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LION

médecine à Leyde sous Boërhaave, qui sut 1’apprécier, et passa trois ans près de G. Cliflort, riche amateur, qui lui confia le soin de son cabinet et de ses jardins : c’est là qu’il publia ses premiers ouvrages (1735-38). Il visita l’Angleterre, la Franco; connut à Paris Bernard de Jussieu, avec lequel il se lia étroitement; lut à son retour nommé médecin du roi de Suède, et enfin professeur de botanique à l’université d’Upsal (1741). Il occupa cette chaire pendant 37 ans. Linné donna à la botanique une classification méthodique qu’il fonda sur* les organes sexuels des plantes; créa pour cette science une langue commode, régulière, uniforme, adaptée aux nouvelles observations qu’il avait faites , et définit chaque genre et chaque espèce par des phrases d’une brièveté et d’une précision admirables. Il étendit sa réforme aux deux autres branches de l’histoire naturelle, la minéralogie et la zoologie, mais avec moins de bonheur. Malgré ses mérites, la classification de Linné a le défaut d’être artificielle et de rompre souvent les vrais rapports naturels des êtres ; elle rencontra de puissants adversaires, entre autres, Buffon, Adanson, Haller, et finit par céder le pas à la méthode naturelle de Jussieu. Les principaux ouvrages de Linné sont : Systema naturœ, Leyde, 1735, où il pose les bases d’une distribution méthodique des trois règnes de la nature ; Fundamenta botanica , 1736, où il donne les règles à suivre pour reconstituer la botanique ; Dibliotheca botanica, 1736, où il fait connaître les ouvrages publiés sur cette science; Généra plantarurn , 1737; Classes plantarurn, 1738, où il distribue les plantes d’après leur fructification ; Philosophia botanica, Stockholm, 1751, où il reproduit, en les coordonnant, tous ses travaux précédents. Chacun de ces ouvrages a obtenu du vivant de l’auteur plusieurs éditions qui toutes présentent des additions et des perfectionnements considérables.

LINN1CH, ville des États prussiens (Bas-Rhin), à 30 kil. N. 0. d’Aix-la-Chapelle; 1,400 hab. — Girard, duc de Berg-et-Juliers, y remporta sur Egmont, duc de Gueldre, en 1444, le jour de la St-Hubert, une grande victoire, en mémoire dclaquelle fut institué l’ordre de St-Hubert.

LINTERNE. Voy. literne.

L1NTH ou LIMMAT, rivière de Suisse, sort du pays des Grisons, traverse le lac de Wallenstad, et tombe dans celui de Zurich : cours, 60 kil. Ses bords étaient jadis couverts d’immenses marais qui ont été desséchés de 1807 à 1816. A , ,

LINTZou LINZ, Lentia, v. forte des Etats autricli. (Autriche), ch.-l. du cercle de la Mtihl, au confluent du Danube et du Trann, à 65 kil. S. É. de Passau : 23,3 1 8 h. (1834). Récemment fortifiée. Château, fiche église de St-lgnace, grande place, lycée avec bibliothèque, école pour le génie, institution de sourdsmuets. Evêché. Lainages , tapis, miroirs, bleu de Prusse, etc.Gr.commerce.Chemin de fer allant àBudweiss. — Nommée d’ abord Lentiaou Aredata. Possédée jadis parles comtes de Kyrnberg. Incendiée en 1800,

lintz, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 32 kil. N. O. de Coblentz; 2,250 hab.

LINUS, musicien et poëte célèbre, était, selon la Fable, fils d’Apollon et de Calliope ou d’TTranie. Il inventa, dit-on, le rhythme et la mélodie, et eut pour disciples Orphée, Thamyris et Hercule. Ayant un jour donné un coup à celui-ci pour le rendre attentif. Hercule offensé le frappa de sa lyre à la tête et le tua.

‘ LION. Plusieurs peuples ont pris pour emblème cet animal , symbole de la force et de la souveraineté : tels sont, chez les anciens, les Perses,chez les modernes, Venise, qui avait adopté un lion ailé, dit lion de Si-Marc, et le nouveau royaume de Belgique. — 11 existe aussi plusieurs ordres du Lion ; en Bavière, en Hollande, dans la Hesse etc.

LIP P — 1050 — Lï SB

LION (golfe de), nom donné souvent, mais à tort, au golfe de lyon.

lion-d’angeks (le), ch.-l. de canton (Maine-et- Loire), à 13 kil. S. E. de Segré ; 2,500 hab.

LIONNE (Hug. de), ministre d’état, d’une famille noble du Dauphiné, né à Grenoble en 1611, mort en 1671, fut, par la protection de Mazarin, nommé secrétaire (le la reine-mère, puis ambassadeur à Home, 1655, et ministre des affaires étrangères, 1661. Il a laissé des Mémoires instructifs. C’était un habile négociateur. — On connaît aussi Artus de Lionne, évêque de Gap, frère du précédent ; — et un autre Artus de Lionne, fils de Hugues, évêque in partibus de Rosalie (Turquie), et missionnaire en Chine; mort en 1713.

LIONS-LA-FORÈT, ch.-l. de cant. (Eure), à 17 kil. N. des Andelys ; 1,900 hab. Indiennes, toiles peintes. Belle forêt aux environs. Patrie de Benserade. — Fondée du temps des Romains.

L1PARA. Voy. lipari.

LIPARI (îles), Æoliœ ou Vulcaniœ insulœ , dans la mer Tyrrhénienne , au N. de la Sicile, font partie des Etats napolitains. On en compte 13, dont 7 iiabitées : Lipari ( Lipara ), Stromboli ( Strongyle ), Volcano ( Hiera), Ustini ( Osiœodes ), Felicudi ( Phœ nicusa ), Alicudi ( Ericusa ), Salini (Didyme). Toutes offrent des traces volcaniques. Stromboli renferme un volcan qui fume encore, mais qui ne vomit plus de laves. Ces volcans leur ont fait donner le nom de Vulcaniœ; le nom d’ Æoliœ est dû aux vents dont elles semblent être le séjour. La Fable faisait de ces îles la demeure d’Eole, dieu des vents.

lipari, Lipara , et primitivement Meligunis, la principale dés îles Lipari, par 38° 30’ lat. N., 12° 35’ long. E., a 8 kil. sur 6, et 18,000 hab. Ch.-l., Lipari. Fertile en fruits, raisins exquis. — Cette île dans l’antiquité formait (avec le reste de l’Archipel) un état puissant sur mer ; elle fut asservie par Denys-le-Tyran, tomba ensuite aux mains de Carthage, et finalement passa aux Romains (256 av. J.-C.)-. — Le ch.-I., Lipari, dans une baie, avec un fort, est une ville commerçante, peuplée de 12,500 hab. Evêché. Prise en 1340 par Robert I, roi de Naples ; détruite en 1544 par Barberousse (Khaïr- Eddvn), mais bientôt relevée.

LÏPENIUS (Mart.), bibliographe allemand, né dans le Brandebourg en 1630, mort en 1692, fut co-recteur du gymnase de Halle, recteur et professeur au gymnase Carolin de Stettin (1672-76), corecteur de l'académie de Lubeck. On a île lui Bibliolh. realis theologica, Francfort. 1685; — juridica , 1679; — philosophica , 1682; — medica , 1679, etc.

L1PETSK, ville de la Russie d’Europe (Tambov), a 130 kil. O. de Tambov; 5,600 hab. Usine à fer.

LI-PING, ville de Chine (Kouéi-tcheou), à 80 kil. N. de Kouéi-yang; ch.-l. de département.

L1PONA ( la comtesse de), nom que prit Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon et veuve de Murat, roi de Naples. C’est l’anagramme de Napoli (Naples).

LIPPE (la;, Luppia, riv. de la province Rhénane de Prusse, a sa source à Lippspring dans la régence de Minden, passe à Paderborn et tombe dans le Rhin près de Wesel. — Elle adonné son nom à la seigneurie, ensuite comté de la Lippe, fief immédiat d’empire depuis la chute de Henri-le-Lion, et qui, grossi par plusieurs mariages, s’est subdivisé en Lippe- Detmold , Lippe-Bracke et Lippe-Schauenbourg (1613). La seconde branche s’est éteinte en 1709. L’aînée obtint le titre de prince en 1720; la dernière le reçut en 1807 en accédant à la confédération du Rhin. Sous l’empire français la Lippe avait aussi donné son nom à un dép. dont Munster était !e chef-lieu.

lippe-detmold (principauté de), située entre la régence prussienne de Minden au N. O., à 10. et u S«* une enclave de la Basse-Hesse au N. E., le

Hanovre et le comté de Pyrmont à TE.-, elle a 1,025 kil. carrés et 80,000 hab. Capitale, Detmold. La Werra en est la rivière principale. Or. y trouve du sel, du fer, du plâtre; ou exporte des bestiaux. Le prince a la seizième place à la Confédération germanique et a une voix à la diète générale.

L1PPE-SCHAUENBOURG. Voy. SCHAUENBOURG-LIPPE.

L1PPI (Filippo), peintre, né vers 1400 à Florence, mort en 1469, fut employé à Naples par le roi Alphonse, et à Florence par Côme de Médicis. Son meilleur ouvrage est un Couronnement de la Vierge , fait à Florence. Ce peintre eut les aventures les plus romanesques. — Son fils, nommé aussi Filippo ou Filippino, fut également un peintre distingué. — Un autre Lippi (Lorenzo), de Florence, né en 1606, mort en 1664, fut â la fois bon peintre et bon poète. On a de lui un poërne héroï-comique: Il Malmantile racquisiato (Florence, 1676).

L1PPSTAÜT, ville située dans la principauté de Lippe-Detmold, appartient moitié â cette principauté et moitié à la Prusse, sur la Lippe, à 80 kil. S. O. de Minden; 3,275 hab. Industrie et commerce. Prise par les Français en 1757.

L1PSE (juste— J» savant hollandais. Voy . Jüste-

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