JOB
par Nabuchodonosor , contre lequel il s’était révol C’est de son règne que date la captivité de Babylone. JOACHIM II OU JÉCHONIAS. Voy. JÉCHONIAS.
« JOACHIM (saint), mari de sainte Anne et pèredô la sainte Vierge. On le fête le 20 mars.
joachim, surnommé le Prophète , né en 1130 au bourg de Célico, près de Cosenza, voyagea dans la Terre-Sainte. De retour en Calabre , il prit l’habit de Cîteaux , et devint prieur et abbé de l’abbaye de Sambuccino. Joachim quitta cette abbaye vers 1183, et alla demeurer à Flora, où il fonda une abbaye dont il fut le premier abbé. 11 eut sous sa dé*1’ pendance un grand nombre de monastères auxquels il donna des constitutions qui furent approuvées paï le pape Célestin III. 11 mourut en 1202, à 72 ans, laissant un grand nombre d 'Ouvrages, Venise, 1516, in-fol. Dom Gervaise a écrit sa Vie, 1745.
joachim (George), surnommé Rhœticus , parce qu’il était de la Valteline (dans l'ancienne Rhétie), enseigna les mathématiques et l’astronomie à Wittemberg. Il avait embrassé le système de Copernic, et ce fut lui qui , après la mort de cet astronome, publia ses ouvrages, il mourut en 1576, à 62 ans. On a de lui des Ephémérides selon les principes de Copernic, et plusieurs autres ouvrages sur la physique, la géométrie et l’astronomie.
joachim, électeurs de Brandebourg. Voy. brandebourg. — Roi de Naples. Voy. murât.
JOACHIMSTHAL , ville des États autrichiens (Bohême), à 20 kil. N. d’Elnbogen; 4,300 hab. Siège d’une administration et d’un tribunal des mines. Aux environs, mines d’argent, de zinc et de cobalt. Fonderies, tréûleries et autres usines.
JOAD ou J01ADA, grand— protre des Juifs SOU3 Ochosias, réussit, avec le secours de Josabeth, son épouse, à soustraire à la fureur d'Athalie le jeune Joas, fils d’Ochosias, et dernier rejeton de la famille royale, et le plaça sur le trône, 870 av. J.-C.
JOANA., ville de l’ile de Java, sur la côte N., à 490 kil. E. de Batavia, sur la Joana. Fort, factorerie hollandaise; commerce considérable.
joana, une des îles Comores. Voy. anjouan. JOANES, peintre espagnol. Voy. juanès.
JOAN1CE ou JEAN, dit aussi Calojean, c.-à-d. le beau Jean , roi de Bulgarie (1196-1207), usurpa le trône sur les fils de Pierre, son frère. En 1202, ce prince soumit son roy. au pape. L’empereur Baudouin ayant refusé l’alliancede Joanice, celui-ci souleva contre lui les Grecs, le battit et le fit prisonnier à Andrinople, puisl’enfermaàTernove, où il mourut peu après. Joanice marcha ensuite contre Boniface, marquis de Monlferrat et roi de Thessalonique ; forcé d abord de renoncer à cette entreprise, il reprit les armes à la mort de ce prince (1207); il allait peut-être entrer dans Theesalonique, lorsqu il mourut assassiné par un de ses généraux.
JOAS, roi de Juda, était le plus jeune des fils d’Ochosias. Il échappa au massacre qu’Athalie fit faire de la famille royale, et fut élevé dans le temple par le grand-prêtre Joad et par Josabeth, soc épouse. Quand il eut 7 ans, Joad le fit reconnaître pour roi (870 av. J.-C.), et renversa du trône Athalie. Joas régna sagement tant que vécut Joad ; mais à la mort de ce sage conseiller, il s adonna à l’idolâtrie, et fit sulfir un cruel supplice à Zacharie, fils de son bienfaiteur. 11 fut battu par Hazaël et tué peu après par ses propres sujets, l’an 831 av. J.-C.
joas, roi d'Israël de 832 à 817, fils et suecesseuf de Joachaz, remporta quelques victoires sur Benadad, roi de Syrie, et défit Amasias, roi de Juda.
JOATHAN, roi de Juda, fils d’Osias, exerça d’abord les fonctions de la royauté quand son père fut frappé de la lèpre, puis succéda à son père en 762 et régna jusqu’en 737. Il fit fleurir le culte, battit les Ammonites et les Syriens, et fortifia Jérusalem. JOB , personnage biblique, célèbre par sa pa-
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tience, vivait dans la terre de Hus (que l’on place en Arabie), à une époque incertaine : on le suppose contemporain dcMoïse(xvmes.av. J.-C.) ou postér. d’un ou deux s. Job se vit en un jour dépouillé de tous ses biens, privé de ses dix enfants, puis fut dévoré par une maladie affreuse : il supporta tous ces maux sans se plaindre. Touché de sa résignation, Dieu, qui n’avait voulu que l’éprouver, lui rendit la santé, doubla ses richesses, lui donna une nouvelle famille, et prolongea sa vie jusqu'à 140 ans. Un des livres de la Bible contient le récit des malheurs de Job, ses conversations avec ses amis sur la justice de Dieu et les paroles que le Seigneur lui adressa : c’est un des plus sublimes morceaux de la poésie hébraïque. Ce livre a été traduit en prose par M. Laurent, 1839, en vers par M. Levavasseur, 1826, et plus récemment par M. Baour-Lormian, 1847.
JOBIE, île de l’Australie, séparée de celle de Schouten par le détroit de même nom : 150 kil. sur 40.
JOCASTE, femme de Laïus, roi de Thèbcs, et mère d’OEdipe. Dans la suite, elle épousa sans le connaître son propre flls OEdipe, qui la rendit mère de quatre enfants, Eléocle et Polynice, Antigone et ismène. Ayant enfin découvert l’inceste qu’elle avait commis sans le savoir, elle se pendit de désespoir.
JOCOiNDE, Jocundus. Voy. giocundo.
JODAK, ville d’Espagne (Jaën), à IC kil. S. E. c^Ubeda : 4,000 hab. Sparterie.
JODELLE (Etienne), sieur du Lymodin, auteur dramatique de l’école de Ronsard, né à Paris en 1532, mort en 1573, est le premier qui ait composé des tragédies imitées des Grecs, Joa chœurs: il Ht en ce genre Ciéop<xivc captive , Didon se sacrifiant; il composa aussi une comédie en cinq actes, Eugène, ainsi quediversautres morceaux, et mérita de figurer dans la pléiade poétique de Charles 1 X. Ses vers sont boursouflés, et remplis de pointes et de jeux do mots. Ses Œuvres el Mélanges poétiques ont paru à Paris, 1574, in-4, et 1583, in-12.
JODRUM, nom latin de la ville de jouarre.
JOECHER (Chrétien-Théophile) , savant biographe allemand, né à Leipsick en 1694, mort en 1758, étudia d’abord en médecine, puis s’appliqua à la théologie et à l’art oratoire, fit des cours de rhétorique de 1715 à 1730, dirigea le journal littéraire dit Acta eruditorum de 1721 à 1739, remplit les chaires de philosophie, puis d’histoire à Leipsick, et devînt en 1742 bibliothécaire de l’université de cette ville. Son principal ouvrage est VAllgemeines Gelehrten-Lexikon ou Dictionnaire universel des Savants, Leipsick, 1750, 4 vol. in-4, renfermant environ 60,000 articles, ouvrage d’une érudition immense. Ce Dictionnaire a depuis été complété par Dunckel, 1753-60; par Adelung, 1784, et par Rotermund, 1810.
JOËL, le 2e des 12 petits prophètes, fit ses prédictions vers l’an 700 avant J.-C., sou* le règne d’Exéchias ou de Manassé. On a de lui trois chapitres dans lesquels il prédit la captivité de Babylone, la descente du St-Esprit et le jugement dernier.
joel ou jiihel, duc de Bretagne. Voy. Bretagne.
JOFFREDY, GEOFFROl ou JOUFFROY, cardinal, né en Franche-Comté au commencement du xve siècle, prit de bonne heure l’habit religieux et s’éleva rapidement aux premières dignités de l’Eglise. Lors de Tavénenient de Louis XI (1461), il était déjà évêque d’Arras et sollicitait le chapeau de cardinal : le pape Pie II, qui voulait abolir la Pragmatique Sanction , à la rédaction de laq. n’avait point concouru le Saint-Siège, lui promit la pourpre romaine s’il pouvait déterminer Louis XI à supprimer cet acte. Il y parvint en effet et obtint en récompense l’évêché d’Alby, outre le titre de cardinal. Toutefois le parlement s’opposa à cette mesure et refusa d’enregistrer l’arrêt d’abolition. Joffredy mourut
joiin
en 1473. Investi delà confiance de Louis XI, il avait été chargé par lui de plusieurs missions politiques.
JOGU1S, espèce de religieux ou pèlerins de l’iride courent de pays en pays, vivant d’aumônes et sa soumettant aux austérités les plus rigoureuses.
JOHANN-GEORGENSTADT , ville du roy. de Saxe (Erzgebirge), à 44 kil. S. E. d'Alt-Chemnitz ; 2,650 hab. Dentelles, jouets de bois. Aux environs, argent, étain, plomb, fer, cobalt, bismuth.
JOHANN1SBERG ,bourgdu duché de Nassau, à 17 kil. G. de Mayence, sur une montagne; 700 hab. Château. Vignobles célèbres qui produisent le meilleur vin du Rhin. Ces vignobles appartenaient autrefois à l’évêque de Fulde; ils devinrent ensuite la propriété du prince d’Ürange, puis du maréchal Kellermann (1807). L’empereurd’Autriche lesacheta pour les donner au prince de Metternich, en 1816. — Les environs de Johannisberg ont été le théâtre d’une vie. gagnée par Soubise et L.-Joseph , prince de Condé, pendant la guerre de Sept-Ans, 1762.
JOHANN1SBURG, ville des Etats prussiens (Prusse orientale), ch.-l. de cercle, à 110 kil. S. O. de Gumbinnen; 1,800 hab. — Le cercle de Johannisburg compte 27,000 hab. On y élève beaucoup de bestiaux.
JOHANNOT (Alfred), peintre français, né en 1800, mort en 1837, s’était déjà fait connaître par de beaux ouvrages (entre lesquels on remarque : V Arrestation du marquis de Crespière ; François I prisonnier à Madrid visité par Char les- Quint) , lorsqu’il fut enlevé par une mort prématurée. 11 partageait la réputation de son frère Tony Johannot (né en 1803, m. en 1852Ï, pour la composition des vignettes.
JOHN, forme anglaise du nom jean.
JOHN-BULL (c.-à-d. Jean Taureau), surnom souf lequel on désigne familièrement le peuple anglais. Selon les Anglais , ce nom fait allusion à la probité simple et droite qui distingue l’homme du peuple en Angleterre et qui se cache sous des dehors rudes et grossiers.
JOHNSON (Samuel), célèbre littérateur anglais, né en 1709 à Lichfield ( Stafford ) , fi h d’un pauvre libraire , eut longtemps à combattre la misère. Il fut d’abord répétiteur dans une école, puis voulut élever lui-même un pensionnat et perdit le peu qu’il avait. 11 se fit alors traducteur à gages, et rédigea en même temps dans un journal les séances du Parlement (1740-43 ). Il commença à se faire remarquer par sa satire de Londres (1738), et fut chargé en 1747, par une société de libraires, de rédiger un Dictionnaire de la langue anglaise. Ce grand ouvrage, que l’on regarde comme le modèle du genre, ne parut qu’en 1755. En même temps qu’il y travaillait, Johnson publiait le Rambler ou Rôdeur ( 1750 et années suivantes) , journal littéraire el moral qui eut un grand succès. 11 le fit suivre en 1758 d’un autre ouvrage du même genre, l ’ldler (le Fainéant). Il fit paraître en 1759 liasselas ou le Prince d’Abyssinie , roman moral qu’il composa en huit jours afin d’avoir l’argent nécessaire pour faire enterrer sa mère. Il donna en 1762 une édition de Shakespeare fort estimée, el composa à 70 ans, de i 7 79 à 1781, la Vie des poêles anglais, l’un de ses meilleurs ouvrages. Il mourut en 1784. Il avait obtenu à la fin de sa vie une pension, et il passa ses dernières années dans l’aisance. — Johnson était un homme maladif et morose; ses écrit? portent quelquefois l’empreinte de son humeur. C’est du reste un des écrivains les plus purs et les plus élégants de l’Angleterre. Ses Œuvres complètes ont été recueillies à Londres par Hawkins, 1787, 11 vol. in-8, et par Murphy, 1796 et 1816. 12 vol. in-8°. On a souv. réimpr. le Dict. On a trad. en franç. Basse las, 1768, et des Morceaux du Rambler, 1785. Boswell a écrit la Vie de J ., 1791.
jounson (Thomas), érudit anglais, né dans le
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comté d’Oxford vers 1675, mort vers 1750 fut employé à l’école d’Eton, puis tint une école a bien ford. Il a donné de bonnes éditions de Sophocle , Oxford, 1705, de Gralius [De Venatione) , etc.
JOHNSON (BEN-). VoiJ. JONSON.
JOHNSTOWN, ville d'Ecosse (Renfrew), a 6 kil. O. de Paisley; 4,500 lu Fond, en 17 81. Filatures.— ■ Ville des Etats-Unis (New-York), à 55 kil. N. O. d’Albany, ch.-l. d’une commune qui a 7,000 nab.
JOHORE , roy. et ville de la presqu île de Malacca. Voy. djohore.
JOIADA, grand-prêtre des Juifs. Voy. JOAD.
JOIGNY , Jovinium , Joviniacum, ville de b rance (Yonne), ch.-l. d’arrondissement , dans l’ancienne Champagne, à 24 kil. N. O. d’Auxerre, sur l’Yonne; 5,494 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce , collège communal ; château (bâti par le cardinal de Gondi) , église Saint-Jean, beau quai. Fabrique d’eaux-de-vie, blanc d’Espagne , tanneries et tuileries. Commerce actif en vins estimés et en charbon. Patrie de Ferrand , peintre en émail. — On attribue la fondation de Joigny à b lavius Jovinus , préfet de la milice romaine en Gaule (3G9) . qui lui aurait donné son nom : elle devint au moyen âge le ch.-l. d’un comté vassal desco/ntesde Champagne. — L’arr. a 9cant. (Aillant-sur-Tholon,Bleneau, Brienon, Cerisiers, Charny , Saint-Fargeau, Saint- Julien-du-Sault, Yil!eneuve-le-Roi , plus Joigny), 110 communes et 90,553 hab.
JOINVILLE , ch.-l. de canton (Haute-Marne), à 15 kil. S. O. de Vassy, sur la Marne ; 3,137 hab. Restesd’un célèbre château. Filature de coton, usine à fer, serges, toile , etc. — Un traité fut conclu à Joinville le 2 février 1585 entre le roi d’Espagne et les Ligueurs, portant Olin si Hanri lll mnmait sans enfant male, le cardinal de Bourbon serait appelé à lui succéder à l’exclusion de tout prince hérétique. — Cette ville était le ch.-l. du ci-devant \ allage, dans l’ancienne Champagne; c’était jadis une baronnie qui fut possédée au xni® siècle par Jean Geoffroy, sire de Joinville [Voy. ci-après). Henri II érigea cette baronnie en principauté en faveur de François, duc de Guise; la principauté échut par succession en 1688 à mademoiselle de Montpensier, qui la donna en mourant à Philippe, duo d’Orléans, dans la famille duquel elle est restée. — Le titre de prince de Joinville est auj. porté par un fils de L. -Philippe. — (Seine). F.st-maur.
JOINVILLE (Jean, sire de), historien français, né vers 1223, d’une ancienne famille de Champagne, mort vers 1319 , fut d'abord attaché comme sénéchal à Thibaut, comte de Champagne , puis comme ami et conseiller au roi Louis !X. 11 accompagna Louis dans sa première croisade, combattit à ses côtés avec courage , partagea sa captivité, et lui inspira par sa franchise et la sagesse de ses conseils une si vive amitié, que ce bon roi ne voulut plus qu’il le quittât. De retour en France , il lui donna une pension, l’admit à sa table, et souvent il le chargeait de l’aider à rendre la justice à ses sujets. Joinville nous a laissé des Mémoires sur Louis IX ; c’est un ouvrage plein de naïveté et de charme, où nous voyons le saint roi dans toute sa grandeur chrétienne. On estime surtout l’édition qu’en a donnée Dueange, 1668, in— fol . En 1761, il en a paru une nouvelle édition d’après un manuscrit inconnu à Dueange.
JOLOFS, peuple d’Afrique. Voy. ghiolofs.
JOLY (Claude), né en 1607 à Paris, mort en 1700, fut d’abord avocat, puis chanoine de Notre-Dame. Il suivit le duc de Longueville aux conférences de Munster, et lui fut très utile par ses avis. Ensuite il voyagea à Rome, et de retour en France, il fut official et grand-chantre de l’église de Paris. On distingue parmi ses écrits, outre plusieurs savants ouvrages de théologie, un Recueil des Maximes vé¬
ritables et importantes pour l’institution du roi , con« yre la pernicieuse politique du cardinal Mazarin , 1652 , ouvrage où l’auteur parle hardiment des droits des peuples, et qui fut brûlé par la main du bourreau. Cl. Joly était pelit-neveu d’Antoine Loisel, et donna une édition des Opuscules de cet auteur.
joly (Guy), neveu du précédent, conseiller du roi au Châtelet et syndic des rentiers de l’hôtel-deville de Paris, fut longtemps secrétaire et confident du cardinal de Retz ; il finit par se brouiller avec lui, et s'attacha au parti de la cour. Il a laissé des Mémoires historiques (de 1648 à 1665). qui sont en quelque sorte la contre-partie de ceux du cardinal de Retz (Amsterdam, 1718, 2 vol. in-12).
joly de fleury (Guillaume-François), magistrat, né à Paris en 1675, mort en 1756. 11 fut pourvu en 1700 de l’office d’avocat-général à la cour des aides, et y réunit en 1704 celui d’ avocat-général au parlement de Paris; il remplaça en 1717 d’Aguesseau comme procureur-général au parlement, et se démit de cette charge en 1746. 11 déploya dans ces fonctions une capacité, une éloquence , un zèle et une intégrité qui l’ont placé au rang des plus illustres magistrats.
joly (Marc-Antoine) , auteur comique, né à Paris en 1672, mort en 1753, était fils d’un traiteur. Il sentit son talent se révéler à lui en entendant lire un conte de madame de Murat, pendant qu’il servait à table. On a de lui : l’École des Amants , 1718; la Femme jalouse , 1726, etc. Il fut nommé en 1753 censeur royal.
joly (Philippe-Louis), ecclésiastique, né à Dijon en 1680, nioi’t vers 1755, a publié des Remarque s sur le Dictionnaire de liayie, 17-40,- un Traité de la versification française , dans l’édition du Dictionnaire de Richelet publiée on 1751.
joly (Joseph-Romain), dit le Père Joly, capucin, né en 17 1 5 à Saint-Claude en Franche-Comté, mort en 1805, a écrit un grand nombre d’ouvrages médiocres de théologie, d’histoire , de littérature, entre autres : Histoire de la prédication , 1767; Conférences sur les mystères , 1771 ; Dictionnaire de morale , 1772 ; la Géographie sucrée , 1784 ; la Franche-Comté ancienne et moderne , 1779, et un poème ridicule en 12 chants, intitulé l’Egyptiade , ou Voyage de saint François d' Assise en Égypte.
JOMANÈS, auj. Djomnah , rivière de l’Inde ancienne, un des grands affluents du Gange, tombait dans ce fl. parla rive dr.,à Palibothra, sel. d’Anville.
JOMELL1 (Nicolo), compositeur italien, né en 1714 à Aversa (roy. de Naples), mort en 1774, alla successivement à Rome (1740), à Vienne (J 749), à Stuttgard (1753), fut applaudi partout et revint dans sa pairie , où il termina ses jours. On a de lui un nombre infini de motets, et plus de 40 opéras, parmi lesquels on admire surtout: Sèrniramis , Vologèse , Énée, Démophoon , la Clémence de Titus , Alexandre aux Indes , etc.
JONADAB, fils de Réchab, chef d’une secte qui prit de lui le nom de Réchabites, se distingua par ses austérités, défendit à ses disciples de faire usage du vin, de rien posséder en propre, de cultiver les champs. Il vivait sous Jéhu, vers 860 av. J.-G.
JONAS, l’un des petits prophètes, vivait vers l’an 800 av. J. -G., sous Jéroboam IL Chargé par le Seigneur d’annoncer aux Ninivites la destruction de leur ville, il négligea de s’acquitter de cette mission dangereuse, s’enfuit à Joppé, et s’y embarqua pour Tarse. Mais le vaisseau ayant été assailli par une horrible tempête en punition de sa désobéissance, iLse reconnut coupable et fut jeté dans la mer. Une baleine le reçut, le garda trois jours dans son ventre, et le vomit ensuite sur le rivage. Jonas, miraculeusement rendu à la vie, courut à Nijiive, et fit entendre ces terribles paroles dans toute la villa : « Encore 40 jours, et Ninivesera détruite. »Cepen-
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dant, les Ninivites ayant fait pénitence, Dieu leur pardonna. Jonas murmura contre cette indulgence; mais Dieu lui ût voir l'injustice de ses plaintes, e . le consola. On croit qu’il mourut à Geth-eppher , vers l’an 761 av. J.-G.
JONATHAN-BEN-UZIEL, rabbin qui vivait vers le J*1 ou le h* siècle de l’ère chrétienne, est auteur du Targum, un des ouvrages les plus savants des Juifs; c’est une version ou une paraphrase chaldaïque de la plupart des livres de l’Écriture. Les Talmudistes le font vivre dans le v* siècle av. J.-G. La meilleure édition du Targum est celle de Buxtorf le père, Bâle, 1620.
JONATHAS, un des fils de Saül, célèbre par son amitié pour David, ainsi que par sa valeur. Pressé par le besoin à la suite d’une bataille contre les Philistins, il mangea d’un rayon de* miel que le hasard lui offrit; il fut sur le point d’être mis à mort par son père pour ce fait, parce que ce prince avait juré de faire mourir quiconque mangerait avant la fin du jour; mais le peuple obtint sa grâce. Jonathas fut tué avec son père à la bataille de Gelboé.
JONATHAS MACCHABÉE. Voy. MACCHABÉE.
JONCOURT (Elie de), ministre protestant, né vers 1700 à La Haye, où il mourut vers 1770, professa longtemps la philosophie. Il a publié un grand nombre de traductions du latin et de l’anglais, entre autres : Éléments de philosophie de S’ Gravesande, Leyde, 1746, 2 vol. in-4 ; Éléments de la philosophie newtonienne de Pemberton, Amsterdam, 1755, ki-8 ; Dialogues des morts de Lyttleton , La Haye, 1760, in-8.
JONES (Inigo), célèbre arehitoot©, surnommé le Vitruve de r Angleterre , né à Londres en 1572, mort en 1651, visita, en compagnie du comte de Pembroke, la France, l’Allemagne et l’Italie pour se perfectionner dans son art , et s’arrêta surtout à Vicence pour étudier les chefs-d’œuvre de Palladio. 11 remplit les fonctions de surintendant des bâtiments de la couronne sous Jacques I et Charles I, et resta toujours attaché aux Stuarts. Ses principaux travaux sont: le portique de Saint-Paul à Londres, la Bourse, l’hôpital de Greenwich, la Salle des Banquets de Whitehall. On a publié une collection de dessins de ses ouvrages, Londres, 1776.
jones (Paul), intrépide marin anglais au service des Américains, né en Ecosse en 1727. Révolté, dit-on, des cruautés que commettaient les Anglais contre les prisonniers an glo -américains , il alla prendre du service chez ceux-ci et devint un des plus redoutables adversaires de sa patrie. Il osa faire une descente en Angleterre, à White-Haven (Cumberland), en 1778, s'empara du fort et emmena plusieurs vaisseaux marchands. En 1779, il força avec un seul bâtiment deux frégates anglaises àse rendre. Venu en France après ce combat héroïque, il y fut reçu avec enthousiasme. U mourut à Paris en 1792. 11 a paru en 1798 des Mém. de P. Jones, qui sont peu authentiques.
jones (William) , savant orientaliste , né à Londres en 1746, mort à Calcutta en 1794, fils d’un professeur de mathématiques, se fit remarquer à l’école d’Harrow et à Oxford par sa précocité; il conçut dès l’âge de 1 8 ans le goût des langues orientales en apprenant l’arabe avec un Syrien d’Alep qui se trouvait à Londres. Il fut pendant plusieurs années précepteur du comte Spencer, puis il se fit recevoir avocat (1770), et exerça quelque temps avec succès cette profession, tout en consacrant ses loisirs à la littérature orientale. 11 fut nommé en 1783 juge à la cour suprême de Calcutta, ce qui lui permit de concilier ses goûts littéraires avec ses devoirs ; il remplit ces fonctions jusqu’à sa mort. Il avait fondé en 1784 à Calcutta une société savante qui a puissamment contribué aux progrès des recherches sur l’Asie. D’une érudition prodigieuse, Will. Jones savait vingt langues, entre autres
1 arabe , le persan et le sanscrit. Il a exécuté de vastes travaux qui semblaient exiger le concours de plusieurs savants. Il a traduit du persan YHistoirs de Nadir-Chah , 1770; de l'arabe, les Moallakats , recueil des sept plus anciens poètes arabes, 1782; du sanscrit, Sacomala ou l'Anneau fatal , drame hindou de Kalidasa, Calcutta, 1789; le Code de Menou, qui contient toute la législation des Hindous, Calcutta, 1794. 11 avait entrepris une vaste compilation des lois de l’Inde qui a été publiée après sa mort par Colebrooke sous le titre de Digeste des lois hindoues, Calcutta, 1800. W. Jones a laissé en outre une foulé de dissertations scientifiques et littéraires. Ses œuvres ont été publiées par sa veuve, Londres, 1799 , 6 vol. in-4 ou 13 vol. in-8. On a traduit en français une Dissertation de W. Jones sur la littérature orientale, 1771.
JONGHE ou JONG1US. Voy. jungius et junius. JONGLEURS, Joculatores. Voy. troubadours.
JONKOEPING ou INKOEPING, ville de Suède (Gothie), ch.-l. de la prov. de même nom, à 31 kil. S. O. de Stockholm ; 3,000 h. Paix avec le Danemark, 1800. — La prov., b. au N. par celles de Skaraborg et de Linkœping , à l’E. par cette dernière et la province de Calmar, au S. par celle de Kronoberg, et à l’O. parcelles d Elfsborg et de Halmstad, à 13,800 kil. carrés, et compte 130,000 hab.
JONQUIERES, ville de France (Vaucluse) à 9 kil. E. d’Orange ; 2,075 hab.
JONS1US (Jean), savant allemand, né en 1624 dans le Holstein, mort en 1669, enseigna quelque temps à Kœnigsberget à Francfort-sur-le-Mein. On a de lui : De scriptoribus historiœ philosophicœ (tableau de toutes les sectes anciennes et modernes avec. Axactltude et Drécision), et des dissertations, De ordine hbrorum Arisiotetis , z>c hUtoria peripatetica, etc.
JONSON (Benjamin) , dit vulg. Ben Jonson, l’un des meilleurs poètes dramatiques anglais , né à Londres, en 1574, d’un pauvre ecclésiastique protestant, fut successivement dans sa jeunesse maçon , soldat , puis comédien ; il eut peu de succès comme acteur, et quitta la scène à 24 ans pour se faire auteur. Encouragé par Shakespeare, il composa un grand nombre de pièces de genres très divers, qui pour la plupart eurent du succès. Il obtint en 1616 le titre de poète lauréat. II mourut en 1637, dans un état de misère qu’il devait à son peu de conduite. On écrivit sur son tombeau ce bref panégyrique : O rare Ben Jonson. On a de lui des tragédies, entre autres Séjan, Catilina ; des comédies en très grand nombre , parmi lesquelles on remarque Volpone {le Renard ) , la Femme taciturne , l’Alchimiste, des farces, desépigrammes, etc. 11 brillait par l’esprit , mais il se ût beaucoup d’ennemis par son îumeur satirique. Il publia en 1616 une édition de ses œuvres, 4 vol. in-fol. La plus complète est celle de W. Gifford, Londres, 1816, 9 vol. in-8.
JONSTON (Jean), naturaliste et médecin , né en 1603 à Sambter près de Lissa (Posnanie), d’une famille originaire d'Ecosse, mort en 1675 en Silésie, visita toute l’Europe et écrivit des Histoires des Poissons, des Oiseaux , des Insectes , des Quadruèdes, des Arbres , etc., en latin, Hambourg, 1650, v. in fol., et autres ouvr. de genres divers: son Hist. univ. civile et ecclésiatique fut condamnée à Rome.
JONZAC, ch.-l. d’arrondissement (Charente-ln- ’érieure), sur la Seugne, à 35 kil. S. E. de Saines; 2,514 hab. Tribunal de première instance. Fabriques de gros lainages; commerce de grains, eaux-de-vie, bestiaux , volaille* estimées. — L’arrondissement de Jonzac a 7 cantons (Archiac, Mirambeau, Monteiuh’e, Montguyon, Montlieu, Saint- Genis, plus Jonzac), 120 communes et 82,936 hab. JOONER , ville de l’Inde. Voy. djounir.
J0PPÊ, ville de Palestine. Voy. jàffa.
JOSA — 926 — JOSE
JORAM, roi de Juda, de 880 à 877 av. J.-C., fils de Josaphat, ne se signala que par son impiété et ses crimes. 11 épousa l’impie Athalie qui l’entraîna au mal , et par ses conseils fit mettre à mort ses frères ainsi que la plupart des grands du royaume. Les Iduméens, les Philistins , les Arabes, l'attaquèrent tous à la fois et mirent ses états à feu et à sang. Il périt d’une maladie horrible.
joram, roi d’Israël, de 887 à 876 av. J.-C., fils d’Achab , et frère d’Ochosias , se signala aussi par son impiété. Il fut en guerre avec les Syriens. Assiégé dans Samarie par Benadad, leur roi, il était sur le point de se rendre, lorsque les troupes ennemies, saisies d’une terreur panique, se dispersèrent tout à coup. Il fut blessé au siège deRainoth de Galaad : pendant qu’il se faisait soigner à Jezraël, Jéhu se déclara contre lui, et le tua d’un coup de flèche.
JORAT, chaîne de montagnes de la Suisse, s’étend dans les cantons de Vaud et de Fribourg, sur une longueur de 66 lui. Voy. alpes.
JORDAENS (Jacques), peintre de l’école flamande , né en 1694 à Anvers, mort dans la môme ville en 1678, fut élève de Van Ort et de Rubens. Il avait une grande vigueur de coloris , une entente parfaite du clair-obscur , et beaucoup de facilité pour le travail; mais il se borne le plus souvent à l’imitation servile de la nature et n’a rien d’idéal. On a souvent attribué à Rubens un des plus grands tableaux de Jordaens, Jésus-Christ au milieu des docteurs . Le musée du Louvre possède de cet artiste les Quatre Évangélistes , Le Roi boit, et le Concert de famille. Il a gravé lui-même quelques-uns de ses tableaux.
JORDAN (Camille), vertueux citoyen, né à Lyon en 1771, mort en 1821 . nrit nart au soulèvement de Lyon wuire le régime de la terreur , et fut forcé d’émigrer jusqu’au 9 thermidor. En 1796 il fut nommé au Conseil des Cinq-Cents, et fit à cette assemblée un rapport célèbre sur la liberté des xultes. 11 fut obligé de s’exiler de nouveau au 18 fructidor. 11 rentra en France en 1800, et s’y livra à l’étude des lettres et de la philosophie. Sous la restauration, il fut appelé à la Chambre des Députés, puis au Conseil d'état, d’où ses opinions libérales le firent exclure en 1819. Il siégeait sur les bancs de l’opposition, et se montra toujours zélé partisan d’une sage liberté. On a de Camille Jordan : Histoire de la conversion d'une dame -parisienne , Paris, 1792, in-8 ; la Loi et la Religion vengées, Paris, 1792, in-8; Vrai sens du vote national sur le consulat à vie, 1802, in-8; la Session de 1 8 1 7, etc. Paris, 1818, in-8. Il a inséré dans l'Abeille, en 1820 et 1821, quelques fragments traduits de Schiller et de Klopstock. Ses Disc, ont été pub. en 1826.,
JORDANE, peintre italien. Voy. giordano (Luc;.
JORDANS, peintre d’Anver3. Voy. jordaens.
JORHAUT, ville de l'Inde. Voy. djorhat.
JORNACUM, nom latin d ’Irnis ou Giornico , bourg de Suisse. Voy. giornico.
JQRNANDÉS, historien , Goth de nation , et notaire du roi des Alains, embrassa le christianisme, et devint évêque de Ravenne vers l’an 662. Il est auteur d’une Histoire des Gotlis, De G othorum origine tt rebus gestis, qui va jusqu’au règne de Yitigès , et d’un traité De origine mundi , abrégé chronologique de l’hittoire universelle. L'Histoire des Goûts a été publiée avec Cassiodore par Guillaume Fournier, Paris, 1668, et trad. en fr. par Drouet de Maupertuis, 1703, et Savagner, 1842. La .De Orig.mundiz. été publié par B. Rhenanus, Bâle, 1531, in-lol.
JORQUERA, ville d Espagne (Cuença), à 31 kil. N. E. de Chinchilla; 3,260 hab. Toiles et fil.
JOSABETH, femme du grand-prêtre Joad, était fille de Joram, roi de Juda. Voy. joad.
JOSAPHAT, roi de Juda de 904 à 880 av. J.-C., fut un des princes les plus pieux et les plus sages
du royaume de Juda, et fut en récompense délivré miraculeusement par le Seigneur de ses ennemis les Ammonites et les Moabites. L’Ecriture ne lui reproche que de s’être allié à Achab poui faire la guerre au roi de Syrie , et d’avoir marié Joram, son fils, à Athalie, fille d’Achab et de Jézabel. — On appelait Vallée de Josaphat une vallée voisine de Jérusalem, que l’on place entre cette ville à l’E. et la montagne des Oliviers à l’Ocelle est arrosée par le torrent de Cédron et a près de 30k. de long. Selon une tradition populaire,consacrée par un passage du livre de Joëï(ch. iii,v. 2), c’est dans cette vallée qu’aura lieu le jugement dernier. On la nomme aussi vallée de Cédron ou de Siloé. •
JOSEPH, fils de Jacob et de Bachel, était l’objet de la prédilection de son père. Ses frères, jaloux de lui, le livrèrent à des marchands ismaélites, qui eux-mêmes le vendirent à Putiphar, un des principaux officiers de Pharaon, roi d’Égypte. Putiphar le mit à la tête de sa maison, et lui témoigna la plus grande confiance. Mais bientôt Joseph, ayant refusé de répondre aux vœux criminels de l’épouse de Putiphar qui avait conçu pour lui’ une violente passion , se vit accusé par cette femme d’avoir voulu la séduire, et son maître abusé le fit mettre en prison. Là, Joseph, inspiré par une sagesse divine, expliqua ies songes de deux prisonniers qm étaient enfermés avec lui (le pannelier etl’échansoL’ du roi), en leur annonçant leur destinée prochaine, et ses prédictions s’accomplirent. Pharaon, instruit de ces succès, le manda pour lui demander l’interprétation d’un songe effrayant qu’il avait eu luimême, ot qnfi personne ne pouvait expliquer. Joseph, lui prédit alors 7 années de diootte précédées de 7 années d’abondancevPharaon , charmé de sa sagesse , le fit son premier ministre , et le chargea de mettre en réserve le superflu des premières années pour l’époque de la disette. Quand ce temps fui venu, Jacob, qui manquait aussi de grains, envoya ses fils en Egypte pour en acheter. Joseph sé fit alors reconnaître d’eux, leur pardonna, les appela er. Egypte avec leur père, et leur fit donner par Pharaon la terre de Gessen. 11 gouverna longtemps l’Egypte , et mourut âgé de 110 ans, laissant deux fils , Manassé et Ephraïm , qui avaieni été adoptés par Jacob, et qui chacun donnèrent leur nom à une des douze tribus. Joseph vécut, selon la chronologie vulgaire, de 1746 à 1636 av. J.-C.; selon l’Ar* de vérifier les dates, de 2113 à 2003.
Joseph (saint), époux de Marie, et père nourricier de Jésus, était de la race de David. 11 vivait à Na zareth dans la pauvreté et exerçait le métier de charpentier. Déjà vieux, il épousa Marie, comme son plu;proche parent. Quand elledeviut enceinte, il voulut la répudier; mais instruit par un ange du mystèr-3 de l’incarnation, il consentit à la garder et à élever son enfant : il n’eut jamais aucun commerce avec elle. Il Bauva Jésus enfant, en l’emmenant en Égypte. L’Église célèbre sa fête le 19 mars.
Joseph d ARiMATiiiE , riche habitant de Jérusalem, et disciple zélé du Christ , redemanda soi: corps à Pilate après la passion et l’ensevelit dans son jardin. Selon des traditions populaires fort répandues au moyen âge , Joseph d’Arimathie serait venu par mer de Judée en Provence, et serait passé de là dans la Grande - Bretagne, où il aurait prêché la foi et apporté le saint Grl«fi.(Fci/.GRÉAL). On l’honore surtout à Glastonbury. Fête : 17 mars
Joseph Ier, empereur d'Allemagne, fils de Léopold I, né en 1678 , fut proclamé roi de Hongrie en 1689 , roi des Romains en 1690, et monta sur le trône impérial en 1706. La guerre de la succession d’Espagne était alors commencée; Joseph soutint avec force les intérêts de son frère Charles, contre Philippe d’Anjou , petit-ûls de Louis XPV. Sea troupes, commandées par le prince Eugène,
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remportèrent de grandes victoires sur les Français, à Turin (1706) et à Malplaquet (1709); mais la mort ne lui permit pas de voir la fin de cette guerre. Joseph I apaisa par les voies de la douceur des révoltes qui avaient éclaté en Hongrie , sut faire choix de bons ministres et de bons généraux, et les récompensa noblement. Il mourut en 1711 , et eut pour successeur son frère Charles.
Joseph il, empereur d’Allemagne, né en 1741, m. en 1790, filsdel’emp. François I de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche. 11 fut élu roi des Romains en 1764, et nommé empereur en 1765 , à la mort de son père ; mais ce ne fut là qu’un titre honorifique ; Marie-Thérèse conserva le pouvoir et il ne gouverna réellement qu’àdaterde la mortdecette princesse, en 1780. Ami des innovations , il porta coup sur coup des lois qui changeaient la discipline ecclésiastique , supprimaient des couvents, etc. Les prières du pape Pie VI , qui se rendit même près de lui en Allemagne, ne purent l’arrêter dans ces réformes. En 1787 il fit alliance avec l'impératrice Catherine II contre les Turcs; il échoua d’abord devant Belgrade, et vit ses ennemis s’avancer, sous la conduite du grand-visir Youssouf- Pacha , jusque dans le cœur de ses états. Cependant le feldmaréchal Laudon rétablit ses affaires , et força même Belgrade à capituler ; mais l’insurrection des Pays-Bas contre son autorité, et la révolution de France, qui menaçait si cruellement sa sœur Marie- Antoinette , le jetèrent dans une tristesse profonde M. Cam. Paganel a écrit l’Hist. de Joseph II, 1848.
Joseph ou joseph-emmanijel, roi de Portugal, fils ! et successeur de Jean V , monta sur le trône à 36 . ans , en 1750. Un tremblena*>«* ne terre qui en-i gloutii une parue de Lisbonne (1755), l’expulsion! des Jésuites du royaume, à la suite d’une conspiration contre les jours du ioi, dans laq. <a malveillance impliqua des membres de cet ordre (1759) la publication d’un édit pour abolir l’odieuse distinction des anciens et des nouveaux chrétiens en Portugal (1773), tels furent les principaux événements de ce règne. Joseph eut pour principal ministre le marquis de Pombal. Par les conseils de l’habile ministre, les études furent restaurées, le commerce et l’industrie furent encouragés , et le pouvoir de l’inquisition diminué. Joseph I mourut en 1777.
joseph (François leclerc du tremblay, dit le P.), confident du cardinal de Richelieu, né à Paris en 1577, servit quelque temps avec distinction dans l’armée, puis tout à coup quitta le monde (1599) pour se faire capucin. Il entreprit des missions en diverses provinces de France, et parvint aux premiers emplois de son ordre. Il eut occasion de se faire remarquer de Richelieu , qui lui confia plusieurs missions du plus haut intérêt, et il lui rendit à son tour de grands services. Lorsque ce ministre fut exilé à Avignon, ce fut le père Joseph qui vint à bout de le faire rappeler, et depuis lors Richelieu en fit son unique confident: il l’emmena avec lui à La Rochelle, le fit entrer au conseil d état et le chargea des affaires les plus épineuses. Il mourut en 1638. Richelieu le soigna lui - même dans ses derniers moments, et s’écria en apprenant sa mort: «J’ai perdu mon bras droit. » Il avait inutilement tenté de le faire nommer cardinal.
JOSÈPHE , Josephus , historien et général juif, issu de la famille des Macchabées, né à Jérusalem l’an 37 de J.-C., était de la secte des Pharisiens. Nommé gouverneur de la Galilée par ses compatriotes insurgés contre les Romains, l’an 67, il soutint dans Jotapate un long siège contre Vespasien et Titus. S’étant enfin rendu au premier, il lui prédit Bon élévation à l’empire, et se concilia son amitié. Vespasien et Titus l’emmenèrent à Rome et lui firent une pension considérable. On croit qu’il mou- , rut à Rome l’an 95. Josèphe a écrit l 'Histoire de
la guerre des Juifs , ouvrage dont Titus faisait le plus grand cas; cette histoire fut rédigée d’abore en syriaque, puis en grec. On a en outre de lui le§ Antiquités judaïques en vingt livres: c’est l’histoire des Juifs jusqu’à la prise de Jérusalem ; sa propre rie; deux livres contre Apion, adversaire des Juifs; un Eloge des sept Macchabées martyrs; tou3 ces ouvrages sont écrits en grec. La clarté et l’élégance du style de Josèphe lui ont fait donner par S. Jérôme le surnom de Tite-Live ae la Grèce maissa véracité estsuspectée.Onestimel’édit. donnée par Sig. Havercamp, avec la traduction latine de Jean Hudson, Amsterdam, 1726. Elles ont été traduites en français par Arnaud d’Andilly, Amsterdam , 1681 , et par le père Joachim Gillet, Paris, 1756, 4 vol. in-4 ; enfin par l’abbé Glaire, 1846.
JOSÉPHINE (l’impératrice), née en 1763 à la Martinique, était fille du comte Tascher de la Pagerie , et fut mariée, dès l’âge de quinze ans au vicomte de Beauharnais , dont elle eut deux enfants , Eugène et Ilortense de Beauharnais. Après avoir vu son mari traîné à l’échafaud, elle fut ellemême incarcérée et ne dut sa liberté qu’à Tallien. Elle ne tarda pas à prendre un grand ascendant sur son libérateur, puis sur le directeur Barras. Amenée devant le général Bonaparte pour lui demander une grâce, elle lui inspira le sentiment le plus tendre et consentit à l’épouser (1796). Elle partagea la haute fortune de son époux, monta sur le trôna avec lui et reçut le titre d’impératrice ; elle n’usa de son pouvoir que pour faire le bien, e* se fit universellement aimer; on lui reproche seulement une prodigalité peu réfléchie. Napoléon n’ayant point a entant de sou union avec elle, crut devoir divorcer. Joséphine supporta avec résignation cette séparation
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m. en 1814, peu après la chute de l’empereur. Celte princesse unissait à la beauté une grâce irrésistible.
J0SEPH1N0S, nom donne en Espagne aux Français et aux Espagnols partisans de Joseph, frère de Napoléon, que celui-ci avait fait roi d’Espagne en 1807. On les appelait aussi Afrancesados.
JOSEPHSTADT , anciennement Pless , ville des Etats autrichiens (Bohême), à 15 kil. N. de Kœnigingrætz ; 1,500 hab. Toile de coton ; aiguilles. Elle reçut son nouveau nom (1780) en l’honneur de Joseph II.
JOSEPPIN (le), Césctri Giuseppino , peintre célèbre, né en 1560 à Arpino, était fils d’un peintre d’enseignes, et fut d’abord au service des peintres qui travaillaient aux embellissements du Vatican. Ceux-ci, s’étant aperçus que souvent le jeune Giuseppino exécutait seul et de lui-même des dessina et des peintures très remarquables, le présentèrent au pape, qui lui fit donner des leçons de peinture. Le Joseppin devint bientôt un des plus .habiles artistes de Rome ; Clément VIII le nomma directeur de St-Jean-de-Latran. 11 avait une facilité prodigieuse; mais, par cette facilité même, il contribua à propager le faux goût. Le Joseppin mourut à Home en 1640. Parmi ses tableaux on distingue une Ascension; une Madone dans le ciel; une Iiaiail'.e entre les Romains et les Sabins; Diane et Aciéon; une Nativité; Y Enlèvement d’Europe , et Adam et Eve chassés du paradis terrestre.
J0S1AS, roi de Juda, frère et successeur d’Amon, monta sur le trône 1 an 639 av. J.-C., à 1 âge de huit ans. II régna sagement, renversa le6 autela des faux dieux, et fit réparer le temple. C’est alors que le grand-prêtre Helcias retrouva dans les décombresl’exemplaire original de la loi de Moise. J .périt dans une bataille qu’il livrait, à Mageddo, contre Néchao, roi d’Egypte, 608 av. J.-C.
JOSSE (saint), en latin Jodocus , était fils de *uthaél, roi de Bretagne, et frère de Judicaêl. Il quitta la cour pour la vie religieuse, et alla dans le Pon-
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thieu, où il fonda plusieurs monastères. Il mourut vers 668. L’Eglise l’hon. le 13 décembre.
josse, marquis de Moravie, acheta de Wenceslas, son cousin, le duché de Luxembourg, et le revendit au duc d’Orléans, frère de Charles VI. Après la mort de Robert, successeur de Wenceslas (1410), Josse fut élu empereur; il mourut trois mois après.
JOSSELIN, ch.-l. de canton (Morbihan), à 1 1 kil. N. O. de Ploërmel; 2,879 h. Coll. Cette v. était jadis forte. Château-fort où mourut le connétable de Clisson en 1407. C’est aussi aux environs de Josselin, dans la lande de My-Voie, que se livra en 1 351 lecomb. désirante. Ane. ch.-l. ducomléde Porrhoet.
JOSSELIN, sire de Courtenay, ü’une famille illustre dans l’histoire des croisades, accompagna en Palestine. Baudouin II, son cousin, et reçut de lui le comté d’Edesse, quand Baudouin fut devenu roi de Jérusalem, l’an 1118. 11 mourut en 1131, après s’être signalé par une foule d'actions héroïques. — Son fils, Josselin II, lui succéda sur le trône d’Edesse; mais, aussi lâche que son père était brave, il se laissa dépouiller par les Turcs; il fut emmené captif à Alep, et y mourut en 1149. — Josselin 1$, fils du précédent, fut fait prisonnier par les Turcs en 1165, et ne fut racheté qu’en 1175 par Baudouin IV, son beau-frère.
JOSUÉ, chef du peuple hébreu , né en Égypte, succéda à Moïse dans le commandement, l’an 1605 av. J.-C., et introduisit les Juifs dans la Terre- Promise, dont il fit le partage entre les douze tribus. Il passa le Jourdain à pied scc , s’empara de Jéricho en faisant tomber les murs de la ville au son de la trompette, et vainquit Adonisédec, roi de Jébus , à Gabaon, ainsi que quatre autres souverains qui s'étaient ligués avec ce prince contre lui. Pendant le comhat !**”*• livra Jnan£, Hieu arrêtai e soleil pour prolonger la journée et lui permettre d’achever sa victoire. Josué mit six ans à conquérir le pays de Chanaan,el mourut à 1 10 ans, l’an I580av. J.-C. (ou 1426 suiv. la chronologie vulgaire). On a de lui dans la Bible un livre, qui en est le sixième, et qui renferme son histoire.
JOTAPATE, ville de Palestine, dans la tribu de Nephtaii, vers le sud. Josèphe y soutint 47 jours de siège contre les Romains.
JOTAPIEN, général romain, se fit proclamer empereur en Syrie à la mort d’Alexandre-Sévère, dont il se disait parent; mais il fut bientôt défait, et périt l’an 249 de J.-C.
JOUAN (golfe de) , golfe de France, dans la Méditerranée , sur la côte S. E. du dép. du Var, est séparé, à l’E., de la rade d’Antibes, par une presqu’île, et à l’O. du golfe de Napoule par le cap de la Croisette. Il n’a que 6 kil. de profondeur sur 7 de largeur à l’entrée.
JOUARRE , Jovara ou Jodrum , ville du dép. de Seine-et-Marne, à 17 kil. E. de Meaux, et à 2 kil. S. de la Ferté->sous~Jouarre ; 2,700 hab. Foires; commerce de grains et de bois. — Village du dép. de Seine-et-Oise, à 17 kil. N. E. de Rambouillet; 1,300 hab.
JOUBERT (Barthélemy-Catherine) , général des armées de la République, né à Pont-de-Vaux en 1769, s’enrôla comme volontaire en 1791, et passa par tous les grades. Il servit avec la plus grande distinction en Italie et fut , après des prodiges de valeur, nommé général de brigade sur le champ de bataille en 1795; il seconda puissamment le général en chef Bonaparte, en 1796, à Montenolte, à Millesimo, à Mondovi, à Rivoli; commanda lui-même en Italie comme général en chef en 1798, révolutionna le Piémont, et obtint d’abord de grands succès; mais ayant été attaqué à l’improviste par Souwarow à Novi, il vit son armée en déroute, et fut blessé mortellement en s’efforçant de la rallier (15 août 1799). Il n’avait que 30 ans. Au moment
où il mourut, le Directoire songeait à lui confier le pouvoir suprême.
joubert, sire d’Angoulevent. Voy. angouleyent.
JOUÉ, bourg du dép. de la Loire-Inf. à 23 kil. N. O. d’Ancenis ; 2,200 hab.
JOUFFROY ou JOFFROY, en latin Joffredus , maison noble et ancienne delà Franche-Comté, acquit une grande illustration au xv* siècle par 1 élévation à la dignité de cardinal d’un de ses membres, Jean Jouffroy, plus connu dans l’histoire sous le nom de Joffrédy. Voy. joffrédy.
JOURA, île de l’Archipel. Voy. ghiourà.
JOURDAIN, Jordanes , auj. Nahr-el-Arden , ou el Charia en arabe, riv. do Syrie (Damas) , dans l’ancienne Palestine, sort du Djebel-el-Cfieik(Antiliban), coule au S., traverse le Bahr-Houleh (lac de Marutn ou de Séméchon), le lac de Tabarieh (lac de Tibériade), et tombe dans la mer Morte (l’ancien lac Asphaltite), après un cours de 120 kil. Le Jourdain a une grande célébrité dans l’Histoire sainte : les Hébreux sous Josué le passèrent à pied sec, vers 1600 avant J.-C. Jésus fut baptisé dans ses eaux par S. Jean.
JOURDAIN (Alphonse), fils de Raymond IV, comte de Toulouse, fut dépouillé de ses états par Guillaume IX, comte de Poitiers (1114), les recouvra en 1 1 19; fut assiégé dans Toulouse par le roi Louis-le-Jeune, gendre de Guillaume IX; obtint la paix par le mariage de Raymond, son fils, avec Constance, sœur du roi; se croisa, et alla en Terre- Sainte, où il mourut en 1148. On l’avait nommé Jourdain parce qu’il avait été baptisé dans les eaux de ce fleuve.
Jourdain (François-Claude), dit dom Maur , bénédiciin dp Saint-Germain, né à Poligny en 1690, mort en 1782, fut prieu.- do l’abbaye de Saint-Martin d’Aulun, puis de celle des Blancs-Manteaux à Paris, el assistant du général des Bénédictins. 11 a écrit une Dissertation sur les voies romaines dans le pays des Séquunais , couronnée par l’Académie de Besançon, 1755, etc.
Jourdain (Anselme-Louis-Bernard bréchillet-), dentiste et médecin, né à Paris en 1734, mort en 1816, a inventé divers instruments de chirurgie, et a laissé plusieurs ouvrages estimés, entre autres: Nouveaux Éléments d'Odontalgie, 1756, in-12; Essais sur la formation des dents comparée avec celle des os, 1766, in-12; Traité des maladies et des opérations chirurgicales de la bouche , 1778, 2 vol. in-8. 11 a en outre pris une part active à la collaboration de l'Année Littéraire de Fréron.
Jourdain ( Amable-Louis-Marie-Michel bréchillet-), fils du précédent, orientaliste, né à Paris en 1788, mort en 1818, a composé plusieurs mémoires relatifs à l’histoire de l’Orient. On lui doit de plus,la Perse ou Tableau du gouvernement , de la religion , de la littérature de cet empire , 1814, 5 vol. in-18, et des Recherches sur l’origine des traductions latines d'Aristote, 1819 et 1843, ouvr. couronné par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, et renfermant des découvertes curieuses sur plusieurs points de l'histoire littéraire du moyen âge.
JOURDAN (Matthieu jouve-), dit Coupe-Tête, à cause de ses forfaits, né en 1749 à Saint-J ust près du Puy. Après avoir fait toutes sortes de métiers, il était marchand de vins à Paris quand éclata la révolution. 11 se signala par son exaltalion et sa férocité. A la journée du 6 octobre 1789, il massacra les deux gardes-du-corps Varicourt et Deshuttes ; plus tard il se vanta d’avoir arraché le cœur à MM. Foulon et Berthier. Ce scélérat inonda de sang le département de Vaucluse, et présida dans Avignon au massacre de la Glacière. Le comité de salut public le fit enfin arrêter et condamner à mort. H fut exécuté le 27 mai 1794.
jourdan (J.-B.), maréchal de France, né à Limoges en 1762, mort en 1833, servit en A mérique
joirv
JÜY1
dès l’âge de 16 ans, fut nommé en 1791 commandant d’un bataillon de volontaires, servit sous Dumouriez en Belgique et devint général de division en 1793. 11 se signala à la bataille de Hondschoote, et fut nommé deux jours, après général en chef. 11 venait de remporter de grands avantages sur l’ennemi, lorsqu’il fut destitué pour avoir déplu à quelques membres du Comité de salut public. Cependant on lui donna peu après le commandement de l’armée de la Moselle. Il prit Dinant, Charleroi, et gagna la célèbre bataille de Fleurus (1794). Opposé au prince Charles, il passa deux fois le Rhin, mais il finit par éprouver des revers et fut remplacé (1796). Nommé membre du Conseil des Cinq-Cents, il proposa la loi sur la conscription. Républicain sincère, il s’opposa aux usurpations de Bonaparte, et fut, après le 18 brumaire, exclu du Corps législatif. On l’envoya néanmoins comme ambassadeur extraordinaire dans le Piémont (1800), et il fut président de la consulta de ce pays. Napoléon, en 1804, le nomma maréchal de l’empire, mais il le laissa sans commandement important. En 1808, Jourdan suivit Joseph Bonaparte en Espagne et eut peu d’influence. En 1 81 4, il commanda la 7e division militaire. 11 adhéra à la déchéance de l’empereur et devint pair. Après la révolution de juillet, il fut appelé au gouvernement des Invalides qu’il conserva jusqu’à sa mort.
JOURNÉES DES BARRICADES, DES DUPES, DU 14 JUILLET 1789, DU 21 JANVIER 1793, DU 9 THER¬ MIDOR, DU 18 BRUMAIRE, DU 18 FRUCTIDOR, DES 27, 28 et 29 juillet 1830, etc. Voy. les mots barricades, dupes, etc.
JOUSSOUF. VOU. Vmiicoor.
JOUVENCE, dite aussi Saint-Gengoux-le-Royal, ville de France, ch.-l. de canton, dans le dép. de Saône-et-Loire, à 36 kil. N. O. de Mâcon; 1,600 hab, Fabrique de chapeaux, tanneries; grand commerce de vins estimés. On voit dans cette ville une fontaine qu’on a nommée fontaine de Jouvence , par allusion à cette source fabuleuse aux eaux de laquelle on attribuait la merveilleuse propriété de rajeunir ceux qui s’y baignaient.
JOUVENCY (Joseph, dit le Père), Juvencius , jésuite, né à Paris en 1643, enseigna la rhétorique à Caen, à La Flèche et à Paris (dans le collège de Louis-le-Grand), puis fut appelé à Rome en 1699 pour y continuer Y Histoire des Jésuites , et mourut dans cette ville en 1719. Le P. Jouvency, profondément versé dans la connaissance des classiques anciens, est un des hommes qui ont rendu le plus de services à l’instruction de la jeunesse. Ses principaux ouvrages sont : Novus apparatus grœcolatinus , cum inter pretalione gallica , 1681; des éditions de Juvénal , Perse , Térence , Horace, Martial, Ovide, avec notes : ces éditions, destinées aux classes, sont purgées des passages obscènes que 1 on rencontre trop souvent chez les anciens ; De Ratione discendi et docendi (1692), petit traité des études dont Rollin fait un grand éloge; Appendix de Diis et Heroïbus , abrégé de mythologie employé dans les collèges. U a aussi composé des discours latins, des poésies, et la cinquième partie de Y Histoire des iésuites (depuis 1571) , Rome, 1710. Sou style est remarquable par la précision et l’élégance.
JOUVENET (Jean), peintre d’histoire, né en 1647 à Rouen, d’une famille d’artistes distingués, m. en 1717, vint de bonne heure à Paris où Lebrun apprécia son talent et l'employa , fut reçu à 1 Académie de Peinture dès 1675 et devint en 170/ un des 4 recteurs de la compagnie. U a composé un très-grand nombre d’ouvrages tant à fresque que sur toile, et a fait aussi beaucoup de portraits. Ses plus belles compositions sont : Esther devant Assuérus , une miraculeuse , une Descente de Croix . et si
tique du côté droit, il s’exerça à peindre de la main gauche et y réussit parfaitement ; c’est de cette main qu’il fit, pour le chœur de l’église de la Visitation, le beau tableau appelé Magnificat.
JUUX, lacde Suisse (Vaud), dans uncvalléedemêmenom, au pied du Jura, à 1,000“ au-dessus du niv. de la mer, a 10 k. de long sur 2 de large; il reçoit l’Orbe, qui en sort par des canaux souterrains; il est sujet à des crues subites. Ce lac abonde en poissons.
joux (vallée de), formée par la chaîne du Jura, partie en France (arr. de St-Claude), partie en Suisse (canton de Yaud), a 26 kil. de long et renferme les lacs de Joux et dus Brenets. La partie française est stérile; la partie suisse est riche en prairies et en forêts; elle renferme 4,800 hab. et a pour ch.-l. Le Sentier.— Au xii* siècle, cette vallée était encore déserte; Frédéric Barberousse la donna en fief à Ebald de la Sana, dont le père y avait fondé un monastère de Prémontrés; les moines défrichèrent la vallée et y attirèrent des habitants. Elle se peupla surtout de Protestants réfugiés lors de la
révocation del’éditde Nantes. Fabriquesd’horlogerie.
joux (château de), Joviurn ou Juca , fort élevé sur une montagne dans le dép. du Doubs, près de la rive droite du Doubs, et à 5 kil. S. E. de Pontarlier, a servi de prison à Fouquet, à Mirabeau et à Toussaint Louverture.
joux-la-ville, bourg du dép. de l’Yonne, à 16 kil. N. d’Avallon; 1,200 hab. Grains, vins, bestiaux.
JOUY, village de Seine-et-Oise, sur la Bièvre, à 6 kil. S. E. de Vejfl-ailles ; 1,800 hab. Beau château. Célèbre manufacture de toiles peintes, fondée en 1760 par Oberkampf, et dont les produit* sont renommés dans toute l’Europe.
Jonv-suR-MORiv Çaudiacus village du dép. de Seine-et-Marne, à 17 kil. E. de La Ferté-baucner; 1,800 hab. Papeterie; buffle.
JOVE (Paul) , Paolo Giovio , célèbre écrivain du xvi* siècle, né à Côme en 1483, mort à Florence en 1669, exerça d’abord la profession de médecin, et fut protégé par les papes Léon X, Adrien VI, Clément VII. P. Jove ayant été ruiné en 1 627 lors du sac de Rome par le connétable de Bourbon, Clément Vil lui donna l’évêché de Nocera et se plut à l’enrichir. François I lui faisait une pension que le connétable de Montmorency fit supprimer sou* le règne suivant. Les plus importants de ses ouvrages sont : Historia sui lemporis ab anno 1494 ad annum 1647, Paris, 1663, 2 vol. in-fol., traduit en français par Denis Sauvage, Paris, 1679, 2 vol. in-fol. ; Descriptiones quotquot exs tant regionum atque locorum, Bâle, 177 1, in-8 ; et des Eloges d'écrivains célèbres. Les ouvrages de P. Jcve offrent de l’intérêt ; mais on doit lire cet auteur avec défiance, et jeté en prison, ne reparut qu’en 1808, a U chute di favori, dev. alorsmemb. delà junte suprême , etfuttœ dans une émeute (1812), parle peuple qui le croyai traître. P a laisséde^ poé».lyriq.etdramatiq.ad<nirées
J0VIEN , F/avius Claudius Jomanus , né à Singidunum.fut proclamé empereurà la mort de Julien (363) et se vit contraint de faire avec les Perses une paix désastreuse pour sauver les restes d’une armée compromise par Julien. 11 se rendait à Consenti nople pour se faire couronner, lorsqu’il mourut.
JOVELLANOS, littérateur et homme d’état espagnol né en 1749, se distingua d’abord comme poëte, obtint la faveur de Charles 111. devint ministre de la justice en 1 7 99, fut disgraciépar les intrigues de Godoï,
J JOVIN, Jomuws, de Reims, cons. rom en367, commandait la cavalerie dans les Gaules. 11 fut proclamé empereur dans sa province à l’avénement de jovien, mais il refusa la pourpre et apaisa lui-même la révolte; il repoussa les Allemands et juuit d’un grand crédit sous pins. emp. M. en 379. On lui attr. la fond, de Joigny. — Un autre J. prit la pourpre en
P?rtout Résurrectimde Lazare. Devenu parây- 1.411 sous Houoriùs et fut tué en 413 par Ataulphe,