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LEUX) — • 1037 — . LEVA

Ionienne, près de l’Acarnanie dont elle n’était séparée gue par un canal (auj. un pont la joint au continent). On y trouve au N. une ville du nom de Leucade , qui fut quelque temps capitale de l’Acarnanie. — Au S. de l’île était un cap dont le pied était hérissé de brisants. Les amants malheureux venaient chercher un remède à leurs maux en se précipitant de ce cap dans la mer : c’est ce qu’on appelait le saut de Leucade. Ceux qui échappaient à la mort après ce saut périlleux étaient guéris de leur amour. Le poète Nicostrate, puis Artémise , Sapho et une foule d autres, périrent, dit-on, en recourant à ce terrible remède.

LEUCATE , Leocata , bourg du dép. de l’Aude, sur un étang dit aussi de Leucaie , à 31 kil. S. de Narbonne ; 700 hab. Jadis ville assez grande et forte; vainement assiégée par les Ligueurs en 1590; démantelée en 1664. — L’étang a 15 kil. sur 7.

LEUCE, c.-à-d. en grec Blanche, auj. Ile des Serpents, Ilot du Pont-Euxin, en face des bouches de 17 ster, était une île sainte chez les Grecs, qui en firent le séjourdesâmes heureuses (Ajax, Achille, Patrocle, etc.). Inhabitée et couverte de serpents. A la Turquie.

leucé-comé, c.-à-d. le bourg blanc, bourg d’ Arabie (Nabathène), sur le golfe Arabique. C’est de laque partit Ælius Gallus pour son expédition d’Arabie.

LEUCliTENBERG, bourg de Bavière (cercle de la Regen) , à 36 kil. N. E. de Culmbach; 500 hab. — 11 a donné son nom à un duché, jadis landgraviat, situé dans l’ancien Haut-Paiatinat ( Nordgau) , sur les rives du Naab ; il ne compte que 5,800 hab. et a pour ch.-l. Pfreimbt. — Ce petit pays , après avoir eu des landgraves, fut en 1817 érigé en duché pour le prince Eugène de Beauharnais, exvice-roi d’Italie , et passa après sa mort (1824) à son fils aîné , puis au 2e, gendre de l’emp. Nicolas.

LEUC1, peuple de la Gaule (Belgique lr*) , au S. des Mediomairices. Us habitaient la partie méridionale de la Lorraine actuelle , et avaient pour cheflieu Tullum pToul) ou ISasium (Naix ou Nancy).

LEUC1PPE, Leucippus, philosophe grec, né selon quelques-uns à Abdèrc, mais plus probablement à Milet, florissait vers 500 av. J.-C. Il admettait pour expliquer l’univers le vide et les atomes en nombre infini, doués d’un mouvement éternel ; ces atomes, par leurs combinaisons fortuites, ont formé tous les corps. Leucippe eut pour disciple Démoerite. On n’a rien conservé de lui.

LEUCOFAO. Voy. latofao.

LEUCOPETRA, c.-à-d. la roche blanche , lieu d’Achaïe, près de l’isthme de Corinthe. LesAchéens y furent défaits l’an 146 av. J.-C. — Il y avait près de Rhegium un cap de Leucopeira , qui forme la pointe la plus méridionale de toute l’Italie.

LEUCOS1E, villede l’île deChypre. Voy. Nicosie.

LEUCO-SYRIEou SYRIE BLANCHE, dénomination vague appliquée par les anciens à la Cilicie orient. etàlaCappadocemérid., au N. de la Syrie. Les habitants de cette contrée avaient le teint plus blanc que les Syriens propres : de là leur nom.

LEUCTRES, bourg de laB6otie,au S. O. deThèbes, au S. de Thespies, à 1 3 kil. env. de la mer, est célèbre par la victoire qu’Epaminondas y remporta sur Cléombrote, roi de Sparte, l’an 371 av. J.-C. Cette victoire détruisit pour jamais la prééminence de Sparte en Grèce. — 11 y eut aussi un lieu dit Leuctres , sur les confins de la Laconie et de la Messénie, près de la mer (auj. Istechia ).

LEUDES. Ce nom, dérivé du mot germanique leute,e n saxon lude , qui signifiait gens ou sujets , désignait chez les Germains les compagnons du chef de la bande guerrière , ses fidèles , ceux qu’il avait attachés à sa personne par des présents d’armes, de chevaux , etc. Après l’établissement des Barbares dans les provinces de l’empire romain, on' appela leudes les compagnons ou fidèles du roi; on

les nommait aussi antrustions , du mot trustai au” signifie foi. Ils avaient le privilège de s’asseoir a l* table du roi. La dénomination de leudes était le terme général employé pour désigner ceux qui portaient les noms particuliers de vassaux en France, de masnadieri cfiez les Lombards, et de thanes chez les Anglo-Saxons. Les présents de terres ou fiefs avaient remplacé, depuis la conquête, les présents d’armes, de chevaux, etc. Les leudes n étaient donc autre chose que les feudataires.

LEUR, dite aussi Lœsch ou Luuèche , bourg de Suisse (Valais), à 24 kil. N. E. de Sion; 540 hab Sites pittoresques. Eaux thermales.

LEÙNCLAY1US (Jean), en allemand Lœwenklau , savant allemand, né à Amelbeuern (Westphalie) en 1533, mort à Vienne en 1593, possédait la jurisprudence , le droit civil, le latin, le grec, le turc et l’histoire. Il s’occupa principalement du Bas-Empire et de l’empire ottoman, et séjourna longtemps en Turquie, afin de mieux connaître ce pays. On a de lui un très grand nombre d’éditions et de traductions d’auteurs grecs ( Xénophon, Dion Cassius , saint Grégoire de Nazianze , Manuel Comnène , Manuel Paléologue , etc. ) , les Annales des sultans ottomans , Francfort, 1596 , en latin; les Pandectes de i histoire turque (allant jusqu’en 1588).

LEUTHEN ou LISSA, ville des États prussiens (Silésie), à 7 kil. O. de Breslau; 500 hab. Château. Frédéric II y remporta une victoire signalée sur les Autrichiens en 1767.

LEUTMERITZ, ville de Bohême. Voy. leitmeritz.

LEUTOMISCHL , ville des Etats autrichiens (Bohême), dans le cercle de Chrudim , à 60 kil. S. E. de Chrudim ; 4,700 hab. Lainages, mousselines, eau-de-vie , etc. Jadis évêché. Prise par les Prussiens en 1768 ; incendiée en 1775 et 1814.

LEIJTSCHAU, Lœcze , ville des États autrichiens (Hongrie), dans le cercle de Zips, à 59 kil. N. O. de Kachau ; 4,300 hab. Evêché , cathédrale. Beaux vergers , vignobles. C’est la première ville de Hongrie où l’on ait imprimé.

LECVIG1LDE. Voy. léovigilde.

LEUWARDEN. Voy. leeuwarden.

LEUWEN110ECK (Antoine), naturaliste, né à Delft en 1632, mort en 1723, fabriqua des microscopes d’une délicatesse et d’une perfection admirables, s’en servit pour faire des observations curieuses et acquit un grand renom comme physiologiste et anatomiste. Il fit beaucoup de découvertes microscopiques, reconnut la composition du sang, les animalcules spermatiques et la continuité des artères et des veines. Cependant il avait moins de sagacité et de critique que de finesse dans l’organe et d’adresse dans l’art de fabriquer un microscope. Il crut quelquefois voir des choses qui n’ont jamais existé et donna souvent ses hypothèses pour des réalités. On a de lui un grand nombre de mémoires publiés en latin sous le titre d 'Arcana naturœ détecta. Delft, 1695-99, 4 vol. in-4.

LEUZEj ville de Belgique (Hainaut), sur la Dender, à 15 kil. E. de Tournay; 4,400 hab. Toiles, teintureries. Ancienne abbaye. Victoire du maréchal de Luxembourg sur* Guillaume d’Orange (1691). — Voy. DELEUZE.

LEVA1LLANT (François), voyageur et naturaliste, né en 1753 à Paramaribo (Guyane), d’une famille française, originaire de Metz, mort à Sézanne en 1824, vint de bonne heure en France. Entraîné par la passion des voyages, il s’embarqua en 1780 au Texel pour le cap de Bonne-Espérance, parcourut de 1781 à 1784 le pays des Cafrea et des Hottentots, partageant la vie de ces peuples sauvages et ne subsistant le plus souvent que du produit de sa chasse. 11 voulait traverser toute l’Afrique du S. au N., mais il ne put y réussir. A son retour il donna des relations de ses courses et

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de ses observations, qui sont pleines d’intérêt et d’instruction. On a de lui : Voyage dans l’intérieur de l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance , dans les armées 1781-1783, Paris, 1790; Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique dans les années 1783-84, Paris, an iii (1795) ; Histoire naturelle des oiseaux d’Afrique , an IV et années suivantes (1797-1812): Histoire naturelle d'oiseaux nouveaux et rares de l’Amérique et des Indes , Paris, 1801-4; Histoire naturelle des perroquets , an ix, etc. (1801 - 05); Histoire naturelle des oisec.ux de paradis, 1803-16. Ce savant modeste fut peu encouragé; il eut même le chagrin de voir contester la fidélité de ses récits; cependant on s’accorde aujourd'hui à reconnaître les services qu’il a rendus à la science, il a le premier fait bien connaître la girafe, et a décrit une foule d’oiseaux et d’insectes inconnus jusque-là.

LEVANT, nom vague fréquemment employé pour désigner l’ensemble des pays que baigne la Méditerranée orientale, tels que l’Egypte, la Turquie d’Asie et quelquefois la Turquie d’Europe. 11 s’applique plus spécialement à l’Anatolie et même à la partie occidentale de l’Anatolie (c’est là. le sens vrai du mot Levant, qui est l’exacte traduction du grec Anatole).

LEVANT (ÉCHELLES Dû). Voy. ÉCHELLES.

levant ou titan, Hypœa , une des îles d’Hyères. Voy. HYÈRES.

levant (rivière dü). Voy. rivière et gênes.

LEVANTINE, vallée de Suisse, au N. O. du canton duTessin, forme un district composé de 10,000 âmes et qui a pour ch.-l. Faido.

LEVANTINS, habitants du Levant. Voy. levant.

LEVANZO , Buccina ou Phorbantia , île de la Méditerranée (royaume de Naples), la plus au N. des îles Egades, par 10° 59’ long. E., 38° 5’ lat. N. : 7 kil. sur 5; 4,500 hab. Blé, vin, huile, etc.

LEVASSOR (Michel), historien, né à Orléans, était de la congrégation de l’Oratoire. Il la quitta en .1675 et se retira en Hollande, puis en Angleterre 1697). Quoique bon catholique, il était lié avec Bayle, Basnage, Jaquelot et autres chefs du parti protestant. On a de lui une Histoire générale de l’Europe sous le règne de Louis XIII , Amsterdam, 1700-171 1 , 20 vol. in-12, ouvrage diffus, mais savant.

LEVAU, architecte. Voy. vau (le).

LE VAYER (François de la mothe-), écrivain et philosophe, né à Paris en 1588, mort en 1672, à 85 ans, était fils d’un magistrat distingué. Il succéda en 1625 à son père comme substitut du procureurgénéral au parlement, puis renonça à ces fonctions pour se livrer tout entier aux lettres ; fut reçu à i’Académie en 1639, devint en 1649 précepteur du duc d’Orléans, frère de Louis XIV, et fut chargé en 1651 de terminer l’éducation du roi lui-même. Il se fit remarquer dans ses écrits et dans sa conduite par une sagesse antique, et mérita d’être appelé par Naudé le Plutarque de la France. Ses principaux ouvrages sont : Considérations sur l’éloquence française , 1638; De la vertu des Païens, 1642; Jugement sur les historiens grecs et latins, 1646 ; Discours pour montrer que les doutes de la philosophie sceptique sont d’un grand usage dans les sciences, 1668; Du peu de certitude qu’il y a dans l'histoire , 1668. On a aussi de lui des Dialogues à l’imitation des anciens , sous le nom d’O remus Tubero. La meilleure édition de ses œuvres est celle de 1746-49, 14 vol. in-8. Cet écrivain professait un scepticisme modéré qui était principalement fondé ?.ur l’étude de l’histoire et sur l’observation des contradictions qu’offrent les opinions et les coutumes. — Il avait eu un fils, homme distingué, qui mourut à 35 ans : c’est à ce fils qu’est adressée la *IuaB4ème satire de Boileau.

LEVE (Antoine de), capitaine espagnol, né en Navarre, s éleva du rang de simple soldat aux plus

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