partie de ce côté par la presqu’île de Melville. Au N. E. se trouvent la terre de Cumberland et les détroits d’Hudson, de Frobisher et de Cumberland, par lesquels la mer d’Hudson communique avec l’Océan. Cette mer peut avoir 2,200 kil. du N. au S., et 950 de l’E. à l’O. Sa partie méridionale porte le nom de baie de St- James, la septentrionale celui de baie de Bulton, la partie N. O. celui de baie de Welcome. C’est là que se trouve aussi le Chesterfield-Inlet, la baie de Wager et le Repulse-bay. Plusieurs grands Heu* ves se déchargent dans la mer d’Hudson, savoir: au S. l’Albany, l’Abitibbe, le Moose ; à l’O. le Severn, le Nelson, le Churchill; à l’E. l’East- Main, etc. — Le danois Anskold découvrit le premier cette mer ; Hudson l’explora et lui donna so

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nom en 1610. Depuis ce temps elle a servi de but aux explorations d’un grand nombre de navigateurs. En 1672, sous le règne de Charles II, s’établit au S. de cette baie la célèbre Compagnie de la baie d’Hudson , pour le commerce des fourrures.

Hudson (détroit d’), détroit qui unit la mer d’Hudson à l’Océan Atlantique, est situé par 61°-63° 30’ lat. N. et 68°-80° long. O., au N. du Labrador. 11 est souvent fermé par les glaces.

hudson, ville des Etats-Unis (New-York), i 60 kil. S. d’Albany, cli.-l. du comté de Colu»mbia ; 6,00Ô'hab. Fondée en 1784.

HUE (François), valet de chambre du dauphin, fils de Louis XVI , fut enfermé au Temple avec la famille royale, et lui témoigna un dévouement héroïque. Il survécut à ses maîtres, et put sortir de France; il y rentra à la Restauration, et devint premier valet de chambre de Louis XV11I. Il mourut en 1819. On a de lui les Dernières années de Louis XVI, Paris, 1814.

HUÉ ou HUE-FO, Kigue en cochinchinois, ville d’Asie, cap. de la Cochinchine et de tout l’empire <T An-nam, dans une île d’un fleuve nommé aussi Hué, par 106° 2’ long. E., 16» >3’ lat. N.; 200,000 hab. Ville belle et très forte (plus de 2 000 pièces de canon en batterie sur les remparts) : c’est, dit-on, la première forteresse de tout l’Orient : 4 grands canaux navigables. Ecoles, commerce.

hué-han, ville de Cochinchine. Voy. faï-fo.

HUELGOAT (le) , ch.-l. de canton (Fiuisterre), à 16 kil. N. E. de Carhaix; 1,000 hab. Plomb argentifère.

HUELMA, Acatucci , ville d’Espagne (Jaën), à 36 kil. S. E. de Jaën; 3,000 hab.

HUELVA, Onuba , ville d’Espagne (Séville), à 77 kil. O. de Séville; 8,000 hab. Chantiers de construction. Exportation de fruits en Portugal et de

poissons frais à Séville.

HUERCAL-OVERA, ville d’Espagne (Grenade), à 60 kil. S. E. de Huescar; 3,800 hab. Savon, salpêtre, couvertures, toiles, linge de table.

HUERTA (c.-à-d. jardin), nom d’un grand nombre de lieux en Espagne ; le plus important est .•

huerta-de-val-de-carabanos , ville d’Espagne (Tolède), à 27 kil. E. de Tolède; 2,060 hab. Manufacture de salpêtre.

HUERTA (Garcia de la), poëte espagnol, né en 1729 à Zafra (Estramadure), mort en 1797, bibliothécaire royal, membre de l’académie de Madrid, a composé des Eglogues , une tragédie de Rachel, 1778, fort estimée, et a donné un Théâtre espagnol choisi, Madrid, 1786-88, 16 vol. in-8. Cet écrivain 6e fit surtout remarquer par son zèle à soutenir la littérature classique nationale contre l’envahissement des littératures étrangères.

HUESCA, Osca, ville d’Espagne, ch.-l. de la prov. d’Huesca (Aragon), à 46 kil. N. E. de Saragosse, sur l’isuela ; 9,200 h. Ev., université (f. en 1354) Belle cathédrale gothique ; on vante aussi deux collèges, les bâtiments de l’université, la collégiale Saint-Pierre , le palais Huaza. Cette ville fut très florissante du temps des Romains ; Sertorius y établit des écoles publiques, et Jules-César 1 embellit. Pierre I l’enleva aux Maures en 1096. Elle devint alors un instant la capitale d’un petit état indépendant qui prit le titre de royaume. — La prov. d’Huesca, formée de la partie N. E. de l’Aragon, est située entre celles de Lérida, de Saragosse, de Pampelune et les Pyrénées ; elle a 136 kil. sur 110 , et compte 160,000 hab. — Il y a une utre Huesca (Saragosse), à 44 kil. O. de Hijar, u pied d’une colline sur le sommet de laquelle se voient les ruines du château de Penatlor ; 1,060 hab. Bains thermaux et sources salines.

HUESCAR, ville d’Espagne (Grenade), à 60 kil. S. E. de Guadix ; 6,900 hab. Château-fort. Draps,

toiles de chanvre et de lin, linge de table, couverte®® de laine. — Près de là se voient les ruines d’Huescar-la-Vieja , dont on attribue la fondation aux Carthaginois.

HUET (P.-Daniel), savant prélat, né en 1630 à Caen, mort à Paris en 1721, à 91 ans, fit dans sa jeunesse (1662) un voyage en Suède dans un but scientifique, fonda en 1662 lacadémie de Caen, fut en 1670 adjoint à Bossuet comme sous-précepteur du dauphin, commença dès cette époque, sur l’invitation du duc de Montausier, la belle collection des classiques ad usum Delphini , qu’il dirigea jusqu’à la fin, fut reçu en 1674 à l’Académie Française, obtint en .1678 l’abbaye d’Aulnay près de Caen, et devint en 1689 évêque d’Avranches. Il se démit en 1699 de son évêché, afin de se livrer tout entier à son goût pour l’étude, et se retira chez les Jésuites à Paris, où il resta jusqu’à sa mort. Après avoir été enthousiaste du système de Descartea , Huet devint un de ses plus grands adversaires. Ses principaux ouvrages sont : Lettre sur l’origine des romans, Paris, 1670; Demonstralio evangelica , 1679, 1687, 1690 (ouvrage d’une érudition immense, mais rempli des conjectures les plus hasardées: on a dit que Huet n’y avait démontré que sa science); Censura philosophies cartesianæ, 1689- 1694 ; Nouveau mémoire pour servir à l’histoire du cartésianisme , 1692-1698 ; Histoire du commerce et de la navigation des anciens , Lyon, 1716 ; P.D.Huetii comment, de rebus ad eum pertinenlibus, Amsterdam, 17 1 8 (Mémoires autobiographiques où l’on trouve une foule dedétails intéressants); Traité philosophique de la faiblesse de l'esprit humain, Amsterdam, 1723. Ce dernier ouvr. , qui fit ranger l’auteur parmi les sceptiques, n’a été publié qu’après sajnnrtetsans nom. Huet s’est aussi exercé en poésie : on a de lui un volume de Carmina , 1700-1709, qui contient des vers grecs et latins. D’Olivet, ami de Huet, a publié un Huetiana , 1722. On conserve à la bibliothèque du Roi 2 vol. in-4. manuscrits contenant 300 Lettres latines de Huet (écrites de 1650 à 1 714). On a découvert en 1852 de nouvelles lettres etd es papiers importants pour la biogr. de Huet (dép. à FAcad. de Caen).

HUFELÀND (Christophe- Guillaume) , célèbre médecin allemand , né en 1762 dans la régence d’Erfurt, mort à Berlin en 1836, pratiqua d’abord la médecine à Weimar, fut nommé conseiller et professeur à léna en 1793, puis médecin du roi de Prusse (1801), professeur à l’université de Berlin (1809), conseiller d’état en 1810, et enfin, en 1 8 1 9, directeur de l’académie militaire de médecine et de chirurgie. On a de lui : Y Art de prolonger la vie humaine , ou Macrobiotique , léna, 1796 (traduit en français, léna, 1799, 2 vol. in-8, et Paris, 1824 et 1837, in-8); Conseils aux mères sur l’éducation physique, 1799; Système de médecine pratique, Leipsick , 1800-03; Histoire de la santé , Berlin, 1812, etc. Il publia longtemps (depuis 1795) un Journal de médecine pratique., qui exerça une utile influence. Hufeland se fit remarquer, au milieu des doctrines contradictoires qui se combattaient, par son impartialité et son éclectisme. Il fut un des premiers à reconnaître les singuliers phénomènes du magnétisme animal.

HUGO LIN DE LA GHERARDESCA. Voy. ghe-

RARDF.SCA.

HUGUENOT, nom donné en France aux partisans de la réforme et plus spécialement aux disciples de Calvin (Voy. calvinistes). On donne de ce nom plusieurs étymologies : les uns le font dériver d’un certain Besançon Hugues, chef d’un parti religieux et politique à Genève , les autres de l’allemand eidgenossen, associés, confédérés.

HUGUES- LE-GRAND, dit aussi le Blanc et l'Abbé, comte de Paris, duc de France et père de Hugues Capet, était fils de Robert, comte de Paris,

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