ABR
tique; elle a 1 40 kil. sur 65 et 663,000 hab. Ch.-l., ( Capoue. On y remarque encore Gaéte et Noie. Le sol est extrêmement fertile çt consiste presque j tout entier en plaines ; blé , raisin , olives , fruits , lin, chanvre, vigne, oliviers, mûriers. — Le nom de Terre de Labour s’appliquait jadis à un territoire beaucoup plus étendu ; Naples y était comprise.
LABOURD , Lapuriensis iracius en latin moderne , partie de la Gascogne , dans l’angle S. O. de la France, entre la Navarre française, l’Espagne, les Marennes et l’Océan Atlantique; ch.-l., Bayonne (jadis Lapurdum ). Autres places, Saint- Jean-de-Luz, Andaye, Guiche. Compris auj. dans le dép. des Basses-Pyrénées. — Le Labourd était jadis plus grand ; il s’étendait de l’autre côté de ia Bidassoa jusqu’à Saint-Sébastien.
LA BOURDONNAIS (Bertr.-Franç. mahé de), né en 1699 à Saint-Malo, entra fort jeune au service de Ja Compagnie franç. des Indes, sc signala en plus, occasions, notamment à la prise de Mahé, dont le uom lui fut donné, et devint en 1734 gouverneur-général des îles de France et de Bourbon. 11 trouva l’île de France dans un état complet de détresse et d’anarchie. 11 eut tout à y créer, justice, police, industrie, commerce, et lit bénir son administration. Dans la guerre de 1743, entre la France et l’Angleterre, il alla au secours de Dupleix, gouverneur de l’Inde, menacé dans Pondichéry ; assiégea les Anglais dans Madras et les força à capituler (1746). Aux termes de la capitulation, Madras devait être rendu aux Anglais moyennant une rançon. Dupleix , qui avait Madras sous son commandement, fit casser cette capitulation, et il s'éleva à ce sujet entre lui et La Bourdonnais une collision dont les suites furent fatales pour le dernier. Indigné de la mauvaise foi de Dupleix, La Bourdonnais évacua Madras, et retourna en simple particulier fil’ile de France, où déjà aussi siégeait un nouveau gouverneur choisi par l’impérieux Dupleix. Rentré en France en 1 7 4 8 pour répondre aux accusations d’ennemis puissants suscités par son persécuteur, il fut enfermé à la Bastille, et y resta plusieurs années sans pouvoir seulement faire entendre sa justification. Son innocence fut enfin reconnue , et il fut rendu à la liberté en 1752 ; mais il était ruiné; il mourut en 1753 après une lente et douloureuse agonie. Il a laisse des Mémoires où ses malheurs sont fidèlement retracés, Paris, 1750. L’auteur de Paul et Virginie a rendu à La Bourdonnais une éclatante justice et a immortalisé son nom. — Son petitfils, 1795—1840, est célèbre comme joueur d’échecs.
LABRADOR (Terre de), région de l’Amérique septentrionale, comprise dans la Nouvelle-Bretagne, s’étend entre 60° et 63° lat. N. , et entre 57° 40’ et 82° long. O. ; elle est bornée au N. par le détroit d’Hudson , au N. E. par l’Océan Atlantique, au S. E. par le détroit de Belle - Ile, au S. par le Canada, à 10. par la mer d’Hudson; 1,500 kil. sur 1,300. Côtes escarpées, rocailleuses, découpées d’un grand nombre de havres et parsemées d’une multitude d’îlots; au N. la baie d’Ungava forme un vaste enfoncement. L’intérieur est presque tout à fait inconnu et habité par des peuples sauvages ( la plupart Esquimaux). Les Frères moraves ont formé sur la côte O. l’établissement de Nain dans le but de civiliser les indigènes. — • Le Labrador fut découvert en 1496 par Sébastien Cabot; mais le Portugais Cortereal y aborda le premier en 1 50 < ; ayant trouvé quelque fertilité sur la côte méridionale, il la nomma Terra de Laborador (terre de labour), d’où par corruption le nom de Labrador.
LABRE (Benoît-Joseph), saint personnage, né en 1748 près de Boulogne-sur-Mer, passa toute sa vie dans les mortifications, s’enferma à la Trappe, puis se rendit à Rome où il ne vécut que d’aumônes qu’il obtenait sans les solliciter. Il mourut à Rome