‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 658 sur 1261 · LOUISBOURG · texte numérisé non relu

LOUISBOURG

LUDW1GSLUST, ville du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, à 35 kil. S. E. de Schwérin , 3,400 hab. Résidence ordinaire du grand-duc.

LUGANO, Lauis ou Lavis en allemand, ville de Suisse (Tessin), à 22 kil. S. de Bellinzona, sur le lac de Lugano; 5,100 hab. Un des trois ch.-l. du canton. Chapeaux, soieries, tabac, etc. Grand commerce de transit par le St-Gothard.

lugano (lac de), dit jadis Lago Seresio, Cercsius lacus en latin , en partie dans le canton suisse du Tessin, en partie dans le royaume Lombard-Vénitien : 22 kil. sur 3.

LUGDUNENSIS, province de Gaule. Voy. lyonnaise Ct GAULE.

LUGDUNUM, Lyon , ville de Gaule, ch.-l. d’a- Dord de toute la Lyonnaise, qui lui doit son nom, puis de la Lyonnaise lre. Voy. lyon.

LUGDunum batavorum, nom latin de leyde.

lugdunum clavatum, ville de Gaule, auj. laon.

lugdunum convenarum ou simplement CONVENÆ, auj. Comminges. Voy. convenæ.

LUGENFELÜ ou CHAMP DU MENSONGE, lieu célèbre dans l'histoire du moyen âge, où Louis-le- Débonnaire, attaqué par ses dis, se vit abandonné par son armée, 833. Ce lieu était en Alsace, aux env, de Colmar, soit au N., près d Ostheim, soit au S. O., entre Thann et Cernay, dans la plaine d’Ochsfeld.

LUGNY, ch.-l. de canton (SaÔne-et-Loirej, â 18 kil. N. de Mâcon; 1,200 hab.

LUGO, Lucas Augusti , ville d’Espagne ( Galice ), ch.-l. de prov., à 80 kil. E. de Santiago; 7,200 hab. Cathédrale gothique, hôtel des Invalides. Quelque industrie (maroquin, lainages, etc.). Aux environs, eaux thermales. — Fondée par les Romains en l’honneur d’Auguste. Enievée aux Maures par Alphonse 1 en 742 ; prise par les Français en 1809. — La prov. de Lugo, formée de la partie N. E. de la Galice, est située entre l’Atlantique et les provinces d’Oviedo, de Léon, d’Orense, de Vigo et de la Corogne : 150 kil. sur 60; 270,000 hab.

lugo, Lucus et Forum Lucium, ville de l’État ecclésiastique, à 50 kil. S. E. de Ferrare; 3,000 hab. Jadis forte. Prise par les Français en 1796.

LUGO (Jean de), cardinal, né à Madrid en 1583, mort en 1660, se lit jésuite en 1603, professa la philosophie et la théologie dans plusieurs collèges, notamment à Rome, et reçut la pourpre en 1643. Ses ouvrages forment 7 vol. in-fol., Lyon, 1633- 1660. La partie la plus estimée est le Traité de la Pénitence. Non moins versé dans les sciences naturelles que dans la théologie, il fut un des premiers à répandre l'usage du quinquina, qui fut ongtemps appelé poudre de Lugo.

LUGOSCH, en hongrois Nemet-Lugos , bourg des

Etals autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat de Krasso, à 55 kil. E. de Temesvar, sur la rive gauche du Ternes. On le nomme Deutsch Lugosch pour le distinguer de Wallachisch Lugosch, situé en Valachie, sur la rive opposée du Ternes. Les deux Lugosch réunis comptent 6,200 hab.

LUGUVALLIS, ville de Britannie (Grandc-Césa rienne), auj. carlisle.

LUITPERT, roi des Lombards , monta sur le trône en 700 après la mort de Cunibert, son père, et fut placé sous la tutelle d’Ansprand ; mais il tomba entre les mains d’Aribert H, son compétiteur, qui le Gt mourir et s’empara de la couronne.

LUITPRAND, roi des Lombards, régna de 712 à 744. Profitant des dissensions qui s’étaient élevées entre l’empereur Léon l’isaurien et le pape Grégoire II, il enleva aux Grecs, en 728, Ravenne, la Penlapole et tout ce qu'ils possédaient au N. de Rome. En 739, il vint au secours de Charles-Martel, vivement pressé par les Sarrasins, et contraignit ces derniers d’évacuer la Provence ; en 740, il soumit les ducs de Spolète et de Bénévent, révoltés contre lui; il allait recommencer la guerre contre les Grecs, lorsqu'il mourut.

luitprand, évêque de Crémone, au x® siècle, fut envoyé deux fois à Constantinople en qualité d’ambassadeur, l’une en 948, au nom de l’empereur Othou. C’est un des hommes les plus érudits de son siècle; il a laissé une Histoire de l’Allemagne de 862 à 964, et un Récit de son ambassade auprès de Nicéphore Phocas. Ses Œuvres ont paru à Anvers, 1640.

LUKNOW ou LAKNAU, ville de l’Inde anglaise médiate, capitale du royaume d’Aoude, sur la rive droite du Goumty, à 300 kil. S. E. d’Agra, par 26° 51’ lat. N., 78° 24’ long. E. ; 300,000 hab. Trois grands quartiers ; monuments magnifiques, mosquées, bazars, palais [Constancia, anc. résid. du major-général Martin), bibliothèques, jardins, etc. Manufactures de coton, de soie, de cuir et de salpêtre; comm. très-actif. Beaucoup d’éléphants. — L. estcapitale depuis 1775. Elle devint en 1857 le centre de l’insurrection contre lesAnglais et fut prise en 1858.

LULÉA, riv. de Suède (Botnie orientale), sort du lac Luléa-Walnen, coule 210 kil. au S. E., tombe dans le golfe de Botnie. — Ville de la Botnie orientale, dans le golfe de Botnie, près de l’emb. de la Luléa, à 92 kil. au S. O. de Turnéa; à 8 kil. E. de cette ville est Gamla-Luléa ou Luléa-la-Vieille.

i.ulea-lappmark, subdivision de la Laponie russe, ainsi nommée de la riv. Lulea qui la traverse.

LULLE (Raymond), né vers 1235 à Palma dans l’île Majorque, d’une famille noble et riche, passa sa jeunesse à la cour de Jacques I, roi d’Aragon; fut quelque temps sénéchal du palais, et mena d’abord une vie fort dissipée ; mais vers l’âge de 30 ans, il quitta le monde et prit l’habit de Saint- François, quoiqu’il fût marié et eût des enfants. Tandis que les princes de l’Europe ne songeaient à combattre les infidèles que par les armes, il conçut l'idée d’une croisade spirituelle, et voulut former une espèce de milice de théologiens destinée à convertir les infidèles par la raison. Il se mit dans ce but à apprendre les langues orientales, à lire les livres arabes, et surtout à étudier les philosophes afin de s’armer de tous les moyens de convaincre ; il se trouva conduit par ses éludes à inventer un art nouveau qu’il nomma Y Art universel , le grand art .- cet art consistait à combiner ensemble les idées les plus abstraites et les plus générales d’après certains procédés mécaniques, afin de juger par là de la justesse des propositions, ou môme de découvrir des vérités nouvelles. Il parcourut les principaux états de l’Europe afin d’intéresser les rois et le pape à son entreprise ; il enseigna ses doctrines à Montpellier (1276), à Rome (1285), i Paris (1287), à Gênes (1289), et fit créer en France

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