LEVE
hautes dignités militaires sous Charles - Quint ; chassa l’amiral Bonnivet de devant Milan en 1523; se signala à la bataille de Rebec, 1524; défendit Pavie contre le roi François I, et fut ensuite nommé par l’empereur capitaine-général de ses armées en Italie (1529). 11 soutint sa réputation en Autriche où il eut à combattre Soliman qui assiégeait Vienne (1529); et en Afrique, où il suivit l’empereur à Tunis en 1535. Il accompagna également Charles-Quint en Provence (1536); mais cette dernière expédition n’ayant pas réussi, l’empereur s’en prit à Lève, qui, dit-on, en mourut de chagrin.
LEVEN, village d’Écosse (Fife), à 15 kil. E. de Kirkaldy, à l’embouchure du Leven dans la mer. Port petit, mais sûr. — Deux petites rivières du nom de Leven sortent du lac Leven (ou Loch- Leven), remarquable par ses bords pittoresques. On trouve dans une île du lac le château de Loch- Leven, ancienne résidence royale, célèbre dans l’histoire d’Écosse. Marie Stuart y fut prisonnière.
LÈVES, Levi, dits aussi Libici, peuple d’Italie, d’origine ligurienne, habitaitla Gaule Transpadane , et avait pour ch.-l. Ticinum ou Papia (Pavie).
LÉVESQUE (P. -G.), historien et traducteur, né à Paris en 1736, mort en 18-12, fut appelé en Russie en 1773 par Catherine II, sur la recommandation de Diderot, pour enseigner'les belles-lettres à l’école des cadets-nobles ; profita de son séjour dans ce pays pour en apprendre la langue et en écrire l’histoire; revint en France en 1780, fut quelques années après nommé professeur au collège de France, puis membre de l’Institut. On a de lui : Histoire de Russie, Yverdun, 1782, 8 vol. in-12; La France sous les cinq premiers Valois, 1784, 4 vol. in-12; Histoire critique de la république romaine, 1807, 3 vol. in-8 (il y professe le scepticisme le plus hardi, principalement sur les rois de Rome) ; Éludes de l’histoire ancienne et de l’histoire grecque, 1811, 5 vol. in-8. Il a aussi donné plusieurs traductions, qui sont très estimées, surtout celle de Thucydide, 1795-97.
lévesque de pouilly (L.-J.), né à Reims en 1691, mort en 1750, cultiva d’abord les sciences avec succès, puis se livra à la littérature, et devint en 1722 membre de l’Académie des Inscriptions. Epuisé par l’excès de l’étude, il se mit à voyager, alla en Angleterre où il se lia avec Bolingbroke, puis revint se fixer dans sa ville natale; fut nommé lieutenant-général à Reims, et créa dans cette ville d’utiles établissements. On a de lui une Théorie des sentiments agréables, Genève, 1747, ouvrage estimé, où il prouve que le bonheur est dans la vertu. • — Son fils, J.-S. Lévesque de Pouilly, né à Reims (1734-1820), a été aussi membre de l’Académie des Inscriptions. On lui doit une Vie de L'Hôpital, 1764, et une Théorie de l'imagination, 1803. Il fut longtemps le principal magistrat de la ville de Reims.
LÉVESQUE de burigny (J.), frère du précédent, né à Reims en 1692, mort en 1785, étudia longtemps avec son frère et acquit une prodigieuse érudition. 11 passa quelques années en Hollande, où il travailla avec Saint-Hyacinthe à l'Europe savante (1718-20), puis vint à Paris; fut reçu en 1756 à l’Académie des Inscriptions, et employa sa longue vie à la composition d’un grand nombre d’ouvrages, dont les principaux sont : De l’autorité du pape] 1720; Histoire de la philosophie païenne, 1724; — de la Sicile, 1745; — de Constantinople, 1750; on a aussi de lui les Vies de Grotius, 1760; — d’Erasme, 1757; — de Bossuet, 1761 ; — de Du Perron , 1768. On lui attribue V Examen critique des apologistes de la religion chrétienne, ouvrage anti-chrétien, publié aous le I pseudonyme de Fréret, et quelques autres écrits philosophiques. Il a trad. enfranç. le traité de Por- ‘ phyre De l'Abstinence des viandes, et sa Vie de Plciin
LEWE
LEVET, ch.-\. de cant. (Cher), à 17 lui. S. de Bourges ; GOü hab.
LEVI, 3° lils de Jacob et de Lia, né en Mésopotamie, vécut de 2117 à 1980 av. J.-C. selon ['Art de vérifier les dates , ou de 1748 à 1611, selon ta chronologie vulgaire; il fut un des principaux auteurs du massacre des Sichémites ( Voy . sichem). Sa postérité, connue sous le nom de Lévites, forma une tribu qui fut consacrée au culte; elle n’eut point comme les autres un territoire à part, mais on lui donna 48 v. dispersées dans toute l’étendue de la Palestine, avec la dîme des biens de la terre. Ces Villes étaient dites lèvitiques. Les plus importantes , étaient Cadès, Sichem, Gabaa, llébron, Ramoth. j Six de ces villes servaient de lieu de refuge. — Moïse et Aaron étaient arrière-petits-fils de Lévi.
LEVIATHAN, animal mystérieux dont il est fait mention dans plusieurs livres de la Bible, par exemple dans le livre de Job (chap. 40 et 41). C’est un monstre marin, un serpent tortueux qui paraît n’être autre que le crocodile, ou, selon quelques-uns, la baleine. On prend aussi ce nom dans un sens moral pour le démon, serpent hostile au genre humain. — Les rabbins donnent le nom de Léviathan à un esprit qui , selon eux, préside à l’une des quatre parties du monde, au Midi. — Hobbes a donné le titre de Léviathan à un de ses ouvrages; il y désigne par ce nom le pouvoir populaire, l’assimilant au serpent de la Bible, monstre dont le prince doit écraser la tête.
LEV1E, bourg de la Corse, ch.-l. de canton, à 20 kil. N. E. deSartène; 1,500 hab.
LEVIER, ch.-l. de cant. (Doubs), à 18 kil. de Pontarlier; 1,200 hab.
LÉ VIS, maison noble et ancienne de France, que quelques chronologistes ont eu l’idée de faire descendre de Lévi, üls de Jacob. Elle tire son nom de la terre de Lévis, dans l’ancien Ilurepoix, près de Chevreuse, et figure dans l’histoire dès le xie siècle. Cette maison a formé plusieurs branches importantes, celles de Mirepoix, de Montbrun, de Pennes, de Lautrec, de Ventadour, de Q.uéius, etc., et a fourni à la France un grand nombre d’officiers et de magistrats distingués. — Dans la ligne principale de cette famille, celle des Mirepoix, l’aîné portait depuis le xn® siècle le titre de maréchal de la Foi, parce que Guy de Lévis, premier du nom, seigneur d’une grande piété, fut un des premiers à se croiser contre les Albigeois avec le comte de Montfort, et fut fait maréchal de l’armée des croisés. — Cette famille subsiste encore et est honorablement représentée dans deux de ses branches les plus importantes par M. le duc de Lévis-Mirepoix et M. le duc de Lévis-Ventadour.
LÉVITES, descendants de Lévi. Voy. lévi.
LÉVITIQUE , un des livres du Pentateuque, traite du culte, qui était confié aux Lévites. Il fut rédigé par Moïse.
LÈVITIQUES (villes). Voy. lévi.
LEVIZAC (l’abbé i.ecoutz de), d’une famille noble d’Alby, émigra et alla se fixer en Angleterre où il enseigna le français ; il mourut à Londres en 1813. Il publia de bons ouvrages élémentaires, entre autres : Grammaire à l'usage des étrangers , ! Londres, 1797 ; Bibliothèque portative des écrivains j français; Dictionnaire français et anglais , 1808; Dictionnaire des synonymes, etc.
LEVIZZANO, ville du duché de Modène, à 25 kil. S. E. de Reggio ; 2,200 hab.
LEVROUX, Gabatum chez les anciens, Leprosum j au moyen âge, ch.-l. de cant. (Indre), à 19 kil. N. de Chàteauroux; 3,161 hab. Murs flanqués de; tours, ancien château. Draps ; grains, vins, laines. ;
LEWENHAUPT (Adam-Louis, comte de), général ; suédois sous Charles XII, fut nommé nar ce prince -j gouverneur deRiga (1706), livra aux Russes en 1708 la!
103<J LEYD
balaillç indécise de Liesna en Ukraine, fit des prodiges
journée à la tête des débris de l’armée, mais se fit loreé designer la capitulation du Borysthène (17091 et fut fait prisonnier. 11 mourut en Russie après dix ans de captivité , laissant d’intéressants Mémoires , imprimés à Stockholm, 1757.
lewenhaupt (Ch. -Emile, comte), de la même famille que le précédent, fut élu maréchal de la diète de Suède en 1734 et 1740; contribua à faire déclarer la guerre à la Russie et fut mis en 1742 à la tête de l’armée envoyée en Finlande ; mais ayant été. vaincu, malgré sa bravoure, il fut mis en jugement et décapité en 1743.
LEWENZ , Leva, ville des États autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Bars, à 6 kil. E. de Bars; 3,600 hab. Ch.-l. de la seigneurie de Lewenz. Château. Source saline.
LEWES, ville d’Angleterre (Sussex), à 63 kil. E. de Cliichester, sur l’üuse ; 6,050 hab. Quelques édifices remarquables. Fonderie de canons, usines à fer, papeteries. Commerce de grains, drèche. V estigesde murs romains; inscriptions lat. Henri 111 fut battu à Lewes par Simon de Montfort en 1264.
LEWIS, rivière des États-Unis, sort des montagnes Rocheuses, coule pendant 1,200 kil., etgrossit la Columbia par 121° long. O., 46° 15’ lat. N.
levvis (île) , la plus grande et la plus septentrionale des Hébrides, par 57° 54’-58° 28’ lat. N.; coupée en 2 parties, dites Lewis et Harris: 100 kil. sur 40; 14,000 hab. Lieu principal, Stornavay. Saumons, truites, hareng, etc. Vestiges druidiques.
LEWIS ( Matt.-Grégoire), littérateur anglais, né en 1773, mort en 1818 , était fils d’un riche personnage , sous-secrétaire d’état à la guerre. Envoyé fort jeune en Allemagne, il n’y prit qu’un goût extrêmement vif pour les romans et les pièces de théâtre, et il consacra sa vie entière à ce genre d’ouvrages. Le plus connu de ses romans est le Moitié, 1795, traduit en français, 1797 ; ce roman monstrueux, qui n’offre que des scènes d’horreur et de libertinage, eut une grande vogue, et attira sur l’auteur de justes poursuites.
LËW1SHAM, bourg d’Angleterre (Kent), à 7 kil. E. de Londres; 9, 69y h. Riche bibiiotli., fond, en 1652.
LEXINGTON, nom de plusieurs villes des Etats- Unis, parmi lesquelles on remarque : une ville de l’état de Kentucky, ch.-l. du comté de La Fayette, à 35 kil. E. de Francfort ; 10,000 hab.; bien bâtie; plusieurs édifices remarquables; université; nombreuses fabriques; commerce considérable ; — et un bourg de l’état de Massachussets, à 13 kil. N. O. de Boston ; 1,200 hab. Victoire des Américains sur le général anglais Gage en 1775.
LEXOVII , peuple de Gaule (Lyonnaise 2*), habitait sur toute la côte de la Normandie actuelle, entre les Saii et les Eburovices ; ch.-l., Noviomagus ou Lexovii (Lisieux).
LEYDE, Lugdunum Batavorum ou Lugotinurn, en hollandais Leyden , ville du royaume de Hollande (Hollande méridionale), sur le Rhin et quatre autres rivières, dans le Rhinland, qu’on regarde comme le jardin de la Hollande, à 27 kil. N. de Rotterdam ; 35,000 hab. Divers monuments, parmi lesquels l’église de Saint-Pierre (la plus belle de la Hollande), une université célèbre, fondée en 1575, et grand nombre de sociétés de sciences ou d’arts. Fabriques de drap et autres lainages Jadis célèbres; ruais presque anéanties aujourd'hui par la concurrence. Patrie des peintres Lucas de Leyde, Rem> brandt, Gérard Dow; d’Isaac Vossius, Heinsiu» Musschenbrœck, Van Swieten; de l'anabaptiste Jeat de Leyde. Scaliger, Saumaise, S’Gravesande {
Boërhaave, Ruhnkenius, Hemsterhuys, y ontprof.
Leyde n’était encore qu’un village en 1083: son importance date du xin« siècle. Elle soutint en 1574