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Italie, en Espagne, en Portugal ; quoique Paris fût son berceau, elle ne fut admise en France qu’après de longs débats; elle éprouva surtout une vive résistance de la part du parlement et de l'université et n’obtint que fort tard la permission d'enseigner (1562). Les Jésuites ont rendu des services incontestables : ils ont obtenu de grands succès dans l'éducation de la jeunesse, dans la prédication ; par leurs courageuses missions ils ont porté la fe. jusque dans les contrées les plus éloignées et chez les peuples les plus barbares ; ils ont compté dans leurs rangs des hommes éminents dans les genres les plus divers (les P. P. Bourdaloue, Bouhours, André, Smmond, Petau, Labbe, Bolland, Brumoy, Larue, Porée, Jouvency, Parennin, Duhalde, etc.); mais on leur a reproché de s’être trop mêlés des affaires de ce monde, d'avoir poussé trop loin l’esprit de corps ; en outre plusieurs de leurs casuistes les compromirent en enseignant une morale relâchée ou des doctrines dangereuses. Ils ont été impliqués dans plusieurs complots ou attentats, quoique rien n’ail pu être prouvé. Ils ont été bannis pour des causes diverses de la plupart des Etats qui les avaient reçus :■ d’Angleterre en 1581 et 1601, de France en 1594 et 1762, de Portugal en 1598 et 1759, de Russie en 1717 et 1817, de Chine en 1753, d’Espagne et de Sicile en 1767 ; enfin la Société fut supprimée en 1773 par Clément XIV. On avait inutilement tenté, pour les sauver, de les déterminer à changer leurs statuts: Sint ut sunt , aut non sint, réD., assure-t-on. L. Ricci, leur général. — Les Jésuites continuèrent néanmoins à exister sous d’autres noms dans quelques pays, notamment en Russie où l’impératriec Catherine II leur donna asile (i T79). ils furent solennellement rétablis en 1814 par le pape Pie Vil, et bientôt rappelés par plusieurs des Etats qui les avaient bannis. Us rentrèrent en France à la Restauration sous le nom de Pcres de la Foi, et eurent pendant quelques années des collèges florissants, nui furent fermés en 1828; plusieurs ont été rouverts depuis 1848. L *Hiat ripa Jésuites a été écrite par P. Wolf, Zurich, 1789, Crétineau-Joly, 1844, et l’abbé Guettée, 1858.
JESU1TESSES, ordre de religieuses, fondé en 1534 par deux Anglaises, Warda et Tuiltia, à l’imitation de l'ordre que venait de fonder Loyola. Elles faisaient vœu de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, mais ne gardaient point la clôture et prêchaient dans les églises. Cet ordre fut. aboli en 1631 par Urbain VIII.
JÉSUS, en hébreu Jehosuah,c.-k-ù. Sauveur. Ce nom, assez répandu chez les Juifs, a été porté par neuf personnages différents qui ligurent dans la Bible, et que l’on distingue par le nom de leur père. Parmi eux on distingue : Jésus, fils de Josedech, qui fut le premier grand-prêtre des Juifs après le retour de la captivité de Babylone, et qui releva le temple avec Zorobabel (de 535 à 516); — et Jésus, Ois de Sirach, homme célèbre par sa sagesse, qui florissait sous le pontificat de Simon 1 (303-284 av. J.-C.) ; il est auteur du livre de Y Ecclésiastique. Ce livre était originairement écrit en hébreu ; il ne nous en reste qu’une traduction grecque.
Employé seul, le nom de Jésus désigne le Sauveur du monde, le fils de Marie, que l’on nomme plutôt Jésus-Christ.
jésüs-Christ, fondateur de la religion chrétienne, le Messie prédit par les prophètes, fils de Dieu et Dieu lui-même, médiateur entre Dieu et les hommes, rédempteur du genre humain. Il fut conçu dans le sein de Marie, vierge de Nazareth, issue de la race de David, et épouse de Joseph, et naquit à Bethléem, dans une étable, le 25 décembre de l’an du monde 4004, selon l’opinion la plus commune (4963 selon Y Art de vérifier les dates), et /a trente et unième année du règne d’Auguste. Sa naissance fut annoncée à Marie par l’ange Gabriel, et
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révélée d’une manière miraculeuse à des bergers ainsi qu’à des mages qui vinrent aussitôt l’adorer. Hérode, roi de Judée, craignant, sur la foi d’anciennes prédictions, la venue du Messie, ordonna d’égorger tous les enfants nouveau-nés ; mais Joseph et Marie s’enfuirent en Egypte, et l’enfant divin échappa au massacre. Us ne revinrent à Nazareth qu’après la mort d’Hérode. Jésus passa le temps de sa jeunesse auprès de ses parents, partageant leurs travauxd’artisans.Cependantilavaitdéjà laissé entrevoir ce qu’il serait un jour : dès l’âge de douze ans, il discourut dans le temple avec les docteurs de la loi et les étonna par la sagesse de ses réponses. A trente ans il commença sa mission et s’annonça comme le Messie. Il se fit d’abord baptiser par saint jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain; puis il choisit douze disciples, connus depuis sous le nom d’apôtres, et parcourut avec eux les villes de la Judée, prêchant aux hommes la charité, l’amour de Dieu, l’attente d’une autre vie, donnant l’exemple de toutes les vertus et confirmant ses dogmes par une foule de miracles, li changea l’eau en vin aux noces de Cana, rendit la santé aux malades, la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds; il ressuscita le fils de la veuve de Naïm, ainsi que Lazare. Les nouveaux dogmes qu’il enseignait et les réformes qu’il prescrivait soulevèrent contre lui les Pharisiens et les prêtres juifs. Us l’accusèrent, devant le gouverneur romain Ponce-Pilate, de se dire roi des Juifs et de vouloir renverser le gouvernement établi; en même temps ils séduisirent un de ses disciples, Judas, afin de se le faire livrer, etilsse saisirent desa personnependant qu’il était à Jérusalem, où il était venu pour faire la Pâque. Renvoyé par Pilate devant Caïphe, grandprêtre des Juifs, il fut jugé par le sanhédiin, composé du prince des prêtres et des principaux magistrats, et fut condamné comme blasphémateur, pour s'être dit le Fils de Dieu. Il eut dès lors à subir toutes sortes d’outrages, fut battu de verges, puis attaché à une croix sur le Calvaire, et rendit lame après une longue et douloureuse passion, ayant supporté tant de tortures avec une résignation admirable et pardonnant à ses bourreaux. 11 était dans La trentetroisième année de sa vie et dans la troisième de sa prédication. Sa mort fut accompagnée de plusieurs prodiges. Jésus ressuscita le troisième jour, comme il l’avait prédit, et quoiqu’on eût mis des gardes auprès du tombeau ; il apparut ensuite à ses disciples, qu’il eut grand’peîne à convaincre, et les chargea d’aller instruire tous les peuples. Quarante jours après sa résurrection, étant sur le mont des Oliviers, il s’éleva au ciel en présence de ses disciples. Le surnom de Christ , que l’on joint au nom de Jésus, est un mot grec qui signifie oint ou sacré. Les détails de la vie et des prédications de Jésus-Christ nous ont été conservés par les évangélistes. L’Eglise, outre le culte qu’elle rend chaque jour à Jésus-Christ dans le sacrifice de la Messe, a consacré plusieurs fêtes à la commémoration des princ. événements de sa vie mortelle. (F. noel, parues, etc.)
JETHRO, prince eu prêtre du pay3 do Madian, ac< cueillit Moïse qui fuyait, après le meurtre d’un Egyptien, et lui fit épouser sa fille Séphora. Voy. moïse.
JEUPARANA, ou RIO DE MACIIADO, riv. du Brésil (Mato-Grosso) , prend sa source dans la comarque de Juruena, coule au N. O., et va se joindre au Madeira (Para) par 8® 10’ lat. S. et 64° 40’ long. O.: 450 kil. de cours.
JEUX FLORAUX, fêtes en l’honneur de la déesse Flore, institués ou renouvelés à Rome v. 230 av. J .-G. Ces jeux commençaient avant la fin d’avril et se célébraient la nuit. U y régnait une grande licence, lia ne devinrent annuels qu’en 174 av. J.-G.
jeux floraux, institution littéraire établie à Toulouse, dans le but d’encourager la poésie et de dis-
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trlbuer des prix aux meilleures pièces de vers; les prix consistent en différentes /leur* d’or ou d’argent, telles ue la violette, l’églantine, le souci, l’amarante, ette institution fut fondée en 1322 par plusieurs portes qui se réunirent pour former ce qu’on appela 1 e Collège de la gaie science; elle fut renouvelée vers 1600 par Clémence Isaure, et fut, en 1 G95, érigée en académie. Elle subsiste encoreaujourd’hui.
JEUX ISTHMIQUES, NÉMÉENS, PYTH1QUES , OLYMPI¬ QUES, etc. Voy. isthmiques, etc.
JEVER, ville du duché d’Oldenbourg, ch.-l. de cercle, à 60 kil. N. O. d’Oldenbourg; 7,000 hab. Ancien château.
JÉZABEL, reine célèbre par son impiété, était fille d’ithobal , roi de Sidon, et femme d’Achab , roi d’Israël. Elle détourna son mari du culte du vrai Dieu, établit le culte de Baal , et fil mourir un grand nombre de prophètes et de saints personnages. Jéhu , parvenu au trône, la fit jeter par les fenêtres de son propre palais à Jezraël et fouler aux pieds des chevaux, l’an 876 av. J.-C.
JEZRAEL, Esdrelon, ville de Palestine, dans la tribu de Zabulon, près des monts Gelboé, non loin des sources d’un ruisseau nommé aussi Jezraël, qui ee rend dans le Jourdain. C’est là que périt Jézabel.
JEZZAR, pacha de Séid. Voy. djezzar.
JHALAOUAN, province du Béloutchistan. Voy. OJALAOUAN.
JICSË, ville de l’Empire chinois (Tliibet), à 250 kil. O. de L hassa, ch.-l. de la province de Tsang : 23,000 familles.
JIGA-GOUNGGAR-DZOUNG, ville de l’Empire chinois (Tliibet), par 29° 68’ lat. N., 89° 8’ long. E., à 90 kil. S. O. de L’hassa, dans l’Ouéï, sur l’Yaroudzangbo-tchou (Iraouaddy sunér.): Iffl.000 maisons.
J1HON, neuve d Asie. Voy. djiiioun.
JIJELLI, ville d’Afrique (Algérie). Voy. djigelli.
JIMENA, ville d’Espagne. Voy. ximena.
JIPARANA, riv. du Brésil. Voy. jeuparana.
JITOM1R, Zytomiesrz e n polonais, ville de la Russie d'Europe (Volhynie), par 26° 10’ long. E., 50° 12’ lat. N.; à 860 kil. S. O. de Moscou; 12,000 hab. (dont 10,000 Juifs); 2 évêchés, l’un grec , l’autre catholique. Chapeaux , tanneries ; draps, soieries, toile, miel, suif, cire, vins, etc.
J1ZDRA, ville de la Russie d’Europe (Kalouga), ch.-l. d’un district de même nom, à 130 kil. S. O. de Kalouga, sur la Jizdra ( affluent de l’Oca), près de son embouchure: 2,000 hab. Chanvre et huile de chanvre.
JOAB, général des armées de David, était par sa mère neveu de ce prince. Il anéantit le parti d’Isboseth, compétiteur du roi, défit en plusieurs rencontres les Syriens et les Jébuséens; mais il ternit sa gloire en faisant assassiner Abner, dont il craignait la rivalité. Il marcha contre Absalon révolté, le défit et le tua de sa propre main, malgré la défense de David. A la mort du roi, il prit parti pour Adonias contre Salomon ; celui-ci, ayant eu le dessus, le fit massacrer, l'an 1001 av. J.-C.
JOACHAZ, roi d’Israël (848-832), était fils de Jéhu. 11 signala le commencement de son règne par son impiété; mais ayant été vaincu par Hazaël, roi de Syrie , il s’humilia devant Dieu, et fut sauvé de sa ruine.
joachaz, roi de Juda, fils de Josias, s’empara du trône l’an 608 av. J.-C., au préjudice de son frère ?,îné Joachim ; mais , après trois mois de règne , il fut détrôné par Néchao, roi d’Egypte, qui plaçaJoachim sur le trône.
JOACHIM ou ELIACIM, roi de Juda (608-597), et frère aîné de Joachaz, avait été frustré du trône par son frère ; mais il y fut rétabli par Néchao, roi d’Egypte. Il se livra à l’impiété , et persécuta le prophète Jérémie, qui ne cessait de lui prédire les pius grands malheurs. Joachim fut en effet détrôné